nd png: Her Le 1 #8 SANS HR D rs RP 7 ma Ps td nn ag CREER RS TO ER PPT Tr ER PT nee M is Paie » : À PT L'IMPARTIAL. 2 RENE GC ANDRE ETES Var DU LP MT ENS OMNENEE SP FE à RP AT SERRE m2 : - : à + T° , à scidé- jou issai éooï , heureux, et la regarda étonné. LE CAPORAL bour-major au choix ? LE JOUR DE L'AN D'UN Encore un lächeur! Décidé Ils jouissaient en égoistes | mal . d’un plaisir probablement im-| ‘“ En voïà unquia trop fêté Je TOM-POUCE. Mais, Tom-Pouce ne t DIVORCE Le domestique tira les ri- deaux. Un jour gris et maussade ta- misé par une buée lourde, en- vahit la chambre. C’est vous, Eiienne ? Je demande à Monsieur de lui souhaiter bonne et heureuse. Tiens, au fait, c’est le jour de l'an, aujourd’hui. Merci, mon garçon, avez-vous des lecires ? J'ai mis le courrier de mon- sieur sur sa table de nuit, avec les journaux. Monsieur déjeune- +-il chez lui ? Oui, vous metirez irois cou- verts ; j'attends des amis Ap- portez man chocolat et allumez le feu. Robert Mérien était donc gar- çon, libre, ndépeudant et son seul maitre! Depuis dix jours seulement le divorce écait pro- noncé, et malgré lui, il souriait en pensant que ctalt fini et bien fini qu’il pouriait faire la fête à son aise. Les corvées qu'il redoutait tant, les papiers timbrés, les a- voués, la chicane, le palais de Justce, les longues atientes dans les études sombres, les Plaidoiries blessautes des avo- cais, les journées perdues dans des démarches énervantes, tout cela était loin, envolc comme un cauchemar éphémere, 1j allait donc enfin les cueil- lir, ces roses tant désnées dont les épines lui avaient jusqu'ici piqué les doigts. C'était trop mais aussi; un Parisien renforc: comme lui n'épouse pas une ingenue de Province n’entendant rien et ne vouiant rien coiuprendre à l’ex- istence. De quoi diable s'était mêlée sa tante de Blois, qui a- vali manigancé ce mariage ? Oh! cela n'avait pas été long. Un an après la céréinonie, on ne pouvait plus se senur. Assommante cette Berthe ; sèche, collet monte, froide ex ja- Jouse surtout! d'une jaleusie stupide. Elle dicachetait les letires, fouillait ies po-hes, fai- sait suivre, ésplonnale. C’était ri- dicule. On n'einpiloie pas de pa- reils procédés duns un cercain monde. De son cut, par exem- ple, il n'avait pas été adroit… De suite, le divorce avait été mis en avant ; les amis avaient essayé une réconciliation, mais le beau-père avait iout gâté avec son ton cassant Lt sa solen- unité de Jocrisse. Puis, l'amour- propre s’en étalt mêlé. il ne regretiait qu'une chose, c'était d’être scparé de sa petite Christienne, que je tribunal a- vait laissée à su mère—naturel- lement ;-mais bah! il la rever- rait de temps en temps, cé n’é- tait pas besoin pour cela de $e mettre mart-l en tête. Aujourd’hui, tout à la joie! Il commençait la vie et la re- commencerait benne. Trente- cinq aus, beau garcon santé de fer, fortune rondelette, confor- bleruent installé-comme un rat au milieu d’un fromage-dans la coquette garçonnière qu'il ve- nait de meubler rue de Mirome- snill, il n'avait qu'à se laisser vivre pour être l'homme le plus heureux de la terre. En apportant le chocolat sur ui plateau d'argent, le domes- tique interrompit la rèverie du dormeur éveillé. On vient de remettre cette lettre pour monsieur. Un des invités de Mérien s’ex- cusalt de ne pouvoir déjeuuer. Retenu à l’improviste par sa sœur, il n'avait pu refuser, à cause du jour de l'An. Vous ne mettrez que deux couverts, fit Robert. À moins, ajonta-t-il en décacheiant une enveloppe perdue sou: des car- 1. de visites, à ImOInS que... | oui. c’est l'(crliuie de Trémon:s aiiendez, —Et il lut à demi- VOIX. e ù - ; L : nd 5 ‘ + . : du ll ‘tas _— nf 7 0 SI OS heu pe _— ment, vous ne mettrez pas de couveris du tout ; je sors. Sautant en bas de son lit, il passa dans le esbinet de toileiie, après avoir pris son chocalat en g'osnant ; Comme se sersit drôle de dé- jeuner seul, un jour comme celui-ci! Non, merci, je préfère | aller au cercle. | Sa belle humeur avait reçu un accroc inattenau. La vue du ciel implacable- ment sombre, si bas que les toits semblaient les porier, le jeta dons une inconsciente mé- lancolie La gaie:é lui revint pouïieni ap.:ès la première bouffée d'air fioïid qui lui cin- gla le visage, L'animctiôn de la rue, les figues affuirées des pas sauts, léclot des botique:, la physionomie si ca cc:é:istique que p:end Puis le ler janvier peut être aus:i un excellent ei- gare renudirent à ses idées la tein te ensoleillée du réveil. [las iva à con cercle en j-edonnani iv- tér'euxement un couplet. du Pecit-Duc. Robeït monta l'escalier silen- cieux, {:over:a lintichembre, jeta un coup d'œil dans les sa- lons absolument vides et péné- tra dans la salle à manger. Le msitre d'hôtel se présenta res- pectueusement. Est-ce que personne n’est en- core arrivé Ce matin ? demanda Robert. Non, monsieur, nersonne, Au- jourd’hui, monsieur doit le comprendre, on reste en fa- mille. C’est bien je déjeunerai dans une demi heuïe. Un peu nerveux, le jenne homme alla parcourir les jour- naux dans le salon de lecture. Le silence, rendu plus pro- fond encore par le pétillement du feu, le roulement éloigne des voitures, le froissement du papier, le silence lui pesait. 1l se trouvait ridicule, perdu dans cette vaste salle, seul dans ce cercle o:dinairement $i animé et si b'uyant, observé par les domestiques aux regards éion- nés et railleurs. Ii jeta son journal et prêta l'oreille, espé- rant saisir un bruit venant de l'antichambre. Midi, midi sonne. et demi.—Per- sn. su. rome uno monurs Son divorce J’avait mis en froid avec les membres de sa chant cominent employer son temps, Mérien prit le parti de faire quelques visites dans les rares maisons qui avaient con- tinué à lui ouvrir leur porte. : Partout ilse sentit déplacé, mal à l’aise, gênant et gêné. Les meubles encembrés de jou- joux qui, malgré la consigne, avaient envahi le salon, les visages joyeux, l’air de fête des apparcements, les rires fous des enfants, la chaude intimité de la famille, tout accentuait la tristesse qui, inseusiblement et malgré lui l’enlizait. Lorsqu’à sept heures il se re- trouva sur le trottoir, ilchercha vainement le nom d'un intime à qui il pourrais, sans façon de- mander à diner. Ou aller ?—Au cercle ? In ne tenait pas à re- nouveler le supplice du déjeu- ner. Mieux valait encore la salle commune d’un restaurant ; au moins, il éviterait le tête-à-tête avec lui-même. Mérien arrivé tard chez Noel, parvint difficilement à se caser; il trouva enfin une place entre deux jeunes gens mariés qui se regardaient trop pour manger, et une famille bourgeoise au grand complet--le nère, la mère un ge-çon et une petit fille — | qui paraissait zavis. Un peu | gauches sous des habits trop | neuës, ces braves gens faissaient librement déboïrder leur joie, sans s'occuper de l’éconnemenx | dont ils étaient l’objet. han menage à T2 à : = u mn ” patiemment attendu et se trox- vaient aussi à l’aise que dans leur salle à manger ; les parents parlaient haut et bourraient leurs enfants qui ne cessaient de poser des questions sur: ce qui les entourait. La fillette âgée de cinq ans le teint animé per la chaleur de la salle, les grands yeux noirs démésurément ouvert sur un spectacle si nouveau pour elle contemplait, bouche béante, les arceaux mauresques du restau- rant, ou poussait de grands é- clats de rire, battait des mains, dansait sur sa chaise, chaque fois que le garçon apportait un plat. La vue de cette mignonne créature, adorable dans sa nau- brusquement à Robertsa petite Christiane qui devait avoir le même âge. bras, de l’embrasser, de l’em. porter avec lui loin, bien loin et eut tout à coup la sensation d'une vie manquée, d'u bon- heur irrémédiablement perdu, Il se leva ctouffant, la gorge ler chercher sa Christaine, s’en- tendre appeler: “papa” Un qui commençait à tomber, bous- culant les passants, prenant sa course, sans avoir même la pen- sée de monter en fiacre, Merieu gagna la rue de Prony. Mais la grand air, le froid. la longue marche avaient caliné sa çsurexcitation nerveuse. Le coup de folie était passé ; il com- prit qu'il fallait plier le genou sous la distinée préparée par lui de ses propres mains, et que, l'étranger, le divorce n'avait pas le droit de sonner à la porte de sa femme, de celle du moins qui regarda longuement cette mui- son ou, malgré tout, des heures si heureuses s'étaient écoulées. La façade paraissait endormie et plongée dans un silence dou- à à à | Joureux. À une seule fenêtre famille habitant Paris, Ne sa- brillait une lumiére très douce semblable à celle d'une veil- leuse, et l’on distinguait vague- lit d'enfant. Toute la tristesse de cette journée vide, toute l'angoisse de l’âbandon, toute l'horreur de l’irréparable crevèrent dans un sanglot. existence passée lui revinrent en foule à la mémoire. Il se ra- pellait le bonnet de baptème de Christiane avec son transparent r ose; la première fois qu’elle pouf de la chambre à coucher pour courir dans ses quet de blumes sur le côté ; avec sa montre : le compli- lui avait récité pour sa fête, sa mère ; et mille riens pué- rils, insaisissables, chra- grisait et lui déchirait l‘ame. Alors ce blasé, ce scentique, ce mondain, greott:nt sous Ja pluie ses c'is dans son ”# ouchoir. brès un bébé endormi, passa prés du l'avait été. 11 traversa la rue et | ment, à travers les rideaux de mousseline, la silouhetie d’un veté, sa grâce, son éclat, rappela | Un immense regret lui monta | au cœur. Il fut pris d’un désir. intense et irraisonné de voir | son enfant, de la serrer dans ses | de tendresses à jamais fanées. | serrée, les jambes cassées, et | sortit. Et maintenant, hypnotisé | par une idée fixe, il voulait a!- père a hien le droit d’embrasser | sa fille, le jour de l'An, quand | même sa femme et lui se détes- .teralent. Baissant la tate sous le grésil | jour de l'An, murmura-til à sa femme. Malheur ! j'sais ; as s'il à son compte. Si c'est pas une horreur ! et un mon- sieur encore, Ques noceurs que des gommeux ! Robert Mérien n‘entendit pas ; si sanglotait toujours, tourné vers la fe- nêtre qui bril'ait, très ca me, dans ‘a nu t brouillasseusse et triste. FRNNZ JOURDAIN | | QUESTIONS ENIGMATIQUES AVEC LEURS REPONSES D Qu'estceqie l‘on met sur la | table que l‘on coupe et que l‘on ne | mange jamais? R Un j:u de cartes. D Combien de cô.é;s a un paté | parfaitement rond ? R D:ux cù és, le dessus et 1: des- | SOUS. D Quiest-ce quipass: la rivière | sans faire d‘ombre ? R L:s5n d'une cloche. D Quies' c: qui porterait pas un gravier P . R Uue rivière. D Quand les chiens en‘rent-1s à ‘église ? R Lorsque la porte est ouverte. D Pourquoi porte t-on la croix en tête de l1 procession P R Parce qu'elle ne saurait mar‘ cher d'‘clle-nê.ne, D O:1se trouve le pape quand le soleil est couct.é ? | KR JIlse trouve à l'ombre. En 1818, l'acteur Quin se retira à Bath après avoir eu une querelle fort vive | avec le directenr Riche. Quelque temps aprés, il volutse rac- commoder avec lui, mais sans lui faire aucune sorte d'excuse, Il écrivit à Riche la lettre suivate : ‘Je suis à Bath, “Quint. Riche répondi, : — Oui, comp'et comme j’omnibus., 4 Le caporal Fauvet n'était pas un grand homme, loin de là ; il était, au contraire, si petit, un véritable gnome, qu'on se demandait par suite de quelle erreur involontaire on l'avait admis à servir. Aus- si l’avait-on surnommé dès son arrivée au régiment, Tom-Pouce." Ce sobriquet railleur frois- sait énormément le caporal Fauvet, mais son caractère reprenant le dessus, il se con- tentait d'en sourire. Et les moustaches grises s'ingéniai- ent vainement à lui monter des scies, ; Cependant Fauvet souffrait cruellement au fond, car il a- vait au cœur un profond sen- timent : il aimait de toute sa force une fille demeurée au pays, Jeanne. Mais jamais il n'eut osé causer d'elle avec | personne au régiment. Les | quolibets ordinaires, il les de- | vinait : | “La dame à messire Tom- | Pouce est-elle grande aussi ? | } C’est la femme géante ! Com- { | | | me Ça, il sera plus sur de pouvoir se cacher derriere elle, en cas de bataille." | Tom-Pouce se taisait donc, , malgré lui. En revanche, il | rêvait chaque nuit à sa douce amie * il revoyait la charmille le sentier ou, peur la premi- ère foi, il l'avait coudoyée si | fraîche, si joyeuse, Et la Jeanne n'avait rien su de cet amour fou de capo- ral, toujours muet et indecis, crainte d'être rebuté, Ah! si quelqu'un de plus osant s’a- ‘Restez y jusqu'à ce que le diable | faire agréer, oh! nen, pour sur, il né survivrait pas ! | yous emporte. Riche‘. L'amour conjugal. — Alors, votre o,11ion est qie tous les maris battent plus ou mcins l:ur femme ? —Oui. —E\ bien ! je vousavoue que je. n‘ai jamais eu l‘idé: de battre la mien ne. —C'est do ic un ange de douceur? est bezucoup plus forte que mi. Pliiduirie amé icaine. A Cincinaati, dans une affuire de vol entre fermiers. L'avocat, s‘adressant au jury : —Mess'eurs les j16:, il y avait | trente-six cochons dans 1: tropsau de Les moindres futilités de son | marcha seule, abandonnant le bras ; ! une capote de satin blanc que lui allait si bien, avec ux bou- mon client. Et remarquez ceci, juste trois fois autant qu: vous êtes de ju és Or... — L'avocat continue, ee Un jou'n:l de Magdcbourg cite une app ication plaisante de la loi sur le repos du dimanche dans Ls pays proiestanis. La femm: d'un petit manufacturier envoya ses deux enfants chercher des tartes aux cerises chez ua pa‘issier du voisinage. Au bout temp:, lesenfants revinrent, mais leur panier était vide, “Nous avons acheé | les tartes aux cerises, dirent i'‘s a la mère, mais le monsieur n'a rien vou- lu laisser sortir de sa bu iqu?, parce que c'était le jour du repos dvmiai- cal. Il a dit que les gateaux devai- ent ê.re mangés dans sa boutique. C'est ce que nous avonsifait, maman ! DIGNITE DE NOTRE PROFES SION L'agriculture esf la plus ancienne, la plus noble et la plus utile de toutes | les professions. Par notre travail nous | mettons en j u toutes les forces de la nature et nous l‘obligeuns à nous livrer des richesses qu'elle n‘eut par la façon dont elle grimpait sur ses genoux pour jouer. ment de deux lignes qu'elle en Zzézézant, et soufllée par mants, dout le souvenir le. glacée, s’accota contre un banc, Sans | faire attention aux pas:ants, cas:é en d’enteriés ’on six me mari et pour se deux, la tête dans les mains ii se mit | consoler, épouse de suite le septième. à pleurer comme un enfant étouffant Les compagnies d'assurances refusent Un ouvrier qui portait dans ces | produites sans notre coopération :ou- avons le priviège de prendre une I | n'est-ce pas là un grand titre de noblesse ? J'aimerais mieux voir entrer chez moi une jolie femme qu'un créancier. | L'épidémie de gripp:va en augmen- tant, en Augleterre. La semaine der- nière il s'est produit 164 décés attri- | butés à cette maladie. Une femme de Vanlen, Ohio, vient | d'assurer la vie de ce septième mari. Ripans Tabules cure dyspepsia, Ripans Tabules cure jaundice. d‘un certain : C'est convenu : visait de le devancer et de se I} failait donc prendre un parti, et Cela au plus vite. Fauvet de- mandera une permission, il ira au pays trouver Jeanne, ct | l'ous | vriers de la Divine Providence, nous part active à son œuvre créatrice : il dira Soudain un reulement de tambour,suivide quatre coups ; , de baguetts, appelle tout le —No... au contraire. Mais elle morde en bas. Au rapport! En bas, les sergents-majors ! Des chambrees les toulou- dégringoleut, au pas gymmastique. Quoi de neuf ? Les permis-ions sent sus pendues, la guerre est décla- rée. Eh bien ! tant mieux, après tout, s'écrie Fauvet, j'aime mieux ça ! Ca m'évitera em. barras et la honte d'un aveu que je n’aurais pu faire Sans balbutier. Je n’aurais pas, moi, à rou- gir devant elle ; elle n’aura pas, clle, à rougir devant moi. Nos bataillons en voyaient de rudes, pendant cette sata- née campagne. Mais conscrits ou vieux soldats, tous tenaient bon et ne cédaient qu'écras- sés par le nombre. Un matin, il s’agit d'enle- ver une position fortement re- tranchée, un rude coup de main à tout risquer, Au bas ‘ie la colline, que la compagnie de Fauvet devait escalader bientôt au pas de course, un zouave gisait, esquinté par les balles : Les enfants, ralait-il, ce sera votre tour dans peu ! Gare aux cervelles, ceux qui en ont ! Le caporal Fauvet ne trem- blait pas. l Ah ! s’il lui était donné de se distinguer, de se montrer, | peut-être que Jeanne... Les tambours en avant et au pas de charge ! gronde le capitaine Junck.... Hélas ! une décharge a fau- ché le premier rang. Le ca- poral tambour est tué. Mais Fauvet :. Capitaine Junek, fait-il, lais sez moi reprendre la marche en tête des tambours. Ca | ira | , | Vas-y, mon pauvre gars ? Tiens, hasarda un loustic, cet intriguant de caporal Tom Pouce, le voilà promu ‘tam- | | dait pas l'oreille à la railler Entre les batteries ennemies et lui, il ne voyait que Jean- ne, toujours Jeanne, le gui- dant par la main ; il marchait droit, superbe à la tête de ja colonne, sans paraître les voir, voyant tomber les autres au- tour de lui. gr Il pensait, le pauvret : J'ai un espoir au Cœur, MOI. Je suis un chétif, soit. C'est ça qui me grandirait, ia croix d'honneur, Ah, pour €e mor- ceau de ruban. Les ennemis étaient dix fois supérieurs en nombre, comme pendant toute la du- rée de cette mandite guerre, Ce ne fut, pendant des heu- res, que canonnade et mitrail- le, Il s'agissait d'empêcher l’armée d'être coupée en deux par les masses allemandes. On devait se faire hacher au besoin, mais ne pas reculer d'un pouce, dut-on y passer jusqu'au dernier. C'était la consigne et les survivants peuvent dire si elle fut strictement ebservée. Vingt fois le bataillon gra- vit la colline, vingt fois il re- donna l'assaut sous une grèle meurtrière ; le versant était jonché de cadavres abimés, d’armes brisées. Enfin, la retraite sonna, on pouvait s'arrêter un instant avant de mourir. On songea à caterrer Îles tués, à secourir les survivauis. Am bord de la crête de ouvrage enhemi, abandonné, on le ramassa, cramponré d'une main au talns, éventré comme le zouave par un éclat d‘obus. Il eut la force d'ex- haler avec son dernier soûpir un nom bien cher : | Jeanne, rala-t-1l, c'est pour la Patrie....et pour totl.. On coucha son cadavre en- core chaud, dans une fosse creusée en hate ; et jamais Jeanne ne se douta que Fau- vet était mort en pr'omonçant son nom. JEAN NIHILUS. FAITS DIVERS Depuis quelques jours, un enfant en bas agé, fils d’un nègre nommé Sinith qui habite aux environs de Selma, Ala b:ma, avait disparu d'une façon mysté- 1ieuse, sans qu'il tut possible de dé, couvrir sa trsce. Les parents et les voi- sins se sont mis à sa recherche et au bout d’une semaine, ils ont fini par re- trouver au sommet d’un rocher Ile ca- davre completèment déchiqueté de l’en- fant. C’est à l'aide de queiques débris de vêtements qu'on a pu le reconnaîtr,e car les chairs étaient dévorées jusqu'à los L'enfant avait été sans aucum doute emporté par un aigle ; un petit garçon a dit, en effet, avoir vu un aigle s’en- voler en emportant dans ses serres quel que chose ressemblant à un enfant. Non loin du cadavre se trouvaient plusieurs squelettes d'animaux de petite taille que l'aigle avait du emporter dans son aire et dévorer comme l'enfant du nègre PREPARATION AU TABAC A FUMER L'abus du tabac constitue un veri. table danger pour l‘organinms. 1. La recette suivante a pour objet de prévenir ce danger, ou jlutét de l‘annuler. Placez une livre de tabac dans un vase ass:z grand en ayant soin de l'émietter, Versez sur ce ta- bac environ une chopine de thé fort Remuez un instant, faites égoutter, et laissez sécher la tabac sur un linge. Ainsi préparé, :e plus médiocre tabac deviendra excellent, car il conservera son parfum, moins l‘acreté qui le rend nuisible, 2. On peut encore aromatiser le ta- bac de la fsçon suivante : étendez bien votre tabac ; versez quelques gouttes de très bonne eau de vie des. sus ; frottez dans votre main le tout de manière que l‘alcool pénètre bien partout ; laissez sécher dans un pot de grès vingt quatre heures. Cela fait vous le fumerez et la fumée que vous severrez aura un parfum de rose très agreable. D ADIES STE, sued Monthly. Ill in splenc executed Fashion Engrevings the very latest and new es’, e latest information D hate What to W ery, Trimmings. Househoïid Decoration a ssription ce, only dere ear, le copies, 10 ts, Send Me or to 9 Fashion Ou Ww. 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