e rs, pe à f : FR à LV. F C>- + n° Æ. 4 he 2 Provi < PIN ere +2 | FT pe EC EE ne sd RER LÉ FAT sé éhii NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 13 JUILLET 1909 r6 ANNÉE en ===> Notes Locales Elles font pis que les suffragettes |ses institutions à une moyenne de | Brien n’a pastiré du Tableau som. | plus puissants des Etats-Unis. devraient aussi se montrer plus sé- J H. Myrick & Co et nciales M. Joseph J. Chiasson de l'E: tang des Clous est de retour, same- di, d'un voyage au Nouveau-Bruus- wick. M. Celestin Perry de DeBlois nous à fait uue très agréable visite lundi, Mlle. Marie J. Callant, fille de M. Jean Gallant de l' Ascension est revenue des Ktats-Unis, la semaine dernière. M. Chas. Dalton est de retour d'un voyage de plusieurs jours à Boston. M. Johuston, père du docteur Johnston de ce village est en visite à Tignish. Le vénérable vieillard est octogenaire. Le docteur Walter McBride est actuellement à Tignish, l'hôte du docteur Johnston. Le ‘’News'’ de Toronto dit que l'unification du Canada se ferait beaucoup plus vite s’il n’y avait ici qu'une seule langue. Mais alors, laquelle des deux—la française ou l'anglaise, —est de trop au Canada ? Sur ce point, le ‘‘News'’ ne ce prononce pas : il est facile toutefois de deviner quelle il voudrait voir disparaître : c’est la nôtre, naturel- lement. ‘ Et ces gens-là parlent de notre fanatisme ! M. W. S. Sumner qui éteit en visite chez ses parents à Peterville, #st retourné aux Etats-Unis, où il pratique le droit. Il ne faut pas oublier le Pique Nique à Egmont Bay, le 20 du mois. La première communion des en- fants aura lieu à Tignish, vendredi de cette semaine. Samedi soir dernier, M. Côté du département agricole, Ottawa, don-| nait une conférence sur l'agricultu-| re dans la salle Tignish. Le con- | férencier est maître de son sujet et | a vivement intéressé son auditoire. ! Il fut proposé, avant la fin de l’as- | semblée, de faire un appel au mi-; nistre de l'Agriculture de cette pro | vince afin d'avoir M. Côté, ici, | pour une autre conférence, avant, l'automne, Madame Humphriey Waïd,—une célèbre romancière arglo-saxon- ne,—ne croit pas au vote des fen- mes. ‘Puisque les hommes ont cons- truit la machine politique, à eux de la défendre’’, écrit-elle. ‘‘Les fem- mes exerceront leurs droits en s’oc- cupant des questions d'éducation, des logements ouvriers, de l'hygiè- ne et de la salubrité publiques, des hôpitaux et d:s asiles, et, aussi, à | l’occasion, des questions artisti jues et littéraires. Cette femme se fait, du féminis- me, une idée plus vaste et plus no- ble que ue le font ses soeurs, les ‘“‘suffragettes'”. Allez au Pique Nique d'Egmont Bay mardi le 20 du mois. Mgr. McDouald, évêque de Char- lottetown, sera à Tiguish, diman- che le 25 iu mois pour conférer le sacrement de confirmation. M. Crosby député libéral dans l'élection partielle qui a eu lieu dans le comté de Queens, Ia se- maine dernière, a été élu avec une majorité de 69 voix. Le résultat de cette élection dé- montre que les électeurs de ce dis- trict apprécient l'administration Haszard. C'est une brillante vic- toire pour M. Crosby ainsi que pour | le premier ministre Heszard, car, des efforts extraordinaire ont été | faits, par l'opposition, pour s’em | rer de ce district. Heureuse- t les électeurs voient à leurs propres intérêts. Les femmes Ces grévistes de Syd- ney se distinguent par leur violence à attaquer ceux des mineurs qui ne vuvlent pes aesser l'unviegs, | de Londres. Do not forget tle Races at the New Trotting Park, Tignish, on Thursday, the 15th. A Special train from Summerside will arrive at Tignish about noon. All the classes advertised are filled aud some of the best exhibit of speed and horse flesh will be seen at this meet. Admission 25 cents. See posters for further particulars. M. Firmia Doucet et sa femme sont arrivés de Lawrence, Mass., jeudi soir dernier, Où est donc l'inspecteur de la loi de prohibition pour ce district ? Iguore:t il que la boisson se débite avec impuuité dans notre village, au Cétriment de l'avancement de notre ville? Ne serait il pas temps pour M. l'inspecteur de faire un semblant de gaguer le salaire que nous sommes forcés de lni payer ? Assurément, M. l'inspecteur man- que à son devoir. —’ M. et Mme. John McColgan de Boston, sont actuellement en visite chez le père de madame McColgan, M. Iréné Perry, Palmer Road. Le lait continue à être reçu en g.ande quantité à la fromagerie de Tignish” Des améliorations considérables ont été faites dans le cimetière de Tignish. Encore quelques jours de travail et ce lieu saint présente- 1a un beau coup d'oeil. N'oubliez par les courses de che: veaux sur l'hippodrome de Tiguish, jeudi de cette semaine. Nous apprenons la douleureuse nouvelle que le Rev. P. P. Arse- nault a eu. uue rechute de la mala- die qui le retenait au lit, ilya quelques semaines. Aux dernières nouvelles il était en dauger. Vendredi soir dernier le club dra matique d’Alberton, donnait un concert à Tiguish, qui fut haute- ment apprécié. Le programme é- tait choisi et fut exécuté avec beaucoup de succès. La musique, fanfare des dames, fut hautement appréciée. Le docteur Purdy qui est l'organisateur de l'affaire et l'instructeur üe la faufare, méri- te des félicitations. Un millionnaire américain. Da- riel Pearsous’ âgé de près de qua- tre-vingt-dix ans, vient de manifes ter son ivtention de distribuer aux institutrices de Chicago son dernier million. Il a déjà distribué quatre millions, en dons à différents collè- ges. Son plus grand désir est de mou- rir pauvre. Combien veulent plutôt mourir riches et laissent à leurs héritiers le soin de dissiper leur fortune! EEE Grande Fete A Shediac LE 15, 16 ET 17 AOÛT De gigantesques préparations sont faites par les acadiens de notre ville pour célébrer leur fête natio uale ét les trois jours du 15, 16, 17 aout seront la scène de célébrations qui surpasseront en grandeur et en beauté toutes leurs précédents. Les meilleurs orateurs de notre vrovince, ainsi que bien d’autres des provinces environnantes ont of- fert leurs services et il est certain que de grandes lumières, sur l’his toire de notre peuple, séront com- muniquées à ceux qui seront assez privilégiés que de venir entendre leur discours. L'attention du visiteur sera de plus occupée par des jeux et des a- 10 par heure. Il convient de noter le calme et la tranquillité avec les- quelles on a célébré la fête de l’In- dépendance dans les villes et villa- ges de New-Jersey et à Saratoga. A ce dernier endroit la vente des explosifs a été défendue, Aucun incendie sérieux ne s’est déclaré à New-York même. Buffalo, 6— Quarante incendies et 15 enfants blessés ont été le tri- but payé aux fêtes du 4 juitlet à Buffalo. Les incendies ont été de veu d'importance et n'ont causé que peu de dommages. | L'Acadie anglaise et l’Acadie francaise MGkr O'BRIEN. C'est avec chagrin que j'ai lu ce qui suit dans l'Évangéline du 17 courant : * ‘‘A Ja page 146 de son livre, Mgr O'Brien écrit :’’ 1755—The year of the expulsion there were in English Acadia Messrs....... ..In French Ace, Met. ‘Une Acadie anglaise, et cela en 1755 ?....Uu Irlandais seul pouvait trouver in mensonge historique aussi colossal, ’” Si c'était ‘‘un mensonge histori- que’’—ce qui u'est pas—de dire— ‘‘Une Acadie anglaise en 1755’, l'odieux en retomberait sur un saint et patriotique prêtre français : l'ab bé de l’Isle-Dieu, vicaire général de l’évêque de Québec, à Paris, le même qui a payé de ses propres de- niers l'instruction, en Frauce, de quatre Acadiens dont deux sont de- venus prêtres : les abbés Bourg et Bro. Feu l'illustre archevêque d'Hali- fax, le très regretté Mgr © 'Brien, a tiré la liste des missionnaires qu'il y avait à l’Acadie anglaise et À l'Acadie française, en 1755, d'un ‘Tableau sommaire des missionnai- res séculiers’’ (avant les premières hostilités des Anglais sur nos postes et contre les sujets du roi qui les habitaient et s'y étaient établis) étaient à l'Isle Royale et à Louis- bourg sa capitale, à l'Iile St-Jean, et au port LaJoye, son fort, à l’A- cadie française et anglaise, et à la Rivière St-Jean.'” Ce ‘‘Tableau sommaire,'’ fait par l'abbé de l'Isle Dieu, soit à l'au- tomne ue 1761 ou au commence- ment de l’aunée 1762, fut publié en 1888 par l'abbé H. KR. Casgraiu, dans le premier fascicule de la dé- funte revue : Le Canada Français vers la fin de la livraison, parei les Documents inédits sur l' Acadie. C'est l1 seconde de ces importantes p.èces historiques. - Après avoir parlé des postes de l'Isle Royale, du Port LaJoye et de leurs missionnaires, l'abbé de l'Is- le-Dieu, sous la rubrique de ‘‘Aca- die Anglaise,” écrit ce qui suit :— ‘‘Ayaut la dévastation des postes que nous avions sous le gouverne ment auglais dans l'intérieur de la Péninsule ou Nouvell: Ecosse, nous y avions plus de 1690 habitants et cinq missionnaires séculiers, savoir MM. De la Goudalie....de Chau- vreuil....Des Esclaves....Daudin et Lemaire. ACADIE FRANÇAISE ‘‘Par là on entend les postes que les Acadiens français qui avaient évacué la Péninsule ou Nouvelle- Ecosse des Anglais, avaiert établis sous la protection du fort de Beau- séjour.” Puis vient la liste des quatre mis sionnaires à l’ Acadie française avec des remarques sur chacun d'eux. Ces missionnaires étaient les sui vants : MM. Le Loutre, DeMa- nach, Visien et LeGuerue. ‘Le quatrième (M. LeGuveine) desservait les havitants (qui de- puis leur évacuation de l’Acadie musements nombreux et variés ; et [afin de pouvoir au bien-être com-| is Chypoudy, plet du public, il sera accommolié) en fait de 1epas et refraichissemenuts délicieux. Des arrangements ont été faites pour avoir des excursions partout de tous les centres acadiens. Com. 4 Juillet aux Etats-Unis New York, 6—Quatre morts et 337 blessés, dont 11 dangereuse- ment, sont enregistrés parmi les ré- suliats des recentes démonstrations du 4 juillet à New York et à Brook- lyn. Le record de l'an dernier avait été de 7 morts et de 253 blessés. Les hôpitaux hier soir étaient littéralement encombrés de patients et ces derniers arrivent aux diver. anglaise) s'étaient établis sur les Petcoudiac, Memeramkouk et dans les postes voisins, et également protégés par le fort de Beauséjour, au nombre de plus de trois mille habitants que le susdit wissionvuaire ne pouvait des- servir que parcequ’il était alternati- vement aidé et secouru par les deux missionnaires qui résidaient au fort (MM. Letoutre et Visien).””? A l'appendice ‘‘A’’ aux Memoirs of Bishop Burke, page 146, Mgr O'Briev, en parlant des missionnai- res, dit :—1755—The year of the expulsion there were ia English A- cadia Messrs. Des Esclaves, De la Gouéalie, De Chauvreuil, Daudin et Lemaire. In French Acadia, Messrs LeLoutre, DeMauach, Vi- sien and LaGuerne. Bien mal intentionné serait celui qui gserait aflimer que Mgr O': à maire, fait par l'abbé de l'Isle- Si le ‘‘Trust de l'Acier’’ réussit Diéu, la liste de ces neuf mission-} dans son projet, M. Carnegie sera paires. Que les Acadiens aient eu à se plaindre de feu l'illustre archevê- que d'Halifax d’avoir fait la sour- de oraille à nos justes demandes à l'endroit d'un évêque de nôtre pro- pre nationalité, c’est possible. Je n’en sais rien personnellement. Mais quand même cela serait, le silence méprisant de Mgr O'Brien [rentré dans son million avant la fin de l'année ; les autres millions qu’il tirera de l’épargne français lui se. ront donnés parsurcroît. Mais les actions de la ‘‘U. S. Steel Corporation’ seront-elle ad- mises à la Bourse ? On dit qu’ily a du tirage. Pourtant, comment re. fuser cette petite faveur à un hom me qui prend ainsi délicatement ne justifñerait pas ZL'Ævangéline d'avoir écrit ce que j'ai relevé. Ce même archevêque s'est tou- jours montré le défenseur de nos pères chaque fois que des écrivains ont essayé de vouloir justifier le Gr:nd Dérangement. Les jour-| naux d'Halifax en font foi. De plus, ouvrons la page 51 des Memoirs of Bishop Burke et voici ce qu'on y lit : ‘La tragédie de la dispersion des Acadiens en 1755, est une tache de sang aussi indélibile que celle qui a souillé les mains de Pilate, et sur cette tâche ont passé sans la faire pâlir les vagues de la baie de Fundy comme les ingénieux pré- textes des arologistes modernes, Le gouvernement auglais n'est pas à blâmer ; cette iniquité a été l’ceu- vre de la Nouvelle Angleterre ; c'est là qu'il s’est trouvé des hom. mes courageux coutre des paysans sans défense ; les mêmes qui plus tard furent trop lâches pour com- battre pour le roi ou trop poltrons pour se lever avec c:ux qui vou- laient conquérir leur liberté. Par suite d'une inconcevable méprise, ils sont connus dans l’histoire sous le nom ‘‘loyalistes.’’ Il est vrai que plusieurs des acteurs de cette sombre tragédie ont eu l'occasion de rougir du rôle qu'ils avaient joué. En effet, quand ils se re- trouvèrent au milieu des ruines fu- mantes dela Grand Prée où se / trouvait ni ennémi à combattre ni ami à protéger ; quand il leur fut donné de voir le chien fidèle chercher en vain celri qui fut autrefois son maître et que l'écho leur apporta les gémisse- ments des petits si brutalement poussés en avant, la navrante ago- nie des femmes et des enfants sup- pliant en vain de partir avec leurs maris et leurs pères, ils sentirent se réveiller en eux les sentim2nts qui appartiennent à l’homme. , C'est a- lors qu'ils réalisèrent dans toute son herreur l’acte dont ils s'étaient si inhumainement rendus coupables et qu'ils comprirent que l'expédi- tion à laquelle ils avaient pris part était indigne d’un soldat. Si à cet: te heure là, ils ont eu la vision des apologistes de l’expulsiou, ils ont sans doute mauiit la folle tentative de ceux qui auraisnt dû laisser le sombre voile du silence couvrir une telle infamie.”” J'ai cru reudre service à Z’Æ- vangéline eu écrivant cet article que j envoie à chacun de nos trois jour- naux acadiens. PLACIDE GAUDET. Ottawa, ce 30 juin 1909. Nons publions la lettre e M. P. P. Gaudet, généalogiste, Ottawa, mais nous sommes du nombre de ceux qui veulent plutôt voir triom- pher la justice que de voir relever des phrases de journaux. Si les actes d’un homme ont été justes envers un peuple opprimé, lorsqu'il s’agissait de faire de l’his- toire, l’oublie et l'injustice, par le même homme, envers ce même peu- ple, lorsqu'il s'agissait de leur a- vancement religieux, social et civil, ne le justifient pas. Le moins que nous pouvons fai- re, à présent, c’est de prier pour celui qui fut ia cause d'un délai impardonable pour le triomphe de notre race—Red. IMPARTrAL. SE Et Encore Un Grand Philanthrope M. Carnegie vient de faire don à la France d'une somme s’élevant à un million de dollars, destinée à ré- compenser les actes héroïques. Tout le monde sait cela : ia pres- se a embouché ses trompettes les plus bruyantes pour faire l'éloge du généreux donateur, du grand philasthrope, qui...que...dout Ce que l'on sait moins, et ce qui est pouitant bien plus intéressant, c'est que, dans le même temps où M. Carnegie se livrait à cet acte de muuificence, la ‘‘Unuited States Steel Corporation’, vulgairement dénommée ‘‘Trust de l'Acier’’, fai- sait des démarches pressantes pour obtenir l’introduction de ses actions LP la Bourse de Paris. Et M. Carnegie est le plus gros cinq millions dans son portemon- uaie et vous les tend avec son plus gracieux sourire ! ments ms La Greve de Sydney Sydney, N. S., 8.—Un train ve- nant d'Halifax et portant 510 sol- dats et 24 officiers est arrivé ici ce soir et a été dirigé sugGlace Bay. Ces forces militaires, sous le com- mandement du Col. Wadmore, du Royal Canadian Regiment, avec le major MacDonnelle, comme chef d'état-major, se composent de 25 homm-+s du R. C. R. : 200 hom- mes de l’Artillerie Canadienne ; 50 hommes des Ingénieurs Canadiens et des détachements du corps du service de l'armée. Ils ont avec eux deux canons, un équipement complet, et des rations pour deux jours. Tout était calme, cet après- midi chez les grévistes, mais la nouvelle que des renforts militaires étaient arrivés, a été mal accueillie et a donné lieu à des actes de vio lence dont le Cap Breton gardera longtemps le souvenir. D: bonne heure, ce matin, les grévistes concentrèrent leurs forces vers les puits miniers No 1 et avant 7 heures, 3,000 hommes étaient groupés près de l'ouverture. Quand les hommes de la P. W. A. firent leur apparition pour aller travailler, ils furent sommés de ne pas repren- dre l'ouvrage. La persuasion ayant fait défaut, les grévistes se ruèrent sur les ouvriers et ceux ci furent cruellement battus. Bientôt les femmes se mireut de la partie, Uu des ouvriers fut poursuivi par un groupe de femmes qui l’appelaient ‘‘scab’” et lui criaient toutes sortes d'épithètes injurieuses. Finalement, les femmes parvin- rent à s'emparer du malheureux ou- vrier et lui déchirèrent tous ses vê- temeuts sur le corps, l’obligeant ainsi à retourner chez lui dars un costume primitif. Au puits No 3, la femme d’un ouvrier a été assaillie par un grou- ge de grévistes, qui lui enlevèrent ses vêtements et les mirent en lam- beaux, puis obligèrent la mailheu- reuse femme à courir se chercher un refuge ailleurs. Plusieurs femmes sont actuel!le- ment en prison sur accusation d'as- saut. L'état de choses à la mine sont les mêmes aujourd’hni qu’hier. Au puits No 1, dela ‘Domi nion’”, les ouvriers ne semblent pas avoir peur et viennent au travail par petits groupes. Le travail dans la mine paraît se faire normale- ment. A Bridg=port et aux autres points miniers, tout est tranquille maïs les hommes sont inquiets et semblent redouter 1:s troubles. Ils vont et viennent en nombreuses compa- guies. La compagnie n'a pas encor commencé à chasser les familles des grévistes de ses propriétés et celte partie du programme ne semble pas prête d’être exécutée. Cette difficulté est loin d’être ré- glées et on s'attend à de nouveaux désordres d’un moinent à l’autre. Re Les Modes Feminines Paris, 12.—L'édition de 1'‘‘Os- servatore Roumnano’', l’orgaue du Vatican, qui est arrivée hier à Pa- ris, contient une violente pretesta- tiou contre les modes féminines ac- tuelles. Prenant pour texte la pé- tition coutre la presse immotale, que les dames cathoiiqnes de Berga- ne ont adressée au ministre de l’in- térieur et qui porte des milliers de signatures, l'organe catholique dit : ‘Nous espérons que les autorités compétentes appliqueront la loi à ces nouvelles écuries d'Augias. Nous ne pouvons en même temps que déplor:r uu autre danger qui nous vient de | étranger et contre lequel, les femmes devraient aussi s'unir. Nous voulons parler des toilettes portées dans la rue par des femmes de tout âge et par des jeu- nes filles. ‘‘Ceux qui professent avec ar- [sstlenneirs dess trust, l'un des vères à l'égard des femmes qui se promènent dans les rues avec des robes immodestes, Les modes ac- tueiles sont faites pour exciter les passions. Elles sont le naufrage de la vertu. Ces modes portent préjudice à la beauté qui est la ré- flexion de la bonté de Dieu et par conséquent est féconde en félicité morale et matérielle. ‘Dans leur simplicité nos mado- nes ne sont-elles pas un exemple de la beauté de la grâce éternelle pour l'âme et le cozur ? ‘Nettoyez ces garde-rob:s im- pures. Videz les de ces robes qui font pleurer l’ange gardien de cel- MPORTERS AND DEALERS DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHUES FINE GROCERIES les qui les portent. Faites que vos femmes et vos filles confectionnent | leurs propres toilettes plutôt que de | leur laisser porter ces robes qui of- fensent le Saint-Esprit et le père de la vérité. Cent jemmes arretees Londres, 30—La treizième gran- de manifestation des suffragettes a lieu dans la nuit d'hier. Les suf- fragettes avaient envoyé une délé- gation auprès du Premier Ministre, M. Asquith. Le résultat a été une excitation considérable sur le ‘‘square’” ou ‘‘carré’’ du Parlement et finalement, l'arrestation de 100 femmes. Les femmes s’assemblèrent d'a- bord dans la grande salle Coxton, vers 8 heures, et envoyèrent uae députation auprès du Premier Mi- uistre Asquith, présidée par Mme. Parkhurst. M. Asquith avait dé cidé de recevoir les femmes. Pendant ce temps, la foule s’as- semblait aux alentours du Parle- ment. Escortée par la police, la dépnta- tiou arriva à l’entrée St-Etienne où l'inspecteur en chef remit à Mme. Parchwurst, une lettre de la part du Premier-Ministre, lui annonçant qu'il ne pouvait recevoir la dépu- tation. , Mme Parkhurst a rejeté violem- ment la lettre sur le parquet, et, d’une voix qui indiquait beaucoup d’indiguation : ‘*‘Comme sujet du Roi, c'est mon droit d'entrer au Psrlement'’, et elle essaya de péné- trer dans l’enceinte parlementaire. Les policiers essayèrent tranquil- lement de calmer les déléguées et de les faire retourner, -mais l’un d'eux reçut un coup de poing au visage. Elles furent alors arrêtées. Mais en même temps, uve secon- de députation arrivait au parle- ment. Pendant deux heures, ce fut une excitation monstre. Une multitude de fenêtres des bâtisses du gouvernement furent défoncées, 112 femmes furent airêtées. Au moins 50,000 personnes ont assisté à cette scène. (On commen- ce à Londres, à convaître ce que e’est qu'une manifestaticn de suf- fragettes. For sale : MAN oR WoMAN, My South African Veteran Bounty Land Certificate issued by the De- partment of the Interior, Ottawa ; good tor 320 acres of any Dominion Lani open for ent:y in Alberta, Saskatchewan, or Manitoba. Any person over the age of 18 years, Max oR WOMAN, cau acquire this Certificate. For immediate sale $800 00. Write or wire, L. E. Telford, 131 Shuter Street, Toron- to, Onutario.”’ HOTEL POIRIER F. T. POIRIER, Propriétaire, a —— Deux minutes de marche du che- min de fer. Ecurie et cnevaux de louages. Prix raisonnables, WELLINGTON, P. E. I, =— BERNARD HOTEL Tignish, P. | 0 This well known hotel has been ‘refitted and renovated this spring. making it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes’ walk from the Railway Depot. Rates Moderate. (Good Stabling in connection. THEO. BERNARD, PROF nn EE P. C. MURPHY, M. D. Médecin—Chirugien And Fishinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and complete stock of NEW GU0DS We are prepared to supply the wants of the farmer fish eiman and mecha- nic We invite in: tending purchasers to give us à ail and they will fiud we can meet alt competiters, and save to them the trouble and expen- se of going to Summerside Charlottetown. or dsur la foi st la merals estholiques TIGNISH, IL DU F, à,