Petit Resume DE L'HISTOIRE DU CANADA | Depuis la Contédération jus- qu'à nos jours sous le rapport du progrès matérie}, intelleotue,; et religieux. ——— Par A. C. DorroN. Avant 1867 la Confédération Canadienne n'existait pas. L'‘A mérique Britannique du Nord était un groupe de colonies, sans intérêt commun, et unies que par le seul lien d'une même al légeance à la couronne auglaise Leurs industries commerciales étaient au print de vue général, presque les mêmes dans les di t leurs ins- férentes provinces, et ê- titutions gouvernementales taient modelées sur celles de la Grande Bretagne. Les provinces d'Ontario et de Québec avaient, rn effet, unies par un corps législatif commun depuis 1841 et lies a vantages qui découlaient de cette uulon sembien$ avoir 1ns- piré, aux hommes d'Etat d'alors, l’idée sublime de la Confédéra tion Canadienne. En 1864 des délégués de cha- cune des provinces maritimes s'assemblèrent à Charlottetown pour discuter la raison pratique de l’union en perspective de ces trois provinces: ia Nouvelle Ecosse, le Nonveau Branswick at l’lie du Prince Edouard. De délégués des provinces du Haut et du Bas-Cauada demandèren: la permission d'assister à cette réunion, ce qui leur fut accordé. La question de l’uniou maritime fat à peine discutée et suivante les mêmes hommes en traient en convention à Québec pour rédiger un mémoire qui fat la base de l'acte de l'Amé- rique Britannique du Nord, la conetitution de la Confédéra- tion, qui date du 1er juillet 1867. Et à cette date pro vinces d'Ontario, de Québec, de la Nouvelle Ecosse et du Nou veau Brunswick, constituaient la Confédération. Le ment fédéral devait donner des subsides hors de ses revenus à chaque province, et C’est sur cette question que législa teurs de l’1le du Prince Edouard retardèrent son entrée en Con fédération. Après avoir obtenu des bénéfices plus convenables été + 1 "nt l'année a r les gouverne les que Ceux qui furent: d'abord proposés, le gouvernement de la province insulaire, alors sous la direction de l'Hon. David Laird, accepta les conditions et constitua l’1le du Prince Edou- ard en province de la Confédé dération en 1873. La Compagnie de la Baie d'Hudson rendit ses terres, avec quelques exceptions, au gouver nement fédéral en 1869 et province du Manitoba devint un>2 province canadienne en 1879 la et la Colombie Anglaise en 1871. La Confédération est donc composée de sept provinces et de 9 districts et territoires qui formeront des provinces quand leur population sera assez nom- breuse pour requéiir des admi- lucales. Actuelle- territoires mem- bres siégeant à Otiawa et la jus nistrations ment ces districts et sont représentés par des tice est administrée et l'ordre maintenue par les officiers de la Police du Nord-Onest dont les bureaux sont à Regina. Nons nous accordon: à dire que l’idée de la confédération fut heureuse et que le progrès da peuple canadien a été phé- noménal. Considérons son progrès sous 20: intellectuel, 80. religieux. | PART L'IMPARTIAL JEUDI LE 30 JAN, . L'accroissement de sa popula- tion, de son commerce étranger et domestique et la coufection des travaux publics : chemivs| de fer, canaux, amélioration de! la navigation, constituent Île progrès matériel et nous ratta-- © minmbté. ETS ne mo no RÉ RO PURE RE ASE RAP ENEEN ATX MERE sement de fromageries ot main- tenant le fromage rasporte au Canada $#16,000,000 et l'on cons- tate qu'il produisit 189 millions de livres de fromage en 1899 et nous n'eu avions que 6 millions de livres en 1884. Le produit du fromage s’est donc multiplie |cherons ces no' ions à des signes préci*. Le Canada est un pays vaste, comprenant une superficie de 3,676,000 milles carrés dont à peu près 627,000 milles sont en lacs et en rivières. La population s'est accrue considérablement et compte en- viron cinq millions et demi Elle n’était que de trois millions et demi 1867 et le Canada à l'anrore da 19ème siècle avait une population de beaucoup moins d'un million. Le peuple est représenté à Ottawa par 213 membres des Communes, c'est-à-dire, un membre ponr chaque 25,000 | habitants. Le nombre de repré- sentants est fixé à 65 pour la province de Québec et dans les autres proviaces dans Ja même proportion que la représentation de Québec fait aux habitants de cette province. 1l n’est pas pro- bable que le nombhre de repré- sentants s’accroisse, vu que Ja popalation de la province de Québec augmente plans rapide- ment que celle des autres pro- vinces. Les ressources de ce grand pays sont imrmreuases et n'avaient guère été dévéloppées avant 1867. On trouve l'or à la Nou- velle Ecosse, à la Colombie-An - glaise, dans le district du Yu- kon et quelque peu dans Quée- bec et Ontario. La découverte de l'or en 1858 dans la Colombie Anglaise y attira une foule de gens qui se sont fixés là bas, et sa population act 1eile est d'en- viron 200 000. 11 y a eu affluence de monde au territoire du Yu- kon depuis 1897. En 1889 le Ca nada produisit d'or valant $i- 295,000 et dix ans plus tard en 1899 il en produisait poar $21.- 266,000 soit 20 millions près à place: en faveur du piègrès. Les métaux y compris l'er, l'argent, le cuivre, le nickel, Je fur, etc. représentaient une va- leur de $16 mil':ions en 1889 «t eu 1899 1is s'éralnaient à $48, 000,000, la triple vaieur. Les in- dustries minérales ont été dé- veloppées avec un succès inat- tendu. Les mines de charbon en ex- pioitation, surtout dans les pro- vinces limitrophes de l'océan, sont une source de beaucoup de piofit. On évalue à 97,000 mil les carrés, soit au-dessus de 6 millions d'arpents, Ja terre houillière et la couche est en moyenne de 30 pieds de profon deur. Les provinces de la Nourelle- Ecosse, du Manitoba et de la Colombie Angiaise sont beau- coup interessées daus les indus- tries houillères et de nouvelles mines sont ouvertes tous les ans. (elles da la Nouvelle- Ecosse ont été vendues en 1895 à uue riche compagnie qui au- jourd'hui monopolise le com- merce du charbon et en consé- quence les prix sont fort élevés Aunuellement on entrait au des- sus de 4,000,000 de tonnes re- présentant une valeur d'au-| dessas de $11,000,000. On en entralt, à Certaines Saisons, jus- qu'à 15,000 tonnes par jour daus l'ile da Cap Breton. En 1899 le Canada fit l'exportation de charbon pour la valeur de $3,962,060. Les industries laitières ne se sont que doublées, quant à la production du beurre ; quant à celle du fromage elles se sont bien des fois multipllées. Vers 1840 le gouvernement 82 fois. En 1899 il fat exporté 120 millions de livres de beurre L'agriculture, sous toas Îles rapports, a fait d'iinmenses pro grès. Le recensement de 1881 d'émontre que 45 miliions d'ar peuts de terre étaient occupés ; en 1891 ii y en avait 60 millions et nous avons li:u de croire qu'ily en aau dessus de 90 millions en possession de lJloca tatres aujourd hui. Le Canada ensemence 4 miiliovs de plus d'aryents de terre d’une décade à l'autre depuis la Coufédération. L'é- levage des besijaux pour le commerce éirang:ret Comesti tique est devenu une industrie générale et profitable, Le Canada à fait l'exportation d'animaux et de produits agri- coles en 1899 pour la valeur de 68 millions Une révolution complète s'est operée dans les travaux agricoice par sulte de l'introduction des instraments aratoires. Ces derniers sont manufacturés au pays dans l'Ontario depuis l'inauguration de la Politique Nationale eu 1879. Le fsrmier peut se procurer Ces instruments pour la moitié du prix qu‘il devait payer avantque dous aÿobs eu uu tarif protectionniste, De particuilèrement ER dans les races d'animaux, dans les quatités de graines de semence et dans: Île arbres fruitiers. La vallée d'Aunapolis à la Nouvelle-Eosse, la péninsule de la province d'Ontario et les comtés du sud de ia province de (Québec se distinguent sous le |rapport des fruits de bonne qua- lité. L'Exportation de fruits rapporte au Canada au-dessus de 4 millious et la conusomma- tion domestiaue est tout aussi considérable. Les manufactures de toutes espèces représentent un chiffre très considérable et, il faut dire, qu'elles ont été étabiies depuis 1879— l’époque du tarif protec- tiouniste. En 1890 on faisait entrer au pays du matériel brut s'évaluant à $476,000,000 ce qui donnait au Canada un profit de $8220,000,000 repartis en $100, 000,000 de gages ou salaires et 120,000,000 de profit aux capita listes canadiens. Et le produit manufacturé est de bonne qua htéet vendn à des prix plus raisonnables que ceux âu temps antérienr à la politique Na tionale. Le commerce du bois s'éva- laait en 1:99 a $70,000,000. En- viron #$27,000,000 représentent la valeur du bo's exporté sur les marchés étrangers et le com merce domestique serait repré- senté au chiffre de $53.000,000 On remarque un aecrôissement annuel de $1,500,000 dans l'ex. portatiun du produit de la forêt dans la derniere décade. Les pêcheurs du Canada sont d'une grands importance. Le système réfrigératif, en opéra tion sur les vaisseaux de trans- port, permet de colporter le poisson sur les marchés étran- gers en bonne conditionet le gouvernement fedéral a donné cours à cette méthode de trans- grandes améliorations out ete. NE CRAIGNEZ PAS ii vous n'avez jamais tait l'épreuve de la qualité du Liniment de Kin- drick, ne craignez pas de la faire ; des milliers de personnes en fout usag' À veudie chez tous les marchands da médeci ues. 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