à É f . r | H ? l À f : +: LR * l ND A PRE ME D TT de ü L Lie 8 D. tu TE 2 pu ze FONDE EN 1893 DANS L'INTERET | DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE RES CEE OR AE SEE TEE # Vol. 3. No 8. K 2 Tignish, Ile du Prince Edôuard, Mardi le 5 Jan. 1915. "4 + Pr ve oo ABONNEMENT : UNAN 5100 SIX MOIS 50€ F. J, BUOTF, DIRECTEUR, TIGNISH a à O9ieme Annee. MANIFESTATION. INOUBLIABLE 2222 EN HONNEUR DU GUUVERNEUR PUTRIER Résumé du discours de notre dis- tingué compatriote, l'hon. Pascal | Poirier, sénateur, au Monument National, sous l'égide de la Société Saint Jean Baptiste, à Montréal,-le 19 décembre, 1914, à l'occasion de la visite de l'honorable A. J. Po- thier, gouverneur du Rhode Island au Canada. Nous lisons dar s la Presse : ‘‘La démowstration Pothier marque une époque dans l'histoire de la race française en Amérique... ‘Ce fut une fête de l’éloquence française daus toute l’acceptiou du mot. Rarement autant d'’orateurs éminents ont été réunis sur une même estrale ; aussi ce fut une suite de discours admirablzs de fond et de forme, remarquables par l'élévation de la pensée, l‘énoncia tion des priucipes fondamentaux qui mis en pratique, assurerout à la race française en Amérique, la place qui lui convient parmi les autres éléments. La défense de notre langue et de notre foi, le res pect des droits et coutnmes des autres, voilà le résumé de tout ce que l’on a prôné hier soir. Certains orateurs ont atteint la grande élo quetce, lorsqu'ils ont tracé l'oeuvre accompli par le génie français dans le monde, et, dans le (‘auada tont particulièrement."? L'HON. SENATEUR ITOIRIFR ‘Le chef distingué des Acadiens est longuement applaudi. D'une voix quelque peu faible au début, à cause d'un mauvais rhume dont il est affligé,"mais quise raffermit peu à peu, il présente les souhaits gouverneur un ma- de ses compatriotes au Pothier. Son discours est guifique exposé de ce que peuvent réaliser les divers groupements français d'Amérique, réunis et tra- vaillant à l'unisson avec la provin- |ce de Québec, la mère d’eux tous. Je me figure qu'un peuple, dit il, fut il peu nombreux en ccmparai- |son des autres peuples, arriverait aux plus fhautes cestinées, serait trouvé digue des plus magnifiques Loloenpiies s’il réunissait en lui la pratique de la religion catholique, ‘'romaine, l'amour des libertés bri tanuiques, la cultnre de l'esthétique grecque et française. Faut il quelqu'un mieux situé que nous, descendants de la France ca- holique, citoyens ide la libie An: gleterre, héritiers de la culture grecque et latine, pour aspirer, ici, en Amérique, à une si haute voca- tion ? Mais nous ne sommes pas ici pour résoudre des problèmes, dit il, entre autres choses ; les poser suf fit. C'est peut être déjà trop pour moi, qui me souviens de certaine | mésaventure oratoire arrivée à Qué | bec, d’avoir osé les poser. Il me reste de la réunion de ce soir, Monsieur le Gouverneur du Rhode Island, il me reste l’avan tage de vous avoir serré la main ; d’avoir pris place hôte honvoré, à côté de l'élite du Canadaet des Etats de la Nouveile- Angleterre, ‘réunie pour vous féliciter, et pour | rendre témoignage en même temps, à la largeur d'esprit des Américains [aus appellent les nôtres aux plus ‘hauts honneurs, quand ils savent s’en rendre dignes. Il fait ban se sentir Canadiens et Acadiens, même sous un sceptre |étrauger, quand on voit porter si fièrement la gloire du nom françai par l’un des nôtres. On sort réconforté d’une réuuion | comme celle de ce soir et plus fort ; let si, dans un moment de défaillan- ce, ou avait désespéré du rôle fque | nous nous croyons appelés à jouer lau Canada et aux Etats-Unis, on se reprend à y croire.” La Guerre En Belgique, les troupes frauçai- ses se sont emparées du village de St Gorges, à deux milles de Biu- ges, sur la route principale qui con duit de Bruges à Nieuport. Par coutre, les Teutons affirment avoir gagné du terrain dans le voisinage de Nisuport. De la Lys à la Somme, l’artille- rie allemande a tonné vigoureuse- ment dans le voisinage de Rebelle, à St Aubin, etle Quesnoy, et à Pouchoir, au nord ouest de Roye., Les Français sont allés de l'a- vant dans les forêts de Bolante et de Courtes-Chaussées, en Argoune. Sur les hauts de la Meuse, ils ont repoussé plusieurs contre attaques de l'ennemi daus la forêt de le Bou: chot, au nord est de Troyou. Jin Haute Alsace, ils investissent Steinbach Entre la basse Vistule et la Pilica | hier, il ne s'est livré que des com bats de peu d'importance. Les Teutons out abandonné la rive droite de la Bzoura, près du village de Mistrzewice, et ils se sont repliés sur la rive gauche de la Bzoura. Sur la Rawke l'artillerie mosco- vite a réduit aw silence nombre de batteries allemandes. Dans la région de Bolimoyo, le combat se poursuit avec des alternatives de progrès et de recul. Les Moscovites vont de l'avant à {zurs deux aites. Ils ont franchi la basse Nida et emporté d'assaut les villages de Etarokerczin et de Se nislavice, Au cours de ce combat, {ils ont fait prisonniers quarante off |ciers et 1,7000 soldats autrichiens. En Galicie occidentale, les trou- | : pes du czar ont repoussé l'ennemi | au delà de la ligne Stiomnik Sor- | lice-Jasliska. Au dire de Pétrograd, durant la ‘premiere moitié de décembre, elles ‘auraient fait 50,000 prisonniers au trichieus. EEE —— Tempete epouvantable sur la cote francaise Londres, 30.—Du nord de la ! France. Une tempête épouvantable | à la suite d’une jouruée de pluie, a fait rage le long de la côte, hier lsoir, Toutes les attaques cessèrent let les navires de guerre, les destro- | yers, les sous maries et les monitors firent tiève bien avant le coucher ide soleil. Le long des dunes, le sable étouffait tout audacieux s'entêtant | à faire face à l'ouragan. Un régi- | ment avide de retourner à la ligne | de front fut surpris {le long de la ‘côte. Les hommes culbutaient comme des quilles. De puissantes automobiles et des fourgons furent renversés. La région inondée par l’Vser n’était plus un lac, mais une mer démontée. On répète que plu- sieurs Teutons se sont noyés en tentant d'exécuter un coup auda- cieux Il s'est produit de nombreux | naufrages sur la côte du sudet du | sud-est et le leng de la Manche, LEUR COMMERCE La ncte”américaine de protesta- tion contre le traitement britanni- que du commerce américain, insis- tant sur uue amélioration immé- diate, est venue comme une sur- prise complête, chez le public bri- taunique, Car il n'y avaiteu vitu- ellemeut aucune déclaration d’une friction, entre les deux gouverne- ments. Les placards affichés par les- jourpaux du soir parlaient En sivement de la note ;américaine et les journaux eux mêmes donnèrent à cette nouvelle la plus grande im-: portance qu'ils aient jamais don- née, durant le mois_écoulé. nique regarde cela comme l'un des évènements les plus importants de toute la guerre. Rien de ce genre, depuis le Message Venézuelain du Président Cleveland, n'avait pro- duit une telle sensation. Même, les nouvelles de la guerre ont été secondaires à la note pu- blié= dans les colonnes des nouvelles des journaux bien que celles ve naut du front de combat russe, fu- rent hautement encourageantes | pour les Alliés. DU FRANCAS PRECIEUX AVEU nous laissent parfois échapper de ces aveux qui portent un coup fa tal à leurs contre thèses injustes et anti pédagogiques. Ce tour, inf niment précieux pour la cause de nos frères persécutés de l'Ontario, est arrivé au ‘‘Journal'’ d'Ottawa, livraison du 2 décembre. Qu'on lise plutôt l’entrefilet suivant: ‘‘Les soldats anglais de service en France notent souvent, dans leurs récits, le défaut de connais sance de la langue française parmi les soldats. Nombre d'officiers bri tanniques, la grande majorité pro bablement, parlent le français; mais ce n'est pas le cas des soldats. La plupart de ces derniers n'ont peut être jamais eu l'heure de l‘appren dre, et, à la vérité, la connaissauce du français serait elle d‘t ne grande utilité pratique pour les classes | moins aisées de l'Angleterre’ du |sein desquelless la plupart du temps les cadres de l'armée tirent leurs unités ? ‘ Le cas est différent au Canada. | La grande majorité de la popula |tion englophone canadienne ne sait pas plus le français fque la grande ; majorité du peuple de l’Angleterre. |Cependant pour nous, cette con- rshenes serait d'utilité pratique ;daus presque tous les cas. Nous idevrions tous, dans l'est du Canada, au moins, pouvoir parler français. Voilà une question que tous les parents devraient avoir à coeur. Au point de vue de l'éducation, l'utilité de cette £étude est grande évidemment, comme celle de toute: les études, {de ce genre; mais son utilité au point de vue affaire (the value in dollars and cents) est également {incontestable pour 1 a- venir de la plus grande partie de la jeunesse du Carada.’’ LE JIRANCAIS EN TERRE. La Chambre de Commerce de Manchester, Angleterre, vient d'ex pédier à la Chambre de Commerce de Montréal un document rédigé eu un français excellent. Ce docu ment a pour tritre; ‘Memorendum concernant Ja guerre entre la Grande Bretagne et l’Allemagne.— Publié par la Chamb:e de Commer- ce de Manchester, 8 octobre 1914.— Pourquoi l'Augleterre est elle en état de guerre?’’ ANGLE. Les adversaires du français chez !Ch M. Georges Pelletier, qui relevait le fait dans Mn récent article. du ‘“Devoir'’, affirme avoir oni de ses propres oreilles ce propos d’un fa- bricant impottant de Birmingham, Augleterre:**Mais moi, j'ai chez moi, à Birughauw, dans mon éta- blissement, des commis qui font ma correspondance en français avec tous mes clients de langue française. Et j'écris eu français, dans l’Amé- rique du Sud, quand je ne puis le faire en espagnol. Kt je ne com- prend pas pourqnoi on ne fait pas de même içi’! Quelle bonne leçon À méditer pour tant de mos hommes d'affaires des deux dangues 1—‘"L'Action Sociale‘‘ Eee Un M. Ross qui s’est fait rosser On sait quec'est un millionnaires ; | fanatique, directeur-propriétaire de Conséquemment le peuple britan-|jr.p.. euing Journal’ [d'Ottawa qui [soulève le fanatisme anglais contre les Canadieus-français, ce qui fut cause que M. Bourassa fut empê- ché de parle# au theâtre Russel mardi dernier par une bande de sol- dats soûls, et.de plus M. Glennie, un auglais qui avait organisé cette conférence fut jeté à Ja porte de la maison anglaise qui l'employait. ‘‘’Le Droit d'Ottawa dit à ce sujet : Mde Glenmie, prétendant avec raison que cé Ross {était la cause de toutce quiétait arrivéà son mati, prit unfouet convenable, un “rendit aux magni- , du propriétaire de question et le crava- C'était bien FE. à ce qui convenait à cet individu quiavait poussé par sou journal, le peuple à l'émeute et qui n'avait pas craint d'inciter la la canaïille à tuer M. Beura:sa. Quand on ne mérite pas un tel châtiment, c'est une insulte supré- me de se faire cravacher, surtout par une femme. Mais, quand on mérite ce chatiment on n'est plus digne d'être insultéet l'autenr de cette action mérite une récompense, tout au moins des félicitations. Aussi, des gens de Montréal, et ‘“Droit,'’ se sont fait un devoir eu même temps qu'un droit et un plaisir, d'envoyer à Mme À C. Glennie deux bouquets comme haute appréciation de la noble ac- tion qu'elle venait de faireet en remerciement de la punition qu’elle avait infligée à un calomniateur de| cette espèce. Voici la teneur des cartes qui ont accompagné ce double envoi de fleurs. A MME A. C. GKENNIR Comme haute appréciation de votre manière véritablement an- glaise de traiter l’auteur des scènes honteuses de mercredi soir et dont la conduite est une disgrâce à l'Empire. Un groupe de Canadisns Français de Montréal. A MME À. C. CLENNIR Comme un gage de notre recon- naisssnce pour votre très louabie action en cravachant le barbare quai en viotent la ;liberté de parole, a arraché à la Grande-Bretagne. un de ses titres les plus glorieux. La Rédaction, Le ‘‘Droit,’ SE Vient de paraitre La biographie d'Arthur Beaulac gar M. l'abbé Joseph Gélinas, vient de paraître, et est faujourd'hui en vente au Bien Public, 3 rue Hart. Les Trois-Rivières, et chez l’au- teur, au Séminaire des trois Ri- vières. 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Son importance est: telle que chacun devrait la leen en- tier ; elle se résume ainsi : 1.— Défense. de publier ou de communiquer tous. renseignements relatifs au mouvemert des troupes ou aux mesures dc protections prises par les autorités miiitaires. 2.— Défense de photographier ou de faire des dessins, esquisses des | k in constructions militaires ou navales, docks, fortifications et chantiers. 3.— Défense’ dendommager les ligues télégraphiques ou télépho- niques, d’intercepter les, messages et anssi d’avoir en sa possession des appareils de télégraphie sans fils. 4.—Défense de vendre des li. queurs euivrantes aux soldats en de- des renseignements. 5.—Défense d'endommager la propriétéldes chemins de fer et de molester en quoi que ce suit ceux qui en ont la garde. 6.—Défense &’avoir en sa posses- sion des explosifs, dans le voisinage d'un fort, dock, chemin de fer, excepté pour, fins sportives, 7.---Il est aussi défendu de semer la sédition parmi les troupes où la population civile ou de les alarmer par des écrits ou faux rapports. 8.— Défense d'allumer des: faux sur les hauteurs ou aux environs d'un port fortifié. Les autorités militaires ou vavales peuvent faire éteindre les;lumières dans les mai. sous aux heures jugées nécessaires. 9.—Les autorités militaires ou navales=peuvent ordonner à la po- pulation civile d2 sortir qu’à certaines heures. 10.— Défense de forger de faux laisser-passer ou permissions dans le but d’enfreindre une des prohi bitions établies par les autorités militaires en vertu de cette ordon- nuance. Toute personne qui aidera ou permettra ces actes sera puni au même degré que le principal. 11— Défense de vendre ou de dis- tribuer des brochures, journaux imprimêsiau Canada ‘ou ailleurs donnant des informations en con- travention avec cette ordonnance Toute personne cowpable de l’un de ces délits est passible d’une.con- damnation à #$5,000 d‘'ameude ou de cinq ans de pénitencier ou des deux à la fois, REVOLUTION EN TURQUIE Athènes, ---Tout semble indiquer qu'il se prépare une révolution en Turquie. La police a saisi des milliers de "proclamations dans les casernes Ge Constantinople, exhor- tant tous les véritatles Turcs à se soalever contre les Allemands. Le parti de Talaat Bey se prépa- re déjà à proposer la paix. La désorganisation militaire est complète et Enver Bey et le maré- chal Von der Goltz sont dans la plus grave inquiétude, = MILLINERY BARGAINS Beginning December sth we are offering the balance of our FALL MILLINERY at a big reduction in prices. Untrimmed Felt shapes worth up to Three and Four Dollars, at 98 cents. Come early and have your choice, Rogers & Co Ltd. Alberton | Dec. 4th 1914. OVER 65 YEARS" EXPERIENCE Taaoe Marks Desians Anyone send! ketch es : n nding as an pti quickiy ascortain our opinion free w rs invention ts probably ntable. unies tions strict} y confident: on Patents sent free. Oldest ageney for ring a Patents taken through y | receive 6 . } : 1 . = notice, without e, in Serie Fm ÿ + ref PERDRE RAS TIRE EG SRE PT : np ep re pr 2 LL .: