ssn-rmennpennnnnnemnte maps “NI LOI NI BUDGET” ] L'oppsition est restée fidèle à son programme d’obstruction jusqu'à la fin. | —“Ni loi ni budget”—telle à été sa devise depuis l'ouverture de la session qui vient de se terminer. Elle a refusé de laisser passer le bill Réparateur, dens la crainte que l'électorat ne mon- { trât de la reconnaissance au? ministère. Elle a placé son avidité du pouvoir au-dessus de la justice; et si la Constitution continue de rester lettre morte, en face de l'oppression tyrannique d'une minorité quelle est char- gée expressément de protéger, c'est parce que l'opposition n’a pas voulu laisser mettre la oi à exécution. M. Laurier a eu __— L'IMPARTIAL RE de choses noiref, ils n'aiment Le pauvre soldat, tombé sur le DEFENDEZ-VOUS, M. LAU- que le cirage pour leurs botti- nes et la suie le cheminée en) guise de poudre de riz. Habits noirs! Un homme se marie...habit noir. 11 va au bal...habit noir! Pour la joie, habit noir; Pour la joie, habit noir; pour le deuil, habit noir!.….......Allez à un concert: un monsieur en habit noir vous dira, bien ou mal, ou vous chantera, mal ou bien, des choses gaies ou tristes. Dinez chez un restaurateur en nom: ce sera un monsieur en habit noir qui vous apporte- ra les piats. Une file de voitures passent sous ma fenêtre; j'y vois beau- de gens en habit noir. C’est une NOCC see La victime... pardon, la ma- peur qu'il en reçut quelque cré- dit; et, impuissant lui-même à régler cette épineuse question, il s'y est pris de façon à empé- cher ses adversaires de le faire. 1] a pleinement réussi. C’est un précédent bien fu- neste et dont nous ne le félivi- tons guère. Cette tactique d'employer u’importe quel moyen, “per fas et nefas,” pour arriver au con- trôle des affaires publiques, se- Ta nous en sommes sûrs, ré- prouvée par les électeurs de tout le pays. La lecon sera dure mais méritée. Comment s'étonner eprès ce- la que M. Laurier n'ait pas re- levé l'accusation portée contre lui par M. Ouimet d’avoir dé- claré, avant même l’introduc- tion du bill Réparateur au Par- lement, sa détermination d'é- toufler ja mesure, quelle qu'elle fût? C'était son programme, com- me on le voit. “Si je ne puis rien faire, s'est- il dit, je vais prendre mes me- sures pour que les autres ne fassent pas davantage”. Et son parti l’a svivi en aveugle, sauf les exceptions qu'on conaait. M. Perry est un de ceux qui ont suivi M. Laurier, en aveu- gle. ee tn marne _ LA COULEUR NOIRE | 4 } Avez-vous jamais sougé, cher lecteur et vous surtout, aima- ble lectrice, au rôle que joue le noir dans l'existence humaine? J'ai assisté il y a quelques jours, à une conférence et j'ai applaudi un savant en habit. noir, qui, aidé par des chan- teurs et des musiciens, tous é- mine, en priant ies aimables riée seule est en blanc. Elle porte une robe blanche, une <a ses études au collège St Mi- une couronne Planche, un voile blanc. Le solennel monsieur qui l’escorte est vêtu de noir, comme pour lui rappeler que tout n’est pas rose dans la vie. Un autre cortège s'avance… En tête marche une grande voiture toute noirre, trainée par des chevaux noirs, couverts de draperies noires. Derrière vien- nent des messieurs et des dames à pied ou ex voiture, et pres- que tout vêtus de noir. Du noir. toujours du noir. Au baptème, au mariage et la mort à ces trois grandes étapes de la vie, le noir est de 1igueur, com- me il est de rigueur, à la plupart des...haltes interméd'aires. On dirait que les humains attribuent à l’habit noir un pouvoir surnaturel. Au thâtre par exemple, le chef d'orchestre se croirait incapable de bien battre la mesure, s’il ne por- tait pas l’habit noir. Le ségis- soeur. pour annoncer au public un changement forcé du pro- gramme, se présente en habit noir. Les romanciers et les poêtes comptent beaucoup sur le noir lorsqu'ils veulent produire un grand effet. Qui dira jamais combien de maux ont afligé la pauvre hu- mauyité, parce qu'il a plu à cer tains malfaiteurs lettrés de s’ar mer d’un petit instrument pointu, arraché à l'aile d’une oie ou déceupé dans une mince plaque d'acier, de tremper le dit instrument dans du poison noir et de tracer quelques li- gnes noirs sur du papier blanc! “Un sombre drame va se dé- rouler. Le ciel est tout noir; le! galement en habit noir, m'a fait romancier conduit ses lecteurs passer une très-agéable soirée, dans un château noir; des hom- à laquelle je m'étais rendu en|mes à masque noir, portant un habit noir. |grand chapeau noir, couverts Je remis mon habit noir le d'un manteau neir, entrent Jeudemain, pour servir de par-| dans nne grande salle ou il Train au nouveau-né d’un de fait OO. ntm mes amis, qui fut baptisé—pas Soudain apparait une dame l'ami, le nouveau-né—par M.'dont un voile noir cache les ie Curé de la paroisse. Ce der- traits... L’henre du châtiment nier portait une soutane noire, |Suit l'heure du crime. Pendant Après la cérémonie religieuse, | Une nuit noire. le bourreau copieux diner, auquels assiste- | dresse l'échafaud; il met un rent plusieurs parents et| amis...en habit noir. | On nous versa du vin, pré- cieusement conservé depuis longtemps, dans des bouteilles noires, au fond d’une cave où il fait noir comme dans un fonr. Je communiquai à l’heu- reux père toutes des idées noi- res, et celui-ci me rappela que J'oubliais de parler du médecin en habit noir qui avait apporté le bébé “Quand mon fils fera sa première communion, ajou- ta-t-1l, nous lui nous lui achè- terons un gentil costume noir.” Décidément, il y a trop de noir dans la vie des peuples ci- civilisés. Je pardonnerais bien cette passion du noir, ce vérita- ble engouement, aux nègres, chez lesquels le noir serait vrai- ment la couleur locale... Mais non! Ces braves gens raflolent au contraire des couleurs clai- les, gales, pâles, s’éloignant je plus possible du noir. En fait drap noir sur le billet... Et des idées noires viennent assiéger le pauvre cerveau de ceux qui lisent ces noirs récits. L'auteur de la chanson de Mariborough, était dit-on, une servante désireuse d’endormir tout doucement les enfants con fiés à ses soins. Paroles et mu- sique sont en eflet, très-propres à cela. Mais, dès qu'elle met la main à la plume, Ja ‘bonne” poete suit la route tracée par ses devanciers: la dame voit venir son page...de noir tont habiilé. Les sorcières habitent une ca- verne tout noire et elles ont pour compagnons et complices | un corbeau et uu chat noir. | 1241, atteignit sa centième an- Elles mêmes sont loin d'être née. blanches. | Dans les évocations, on sel place dans un cercle noir et on tient une poule noire sous le! bras. La poudre à canon est noire. champs de bataille, devient Ja proie des corbeaux noirs. Mais, assez de noir! Je ter- Lectrices, toujours si bonnes, et les complaisants Lecteurs, de ne pas m'en vouloir si je les ai ennuyés queique peu...J’ai €- crit tout cela avee de l'encre noire. JEAN DES ERABLES. NOUVELLES REL1- GIEUSES ee — M. l'abbé John S. Knight, secrétaire de Mgr Rogers, est décédé jeudi de la semaine der- nière à l'hôpital de Chatham. 11] à succombé une mala- die pulmonaire, qui le minait depuis 1894, alors qu’il eut une hémorrhagie. Né à Bathurst en 1864, il commen- chel de Chatham, et alla les continuer à Rome en 1883. Or- donné prêtre à Rome en 1889, Mgr Rogers l'attacha à l'évêché et en fit son secrétaire. A la fondation de la succursale de la C. M. B. A. à Chatham, le jeu- ne abbé en fut nommé direc- teur spirituel; et la comme ail- leurs il sut se faire aimer par son affabilité. Ses funérailles ont eu lieu samedi matin à Chatham. La pro-cathédrale é- tait tendue de deuil. Les mem- bres de la C. M. B. A et de la fanfare de Chatham y assis- taient en corps. Le service fut chanté par Sa Grandeur Mgr Rogers, avec diacre et sous di- acre. L’oraison funèbre fut pro- noncée par le Révd. Dr'Thomp- son, d'Antigonish, et Monsei- gneur fit aussi l’éloge du pré- tre qu'ii venait de perdre. L'ab- soute fut faite par le Révd. M. joyner, assisté de M. le curé Ri- chard, de Rogersviile. LE PAPE DOYEN DES EVEQUES À la suite de la mort de Mgr Kenrick, archevêque de Saint Louis, qui était le doyen de l'espiscopat catholique, ayant été ordonné évêque en 1841, | c’est Notre Très Saint Père le ! Pape Léon XIII qui est actuel- lement le plus ancien évêque, puisqu'il a été préconisé arche. que en 1843. L'AGE DES PAPES. Le Pape Léon X111,qui est né le 2 mars 1810, est entré dans sa quatre-vingt septième année; il a célébré cette année le dix-huitième anniversaire de son Couronnement. Le cardinal Pecci avait déjà soixante huit ans, lersqu'il fat promu au seuverain pontificat, et sa santé paruissait très pré- caire. Aussi le premier secré- taire d'Etat de Léon X111. le cardiual Franchi, crut-il rou- voir répondre à un prélat ita- lien qui le félicitait de sa ne- mination: “Ne vous pressez pas de me féliciter Qui sait si je resterai longtemps à mon poste? Le nouveau l’ape est si vieux” Or, le cardinal Franchi mou- rait quaire mois plus tard, tan- dis que la santé de Léen X111, s’afflermissant chaque jour da- vantage, commençait à défier les années. Parmi les 250 prédécesseurs de Léon X111, 16 seulement ont porté la tiare de 15 à 20 ans, et 9 sculement plus de 20 ans. Son prédesseur immédiat, Pie IX, est mort à 86 ans, après a- voir fourni le plus loug règne: 92 ans. Enfin tiois pages seulement sont morts à plus de 86 ans. Grégoire 1X, qui mourut en RIER (De la Minerve) “Je ne crois pas que le chef de l'opposition aie foi en quoi- que ce soit, sauf dans les wo- yens de toute espèce qui peu- vent se présenter à Jui pour arriver au pourvoir, depuis si longtemps l'objet de ses con voitises. C'est là tout le secret de son opportunisme et de ia facilité inonie avec laquelle il u’a cessé de plier son pro’ gramme aux circonstances: est- ce que tout le monde ne sait pas qu’il avait décidé de faire rejeter le bill Réparateur à sa seconde lecture, bien avant que la mesure eut été déposée sur le bureau du greffier, sans s'oc- cuper le le moins du monde de sen caractère, sans avoir Jusqu'où elle irait, sans s’inqui- éter de savoir si elle serait acceptable où non à la mineri- té. Telles sont les paroles que nous Jdétachons du beau dis- cours prononcé mercredi de la semaine dernière, le 15, par l'honorable M. Ouimet. M. Laurier était à son siège; la Chambre était au complet, et sir Charles Tupper avait an- noncé l'intention du gouverne- ment d'interrompre. le travail du comité général sur le bill des écoles. Le débat était très animé et avait déja été marqué par plus d'un incident, lorsque M. Ouimet porta contre le chef de l'opposition cette grave ac- cusation. On s’sttendait à ce que M, Laurier bondirait sous l'outra- ge, et que sans donner le temps au ministre de conti- nuer, il le mettrait au défi de prouver sur le champs son ac- cusation ou de la retirer. Tous les regards se tournèrent vers lui ; on le vit courber lente- ment la tête comme pour lais- ser passer le cnup; mais il resta muet comme un poisson. Pas un geste de dénégation; pas un met de protestation. La discussion se prolongea jusqu’à deux heures et demie du matin ; Davies, Mulock, Mc- Carthy, Martin, McDonald, Craig, Weldon, Wallace, Tis- dale, Sproule, Lister, McLean, Haslam et MeGillivray y pri- rent part successirement : M. Laurier garda tout le temps le plus profond silence. Et depuis? Nous avons suivi les débats avec le plus grand soin afin de noter la réponse qu'il ferait à M. Ouimet; nous n'avons rien Vu. | Nous avous écrit à quelques députés pour être tenu au courant, dans le cas où le “Hansard” serait inexact ou in- fidèle : pas de nouvelles. À Ottawa comme à Montréal on n’a cessé d’epier M- Laurier dans ses discours, et il en a prononcé un certain nombre depuis huit jours, mais l’accu- sation n'a pas été relevée. 1] semble aoir évité scrupuleuse ment d'y faire la moindre allu- sion, quoiqu'elle fut devenue un sujet de conversation géné- rale. ns nu Est-ce que M. Laurier serait assez naïf pour espérer que son silence va faire perdre la mé- moire de l'accusation portée contr> lui, et que sa feinte va donner le change. Défendez-vous, M. Laurier, si vous le pouvez. Vous êtes accusé d’avoir, longtemps avant de connaitre la nature du bill que le gou- vernement devait proposer pour rendre justice à la minori- tés catho'ique de Manitoba, dé- claré votre intention de l’etonf- fer par une motion de renvoi à six mois lors de sa seconde lec- ture. Si l'honorabie M. Ouimet a dit vrai, vous désiez donc taux quand vous combaitiez le bill parce qu'il ne régiait pas la question à votre satisfaction? Si M. Ouimet a dit vrai, vous avez donc fait de l'impos- ture, de l’exorde à la pérorai- son, et pas autre chose que de l’impostare dans votre fameux discours du 3 mars quand, fei- guant de vous apitoyer sur le sort de vos compatriotes de là- comme remède, et que néan- moins vons proposiez de tuer le vrincipe même du bill Ré- parateur. Si M. Ouimet a dit vrai, vous avez fait de l'hypocrisie chaque fois que vous avez dit être prêt à entreprendre de ré- soudre la question des écoles de façon à satisfaire la minori- té. Si M. Ouimet a dit vrai, vons avez donc dit faux quand vous, vos amis et vos journaux affirmiez que la raison de votre epposition au bill Réparateur était qu'il n'allait pas ussez loin. Avant de connaitre la me- sure vous aviez décidé de la re- pousser, et de l’étouffer s'il vous était possible ; quels sont donc ceux qui mentent parmi vous tous. Defendez-vous, M. Laurier, Souvenez-vous que M. Perry a suivi M. Laurier daus tout cela. 11] n’a jamais eu Je cou- rage de parler sur la question; mais 1l a veté avec les fanati- ques. hou FOR SALE 1 :owe Hand Press, size 11x15 1 Tuff”s Hand Press 7 cols. 1 Pair News chases 8 col. tseel. 1 Miller & Richard Per- forater 11 inches. 1 Golding official Job Pr.ss 8kx124. t bas, vous préconisiez l'enquête ALB ERA0! Laos BEST CORSETS made in Canada are those ma- nufactured by the Cromptou Corset Co. of Toronto, for which we hold the exclusive agency for this part of P. Ë 1s- land ‘The prices are as low as those charged fo inferior goods of other makes, and a custom- er who has once worn à “Crompton” will always want that make again. 50c., 75.0, $1.00, $1.25. and three at $1.25. THE BEST MEN”’S SHIRTS are those manufactured by the Williams, Greene & Rome Co. of Berlin, Ontario. For these, also, we hold exclusive control {or this end of the Island. Our new stock of White Shirts of this make is now in and an inspection is invited. 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Laurier est iuno- | cent de l’odieuse imputation lancée contre son caractère par| un ministre en plaine Cham- bre, et alors c'est son devoir de | confondre son accusateur. 1l en a eu toutes les occasions pos- sibles ; il a assisté à toutes les séances ;: ila parlé à maintes reprises ; il a même trouvé mo- yen de venir au secours de son Léon X111, à la satisfaction de tous, travaille à imiter ce dernier exemple. | MONEY =24 7 free sumpies of LADIES STARS: | E with canvassers' outfät. L'' hesrd of wo raferences. Steady wor rs. t STANDARD TASHION 09. 542 W. 14h St, Ne— York Cl ami McShance qui, depuis deux jours, est devenu le bouffon de ses collègues, amis et adver- saires. Il n’a rien dit pour con- tredire M. Ouimet, il n’a rien Letc. Yours truly, tait pour se défendre. rs. BENJ. ROGERS, COUPON DE PRIME 100 Ibs old style L'ug mer. The above material can: be seen at the Impaitial of.| tice and will be sold cheap to! make room for new importa-! tions. 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