ee IMPARTIAL, JEUDI LE 7 SEPTEMBRE, 1899. LETTRE DE ROME [Suite de la 2me Page] et qui traitait d'égal avec tous les habitants de l'Olympe. Son nom reste attaché à vwn débris\l'air, ces statues qui semblent |pines et de tontes les richesses de la demeure impériale que les fouilles nous ont rendu. On a retrouvé un de ces passages ap- pelés par les Romaais ‘crypto portiques” qui s'enlonçaient dans la terre et permettaient d'aller d'une habitaion à uue autre sans traverser les rues et les places publiques. Celni-là est un des plus longs qu'on connaisse ; il prend naissance tout près de la rune Palatine, longe pendant plas de 100 mê tres les maisons de Tibère et de Caligule, puis tonrne brasque ment à droite et continue jus- qu'à l'endroit où il réjoignait un des palais déjà détruits. 1l ert très bien conservé. C'est ici que le 24 janvier de l'an 41 se passa un événement terrible dont l'historien Joseph nous «a raconté tons les détails. Caliguia trouva la mort d’une taçon tra- gique aans cet immense corri- der. L'imagination peut se figu- rer aisément cette scène terrible. On reveit ce prince usé par les excès de tont genre, ce vieillard de 2f ans, tel que Senèque et Suétone l'ont dépeint en traits ineffaçables. On suit les assas- sine depuis le moment où 1ls pénètrent avee lai dans le por- tique jusqu'à celui où ils se sau- vent par la maison de Germ.ni- eus, demandant un asile au père après avoir tué l'enfant. Le Néron, il ne reste rien au Palatin. Conme ïil avait par dessus tout le goût du fantas tique e: du gigantesque, il rêva de 8e faire un palais où toute une ville fut contenue. 1l ima- gina d'aller réjoindre les jardins do Mécène à travers la vaste pleine qui sépare le Palatin et le Caelius de l'Esquilin. Mais :es Flavii s'y firent construire un ‘’sanctuaire”. Domitien qui se faisait adorer, qui ordonnaït qu'on le traitàät, dans les suppli- ques qu'on lui adressait, de “maitre et de Dieu” ne pouvait qu'habi‘er un temple. Ce palais faisait l’'ad niration des con'em- porains, et les foailies de ces der- nières années l'ont mis complè- tement au jour. Enfin, amis lecteurs, j'arrive an dernier palais des (Césars construit sur le Palatin: c'est celui de Septime Sévère. 11 fal- Jut, pour ainsi dire faire le sol sur lequel il devait s'élever ; car; cesols'abaisseen pentes donces jusqu'à la plaine : on Île par des substructions inimenses qui se composaient d'arcades de relera pierres superposées. (Jes sub- stractions immenses existent encore, et frappent d’étonne- ment Mais de toutes ces ruines impesantes, rien n’égale en in térêt ce qui reste de la loge im périale sur le grand cirque. Elie était attenante au palais même en sorte l'emnerenr assis- tait aux courses de chars et de chevaux saus eortir de chez lui. Chose commode ! 1! n'avait pas à craindre de recevoir des coups | ave de vanne, comme le pauvre pré: dont maltraité sident de France, Loubet, le gibus vient d'être par M. Christiani, an bean mo: ment où il contemplai üe pa- tonnant, les géants suspendus à la roche Tarpéisnune, l'or eiselé dis portes du Capitole, et sur le’ faite des temples, qui de toutes’ parts usurpent les piaines del s'agiter dans les nuagts ; prus. loin les coionnes rostrai-« recon vertes de l'airain des navires, ct | ces édifices construit sur le som- met des plus hautes montagnes, travaux audacieux que la main de l'homme ajonta à l’œuvre de la nature, et ces innombrables arcs de triomphe chargés des nations.” Toutes ces richesses ont disparu ; il be reste que les fondations de ees palais de mar. bre du haut desquels le poète contemplait les édifices dorés da fornm : ce ne sont plus au jourd'hui que des ruines, d'où l'œil s'étend sur d'antres ruines. Je me trompe. Sar les ruines des temples païens s'élèvent d-s églisvs élevées en l'honneur du vrai Dieu, comme si le Seigneur avait voulu prendre possession dans ses héros et dans ses saints, d'une terre profanée par les di- vinités de l'Empire. En face de nous, se trouve de l'autre côté du forum, Saint Laurent in Mi- rauda, ancien temple sonsaoré à Antonin le Pieux et à Faustine sa femme. Sur les ruines du temple de Vénus et de Rome, voyez l'égiise vénérée de sainte Françoise romaine. Le temple de Vesta à fait place à sainte Marie Libératrice. Le Christ règne sur Rome et sur le monde. Ici ont passé les maitres de l'univers je- tant d’insolents défis au Gali- léen ; mais tandis que ieurs noms sont pour la plupart exé- crés, le Christ est toujours aimé, respecté, adoré d'un pôle à l'autre : “Christus heri, hodie, et iu saecula”’ Le gou- vernemeut dun monde a passé da Palatin au Vatican, et pen- dant que le trône des empereurs tombait en pousière l’hamble chaire de St. Pierre s’affermis- sait pour les siècles ; et le vi caire de Jésus-Christ. succes. seur du pêcheur de Galilée, con- tinue de gouverner le monde du fond de sa prison da Vatican où, maigré ses 89 ans, il dirige encore d’une main ferme et as- surée la barque de Pierre tou- jours assaillle par les tempêtes et les orages des révolutions, mais de son cœur confiant et magnanime, il répète le ‘non praevalebunt”. Les ruines du palais des Césars en sont une preuve. Pour terminer cette conversa- tion citons une beile page de Mgr. Gezxbet qui résume bien les impressions da chrétien au Pala- tin : ‘‘Le mont Palatin, percé de coi struetions aujourd hui sonte raines fait l'effet d'un sépulcre, sur le sommet duquel le temps, la nature, les fantaisies des hommes, les inspirations d+ Ja piété ont formé un pêle-mêle 6 trange. C'est comme la corni che et les arabesques de ce grand tombeau. La nature are- pris possession par des brons- sailles du o>in où se trouvent, la cabane de Romulus. La cour palatine de Tibèreest plantée. | , . | d'artichauts. Sur les chambres d'Auguste décorées par des ar-| tistes grecs s'élève un manoir, manresque. Dans les apparte- ments où Caligula donnait à son. reils amus:ments. Tel était le Palatin ; sont tes ruines que telles con: nous templons anjourd’hai. Cicéron |qui rappelle la mort de c'était le plus bel|Sébastien se cache entre des | nous dit que endroit du monde. On dominait de la tonte la ville, et le regard! naments célèbres dont ja répu-| blique et l'empire l'avaient o1- né. “Là, dit Claudien, le palais de mouarques, élevant au-des- sus du Forum sa voit à ses pieds :es temples des dieux rangés en cercle autour tête altière, | cheval du blé doré dans nne| auge d'ivoire, un métayer a | brite ses charrettes. La chapeile | Saint | murs vers l'emplacement de la tour bâtie par Héliogabale. Les! } par Domitien à Adonis sont de-| | . ‘ | venus une vigne qui porte le | pom d’un martyr. Mais le meil-| leur gardien de toutes ces ruines est le convent de Saint Bona.| venture, C'est le monument, c'est le type du dépouiliement | volontaire d'une vertu éternel! de lui comme des postes avan- cés qui le protègent. Spectacle sublime ! D: là, l'œil aperçoit, dité qui avait été le dieu “ lement inintelligible à 1a cupi- } (an-deesus des sutels de Jupiter Paiatin et qui est encore adoré par beaucoup de ceux qui le vi sitent. 1i ne songent guère à pénétrer le sens de cet hiéru- gl;phe chrétien, jeté dans ce pandémoainm do tontes les ra de j'ancien moude. A. M. D G. EXCELSIOR DRUG STORE ALBERTON. Just received another large consignment of Drugs, Chemicals and Patent Medicines |! and havre now as fine an assort- | ed stock as is to be fonnd on the Island... As we buy exclusively from the Canadian Drug Co, St. John, one-of he best W holesale Drug Houses in Canada, every- thing is guarauted to be of the Purest and Best Quality. KooTENAY, the King of Rheu- matism Cures, in stock. Dispensing and Veterinary work a specialty. Your patronage will be ap- preciated and courteous treat- ment secured. Buving right we sell right. J. B. REID Feb. 1898. tf JOB PRINTING D pr un mr - | + . 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I Sheriff’s Sale By virtue of a Writ of Statute Exe- cution to me directed, issued out of Her Majosty's Supreme Court of Judi- cature, at the suit of James Yeo a- gainst Richard Delaney, I have taken and seized as the property of the said ichard Delaney, all the right, title and interest of the said Richard De- laney, in and to all that tract, piece an parcel of land, situate, lving and being on Lot or Township Number Nine, in Prince County :— Bounded lon the north by land now or formerly owned by Benjamir Pemphraise, on the east by the Brae River, or a con- tinuation thereof, on the south by land now or formerly owned by Tho- mas Rogers, and on the west by land now or formerly owned by Charles meNevin, cntaining Fifty Acres of Land, more or less. And I do hereby give public notice that I will on Tues- : à ! dav, the 20th day of February next, | embrassait presque tous les mo-! jardins voluptueux consacrés! 1" : ; | A. D. 1900, at Twelve o’clock, noon, at the Court House, in Summerside, in the said County, set up and se!l at Public Auction, the said property, or so much thereof as will satisfy the leyy marked on the said writ, being Four Hundred and Eighty-nine Dol- lars and Five cents, besides Sheritfs | fees and ail other legal inc.dental ex- penses. JOHN GAFFNEY, Sheriff. | Sberiff's Oflice, Prince County, August, 1st, 1899. 3-ins. College St Dunstan (Afilii a l'Univeraité Laval). COURS CLASSIQUES, PHIL350- PHIQUES ET COMMERCIAUX L'ouverture des classes au Col- lège St. Dunstan aura lieu, mardi, le 12 septembre. Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. À. P. MCLELLAN. Collège St. Dunstan, Ch’Town. Ce 29 août 1890. JUST A MINUTE of your time PLERSE to remind you of how well W.J. Crockett's store is stocked with confectionsry, Bis:nits, Fruits, Temperate Drinks, Ci- gars, Tubacco, etc. On a hot day you can get the most refreshing drinks a! Cro cketts. 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Archibald, of appears below), is one of the severest and most intractable that has ever been à DR ES à 7" à 72 ÿ A RN ae Le NO : "4 AX SS : — reported from the eastorn provinces, and his cure by Kliiburn's Hicart and Nerve Pills the more remarl:zable from tne fact ; that jC was given up as incurable by | worthy and respected physicians. : The disease, Locomotor Ataxia, with which Mr, Archibakl was afiictud is considered the most obs'inaie and incur- able disease of the nervous system known. Wien once it starts$t graduaily but surely progresses, paralvzing the lower extremities and rendoring its vic- tim heïpless znd hopeless, enduring the indescribable agony of secinz himself die by inches. That Milburn's Heärt and Nerve Pills can cure thoroughly and comsletely a disease of such severity cuit to encour- age those whose disorders are not so serious to try this remedy. The following is Mr. Archibald's Istter : Messrs. T. MiILBURN & Co.—"T can assure vou that my case was a very severe cn, and had it not been for the use of kiburn's Heart and Nerve Pills I do not Lbeiicve E “vould be alive to-day. I do not know, exactly, what was the cause of the disease, but it gradually affected my legs, until I was unable to walk hardly any for five months. “ [was under the care of Dr. Morse, of Melrose, who said I had Locomotor Ataxia, and gave me us as incurable, “ Dr. Solomon, a weil-known physician of Boston, told me that nothing could be done for me. Every once who came to visit me thought I never coul get better, “I saw hiüburn's Heart and Nerve Pilis advertised and thought I would try them anvway, as they give more pro- miscofhelvinymethananyihing lknewof, ““]f you had seen me vhen [ started takinz those wonderful pills-—not able to get cut cf my room, and saw me n2Ww, working hard every day, you wouldn't kaow me. “Y om azent for P, O. \ickey, of Ancusta Maine, and have sce! 3500 sub- scribers in 80 days and won a uity dollar prize. _ “Nothing else in the world saved me but those pills, and I do not think they have nan equal arvwhere, “4 Yhe seven boxes Î took have restored me the full use of my legs and given me strength and energy and better health than I have enjoyed in a long time.” G. O. ARCHIBALD, Hosewell Cape, N. B. In adution to the statement by Mr. Archibald, we have the cndorsation of vo well-known merchants of Hopewell Cape, N. B., viz.: Messrs. ]. E. Dickson and F. j. Brewster, who cez2rtify to the genuineness and accuracy of the facts as given above. Miülburn's Heart and Ncerve Pills are soc. à box, er 3 for $1.25, at all drug- sise, or sent by mail ‘TT, Milburn & Co., Toronto, Ont. NEW STORE AT WELLINGTON PTT STATION Re RNCS D CP ol _ niet sl … + RTE er KP TES ESS 1 have recent]y o;.ened a general store at Wellington and solieit a share of pub'ic patronage. I have a nice selection of Dry Goods, Groceries, Boots & Shoes aud th+ usuai seiection of goods foand in a general r til store. L'intend meking a spevialty of Egcs, and will also endearor to bay everything the farmers have for sale, and 1 trosi that by care fal attention to business and by adhering to straightforward business methods to secure and retain a share of the patronage of the farmers of W-llington aud surrouuding districts. ‘#2 Wellington Station. ARSENAULT SE Often in the morning there comes a feeling of weariness, indescribable : not exactly ill, nor fit to work, but too near well to remain idle. À Ripans Tabule taken at night, before retiring, or just after dinner, has been known to drive away that weariness for months. + wno are to w of bad health that R-1-P-A‘W°8 wi! not benefit, pens 10 PONS en ec arees BÉPANS, 10 for Len life. oué Fote the word E'l‘FA'N'8 en the packet, Accent no RE D RS five cents to e at n morerate. s