NOUVELLE SERIE Re em a UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIIT V7 LE RRE e COS er y se A } | FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINR ABONNEMENT POUR LE CANADA Un AB. sococsesssscese ee. PI.00 SEX MOIS. . suce se 0 20 0 0 °° 50 Pour LES Erars-UNIS Un an.......coscocce se $1.50 OX mOB........scooccone 75 Pour L'EUROPE Un Ale mesresesssssse see. $ 1.50 MIO a didied ot \ Les abonnemeuts sont”payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d’adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., À L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI Tignish, Mardi, 26 Octobre 1909 Savoir Lire (De l'Action Sociale) ‘‘A quoi bon apprendre à lire à nos eufants’”, demande le professeur Thompson, de la Faculté de Théo- logie de Princeton, ‘‘s’ils ne veu- lent jamais lire autre chose que des comptes-rendus sensationnels de crimes quelconques, ou encore des romaus qui sont pis qu’insigni- fiants’” ? Cette question est des plus ac- tuelles et des plus justes, chez nous même. On ne lit plas sérieusement au- jourd’hui. Les gens peu iustruits se contentent de lire un journal qui leur plait, et n’ont nul autre souci de quelque lecture que ce soit. Quand ïls ont parcouru des yeux leur quotidien is s’imaginent tout savoir. La classe instruite affime n’avoir pas le temps de s’adonner À feuille- ter des livres sérieux : elle trouve bien, cependant, celui de lire, de la première à la dernière ligne, un ro- man-feuilleton quelconque, et perd chaque semaine à jouer aux cartes mms ———— —— des heures où elle pourrait, à lire, conserver au moins le peu d’ins-| truction qu’elle a reçue naguère. Ei la classe intelligente qui se pique de Suivre le mouvement litté- raire, scientifique, intellectuel, | borne presque toute sa lecture à | celle des divers romans parus. | Il se trouve, parmi mos avocats, | nos notaires, nos médecins, et chez | toute la classe professionnelle, quel- ques personnes réellement, douées | d'une véritable culture d’esprit, et | qui prennent plaisir à lire des ou- | vrages sérieux. La plupart de | leurs confrères se claquemurent | dans leur code, leur étude où leur | ofBcine : ils y vivent isolés de tout | progrès de l'esprit humain, tel le | rat de La Fontaine dans son froma ge de Hollande. Eux aussi lisent | peu, si ce n’est des journaux et des | romans insignifiants. Pourquoi ont-ils appris à lire ? Ils pourraient s’instruire davanta- | ge, et s’y refusent. Si vous les en blâmez, ils riront de vous et, avec un geste significatif, vous diront dédaigneusement : ‘‘Nous ne som- mes pas des rats de bibliothèque, nous !” Ii est facile de le constater : fai- tez-les causer uue heure, et si vous trouvez chez eux une idée vraie. pendant tout ce temps, vous pour- rez vous estimer heureux. Ne leur dites pas qu’il sont aussi ignorants que celui qui ne sait pas lire, ils ne yous croiront pas. Et c’est pourtant vrai. —G. Il Maladroits | ' O-—— — Feu Windthorst, le chef éminent du Centre catholique aw Reichstag allemand, disait des catholi jées français : ‘*Les maladroits ! On ferme leurs écoles et ils se conten- tent d'en bâtir d'autres ; on démolit leurs oeuvres et ils en créent de nouvelles, sans songer à arrêter le bras plus prompt à détruire qu’ils ne ‘peuvent l'être à édifier ! Que n'emploient-ils plutôt leurjargent à se donuer une presse puissante, et par elle le pouvoir avec tout ce qu'ils ont perdu !”’ | Nous sommes Français. Hélas ! nous le sommes com- me nos frères de France ! On ne ferme pas tout À fait nos écoles : cela viendra, En attendant, employons-nous notre argent à nous donner une presse puissante et, pareille, le pouvoir ?—Non. ÂVous ne payous pas m£me notre abonne- ment! Nous savons que le travail de l'esprit est infiniment plas grand que le travail des, mains. Nous savons que la propriété que l’on appelle propriété littéraire “est infiniment plus sacrée que la propriété foncière : cela nous inqniète peu. Nous avons appris, dans les expiications de la reli- gion, que parmi les crimes qui crient vengeance au Ciel il y a : ‘‘Frauder l’ouvrier dans son salaire”’ : crime que nous commettons de propos délibéré en ne payant pas le salaire de ceux qui se dévouent à notre bien-être physique et mo- ral par leur action incessante ; tout cela nous importe peu ! Toujours en avant-garde, toujours sur la brêche, notre journal prévoit le danger. Si le péril est imminent, il court au-devant, se jette dans la mêlée. Il défend nos droits et sait les faire reconnaître. L'oeil fixé sur le Phare qui éclai- re tout homme de bonue volonté : l'oreille avide à saisir toujouts la Parole qui suffit au monde, le journaliste catho- lique aplanit pour nous la voie épineuse du devoir ; il nous remet sur cette voie si nous nous en étions écattés : nous nous en soucions fort peu. Ah ! si l’on nous payait nos marchandises comme nous payons notre journal, nous n’aurions pas assez de tous les avocats de l’Ile, de tous les Juges, pour poursuivre nos dé- biteurs malhonuuêtes (puisque nous avons lâché le mot, qu’il reste !) Est-ce donc qu'en ne payant pas notre abonnement, nous sommes m"aælhonnêtes ? —Hé ! oui: et dans toute la force du terme. Nous pouvons, sans nous tromper, dire franchement que nous sommes des VOLEURS. Personne ne nous attaquera, puis- que nous le disons nous-mêmes de nous. Nous avons bien le droit de dire ce que nous sommes : nous ne faisoas, par là, aucun tort à personne Nous exigeons tout du journaliste : quant à payer le tra- vail surhumain auquel nous le condamnons, c’est une autre affaire ! —Pense-t-on, par ce moyen, presse puissante et par elle le pouvoir avec tout ce qu'on veut garder ?.... *% Bienheureuse Jeanne, faites que nous accomplissions no- Visite a l'Acadic ——- 0 _ Nous avons parié déjà de la ‘‘Société des Osuvres de Mer’’, à lü tête de laquelle se trouve, come Président, à Paris, M. le comte L. Pujn, Commandant de Vaisseau, Tout ce qu'il y a de plus beaux noms d2 France figure dans cette société toute de la plus pure charité-—par conséquent très catholique, Le but de la Société des Osuvres de Mer est de venir au Secours des pauvres pêcheurs de toute nation et n'importe sur quelle côte. Pour cela, la Société a armé uu savire La- Dital qu’elle a appelé le ‘‘Saint-François-d’Assise, Depuis plusieurs années ce Beau vaisseau vient régulièrement croi- ser dans les eaux de Terre-Neuve et du Canada, où les pê- cheurs sunt si nombreux, les dangers si grands. Ce n'est pas seulem2nt le danger du corps que prévoit la Société, mais aussi le danger de l'âme ; il y a donc toujours un au- mônier à bord, par conséquent, tous les offices reiigieux sur le navire même. Au mois de juillet dernier, le navire hôpital arrivait à Svdney, d’où il se rendait au Lac Bras d'Or et en sortait par le caual Saint-Pierre dans le détroit de Canseau. Le but de ce passage était de voir les pêcheurs de cette région et de visiter nos frères d’Arichat et de Louisbourg. La première visite seule eut lieu : le mauvais temps ne permit pas la seconde. Le navire séjourna devant Arichat du 11 juillet au 13. Le dimanche 12, sur l'invitation de M. le Curé d’Arichat, les officiers et les marins du Saint François- d'Assise assistèrent presque au complet à la grand’messe dite par l’aumôûuier, M. l’abbé Crémon, qui monta en chai- re après l’évangiie. Dans une touchante aïlocution qui mouilla bien des paupières, il rappela les malheurs d’ Acadie et les liens qui les rattachaient, aux Français d’'Acadie. Il fit connaître le rôle catholique et français de la Société des Oeuvres de Mer qui, tous les ans, envoie sur les Bancs de Terre-Neuve un navire hôpital armé par la charité française pour offrir les secours médicaux et religieux à nos compa- triotes comme aux pêcheurs de France et à ceux de tous pays. Le passage du Saint François n'avait pour but de renouer les liens fraternels de la Frauce catholique avec nous, L’après-midi, le navire fut envahi par la population qui le visita dans toutes ses parties. [e Capitaine Maheux eut la grande joie de recevoir à bord des religieuses françaises que le vent de la persécution a poussées en notre pays où, du moins, elles ont la consolation d'élever encore des Fran- çaises. Au salut, le docteur du Saint-François qui a une très belle voix se fit entendre avec les jeunes filles dans l’église d’Arichat. La brume ne permit pas à nos frères de France de faire le pèlerinage de Louisbourg, mais ils espèrent être plus heureux l’année prochaine et visiter aussi Chéticamp. Mais ces visites sont probiématiques et dépendent de bien des conditions. Ce qui est certain, c'est la visite du navire hôpital à Syiney quise répète quatre fois presque à épo- ques fixes. Nous espérons qu’à l’une de ses prochaines visites, ce navire verra nos prinicpales notabilités acadien- nes. (Cela permettra de nous mieux connaître, de resserrer les liens qui nous unissent à nos frères de France. D'ailleurs, l’ Acadie a contracté, surtout envers le géné- reux et très aimable Président de la Société des Oeuvres de Mer, M. le comte L. Pujo, une immense dette de recon- naissance dont nous parlerons un jour, en temps opportun. Nous-même en avons contracté une que jamais nous ne pourrons payer—au nom de notre bies-aimée Patrie—,Eun attendant, nous voulons le renfercier au fond de notre âme du bien qu'il ne cesse, par son oeuvre, de faire à nos bons pêcheurs. Nous espérons qu'à Arichat, on gardera reli- gieusement le souvenir de la journée du 12 juillet deruier et de la gracieuse amabilité de M. l’ Aumônier, du Capitaine Maheux, de ses vaillants officiers, de ses dévoués matelots. —— L'IMPARTIAI, TIGNISH, Ï. P. E., MARDI 26 OCTOBRE 1909 ee ———— nr Dix-septieme Congres des Instituteurs Acadiens de l'Ile dur MERCREDI, 25 AOUT À huit heures ce matin, tous les instituteurs et les institutrices, ainsi qu’un grand nombre des paroissiens de St. Jacques, assistaient au Saint Sacrifice de ja messe, célébré par le Rev. P. C. Gauthier, curé de Palmer Road. Le R. P. Théado- re Gallant, professeur de mnsique au Collège St. Dunstan, présidait à l'orgue, et le choeur de la parois- se, sous la direction de M. Nicé- phore Gallant, exécuta avec préci- sion, les chauts de la messe, Le, sermon de circonstance fut pronon- cé par le Rev. F. X. Gallant, cu- ré de St. Antoinè. Au sortir de l’églis: on se rendit à la salle St. | Philippe, où l’on procéda à l’ou- verture de Ja première séance du Congrès. PREMIÈRE SÉANCE, 9h. 30 parvenir à se donner une M. Marin Gallant, président de l'Association est au fauteuil. Sur l'estrade on remarque les Revds. S. Boxdreault, F. X, Gal- lant, P. P. Arsenault, P. C. Gau- thier, et l'Hon. Sénateur Pascal Poirier. Sont aussi présents tous les instituteurs et toutes les insti tutrices Acadiens de l’Ile, à une où deux exceptions, aiusi qu’un grand nombre des paroissiens de St. Jac- ques, qüi veulent témoigner par leur présence, l'intérêt qu'ils por- tent à l'éducation, er. No. Discours de M. le Pré- sident, Marin Gallant. M. le Présideut se dit heureux de constater que presque tons les instituteurs et les institutrices aca- diens de l'Ile sont présents. Il les félicite de leur dévouement et de l'intérêt qu'ils portent à l’éduca- tion. M. Gallant fait ‘‘l’histori- que'”’ de nos Congrès, et il fait re- marquer les progrès que uous avons accomplis. Chacun de nos Con- grès semble être supérieur à celni qui l’a précédé. Et c’est certaine- went comme cela qu'il faut conti nuer, Sacs aucun doute ce Con- grès ne le cédera en rien à ceux des années passées, En terminant, M. le Président invite tous les instita- teurs et les institutrices à contri- buer leur part aux travaux du Congrès. 2ème No. Lecture du Procès- Verbal du dernier Congrès. M. le Secrétaire lit le procès-ver- bal du Congrès de l'année 1908. Ce rapport est adopté. Prince Edouard, ten dans la salle St. Philippe, pa- roisse de St, Jacques, les 25 et 26 aout, 1909 Qt avons fait par le passé. L'Hon. Sénateur Pascal Poirier, prend ensuite la parole, Ii se dit fier et réjoui de ce qu’il voit ici, : aujourd'hui,—presque tous les ins- tituteurs et institutrices acadiens de l'Ile réunis en Congrès afin d'é- tudier les moyens à prendre pour faire avancer la langue française dans cette province. Il félicite les Acadiens de l'Ile St. Jean, et il rappèle des souvenirs de la Conven- tion nationale de Miscouche en 1883, où, il se disait que le français était voué à disparaître de cette province. M. le Sénateur est heu- reux de constater que c’en était rien, et qu'aujourd'hui, l'on parle et l’ou aime le français plus que ja- mais. M. Poirier dit que ceci est dû en grande partie aux braves cu- rés acadiens, et aux instituteurs et aux institutrices qui ont tous beau coup travaillé à cette belle oeuvre— qu'est la préservation de la langue française dans notre beau Canada. Le sénateur encourage donc tous à continuer à pousser en avant. Et, si nous continuons la lutte 3omme uous l'avons fait par le passé, il nous prédit un glorieux avenir. Le R. P. P. C. Gauthier, prend ensuite la parole ; Il nous dit que nos Congrès annuels sont comme une sorte de retraite intellectuelle pour nous. Et c’est pour cela que nous devons tâcher d’en profiter. Père Gauthier dit que pour nous, Acadiens, il y a deux choses néces- saire ; garder notre foiet notre lan- gue. Il nous faut préserver notre langue pour conserver notre foi. Un peuple qui mérite ce nom ne doit jamais oublier sa langue. Nous devrions former des résolutions de parler le français, partout où cela est possible. Ilne devrait pas y avoir une seule famille Acadienne chez qui l’on parle l'anglais en fa- mille, dans notre province, Nos Acadiens doivent faire les plus grands sacrifices afin de procurer une éducation solide pour leurs en- fauts. L'éducation est l'arme la plus puissante qu’un peuple puisse posséder. Les Acadiens sont infé- rieurs à aucune autre race ; nous avons des hommes qui occupent les plus hautes charges dans toutes les professions. C'est par l'éducation qu'ils sont arrivés là. Donc, tra. vaillons tous à l'avancement de l’é- diennes. Notre édifice national est en voie de construction, afin qu'il soit solide et propre à résister a l'assaut il nous faut pour base 3ème. No. Lecture de l'Etat fi- M. le Trésorier lit le rapport de l'Etat financier de l’ Association \ pour l'année 1998 09. Ce rapport, qui accuse un montant en caisse, de cinquante piastres, est adopté, 4ème No. mités. M. le Président nomme les Co- Nomination des Co- nancier de l’ Association. | tienn:. une éducation. Fortement chré- Si nous bâtissons de cette sorte nous pourrons résister à toutes les tempêtes. Le R. P. Joseph Gallant, nous dit qu'il est certain que ce Congrès va être un succès. Tous vont tra. vaiiler pendant ces deux jours : nous avons beau:oup à faire, mais, on peut être assuré que nous ne manquerous pas à notre devoir. \ mités suivants :—Cemité de Résolu- lion :—M. Joseph Blanchard, R.; P. P. C. Gauthier, M.* Jean F.! Arseuault, Comité de finance :—\ MM. Moïse Gallant, Denis D. At- seuault et Mile. Théodosie Gaïlant. Comilé de Constitution :—-MM. Cyriac Gallant, Jean O. Arsenault et Henri Blanchard. | 5ème No. Discours de Bienve- ! nue, R. P. S. Bondreault. | Le R. P. S. Boudreault souhaite | aux instituteurs et aux institutrices | une cordiale bienvenue dans la pa- | roisse de St. Jaïques. Ilsedit fier | de voir les instituteurs et les insti- tutrices présents en si grand nom- bre. Il prévoit un grand succès pour ce congrès. Père Boudreanit, demanle aux instituteurs de bien travailler pendant ces deux jours, et ensuite ils auront le droit de se bien amuser. Ila corfiance que ce Congrès portera de bon fruits : et il espère que tous les visiteurs vont s’en retourner bien contents de leur visite dans la paroisse de St. Jacques, 6ème No. Discours par les mem- ! bres du Clergé et autres messieurs | présents. \ Le R. P. F. X. Gallant, comme toujours est heureux d’assister au Congrès. Il regrette qu’il ne pour- Ta pas rester jusqu'à la fin. Père Gallant dit que nous avançons ra- pidement dans Ja voie du progrès. I! dit qu'il nous faut continuer, te que nous devons tâcher de faire en- core mieux à l'avenir que nous , Et sans dotite, nous obtiendrouts les meilleurs résultats. L'heure du | dîner étant arrivée, on ajourna cet- te séance jusqu'à deux heures de l'après midi. DEUXIÈME SÉANCE, 2h. p. m- À deux heures, se tient la deu- xième séance sous la présidence, de M. Marin Gallant. Ier No. Conférence: ‘‘La Con- quête de l’Acadie par les Anglais’? par l’Hon. Pascal Poirier, Cette conférence fut fort appré- ciée par tout l'auditoire, Comme elle doit paraître en entier dans les colonnes de L'rMPARTIAL, il n’est pas nécessaire d'en faire un résumé ici. Sur proposition du R, P. S. Boudreault appuyé par le R. P. P. C. Gauthier, un vote de re- merciments est présenté à M. Poi rier. 2ème No. Ecrit ‘‘Les moments que l'on peut donner à l'étude‘, par M. Denis Arsenault. Dans cet écrit M. Arsenault nous dit de très bonnes choses: Entre autres, Il nous fait voir que ce qu'il faut pour empioyer les moments perdus, c'est la volonté: Vouloir employer utilement ces moments perdus, voilà tont. I! nous dit que nos élèves quittent l’école de trop bonne heure, —-avant qu'ils aient pris goût à l’étude, etle résultat est, que tout le reste de leur vie, ils perdent des moments, des heures, même des aunées, qu'ils auraient ait" dncation parmi nos populations aca-. dus employer à l’étude. ‘Ici, donc, il y a réforme à opérer, nos élèves doivent continuer leur classes jus- qu'à un âge plus avancé qu'ils ne le font à présent, M. Arsenault, nous dit aussi, que nos instituteurs pour- raient employer utilement des m- ments perdus, en écrivant des notes pour nos journaux acadiens. Et, | en terminant, il nous dit que c'est } de notre devoir d'aider et d’encou- rager notre journal, ‘‘L’ImpaR- TIAL.”? Cet écrit est discuté par: M. M.! Jean O. Aesenault, Joseph Blan- charû, Bruno Martin, R. P. Gau- thier, et l'Hon. Sénateur Poirier. Tous ont des félicitations pour M Arsenault. M. Bruno Martin dit qu’ileroit que notre Association de- vrait voter une somme d'argent pour faire l’achat de livres d'his- toire du Canada et qne ces livres devraient être distribués par les différents farrondissements. Cette suggestion qui reçoit l’approbation de plusizu's personnes, est reavoy- ée au comité de résolutions, qui doit faire son rapport à la dernière séance Cu Congrès. 4 L'Hon.Sénateur Poirier, montre son esprit de générosité et de pa- triotisme en promettaut d'envoyer à chacun des arrondissements six examplaires de son dernier ouvra- ge sur l’histoire de l’ Acadie. | 3ème. No. ‘‘L'enseignement du Français davs nos éceles’’ par M. Marin Gajlant. Daus ce discours M. Gallant nous dit qne beaucoup d'améliora- tions se font daus l’enseignement de notre langue, Dans la plupart de nos écoles l’on enseigne la gram- maire française. M. Gallant signa- le ce qu'il croit être une injustice : Nos élêves acadi2ns qui veulent en- trer au collège Prince de Galles sont obligés de subir leurs exantens en Anglais ; M. Gallant dit que uous devrions porter remède à cela; et il ajoute que le Français au Col- lège Prince de Galles devrait être enseigné en français, et de cette sorte les Acadiens qui suivent les cours de ce collège se trouveraient placés sur un pied d'égalité avec les autres races. Ce disco'irs souleva une discus- cusSion qui fut assez prolongée. Y prirent part; Les MM. Bruno Martin, Aubin E. Arsenault’ R. P. P. C. Gauthier, et Mile Lena Arsenault, 4ème No. Ecrit. ‘‘L'enseigue- ment de la Physiologie et de l'Hy- giène’" par Mile. Lena Arsenault. Dans cet écrit Mlle. Arsenault _ _ | 16 ANNÉE J. H., Myrick & Co MPORTERS AND DEALERS: DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOÔES FINE k GROCERIES 4 A 3 aprés Dr BR tit hlli e « + tin VS CT : , . 1 And Fishinh & % Supplies à À AT TIGNISH # Le Qi doit ces and ALBERTON | RE pl ds + a - We have just and opened a full complete stock of NEW GUUUS We are prepared o supply the wants PURE miss LL PORT © 4 of the tarimer fish #, ? DATA AE L f#1x _ épi MERE #5 e.man and mecha- nous démontre la grande nécessité qu'i y a d’enseigner la Physiologie et L'Hygiène aux enfants. Pour tout le monde, il n’y a pas de trésor comparable à la santé : si nons pouvous réussir à faire comprendre aux élèves la nécessité de respecter et d'observer les lois de la nature, nous aurons déjà fait beaucoup pour eux. Pour ceux qui sont fort et robuste l’observance des lois de l’'Hygiène va les maintenir en hbon- ne santé ; pour ceux qui u’ont pas été ainsi favorisés par la nature, mais qui se conforment à ces lois, il deviendront plus fort et seront plus capable de résister aux assauts le la maladie. Mile. Aisenault nous parle des maisous d'école ; coment celles ci doivent être construites ; de la pro- preté qu'il y faut toujours obser- cessaire de les bien- aérer ; etc. etc. La maison d’école devrait êtr2 le bâtiment le plus soigné du ‘‘dis- trict’” ; car les jeunes élèves y doi- vent passer une grande partie de leur temps, et ceci à un âge, où les conditions défavorables nuisent le plus à leur santé. Mille. Arsenault se prononce en faveur de l'inspection médicale des écoles. dant aux instituteurs et aux insti- tutrices de vouloir bien faire tous les efforts possibles pour améliorer les conditions sanitaires de nos éco les. Comme ilse faisait tard, et que l’écrit de Mlle. Arsenauit avait soulevé plusieurs questions très im portantes, il fut résolu de remettre la discussion jusqu’au lendemain matin. Donc, on ajourna la séance jusqu’à jeudi matin à 9 heures, (à continuer) ALBERTON Will be at Tignish, until further notice. the 24rd. and 25th. of the month and every last Tuesday and Wednesday of each month, ver ; comme il est absolument né-, Et elle termine en deman. Dr, À. L. Purdy, Dentist nic We invite im- Te rt La RO pe | s tendine purchasers ar 6 apte :,! + pal ve to give us a ‘a! and they will find we Can meet aii competiters, and save to them ther trouble and expen- e of going to 4 Summerside O4 Charlottetown. 3 Fe | | | : au | |