L’'IMPARTIAL 1908 I 7 Les Francais Qu Sud-Ouest de la Nouvelle: Ecosse--Le Pere Sigogne, ler apotre de la Baie Sainte-Marie ne en Nous recevons de France l'arti- cle suivant que nous som- mes heureux de recommander et à l'attention et à la bieveillance de nos lecteurs. Le livre aunoncé est une œuvre d'art en même temps qu'un travail historique du plus grand intérêt. Plus de 50 photogravures toute; originales ilustrent le texte et donnent au ré cit une puissance de vie incompara- ble. L'auteur, déjà connu par plusieurs ouvrages de science et de piété, n’a, dit-on, éerit ce livre que comme un hommage «le reconnais- sance au pays qui aocorde aux reli- gieux proscrits une si large et si généreuse hospitalité. Nous nous promettons, en notre now et au nom pueple acadien, de remercier le R. P. Supérieur du Collège Ste-Anne de consacrer les rares loisirs que lui laissent l’admi- nistration du colège et le construc- tion de la magnifigue église d2 Sainte-Marie, à nous révéier le glo- rieux passé de notre pays et les travaux de nos premiers apôtres. Chaque famille acadienne vou- dra posséder ce mémorial et le gar- der comme la meilleure leçon de choses à mettre sous le; yeux des jeunes gens. LES FRANÇAIS DU SUD- OUEST DE LA NOUVELLE- ECOSSE—Le Père SIGOGNE, ter Apôtre de la Baie Sainte-Marie par le Révérend Père P.-M, Dag naud, Eudiste, Supérieur du--Col lège Sainte-Avnue et Curé de Sainte- Anne de Church Point (Nouvelle- Ecosse) —Préface par le R. P. Le- Doré, Supérieur Général des En- distes.—Maguifique ouvrage grand in 8 de 350 pages, illustré de 40 photogravures dan: le texte et 12 hors texte sur papier cou hé.— Prix franco, $1.50 l’exewiplaire ; prix de faveur pour les maisous d'éducation. L'Amérique du Nord a fini par se tailler une large place dans les préoccupations économiques, litté- raires et sociales du monde euro- péen. Ses navires sillonuent l’o- céau et viennent déverser sur nos marchés les produits de son in- dustrie ; ses rois du fer, ses maîtres de la mer, ont remplacé dans nos romans les nababs d'Orient : ses idées d'indépendance, de liberté, de démocratie, d’audace, ont trou- vé un puissant écho dans l'âme française. C'est là assurément une des raisons pour lesquelles le beau livre d'aillsurs de M. l’abbé Klein : Au pays de /a vie intense, a sement, chez nous, à faire pour le Canada l'étude M. l’abbé Klein sur les. Etats-Unis, et à nous donner : serait comme le pendant de ; 4x Pays de la Vie intense. Le R. P. Dagnaud, Supérieur du collège Sainte-Anne et curé de Church-Point à la Nououvlle-Ecos se, à qui ses occupations ont rendn le Canada familier, vient de com- bler, en partie, cette lacune et d’af- facer ainsi | ingratitude de la Fran. ce envers le Canada toujours fidèle. en publiant son livre : Les Francais du Sud--Ouest de Ja Nouvelle-Ecosse le Père Sigo- gue, ler apotre de je Baie Sainte-Marie L'auteur a restreint son sujet à dessein, afin d'être plis complet et plus vrai. Ils'est attaché à nous peindre, non pas la vie en général des Franco-Canadiens du Domi- nion, mais cette partie des Acadiens qu'il avait sous les yeux, qu'il é- vangélisait, dont il pouvait coumaî- tre l’histoire par l'étude de docu- ments historiques de première maiu, ou par les traditions si viva- ces encore dans les familles. D'ail- leurs son chaix ne pouvait être plus heureux. De toutes les colo- uies françaises d'Amérique, l’Aca- die est la plus ancienne, peut être la plus intéressante, certainement la plus importante si l'on considère sa position géographique et et les conséquences qui résultèrent de son abandon par la France. Elle était comme le bastion d'avant garde du Canada, sa chute devait côté, et amener fatalement ia cor- quête du Canada, et après lui celle de la Louisiane, (C'est ce qui ar- riva. Et poème vaudra jamais vrais de cet extraordinaire peupie ! normind2s et bretonnes, il débar- que beau jour daus la baie de quel récit imaginaire, quel petit nu ‘‘le plus bsau joloux profite des malheurs de la France impuissante ou iudolsnte à le secourir, pour ment de son poême Ævangéline, ne nacés, fatalement, de perdre ce put s'empêcher de s'écrier en con- pour quoi ils avaient tant souffert. | + É dans les cavernes sonofes des ro- sieurs prêtres se réfugièrent en A- Au pays de la Nouvelle-France qui ; laiss2r ouvertes les frontières de ce l'histoire Monté sur des chaloupes Fundy et pacifi juement, courageu- sement, il conquiett à la métropole templant l'Acadie déserte : ‘Les C'est alors que la Providence, par pins murmurants et les imélèzes une de ces harmonies insondables, aux barbes de mousse se dressent sucsita la Révolution française. vagues et confus comme les drui- Une tempête avait dispersé le peu- des d'autrefois et font entendre ple acadien, une autre tempête: de- des voix tristes et prophétiques. vait le rassembler, le fortifier, l'or- L'Océan voisin jette sa grande voix ganiser, Traqués eu France, plu- ch:r<, mariant ses accents incouso cçalie. Ils furent le salut, il furent ; labies aux soupirs de la forêt... "les vrais fondateurs de la nationali- Mais où sont les coeurs qni bat- l té acadienne. |taient comme celui du chevreil | La vie de tous ces prêtres se res- quand il entend dans la bruvère la semble assez : aussi leR. P. Dag- voix du cha-seur ? Où sont les naud s’attache-t-il tout spéciale- toits de chauine, la demenr: du la | ment À celui qui, dernier survivant boureur acad.en voilée par les om-!de cette glorieuse phalange d’apô- bres de la terre, mais réflétant l'i- |tres, évangélisa. s#vec le plus de ‘mage des cieux..., Les chaumiè- | fruit et le plus longtemps (un de- res ont été dévastées :t brûülées, les ! mi siècle), la baie Sainte Marie : habitants sout partis, pour 1ton- l'abbé Sigogne. Il était né au dio. | jours, dispersés comine la pous-iè cèse de tours, d'un père qui devint re et les feuilles aux vio entes rafa- | révolutionnaire et maire de Beau- les d'actobre. Da joli village de |lieu, :t n'échappa au couperet de la Grand Prée, des 12,000 Aca-|]a guillotine déjà suspendu sur ‘a diens, il ne reste plus rien qu’un tête que grâce à l'influence pater- Souveuir....”” .nelie. D'un caractère rigide ; our j Longfcilow setro:npait. Les A- soi même et les autres, sans être cadiens n'étaient pas une poussière | janséniste, d’une aus‘érité d'ana- stérile que les vents einmportent, Chorète. d'une obéissance toute mi c'étaient un essaim d'hirondelles litaire à son évêque, il ne tarda pas fuyant sous l'orage qui a renversé à fair: refleurir les moeurs simples leurs nids, mais qui reviendront et pures des preiniers Acadiens. aux preiniers jours de soleil, atti-|]l organisa les paroisses, l>s fabri- rées par un invincible besoin, s'a-|ques, construisit des églises, etc... battre au même lieu et rebâtir leurs ; son zèle le porta même à apprendr® demeures avec une patience qui ne le micmac pour évangéliser les pau- conuaît pas le découragement. vres Indiens retirés dans leurs zé- Aujourd'hui. les Acadiens sont eu- | sèvres. Il n'oublia pas non plus i:s core là, sur ce sol que leurs pères intérêts matériels et politiques de ont doublement sanctifié, ils cuiti- ses ouailles : il profita de son ami- vent la mêm3 terre, ils sillonnent tié Bavec Haliburton, député de les mêmes eaux, ils parlent tou- Clare, pour l'exciter à d:mander jours la même langue, la langue du l'absolution du serment du /s/ squi XVIIe siècle, assaisonnée, un peu rendait tout catholique inhabile de celle de Montaigne; leurs aux charges publiques, et pour moeurs non plus n’ont pas changé : proposer la loi d'émancipation qui médiateurs et leurs juges ; ils | Bref, si les Acadiens peuveut prient toujours de mêmes prières, dire avec fisrté à la France : chantent les mêmes cantiques, di Nous avons conservé Je brillant genouillent toujour; sur les vieilles héritage tombes rangées autour de l'église, | Laissé par nos aïeux, pur de tout ornées de coquillages disposés en: alliage: j ; st Én couronnes et ex guirlandes sur la[ Sans jamais rien laisser aux ronces È mi verdure des terres ct où dorment à! du chemin, ombre des grands saules, aux ils le doivent à celui dont la tombe bercements du vent du iarge dans s’éleve au cimetière de Sainte Ma- les sapins, les aieux qui ont souf- | rie, et l’abbé Sigogne n'avait cru fat, Si leurs yeux ont expression écrire son nom qu’au livre de Dieu, de mélancolie duuce et résignée, si et voici que son nom est écrit aussi ‘leur rire lui-même cache des au livre des hommes, et que sa mé- | larmes, en souvenir de ia voie dou- lmoire vivra autant que le peuple loureuse qu'ils ont suivie depuis | dont il a préparé la destinée. l5aigtemps, du moins ! :r coeur est; leurs prêtres sont toujours leurs fut votée à l'unanimité, en 182. | Inutile d'insister davantage sur l'attaquer. Pendant SIX AS, COM aussi fidèle et aussi vaillant, et l'intérêt que présente le livre du mandé par l'intrépide Subercase, il! jme autrefois ils so it prêts à ré-'R. Père Dagnaud. Il vient bien à Pilules Rouges POUR LES AS. { # à ; y CLÉ 22, “£ ) CALE KA LES FEMMES PALES 5 ACE GUERIT TOUTES LES MALADIES Rene En au PARTICULIÈRES AUX FEMMES ECONSTITUE LE … ME ET FL. LE D mormetrons lire la Crreul'aire Four foules ls écrans lee DT COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AMÉRICAINE NL Monrnéar. Canada. Paris France LL Bosto Fac-Simil: exact d'uu+ boîte de Pilules Rouges, Nos Pilules Rouzes sont une spécialité pour les maladies des femmes seulement ; c’est ce qui fait leur force et leur popularité. Il est impos. sible à un remède de guérir tous les raaux. Jamais, dass l’histoire de la médecine, un remèdz n’a obtenu autant de guérisons que nos Pilules Rouges, Nous demandons à nos nombreuses clientes de ne pas comparer nos Piluies Rouges aux autres rmèdes guérissant tous les maux, entre autres, aux remèdes liquides qui rc doivent leur eflet stimulant qu’à l’alcoo! qu’ils renferment. Nos Pilules Rouges différent de tous ces remèdes en ce qu’elles sont une spécialité d'une puissance qui tient du prodige, Mesdames, si vous voulez restaurer votre estomac, afn que votre digestion se fasse bien et que ce que vous mangez vous profite ; si vous voulez renforcer votre foie, ves rognons et vos intestins,afin que toutes les impuretés disparaissent de votre système et que vous ne souffriez plus de maux de reins, de douleurs de côté, de maladie de foie ni de constipation: si vous voulez avoir un Sang riche, pur et rouge, afin de faire disparaître la pâleur de votre figure, de vos lèvres, ainsi que ces cercles autour de vos yeux qui rendent si laides les jeunes filles qui pour- raient être jolies ; si vous voulez que vos périodes soient régulières et sans douleur ; si vous voulez que vos enfants soient forts et vos maladies sans rechute; si vous voulez que ie retour de l'âge se passe douce- ment, sans souffrance, sans paralysie ni hydropisie, faites un usage consciencieux “+5 Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco.Amé- ricaine. Elles feront pour vous ce que ne pourront faire la plupart des médecins. L Nos Piluies Rouges guérissent les pales couleurs, les règies doulou- reuses, les irrégularités, les pertes blanches, le mal de reins, les douleurs dans les côtés et le bas ventre, les palpitations de cœur, les étourdissements, la perte d'appétit, la mauvaise digestion, les gonfilements et les tiraillements d'estomac après les repas, les fibro= mes, les hémorragies, les migraines, les névraigies, tous les troubles de la circulation et enfin, tous les symptômes amenés par le beau mal. Nos Piiules Rouges guérissent aussi la froideur des pieds et des mains, les enflures des jointures, les hyéropisies, les paraïysies et tous les maux amenés par les troubles du retour de l’âge, Nous conseillons aux femmes qui emploient nos Pilules Rouges, de les prendre avec persévérance, car elles savent qu’une maladie qui à misdes années à se déclarer, ne peut pas se guérir dans quelques jours, Les femmes qui souffrent doivent prendre nos Pilules Rouges jusqu’à dispari- tion complète de toutes les douleurs qu’elles endurent, et jusqu'à ce qu’elles aient recouvré leur bon appétit, leur bonne digestion, leur teint frais, leur humeur gaie et toutes 1:s forces qu’elles ont perdues par la maladie, Nos Pilules Rouges sont vendues chez tous les marchands de remèdes. Elles sont aussi envoyés par la malle, dans toutes les parties.du Canada et des Etats-Unis, sur réception du montant de 50 cts pour une boîte ou de $2.50 pour six boîtes. Nos lédecins Spécialistes donnent tous les jours, excepté les diman- ches, à toutes les femmes cherchant la santé, des consultations gra- tuites, à nos salons, 274 rue St-Denis, l'iontreal, Les femmes qui demeurent trop loin pour venir consuiter personnelle- ment nos Médecins, sont priées de nous écrire une description com- plète de leurs maladies. Nos Médecins répondront le même jour donnant des conseils qui guérissent. Toutes consultations, soit personnelles ou par lettres, sont absolument gratuites et strictement confiden- tieiles. Nos Médecins Spécialistes qui, depuis des années, ne traitent que les maladies des femmes, ont atteint la perfection, et les cas extraordinaires guéris par eux ne doivent surprendre personne, Se méfier des contrefaçons ou des impositions. Nos Médecins ne pas- résists devant L:s murs cro. lints ce’ Port-Royal à l'armée du général | Nicholson, et quand, en 1710, ii dut se rendre après une capituta- tion honorable, on vit l’héroïque | garnison qui ve comptait jas 200 obtenu un si vif sucoès. Mais, ilfaut bien l'avouer, un peu à la honte de la France, fjusqu’ - ici les Etats-Unis, presque seuls, avaient attiré ses regards. Pour- tant plus au Nord, sir la vaste é: tendue du Dominion, il existe tou- te une race puissante, mon moins | intéressante pour nous. Son âme | est moins aventureuse que celle du Yankee, moins avide de gain et de domination, mais est faite de géné- rosité et de fidélité au sol qui l’a nourrie, aux traditions qui l’on formée, aux croyances qui l’ont comsolée, à la langue qu'elle a par- lée, à l’ingrate mère-patrie qui l'a abindonnée, mais qu'elle a tou- jours aimée, Par ses souffranc:s héroiquement sup po tées, mais aus- Si sa lénacilé toute bretonne, elie a fiai par obteuir, sous une domina- | hommes, en greailles, semblables à | des mendiants, défiler tau:bo 1: bat- [tant l'arme au bras, drapeaux dé- ployés au veut, devant leurs leurs 5,059 ennemis stupéfaits de tant de d':nûment et de tant de bravou- re. Le traité d'Utrecht (1713) cosomima la défaite: ZL’Acadie devenait anglaise. Dàs lors, elle eut à lutter, sans trève ni merci, pour conserver ses biens, sa foi, sa langue, sa fidélité à la France, jus- qu’au grand dérangement, comme lidisent, de 1755. Impuissart à viincre, par ses vexations, ses cruautés, ses menaces, la ténacité a-adienne, != gouvernaur générai Lawrence, contrairement aux avis du gouvernement anglais, eut re- cours aux pires moyens des tyrans. Il parqua les Acadiens davs leurs églises transformées en prison, il tion étraugère, l'in lépendance ab- les traqua comme des bêt:s fauves pondre, comme nu de leurs pères Son heure, et le public français lui qui voulait lui fera bon accueil. Le clergé, de faire renoncer à sa pare et à son |France, à la veille de la séparalion, Dieu : ‘Non, monieir, je ne/|Pourra trouver, dans la vie de l’ab- signerai pas ce -eruznt contre la! bé Sigogue, des venseig ements les France : j'ai Dieu porar moi, cela’ plus précienx pour la direction suffit ; vous pou-ez ni: tuer, voici d'une paroisse en temps de trou- mon Corps, vous ne tu:re4 pas mon, b:es ou de persécutions. Il verra âme.’ | avec joie comuent l'organisation Mais les petits groupes de fa-|de ja ce//ule raroissiale réussit à res- milies d'autrefois sout | venus au- susciter tout un peuple. Les con- jourd’hui des paroi-se;s tout eu- |grégations religieuses qui ont reçu, tières ; par sa propr: vertu, la po-|en 1900, un aussi généreux accueil pulation acadieune double tous LS que les prêtres pro:crits de 93 : les vingts ans ; ils sont dejà près de | nombreux amis que le R. P. Dag- 150,000 daxs le Nouveau-Bruns- naud a laissés en France, particu- wick, dans la Nouvelle-Ecosse, | lièrement en Brétagne ; tout ceux dans l’île du prince Edouard : dans | qui s’interressent à la colonisation, cinquante ans, ils seront un demi-|à la manifestation de la vieet de millon ; ils ont leurs députés à eux, |l’Âme française à l'étranger, vou- au sénat et aux communes, leur|dront prendre connaissance de ce clergé, leurs écoles, leurs jour-|livre qui leur apprendra une partie naux ; demain, ils s’imposerort de l’histoire de c: peuple si hospi- aux Provinc:s-Maritimes comme | talier, demeuré si français par sa leurs frères les Canadiens le font religio®, sa langne, ses tralitions dans la Confédération. ct sou coeur, Hit après l'avoir lu, Comment s’est opérée cette is répèteront à leur tour les paroles transformation ou plutôt cette ré-}que d’autres ont dites bien souvent : surrection du peuple Acadien ?|‘‘Vraiment, =e peuple est aussi é- au tyran Lawrence solue pour sa religion, sa langue et | dans leurs forêts, il sépara les jer:- C’est le problème historique que se tonnant par ses vertus que par ses sent jamais de maison en maison pour soigner nos malades. Nos Pilules Rouges nc sont jamais vendues au 10e. Elles sont toujours vendues en petites boîtes de bois contenant 50 Pilules Rouges, comme le fac-simile de la boîte ci-haut. S Refusez sévèrement toutes les autres PMules Rouges qu’o2 pourrait vous Offrir. Insistez pour que le nom de la Compagnie Chisnique Franco- Américaine soit bien sur chaque boîte. Ce sont les seules véritables. Toute correspondance doit être adressée comme suit: Compagnie Chimique Franco.Américaine, 274 rue St-Denis, Montréal. Pour l’'Engourdissement du Foie, le Mal de Tête, la Constipation, l'Etat Bilieux ——PRENEZ LES Pilules de Bristol Sûres et promptes. Ne causent pas de douleurs dans les entrailles. Ne faillissent jamais. La Médecine des Familles la plus sûre et la plus digne de confiance qui soit connue, ms —————— VOYEZ À CE QUE VOTRE DROGUISTE VOUS DONNE TOUJOURS LES ses traditions ; elle est demeurée et | entend demeurer toujours ce qu’elle | était à l’origine : {4 Vouvelle- Ecosse. | Or, à part quelques . méchants 10 mans où des indiens de fantaisie venaient déployer devant nous à! l'exemple des Natchez, leurs tentes nomades, et nous intier à leurs mœurs à leurs ruses de guerre | dans les forêts vierges ; à part l'é- | mouvant poème de longfellow : svangéline, écrit en anglais et core sacré aux malheurs de ce peuple, | ou le livre de M. l'abbé Casgrain : | Un pèlerinage au puys d'Evangéli-| ne, couronné par l’Académie fran çaise, mais embrassant une histoire beaucoup trop vaste pour être déf- nitive, on n'ayait pas songé sérieu-. ues geus des hommes, les fils de leurs pères, les enfants de leurs inères, il les 2m barqua à tour de rôle sur de mechantes chaloupes, les fit périr de misère, au fond das cales, ou les sema, dispersés éptisés, au hasard, en Nouvelle Angléterre, au Maryland, en Pensylvanie, aa Ca- roline au Massachussents, etc., et même en Angleterre, à Liverpool, Southampton, Bristol. Quelques uns, pendant la traversée, se révol- tèrent, égorgèrent leurs équipages ! et débarquèrent en France, à Le logne, à Saint Malo, à Rochefort, Belle Ile surtout, où leurs descen- dants existent encore très nom- breux. Et devant un pareil spec- tacle, Longfellow, au pacs malheurs : c’est bien toujours la Nouvelle-France’”’. Nous osons solliciter très respec- tueument les commandes de MM. les Supérieurs et Directeurs, et Mmes les Supérieures et Directrices, de nos Ecoies, Pensionnats, Collè- ges et Séminaires. Quelle est la maison qui ne puisse facilemeut écouler, dans sa distribution de prix, quelques ex- emplaires de cet ouvrage pour le-: quel on u’aura pas de déception ? En s'intéressant à ce livre, on s’intéressera aussi par le fait même à ces oeuvre fransaises et catholi- pose et résout le R. P. Dagnaud, en ce qui concerne ja baie Sainte- Marie. Il en trouve les causes dans la vivacité du sentiment reli- gieux et national, mais surtout dans l'infiuenceïque le clergé a ac- quise par son intelligence et son dévouement. Sans doute, les évé- vements ont bien servi la cause de ce peuple. La guerre de l’Indé- pence américaine obligea les An- glais à relâcher les liens de servi- tude dans lesquels il étouffait. Les Acadiens en profitèrent ; mais, pri- vés de prêtres catholiques, réduits Pilules Végétales Recouvertes de Sucre de BRISTOL dévouement, oeuvre de foi et de pa- triotisme, L’obole que chacun ap- portera en achetant cet ouvrage ira. aider à bâtir des églises, entretenir | F Marque de commerce des séminaires, préparer des pré. | tres, faciliter en un mot la tâche si: ardue de nos missionnaires. L’au- teur ne se réserve de son livre que | REFAIT LE SYSTEME Un Vin Tonique, agréable au goût DONNE DE LA FORCE FAIT DU SANG NOUVEAU à la messe blanche que le plus vieux d’entre eux lisait ie dimanche à la réunion, resserrés de plus en plus par les protestants, ils étaient me- ques de l’ Acadie, où les religieux | , ce, contiuuent à faire, avec tant de et les reliz'euses, chassés de Fran- Ste Anne, Church fe N. S. le plaisir d’être utile aux Acadiens. ! SHASSS LA FAIBLESSE é Un bienfai Adresser les commandes au R. | n bienfait pour les personnes con valescentes à Ja suite de flèvres et de lo meladi P. Dagnaud, Supérieur du Collège à Vent to | En vente chez s les marchands de à 5 | médecines Point, Digby | “avis & Lawrence Co., Ltä., Montréal | en Al Femmes Pales et Faibles, 4 |