NOUVELLE SERIE vs : CRT 6 * LR CR SRE. = — RS UR JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIIT FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA MR hrs sunoneersssso ce D: 08 PR. sise coco Pour LES EraArs-UNIS Un Mis soso seosesoee ces 1. 00 Six MOIS css ces 75 Pour L'EUROPE Un An. ..ocooss cs. De $1.50 Six mois. . .Æ.....00...1,00 . Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- £: bien que la nouvelle. Adnsez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, lle du Prince Edouard L'IMPARTIAL æ—— Tignish, Mardi, 21 Juin 1910 LA RECOLTE ee JusqW’ici, nos espérances ont été vaines, quant à la température . celle-ci se maintient froide et plu- vieuse. Nous avons déjà parlé des craintes sérieuses entretenues géné- ralement sur le résultat désastreux que cela pouvait avoir sur la récol- te : et, de fait, on avait toutes les raisons d’apprehender des dégats tels, que le prix des denrées ali- mentaires aurait subi une hausse é- quivalente à leur rareté. Mais voi- là que le Bureau de recensement à Ottawa nous transmet des nouvel- les plus consolantes. Il est viai, d’anrès des statistiques qu’il publie, statistiques fournies par une fou- le de correspondants disséminés par tout le pays, —que les dernières gelées ont causé, un peu partout, des dommages aux arbres fruitiers et aux légumes tendres, mais, en général, la saison a été favorable à la culture de tous les fruits et de tous grains. Chose remarquable, les basses températures des mois é'avril et de mai, ont permis aux grains de mieux résister aux ge- lées. Ce fut comme une providen- tielle et bienfaisante acclimation. Certaips fruits et certains légumes ont pu pousser d’une façon très sa- tisfaisante, dans les mêmes condi- tions. Eu somme, le réensemencement et la re-transplantation ont été moins générales que les années der- nières. Voila, certes, qui est de nature à réjouir tout le monde. Quant à l'effet de la pluie, elle a été merveilleuse sur les pâturages dont l’état est de beaucoup supé- rieur à celui de l’année dernière, à pareille date, surtout dans les pro- vinces maritimes et dans Québec. Les champsensemencés en grains divers, surtout en blé, représen- tent une superficie beaucoup plus grande qu’en :909, et la condition du foin est de 7.78 meilleure que l’année dernière. Les staistiques du Bureau de re- censement couvrent surtout la si- tuation dans l'ouest ; mais si on ex- cepte pour les pâturages et le foin, nous croyons que dans la province de Québec les correspondants ont dû être plutôt pessimistes. Par exemple, on ne dit rien du tout des pommes de terre qui sont si exposées à pourrir, lorsqu'elles sont noyées sous des averses trop! fréqueutes. Quoiqu'il en soit, il y a tme cho- se à considérer : si l'acclimation due aux températures plutôt froi- des d'avril et de mai a pu se pro- duire dans l'Ouest, rieff ne s’oppo se à ce que, par le même bienfai- saut phénomène, la récolte dans l'Est ait, dans des proportions quel- conques, subi le même effet. C’est à sigualer. UN MIRACLE ECLATANT AU SANCTUAIRE DE STE. ANNE DE BEAUPRE Un miracle éclatant a été opéré au sanctuaire d: Ste-Aune de Beau- pré, au commencement de juin der- nier. Mlle Frances Little, demeurant au No. 414, rue Draper, Dorches- ter, près de Boston Mass, et qui é: tait infirme depuis six ans et inca- pable de marcher sans se servir de béquilles, a laissé là ses béquilles, après avoir reçu la sainte commu- nion et vénéré la relique de Ste- Anne à la grande joie de toutes les personnes présentes. en compaguaie de sa soeur Marie, laissait Boston pour Q:ébec, en route pour Ste-Anne de Beaupré. Après avoir pris part aux dévo- tions avec une grande ferveur jus- qu’à jeudi, elle sentit subitement comme un courant de chaleur pas- ser dans tous ses membres et alle: jusque dans sa jambe malade et vers 3 heures de l’après-midi, jeu- di‘ elle se leva en laissant ses bé quilles et se rendit à son hôtel avec sa soeur. Un granä nombre de personnes témoins de cette guérison miracu- leuse furent émues et versèrent des larmes de joie. Sa soeur; toute surprise de la voir debout sans ses béquilles, s’empressa de les lui of- frir mais Frances lui répondit, tou- te joyeuse ; Jamais, je ne me servi- rai de ces béquilles, je suis ‘‘gué- rie”. On peut concevoir mieux l’éton- uement de ses parents, que de le décrire, lorsqu'ils virent entrer leur fille, à la maison à son retour de Ste Anne de Beaupré, en marchand aussi bien sans douleur apparente. Mlle Frances Little dit qu’elle savait qu’elle serait guérie si elle visitait Ste-Anne de Beaupré. Les médecins qui ont soigné Mlle Littie sont obligés d’avouer qu'ily alà certainement du sur. naturel. à Ce miracle à Ste-Anne de Beau- pré est le premier cetteannée. Les pélerinages ne commencent orüi- nairement qu’au mois de juillet. L'INTEMPERANCE Un jeune homme qui s’abandon- ne à l’intempérance est un jeune homme perdu. Un ivrogne est capable de tout : jurements, blasphèmes, querelles, vols, meurtres, etc. L'intempérance ruine la fortune, la réputation, la santé, elle tue l’4- me. Propriétés dissipées. ménages troublés, familles déshonorées, fem- mes malheureuses, enfants jetés dans la misère ; voilà l’histoire de l’ivrognerie. Avec l’intempérance, plus d’hon- ueur, plus de principes, plus de di- guité, plus de justise, plus de bon- ne foi, plus de charité, plus de paix, plus de joie, plus de bonheur ? Jeunes amis, fuyez les buvettes : en y entrant vous vous dégradez. EE ‘TOUT RESTERA DANS LA TRANQUILITE L'émoi causé aux Etats-Unis par la publication des nouveaux 1è- glements des Terres de la couronne de la Province de Québec, qui pro- hibe l'exportation du bois de pulpe coupé sur le domaine public, com- mence à s’apaiser. Nos voisins re. prenent leur sang-froid, calcule maintenaat, sans se laisser empor- ter par le sentiment, ce que coûtera à leur industrie de papier cette nouvelle politique de notre provin- ce, et admettent que, enfiu de compte, ils n’ont aucun droit de nous chercher chicane à ce propos. Il ont aboli le droit compensa- teur qu’ils avaient imposé sur no- tre pulpe ; mais ils l’ont remplacé par un droit supplémentaire de $2. oo par tonne prévu par le tarif Payne-Aldrick pour pareil cas. La situation chez eux n’en est pas meilleure. Les consomma- teurs de papier, dont les}principaux, sont les propriétaires de journaux, sont plus que jamais à la merci des fabricants de pulpe et de papier des Etats-Unis qui leur tiennent la dra- gée haute et ont soin de régulari- ser leur production de telle façon qu'il n’y ait aucun encombrement sur le marché. De fait, ila été constaté que la réserve de papier visible en entrepôts et aux usines ne ponvait fournir qu’une dizaine de jours à la consommation si la fabrication s’arrêtait pour une rai- son où pour une autre. Quel serait, nous demandait-on, RE; LUE — l'autre jour, le remède à apporter à cette situation? D'après nous, il semble que la meilleure chose à faire, ce serait que les Américains demandassent au Canada le droit d'importer son bois à pulpe en A- mérique et cela à des droits ré- duits, D'autres pour remplacer notre no- tre bois de pulpe d’épinette seraient prêts à réclamer des fabriques amé- ricaines,d ’autres matières premiè- res, les déchets de pins résineux, la paille de blé-d'Inde etc. On sait qu'elle crise s'est élevée au sujet de la pulpe aux Etats U- uis, lorsque notre gouvernement a adopté une nouvelle politique au Dimanche, le 5 juin, l'infirme, | sujet de la pulpe. Cette crise, est devenu dernière- ment plus intense, par une grève, dans l'une des plus importantes fa- briques à papier. Cette grève vient de se terminer, mais les réserves dispouibles,, ont été encore diminées. $ Ce n’est pas à nous, comme nous l'avons dit déjà, dans des précé- dents éditoriaux, à chercher ja so- lution du problème, mais bien à uos voisins, qui se trouvent, d’un côté, presque dans l'obligation de le faire. On sait sans doute, que quelques Américains, possèdent en Canada, de grandes étendues de terres, et maintenant, ce qu’ils devront ‘faire, ce sera d'exporter la pulpe ou ie papier, au leu du bois brut. Le Quotidien. Le Roi Edouard VIL Serait Mort Catholique L’Augleterre protestante est for- tement secouée par une nouvelle qui va sans cesse graudissanté. On croit que le roi Edouard VII est mort catholique et plusieurs cir- consStances ou coincidences tendent à le prouver. Voici ce qu’on a remarqué : A ses derniers moments, le roi n’a prêté aucune attention aux nombreuses visites de l’Archevê- que Canterbury. De plus ‘‘Le Ta- blet’’ un organe très sérieux du catholicisme anglais, sans admettre ni nier la véracité du fait, dit que le jour de la mort d’'Edoward VII, on a vu sortir du palais Bucking- ham, un membre très connu du cler- gé qui a été suivi jusqn'au presbytè- re des Jésuites, Sur la rue Farg. On va’jusqu'à dire que la maison de Hanovre maintient des relations se- crêtes avec le Vatican. Cela justi- fierait l’insistance que Georges V a apportée à la modification du ser- ment du roi. D'autres circonstances sont éga- lement considérées par le peuple anglais. Ainsi, après avoir été à Biarritz, le roi s'est dirigé sur Lourdes. On a remarqué son pro- fond recueillement devant la grotte. Il paraît, de plus, qu'avant sa mort, au moment de subir uue opé- ration à la gorge, le médecin spécia- liste demanda qu’on ouvrit la che- mise du roi, sur la poitrine, afin de faciliter le travail. Un scapulaire apparut. Ilavaitété envoyé à E- douard VII par uve religieuse. À la cour, où l’on parle de tous ces détails, ou s'accorde sur le fait que le défunt monarque était très bien disposé vis à-vis les catholi- ques. Congres de Temperance UNE OEUVRE NECESSAIRE (Du ‘‘Pionnier’’) L'action Sociale Catholique orga- nise, pour le commencement de sep- tembre prochain un grand congrès diocésain en faveur de la tempéraa- ce. C'est une oeuvre à laquelle tou- tes les organisations-soeurs et tous les particuliers qu'intéresse la ques- tion si débattue de la tempérance, seront fers de donner tout leurs concours, parce qu'ils en compren- dront la nécessité et l'opportunité. La néc:ssité, car, alors que de plus en plus la lutte se fait contre l’in- tempérance, on sent le besoin de mesurer ses forces, de se grouper pour les rendre plus vigoureuses. Bien des initiatives privées n’ar- rivent pas à un résultat satisfaisant parce qu’elles sont isolées, bien des volontés de combat restent inactives et dégénèrent en velléités, parfois même se perdent complètement, parce que les connaissances man- quent, parce que l'isolement occa- sionne la crainte et paralyse l'effort. { oo + ; L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 21 JUIN 1910 e fauts, surtout s’il est organisé avec une puissance d'action et un con- cours de volontés comme ce que nous montre le programme qui nous est communiqué et que nous pu- blierons prochainement. Parmi les sujets qui seront trai- tés, ceux qui concernent la législa- tion seront surtout intéressant, et c'est là que tous nous pourrons nous instruire. Il serait bon que les maires de paroisse, les conseillers influents, tous ceux qui par leur position sociale prennent part à la direction de la société, assisteñt à à ces assises où seront discutés et expliqués tous les moyens que nous avous à notre disposition paur com- battre le fléau de l’intempérance. Et puis, quoi de plus pour encou- rager les chefs dans la lutte, que de se sentir appuyés et soutenus par une multitude d'élite qui pense comme eux. Quoi de plus efficace pour grouper cette élite que la te- uue d’un congrès bien organisé et bien dirigé ! Combien aussi le Christ triomphant dans son sacre- ment d'amour, comme nous l’accla- merons au Congrès Eucharistique, devra bénir ceux qui, par des réso- lutions énergiques et fermes de lut- ter en eux et autour d’eux contre l’intempérance, auront apaisé sa soif de Christ victime sur la Croix. Daigne donc le Christ, notre mai- ere et notre roi, bénir et faire fruc- tifier les efforts de ses serviteurs. _—_—_———. ll Comment on Pretend avoir Decouvert le Secret d’une Loge _ (La ‘‘Patrie”’, 31 mai) La publication du pamphlet de M. A. J. Lemieux sur la loge l’'Emancipation a provoqué la dé couverte d’une chasse véritable, entreprise, il y a deux ou trois ans, par l’auteur du fameux pamphlett et ses amis. Lis réclament le mérite d’avoir découvert l'existence de la loge maçonnique l’Emancipation. Cette loge, disent-ils, compte quatre- vingts-treize membres ; une autre loge appelée ‘‘Force et Courage’’ a été fondée et une vingtaine des membres de la loge l’Emancipation en font partie. Ils prétendent de plus avoir découvert tous les secrets| maçonniques. Comment ont-ils découvert ces secrets ? C'est là qu’on raconte une nis- toire plus sensationnelle encore que le pamphlet de M. Lemieux. Comment les dô:uments de la loge sont-ils tombés entre les mains des anti-maçons ? Il appert que les documents ont été volés au secrétaire de la loge maçonnique l’Emancipatiou dans le cours du mois d’avril sur le chemin de Notre-Dame-de-Grâces. Voici d’ailleurs les détails de cette aven- ture. Un soir du mois d’avril dernier, vers onze heures, le monsieur en question, secrétaire d’une loge ma- çonnique, se rendait chez lui, où il y avait eu une séance. Il fut atta- qué par cinq personnes qui lui en- levèrent tout ce qu’il avait sur Jui, une chaîne et une montre en or, ($90 en argent et en billets de ban- |que, des papiers, un livres, des plans, etc. Le livre et les papiers contenaient, paraît-il, des rensei- gnements trés secrets sur la loge. Le livre contenait les minutes des séances de la loge. Les $90 dollars, la montre et la chaîne furent remis à la victime. Il comprit qu’on n’en voulait qu’à ses papiers. Une des cinq personnes qui l’a- vaient attaqué s’approcha de lui et lui donna tout excepté les plans, les papiers et un livre. Deux jours après, un confrère du dimanche annonçait que mon- sieur X....avait été victime des apaches en se rendant chez lui vers les onze heures du soir, qu'on l’a- vait pillé et dépouillé de tout à No- tre-Dame-de-Grâces. Les journaux, le lendemain, ré- pétaient la même nouvelle. Chose étrange, l’affaire ne fut pas confiée À la police, ce qui explique d'après les intéressés que le volé avait eu son argent, sa Ctratne et sa montre. Evidemment il ne se doutait pas du tout qu’on en voulait à ses pa- piers puisque quelques jours après il publiait ‘dans les journaux l’an nonce suivante : PERDUS.—Un livre et des do- cuments appartenant au secrétaire d’une loge maçonnique. Prière de remettre à........(ici l'adresse privée au bureau du journal). Etait-ce bien le secrétaire de l'E maucipation ? Un congrès remédiera à tous ces dé- | mm Les documents qui lui ont été volés sont-ils tombés dans les mains de l’auteur du pamphlet ? On suppose que oui et la publi- cation du pamphlet quelque temps après l’attaque du secrétaire de la loge laisse supposer que ce sort les documents perdus qui font la preu- | ve du pamphlétaire. Mais quel pouvait être le but de M. Lemieux ? D'après lui, c'était d'empêcher la franc-maçonnerie de poursuivre son oeuvre, qui est de propager les i- dées du Grand Orient de France. M. Lemieux ne reproche pas aux membres de la loge de s'unir et de se réuuir secrètement mais de com- battre la religion catholique, de compromettre des honnêtes gens comme on l’a fait au cours de plu- sieurs séances, de protéger des par- jures et des voleurs et de combattre 1e clergé et la justice. L'auteur du pamphlet prétend qu'en France le Grand Orient qui ne compte que trente mille membres couduit 40 millions d'habitants. Il craint que les 93 membres de Montréal aient un jour une influen- ce qui leur permettre de détruire tout ce qui pourrait entraver leur marche. nt Noces d'argent du Pere Belliveau Les Acadiens pleins de respect pour leurs prêtres voient arriver a- vec bonheur le vingt-cinquième an- uiversaire d'ordination de Monsieur l’Abbé Phiiippe Belliveau, en par- ticulier les dévoués paroissiens de Grand'Digue ont voulu organiser une fête digne de leur curé. D'a- près les préparatifs déjà faits, il n’y a pas à douter du succès de la démonstration du 20 et du 21 de juin. Sa Grandeur Mgr l’évêque de St-Jean, tout le clergé des comtés de Kent et de Westmoreland, plu- sieurs ecclésiastiques de la province de Québec et bcn nombre de laïques de marque rehausseront par leur présence l'éclat de cette touchante cérémonie des souvenirs. L’IMPARTIAL souhaite de lon- gues et heureuses années au vénéré abbé, Victoire ! Le français est non seulement la langue de la France mais il est aus- si la la igue de l’Alsace, de la Bel- gique, de la Suisse et du Canada: Chez ces trois derniers peuples il est même officiel. Il va sans dire que ce fait anormal d’une langue qui germe et qui se développe am- olement dans- des atmosphères é- trangères suppose les luttes longues et difficiles entre le dévouement et le fanatisme. J'ai causé plusieurs fois, dans les colonnes de L’IMPARTIAL, des re- vendications que fait la province de Québec des droits de sa langue, eh bien, j'y reviens aujourd’hui pour crier victoire. Ilya deux ans M. Lavergne proposa, aux Communes, une loi Le lin et l'abbé Wetterlé unt été con- | damnés à la prison, mais rien n’em- pêche les Alsaciens de combattre et ils vaincront bien les lourds Alle- mands, Soyons également vigilants. Tout n’est pas fini même après la plus grande victoire. La loi La: vergne est sanctionnée, eh bien, Je viens de voir, sur une feuille an- glaise, que certaines compagnies se proposent tout simplement de la transgresser—des adversaires de la loi parlaient cependant de la bonne volonté des compagnies. . Ayons toujours les yeux bien ou- verts, bataillons quand c’est néces- saire, et saluons nos victoires. ANATOLE VANIER. CENT CINQTANTE PERTES DE VIE Cologne; Allemagne, 14. Une très forte tempête a semé la dévas- tation dimanche soir dans la vallée d’Ahr, dans la région Eifel, et on estime à 150 le nombre des morts. Des nouvelles de cette catastro- phe sont arrivées ici hier. Plu- sieurs gros orages avait gonfé les eaux de la rivière Ahr, qui fipale- ment déborda de son lit et porta la mort et la destruction sur son pas- sage. Les pertes de vies les plus nom- breuse ont été occasionnées par le balayage de deux camps où étaient abrités des journaliers Croates et Italiens. Ceux-ci ont été surpris durant leur sommeil et par consé- quent incapables de se sauver. Presque tous ont péri dans les flots. Trente.sept cadavrés ort éte re- trouvés. Les flots ont causé des dommages énormes, détruisant complètement le chemin de fer et dévastant plu- sieurs villages. La foudre est tom- bé dans un villageet a détruit dix maisons et à blessé gravement qua- tre personnes. La rivière Ahr a subitement re- pris son cours normal aujourd’hui et tout danger est maintenant dis- paru. Un grand nombre de pay- saus ont cependant perdu tout ce qu'ils possédaient et dépendent à présent de la charité publique. À Meme lés personnes qui génerai- ement sont en bonne santé ont besoin parfois &G’une nourriture tonique qualconque. Le Ferrovim cette combinaison supérieure de boeuf, de fer et de vin de Xèrès pris lorsque le corps est épuisé par un surcroît de travail ou far un qui obligeait les compagnies d’uti lité publique à se servir du français | concurremment avec l'anglais dans! tous leurs documerts destinés au! public. On comprend facilement le malaise qu'un tel projet de loi. causa aux Compagnies, qui sont | formées avrès tout pour rappor:er | aux actionnaires le plus grand pro- | fit possible. Pensez-y donc, il fail- lait des frais supplémentaires. pour rendre justice à la majorité! française de Québec—dont l'argent est cependant très acceptable. 4 Le parlement fédéral prétendit que M. Laveague devait présenter son projet de loi à la législature provinciale. C’est ce qu’il fit l'an dernier. Mais un éch2c l’attendait. Pas à l’Assemblée législative, non, là la perspective des élections futures vivifiait le patriotisme de tous, mais au conseil législatif, Les inamo- villes assumèrent la responsabilité de la perte d’un tel projet de loi. Heureusement qu'ils se sont mon- trés, cette année, plus conseillers législatifs qu'’actionnaires ou amis d'actionnaires de compagnies. M. Lavergne qui voulait sincè- rement faire passer sa loi est reve- nu à la charge, à la dernière ses- sion, et il fut cette fois vainqueur. Soyons donc fermes et constants dans toutes nos revendications, le succès peut être difficile mais il n’est jamais impossible. En Alsace il se fait une Jutte vio-. lente pour le français, M. Hansi a léger froid, prévient une maladie plus sérieuse. Le Ferrovim donne la force aux convalescents et à tous ceux qui ont le sang appauvri. $1.00 la bouteille. 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