L'IMPARTIAI, JEUDI LE 8 AOUT#901 La meche D’or. (suite de la 1er page) vie !.…..Mais partez ! j'en a déjà trop dit... —Non! Expliquez vous plus olairement,....J'ai le droit de l'exiger.... Parlez ! Elle lui serra tertement les mains et prononça d’une voix passionnée. —Je vous aimais, Serge ! —Ciel ! s’écria t-il. —Oui, je vous aimais foile- ment, et vous me méprisies ! Et, si je suis partie, c'est que j'étais jalouse..…..ah ! je ne vous repro- che rien... Vous ne saviez pas | Ah! on dit que l'a nour donne des joies ! Moi, je n'en ai con:- au que la souffrance. Vous ne m'avez jamais aimée, et vous ne m'aimerez jamais, puisque vous l’aimez, elle, je le sais bien !..….. autrefois, je l'ai détestée......au- jourd'hui, tout cela est concen- tré ; je souffre en silence, et je souffrirai toujours....Je ne gous en veux pas... Pardon. nez-moi cet aveu.…..Vous l’a. vez provoqué ; sans cela, j'au- raisèà jamais gardé mon sucret dans mon cœur... —Vous m'aimez | prononça Serge avec un aceent douleu- reux. Vous dites que vous m'aimez ?...….. Et sou visage était décomposé à tel point qu'angélina s’ima- gina qu'il ne ne la croyait pas : —Ah'! je vous jure que c'est bien vrai! dit-elle. —J'aimerais mieux que vous ayez menti, dit il brasquement, comme vous mentiez tout à l'heure à propos de ce Brigard et de ce pauvre M. Fourmont.… Bouleversée par le change- ment de Serge, elle s’écria : —Ah! c'est à toi qu'on a menti !.....avoue-le !...Et c'est pour cela que tu refuses de croire à mon amour ?....Æh bien, tu peux savoir que j'ai dit la vérité...Je t’attendais! J'a- vais juré que je ne serais qu'à toi...,.à toi seul ! nù Maintenant, elle se penchait vers lui, comme suppliaute ; elle sppuyait sa tête contre la poi- trine de Serge, levant vers iui ses beaux yeux aûoueis par l'a. mour. Mais, tout à coup, un parfam saisit Serge à la gorge, le parfum qui venait de cette femme, ee même parfum d'hélio- trope qui l’avait saisi à la gorge devant le cadavre dé son père ; et en même temps, une petite cicatrice lui apparaissait, bien nette, à droite de la tête de sa cousiae, à la naissance des che- veux. 1l prononga tristement : —Malheureuse ! at ses bras, qui avaient semblé s'ouvrir pour une caresse, se refermèrent surAngélina avec uue violence inouie. — Venez! dit-i. — Oui, emporte-moi où tu voudras....s.se 1l s'était levé, la tenant tou- jours emprisonnée, et se dirigeait vers le porte. Alors seulrment elle eut peur et balbutia : — Mais qu'as-t@ ?.. Réponds- moi ! kEt, comme il la serrait encore plus vivement : —Serge, tu me fais mal... 1l descendait ie petit escalier. Arrivé à la porte de la salle à manger,il l'ouvrit, d'un coup d'épaule ; et Angélina aperout Claude, qui tenait un revelver à la main, tandis que Zéphirin dominait Martine à demi ren- versée. L’aventurière cemprit soudain qu'elle était perdue. Elle implora : — Serge, J'aime mieux mourir que d’être ainsi traitée par tei… Tue-moi ! Serge, n'avait plus la torce de parler. 11 jeta brutalement Augélina sur un fautenil, la) _ tenant par les poignets; et la (répondit. mâlhsureuse demeura mme! _Kt j: proteste toujours, évanouie, ne songeant même! Monsieur ! pas à se defendre. — Malheureusement pour 1 . LE à . Claad: dit tranqnitlement à | vous, continua M. Lisars, avec son ami : un geste bienveillant, votre — Nous avons à peu près fer |frère, a lien d'avoir soufiance niné ; nous sommes sur le point {en nous. a voulu lutter contre de nous entendre avec Mademoi nous. ;} sous a enlevé au mo- selle. ment précis où nons commen— Et se tournant vers Martine : |cions notre instruction... Et ., —Oui, Mademoiselle, j'ai soi- | nous nous trouvons aujourd'hui ments sur votre compte. Jelcés de toat recommencer... sais que vous êtes une fille sage| Le jnge d'instraction fat in- rangée, économe..…...tiès ÉCO-|terrompu par l’haissier qui vint nome, et que vons ne laissez |}ui parler à l'oreille : rien perdre..……..vieux chiffons,| Oui, oni. faites entrer, dit vieux papiers, vieilles bouteilies|M. Lisars. Et faites entrer, .. Nous sommes pressés, nous|sans les annoncer, toutes les sommes Îles wnalt es... Votre|persunnes que J'ai convoquées maitresse 8e teiguait les che-| hour aujonrd' hui. veux je veaux un des flicons Presque aussitôt, madame Ga- dont elle se servait. Je veux aus- pénétra dans le cabinet. La siles journaux qu'elle a recus pauvre mère arrivait la première depuis une quinzaine de jours |an rendez vous, ne sachant rien, _— Allons, décidez-vrous ! se figurant qu’on allait la tor- Martine hésita encore un per; |turer encore pour lui faire dé- mais, sentautque sa maitresse | roiler la retraite de ses enfants. était perdue, elle finit par faire |glle avait pleuré tont le long un léger signe, montrant unidu chemin. Quand elle vit placard derrière elle. Claude |Thérèse, elle eut nne brusqne l'ouvrit aussitôt et vit des piles | secousse, puis demeuia immo- le vieux journaux ; après en a-| ile : Thérèse s'était retournée voir déplié quelques-uns, il en et contemplait sa mère, sans a- trouva deux dans lesquels man-| voir la forcede bouger, saus quaient des mots, des petites | parler. Et, tout d'un coup, phrases mème, détachés adroite |e]ies tombèrent dans les bras ment. Puis, sous les jonrnaux,|l'une de l'autre, pleurant à il apergut plusieurs flacons vi-|rands sanglots : des et le flacon plein qu'Augé- lina avait voulu briser la veille! __Ma chère ! 11 dit gouailleuse mont : Au milieu de ses pleurs, la —Comme vous allez avoir be | mère dit : soin d'‘une place, mademoiselle! — Cjaude ?...… Martine, ja vous donnerai un! Thérèse n'eut pas le temps de certificat d'ordre et d'économie. répondre ; M. Lisars avait fait 111 ; un signe, et les gardes forçaient madame (Crarancier à se placer LA NSCRS RRUNR nn peu en arrière. Le juge Quand le chef de la sûreté eut !d ivstruction dit à voix basse raconté à M. Lisaïs, ce qui s’é-|au chef de ia sûreté : tait passé la nuit précédente à! —Maintenant qu'elle a bien Asnières, le vieux juge d'in. pleuré, elle parlera encore plus struction déclara sans hésiter : | facilement. —Thérèse Garancier est in-| Et, revenant à Thérèse : — Maman ! nocente ! — Mademoiselle, comme je Le chef de la sûreté chancela: | vous le disais tout à l'heure, il —lanosente ? ….Elle ? | uous à été impossibles de faire —Sielle était coupable, dit|notre enquête. Si vous êtes 3 . froidement M. Lizars, elle ne se/victime d'une erreur, nous serait pas livrée avec autant dei S°r0ns heureux, croyez-le bien, £ * 8 2 , . | si A dé A générosité. 1lest d'ailleurs 6-|4e le reconnaitre au plus tôt Mais, pour cela, il faut que notre vident que dans toute cette complète, il affaire, nous ne conpaissons pas |1nStructIon soit ia vérité... Da reste, je vais re. faut que votre frère et Serge commencer l’instruetion au- Morain viennent ls Vous jourd'hai même ; je vous prierai| Pourriez les faire prévenir, leur de vouloir bien y assister. l'écrire. Et immédiatement M. Lisars! —Oh, Monsieur envoya des lettres de conveca- | Thérèse, indignée, c'était un tion à Brigard, à madame Ga: | piège que vous nous tendiez rancier et à M. Fourmont ; puis | Et vos comptieg sur notre émo- il écrivit au célèbre Frédéric | tion pour nduns arracher notre Krutz, en lui demandant de se secret 7... trouver au Palais vers midi, avec | Un sourire de bonheur éclaira la petite boîte cachetée, qui eon-|alors son visage : puisque ce tenait la mèche dorée trouvée | inge lui avait demandé cela, dans la main du commandant |c'est que Serge et Claude étaient Moraip. - M. Lisars reprit, d’un Vers onze heures, quand i]) ton plus rai le : arriva à son Cabinet, il trouva le chef de la sûreté, qui Pat tendait aveo ses deux prison- | end CATALOGUE | G RAT Ï Sur demande nous enverrons notre nouveau catalogue de 1linterrogea à’: e 5 rrogea &’abord le jardi | “LIVRES POUR TOUS" Ouvrages poque | | s’écria sauvés. (À continuer) Te A1 Rue à à - laires. Choix de 700 volumes ur tous les uIcr mais ue put rien obtenir de| goûts. Prix 8e, à 81.25 le volume Herivez: da iui. LIBRAIRIE BEAUCHEMIN 1l donua l'ordre de placer | 258 RUE ST-PAUL, MONTREAL: Que. (5) Jacq 1et au fond de son cabinet Good Health is Impossible puis fit introduire Thérèse Ga-| without regalar action of the rancier. Thérèse regarda fière-|bowels. Laxa Liver Pilis regu ‘ate the bowels, cure constipa: tion, dyspepsia, biiiousness, sick headache and all affections of —Que voulez-vous encore de|{je organs of digestion. Price moi? Ne pouvez-vous me lais- [25 cents. All druggists. ser tranquille jusqu'au jour de LE PASSE TEMPS mon procès ? J'ai déjà dit tout, ment les deux magistrats et dit. d'une voix saccadée : ceque j'avais à dire ; je ne ré-! 35 MORCEAUX DE MUSIQUE POUR Envovez-nous votre nom et votre M. Lisars l'examina quelques! : : ; Ne SL adresse accompagnés de 15e, et vous instants: puis il dit avec bonté: | uvre tous les numéros paraissant —Depuis votre dârrestation, |du ler mai au ier aout, cemprenant ke , z commencement de notre ncuveau vous u avez cessé de protester feuilleton Bidouille chez les Bærs, 23 de votre innocence... |morceaux de chant, 7 morceaux de ; : : ia moreeal de violon ou man. Touchée par le ton du magis- | Piam?, à morceaux QC Ir ai ? . loline et une foule d'articles variés. ‘a rat, des larmes coulèrent sur Adressez : Le Passe-Temps, Montréal, les joues de la jeune fille et elle! Can. gneusement pris mes rense1gue-|an même point, c'est-à-dire for- STILL TO THE FRONT. We are still to ths front this spring with one of th» nicos assorted stock of general merchandise to be found in any city or country store in this province. Although this is the season of bad roads, the extra induce- ments we offer, and th reduced prices on most of our goods, will more than repay the sacrifice of travelling through the bad roads. Do not come all at once, bat for the next few months we can guarantee you, that our staff of attentive celerks will be even ready and willing to serve you all, to your attire satisfaction. The prospects for a big trade during the spring season js very bright indeed. As soon as roads permit our egg buyers will be out again to visit everybody, and solicit their trade. 1t is not necessary to enumerate here the different kinds of goods in our Stock. Sufficient it is to say, that we keep almost anything which the people want. Our spring goods are already all in uow, and anybody wa can’t suit in anything, cannot be suited on this Earth. We are always prepared to buy all kinds of produce in ex- change for our merchandise. Eggs, we make a speciaity. Last year we handled 55,000 dozens, and this year we want to iu- crease this amount considerably. We want wool, hides and pelts, also pork, beef, cattle and sheep, oats, wheat, and other grains, potatoes etc. A full stock of Carter’s Tested Seeds on hand. We handle lumber of all kinds. Give us a trial. J O ARSENAULT &SON & [9 WELLINGTON AN 5$8.00 MENS SUIT FOR $3.75. | This is the way we’re selling the $12,000 worth of Bankrupt clothing we bought the other day. All other suits atthe same rate f discount as this one. e A very nice suit worth 1.75 A good solid suit worth 85 Bankrupt price 1.25 Banxrupt price 3.75 Another, two pieces, good twecd, marked, 2.75 and! Another, better grade well worth it too. Bankruvt price! Worth 7.00. Bankrupt price 2.00 : 4.95 A better line, nice twecd, ; Another worth 9.00, well L 9.00, we! op 4.50. Bankrupt PIE: | made of good selid tweed or serge. Bankrupt pric 5.75 A very fine line of Scotch. ” y pros CES tweed, worth 5.50 Bankrupt. Still another, its a Scotch price, 4.00 'tweed of very pretty pattern : . "Or » . A three- piece suit marked | Worth 10.0 Baukrupt price and worth 295. Bankrupt | 7-25 price 2.00. A better grade three-piece An elcgant worsted sui, A silk stitched all over, woril suit, woith 400. Bankrupt 12.00. Bankiupt price 9 50 price 9.95 pt price 9,50 Still another three pieces, The best suit of all, well worth 5.15. Bankrupt price. |worth 1400. Bankrupt price 379. } 10.00 Tweed 15c the Yard- Pretty cheap, but the cloth is not bad at all Better grade of all wool at 25c and 35e. Still better up to $lthe yard, worth . 1-3 more, every yard of it. Aud we’re selling that doubled and twisted Trv x ford mills cloth at 65c the yard. Batter see abont PR 7. PROWSE BROS The Wonderful Cheap Men. Charloitetow n. Le au ge - slots. PT PR Ra EE ne à " k n u ; + FRET RS A ee it SU SD fee ee ; Re, Dh mms Gun ee, soie Eh tdi dome = mnaenn agen me PR » x SE 0 quan duels à M hi péri CT € 4 à { 4 è $ + ++ { pr > 2, Æ REF ere emma es PE “ t . Mn NT en Un, Fe 7 SR SE ES ‘ œurr