‘’ Ë à né pmmertnhilttinsttats vo cp nnne a one e cs L'IMPARTIAI,, JEUDI LE 2 MAI 1201 Correspondance M. le Rédaeteur, Si j'ai lu avec intérêt le dernier article de mon antagoniste, Ajax, je n’en suis pas moins étonné de l'injustice de ses remarques au su- jet de l'éducation dans la Province de Québec. En effet, Ajax, nous avons été étonnés, car avant vous, jamais de telles avanies n’ont été lancées contre cette Pro- vince. Certes vui, vous avez le droit de conter vos petites histoires et personne ne le oonteste, mais ce que nous vous contestons, c’est un manque de patriotisme, et peut- être aussi un jugement érroné qui vous fait voir dans Québec un état de choses qui n'existent pas. Nous allons repasser froidement vos afGr- mations, au lecteur de juger ce qu’il en restera. D'abord, rassurez-vous, la Pro- vince de Québec n’est pas une sainte Nitouche, vous pouvez lui toucher. Croyez en ma parole; nous sommes sûrs que vous ne briserez rien dans ce pays-là. Puis, une petite remarque, en passant. Vos amis de Québec, gens chari- tables, n’aimeraient pas à vous voir, privé du bienfait de la vue, et vous permettent de grand cœur, de regarder Québec autrement que les yeux ‘‘par terre”. (Ce serait barbare d'exiger autant dans un pays, où suivant vous, il serait im- possible de trouver les instruments nécessaires à votre guérison ! Vous n’avez, paraît-il, jamais par- 1é des Universités Canadiennes ? C’est vrai, et c'est pourquoi vous avez commis une faute de plus et prouvé que nous ne pouvons croire à votre bonne foi. Comparez nos collèges classiques aux collèges a- méricains, très bien, mais pour au- cune raison, nous vous permettrons de comparer nos collèges à leurs universités, et c'est ce que vous a- vez fait. D'après vous,;-les améri- cains peuvent acquérir de la science dans leurs universités, tandis que nous, il ne nous est permis que de fréquenter nos collèges ! Vrai- ment, peut-on être plus drôle et plus naïf? Si j'ai parlé des uni- versités canadiennes c'est parceque j'ai cru à un oubli de votre part. Vous ne m'en voulez pas ? Tant pis et tant mieux. Tant pis pour vous cela vous fait connaître, ça montre vos bons sentiments, tant mieux pour nos Universités dont par votre négation, vous reconnaissez le par- fait organisme. Vous m'accusez d'avoir placé Ottawa dans la Pro- vince de Quebec? ? Cette petite farce vous cimballe. Jamais, au grand jamais, une maïveté sem- blable ne m'est échappée. étiez pressé sans doute, et n'avez pu voir que j'ai nommé deux col- lèges d’Ontario d’abord, ceux de Québec ensuite. Remarquez bien que je ne vousen veux pas plus pour tout aela. Continuez plutôt, c'est fort amusant. mon. cher Vous jax n’est pas définitive. Or, les qua- lités du peuple français, ses ‘traditions, ses principes, se retrouvent toujours bien conser- vés dans la Province de Québec, et si là bas, en France, siège de la ville Lumière, les hommes de sci- ence sont relativement peu nom- breux, comment exiger de nous ce qui n’est pas l'apanage d’un fran- çais? Vous nous direz tout cela bientôt, n'est-ce pas? Tout en faisant ces concessions, je ne sau- rais admettre que nous en sommes au point que vous” semblez croire et n’admettrez jamais des alléga- tions fausses comme celle que vous soutenez en parlant de nos hommes de finance. Vous citez quelques cas particuliers et de la concluez au général. Entre nous. vous savez que ce n’est pas juste, car vous u’iguorez pas qu'ilest nombres de maisons de haut commerce, tant à Montréal qu'à Québec et dans toute la Province, à la tête des- quelles se trouvent des Canadiens- Français. Vous dites qne nous n'avons jamais eu des nôtres à la tête des ministères de Finance d'Ottawa et de Québec. C’est pour Québec. Jusqu'à sa mort, l’hon. M. Marchand occupait cet office. Et pourtant à vous enten- dre parler de Marchand, on eût pu croire que vous en oonnaissiez quelque chose, tout doute est dis- sipé et nous avous tout lieu de croire que vous donnez des noms qui sonnent, histoire de jeter de la poudre aux yeux des gens ! Avant Marchand nous avions l’hon. J. Sheyn et que sais-je encore? Mais ceci ne fait rien. Nous n’en au- rions pas un seul que votre thèse sur l'éducation n'en serait pas moius fausse. Siles Canadiens- Français ne monopolisent pas les ministères de finance, c’est parce qu’en général, leur connaissance de la langue anglaise n’est pas absolu- ment parfaite. Et si cette raison existe pour Québec, comment ose- rions nous prétendre avoir un des uôtres à Ottawa? Il est une autre fausseté que rous ne pouvons admettre en cons- cience. Dites-moi donc dans quel but vous trompez le public, comme vous le faites à propos de cette question de bauqnes. Je ne vois aucun profit pour vous d'afficher votre ignorance avec autant d’ef- fronterie. La Banque du peuple est disparue c'est vrai, mais si vous aviez dit que cette mème Banque a payé 75 pour cent aux dépositaires, les gens se seraient peut-être éton- nés de ce que sa chûte ait apporté tant de ruines dans nombre de fa- milles. La position après tout, n‘est pas tout a fait désespérée | surtout quand on la compare à celle de la Banque Ville-Marie” qui, PE: (quoique vous en disiez a été, est, et sera toujours considérée comme tune banque anglaise. Le nom ne |constitne pas l'essence d'une ban- [ue et nons vous mettons à défi de nous prouver que Weir le prési- Il est une autre petite ligne qui | dent, Baxter et ses semblables sont m'a frappé : Elle devient d'une im- portance capitale par sa fausseté : ‘‘En France,’ dites-vous, les sci- enoes marchent de pair avec les progrès du siècle”? Eh bien, dites. Comment expliquez-vous le notm- bre incalculable d'hommes de l'ait et la quantité relativement infinie d'hommes de science? Les peuples ont des vocations différentes qui tiennent de leur caractère, de leur race, de leur éducation, et il vaut toujours mieux garder ses propres mérites que d’envier les qualités des autres, car invariablement, on n’attrappe rien et l'on perd tout. La France sera toujours une nation À l’athénienne, et trouvera toujours sa supériorité, même au point de vue économique de ses qualités d'élégance d'esprit, de finesse, de distinction et de raffinement, qua- lités qui produiront quantité d'hommes de l'art, et d'hommes de science rarement. La subs- tance de ces paroles était dite ré- cemment par un célèbre critique de France. Et puis de Vogüé en pro- phétisant sur l'avenir de la France n’a-t-il pas dit : ‘‘Le progrès lent des sciences physiques et na- turelles introduira plus d’aisance et de facilité dans la vie’? Ce qui prouve après tout que l'opinion d’AÀ- des Canadiens Français. Si quel- qu'un de ces jours. vous vous trou- | vez à Montréal ; passez une pointe vers St Vincent de Paul et vous | pourrez juger par vous même si ces | messienrs sont des nôtres ou non ! | Quand à la Banque Jacques Car- |tier, elle n‘afait que subir une | secousse et changer de nom. Vous ‘la reconnaîtrez aujourd'hui sous le | nom de Banque Provinciale, bien | assise sur des bases solides. Com- | me cette versisn diffère de la vôtre, let comme elle ressemble plus à la vérité! A titre d‘information | vous auriez pu ajouter qu'il est june autre banque Canadienne-fran- | çaise, la Banque Nationale, qui au- rait dû s'imposer à votre attention tant elle soutient avec honneur le contraire de vos avances. | Quelqres remarques encore et je termine. Je ne puis m'empêcher de vous dire, mon cher Ajax, que vous frisez le ridicule quand pour prouver qu'on ne devient riche que par une éducation en ce sens, vous nous nomimez des gens qui n'ont pas d'éducation du tout et qui ont réussi ! Evidemment vous vous surpassez ! Me serait-il permis maintenant de vous demander une vetite faveur ? S'il vous -plait, quand vous parlerez de Québec —— Rs et vrai, quant à Ottawa, c'est faux! ( étui ee D TT siuvenez-vous toujours que l'élé- ment français n’est pas le seul dans cette partie du pays. De plus, que nous vivons en harmonie parfaite, sous l'égide des mêmes lois, que nos collèges, nos universités ou- vrent leurs portes toutes grandes aux étudiants de toute religion et de tonte nationalité : en so:te que ANDARRNS ER HE EU NEA TC CURE is the remedy totske if yon nous ne comprendrons jamais où vous voulez en venir quand vous dites que McGill u‘est pas pour nous. Puis, avouez que les lois contre les loteries ont été proposées par un Canadien français, dans le but de sévir contre des compagnies étrangères, pour la plupart améri- caines. Enfin, mettez-vous devant les yeux le tableau que l'Univer- sité McGill, quoique protestante, est sans distinction de secte, qu’elle possède vingt professeurs pour les sciences, dont les cours sont suivis par 232 étudiants, qu’il y a dans la Province de Québec quatre Uni- versiés ct non pas une, vous dites, que nous avons 19 ca!- lroes classiques avec 558 profces- siurset 5598 élèves, que la plupart commercial de premier ordre qui, ca 1899 a été suivi par 1884 élèves; que nous avons 160 écoles primaires où 32,503 étudiants reçoivent un Cours çcominercial supérieur. cn sorte que, si vous avez#les repro- ches à faire à nos financiers où à notre peuple, n'en jetez pas la faute sur notre système d'éduca- tion, personne ne vous croira. BAPTISTE NO 34—L'OBSTACLE VITAL. Da refroidissement à la pleu- risie il n'ya qu'un pas. Mettez cor:Ine€ | de ces collèges possèdeit un couis. suii:r vw th rhegmat :m, sclati ca or kidney trouble This medicine as on the kidneys and bow: :, driving the poisons out of ie system that cause the suilerings of rheumatism and scatica. 1t :sharpens the appetite thus giv- ing more strength. ANDREW’'S RHUMATIC CURE is being used more this s>ring thau ever before, and everbody that has used it or is using it preise 1t very highly. It is made up of BARKS, BERRIES, HERBS, LEAVES AND ROOTS which when boiled down make 24 pints of medicine, so it is not expvensive, besides being very efficient. lf you safler with rheuma tism you should give it a trial. Price 50e. a box or 8 for 1.25, mailed to anv address. Prepared only by J À GOURLIE PRINCE COUNTY DRUG STORE SUMMERSIDE, P. E. 1. 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Les nul. |ros parns gerOut t: vuyés 5 tuute pc£- coune qui enverra 79 cents pournn à | , $ d à dé Pbounsusrtee Gari- à er 17 que jorvnal 42 Piace Jacques Caru r. Mont, 1éui. grees east 10 the west boundary of land lowued by oùce William Lurk thence fol- [iowrs sud line northward and the lines Re | of edjoinics land such a distance as will = pe give a rectanguiar Width of twelve Ed Le e. : Re) chaius and flcy liuks er uiilit reaches a the south e: st at gle of lui ! the prepert: of Oiis Guridie ‘T'hence grees west io the siake at beginning coutuuing an seven acres of land a litt} Also all thar other piec: :r paicel of aid situate Jyiog aid ing in said Township Fificeu bouaded and describ ed as follows; that is to say; commen- ciug at a stake set in the « :st angle of a tracs Of land in the possession of one Wilijam Parkman and one John Smith Parkman forming 2n angle inthe west- ern boundary ot land in possession et Major Murray. ‘l'hence according to the magnetic meredian of the year 1764 north fifty six degrees west nineteen chaius and foriy nine links [19 ch 49 1ks] or to land in possession of John Gamble, thence following the eastern boundary of sil laud South thirty five degrees west fur the distance cf twenty seven chains and twenty links [27 ch. 20 Iks.) Tuence south fifty five degrees eass se- venteen chaius A0 tweuty links or to land in possession of Mitchell Richard. l'hence north forty degrees east twenty eight chains (28 ch.) or to the stake «ti the place ot commencement eont iving fifty acres of land a littie more or Jess. Be above sale is made pürsuaüt Lo a power of sale centained in a certain In denture of mortgage dated the 12th day of September, A D. 1S88, and made by Major Murray and wife of the one part aud Thos. C. Baker of the other part, default having been made in the pay ment ofthe principal money and inter- est secured bv the said mortgage. THOS. C. BAKER, Mortgagee. QUEEN HOTEL FOoRMERLY PERRY HOTEL ith forty de- he place of rea of sixty more or less Queen Ntreet, lead ef Queer's Wharf This new ard comiodioas hotel is now open for lnseiness Thoroghly fitted up witn all the modern improvrements, this hotel offers to the public aecom modation, which cannot be ex culled in any other on the 1s land. 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