een nn 7 DES F en EI re NAT F < + F Fee : ne Re Se : . FE cha LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR .. Æ J. BUOTE, GÉRANT ——— VOL. I. NO. 22 LA MECHE D'OR 0000000XXX0000000 TROISIEME PARTIE 19 [suite.] —Je vous ai attendu toute la nuit, dit-elle. Je n'ai pas dormi. Je suis restée sur ce divan, m'i- maginant toujours que vous! alliez arriver, me porter des nouvelles... — Eh bien, fit il brutalement, vous les avez eues ce matin, les nouvelles ! Et vous avez dû les trouver satisfaisantes..." Elle se sentit si troublée sous — Àh'!Vous me demandez, re- prit-il, poarquoi je n'avais pas paru chez vous de Ja nuit? C'est que, cette nuit, et Je me suis transformé en limier d2 police! J'ai failli devenir fou, quand j'ai su que ces imbéciles l'avaient laissé s'évader ..…...J'ai commencé par battre tout le quartier, puis les fanbourgs, où il est si facile de se cacher... J'allais an hasard, dévisageant tous les hommes que je rencon- trie... Je n'ai rien trouvé en- core; Mais je vais recommencer le regard perçant de Brigard, | cette nuit et je finirai b$sn par qu'elle arrêta net la conserva- tion. Autrefois elle l’anvait | écrasé d'un seul mot ; aujoar- d'hui,elle avait peur devan: réussir. | En ce moment, Angélina n'es- saya plus de lutter contre la | | passion qui Îa reprenait ; elle lui. Elle fut aimable avec lui, | aimait Serge, elle voulait Je pendaut le repas et pendant sa ver, ponrvu que Thérèse fut toute la soirée, comme elle ne |séparée de lui. l'avait jamais été. Brigard avait Elle aflecta| bien deviné tonte sa pensée Le si à de ne pas dire un seul mot de | Et, aussitôt, tout un plan s’écha- cette affaire qui les passionvait |fauda dans son esprit : se servir également tous les deux. Mais, | ) | | de Brigard pour découvnr la . : 1. PEUT ET : a peine farent ils remontés dans | retraite de Serge, et, quand elle le boudoir, que Brigard reprit brusquement la conversation en disant : — Donc, ma chère, nutre plan a échoué. Je m'attendais à L dé . ù M à l'aurait découverte, le prévenir, avant que la police en fat infor- | | l Î iner vous voir furieuse, je m'atten-| dais à des reproches... Et je vois bien qu'au contraire yons êtes ravie du piteux résultat d ma combinaison... Angélina erut qu'elle pour- rait le tromper encore ; elle dit en riaut : — Mais il n‘est pas si piteux que cela, mon ami ! — Ah ! vous trouvez ? —Que voulons nors? Etablir, mée..Quelle preuve plus grande d'amour pourrait-t-elle Ini don. ? Brigard s'était levé et tournait rageusement dans je boudoir, :omme une bête fauve dans sa Cage. Par moment, il s'arrêtait devant Angélinaet Jui disait : — Oui, je trouverai sa retraite à votre Serge, et j'irai le dénon: cer moi même ! Elle s'était étendue sur le divan, et,tont entière à la pen- |sée qui s'était emparée d'elle, d'une façon irrécusable, la cul-| pabilité de Serge. nous pas réussi ? La lettre, si adroitement faite par vous, est attribuée à Claude ; et, désor mais, le frère, la sœur... et l'amant de la sœur sont perdus Nous ne désirons pas autre chose. Vous peut être.…....Mais moi N'avons- | de jalousie. elle n'écoutait même pius Bri- gard. Maintenant qu'il s’agis- sait de sauver Serge, elle n’avait plas peur de cet hemme affolé Tout à l'heure il javail deviné ses secrots désirs : mais elle se sentait ]a force de le tromper encore. —1l faut donc que je sache où se cache Serge, murmura-t- | elle. j'avais d'autres disirs..………. J'étais | là, hier :etje me faisais une joie de le voir arrêter, lui..…..et son ami Claude, comme vous vous seriez heureuse si on arri. | vait à mettre Ia main sur elle. sur Thérèse ! —Que dites-vous ?fitii, en s’asseyant en face d'elle. Elle reprit avec beaucoup de calme —Je dis, mon ami, que vous avez bien raison,et qu'il faut jabsolument que mous retrou- —1l aurait fallu vous voir pour cola. Vous avez couru e! cherché dans Paris, vous avez perdu votre terips. Dix minu tes après son évasion, Serge avait quitté Paris. — 11 éfait douce réellement Pirtent à cette heure ? ...... — Mais naturellemeut, moa ami. Et, quelques près, 1l pénétrait avec Claude Grarancier, chez M. Fourmont, pour lui demander de l'argent. heures a- —Le patron ne m'en a rien dit aujourd hni. — [i me l'a dit à moi: et, de- main, il le dira au juge d'ins- tract!on. — Elle ra:onta la scène, que lui av it répéte le aotaire, d’un ton sinaturel et en cachant si bieu l'émotion qui la s:vouait, que Brigard fat déçu Quand elle ent terminé, il demanda : — Liors, selon vons, où fiat. k chercher les traces des fa. gitifs ? — ils oat annoncé si ouverte- ment quiis allaient en Angle- aup'ès de Paris. 1ls savent, par les jonraayx, que leursigna. lement est douné à tontes les frontières, à tons les parquets des petites villes de Fraice, Je pas. |ralssa'ent peu a peu. | Fourmont « jurerais Garancier jours. st a Asnières. Et je presque Si Julienne Fourmont était abandonnée à elle même, elle n'anrait pas la force de lnt- ter contre son père, comme elle le fait en ce moment. Donc Claude n’a pas cessé d'être au- pres d'elle. Or, Claude et Serge sont ensemble ; et Serge ne doit pas être bien join de Thérèse | Garaucier. Vous voyez qu'on | pouirait les ealever tous d’un | coup de filet... | —Et vons pensez qu'ils se | cachent à Asnières ? —À Asnières ou plus loin, mais sûrement près de Paris. Je les connais tous deux : vous, | Vous Le connaissez que Claude; |eh bien, Serge est aussi auda- | | | | | monté daus un destrains q'il terre... que Je les crois tout| LA | bonnement restés en France, et —(C'est jaste, mnrmera Bri-| ere tnt RE | | | TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 27 JUIN 1901. 8 ANNEE. MALE À CENTURY OLD. A Standard Remedy U=ed inThousands of Homes in Canada. Diarrhœa, Dysentery, Cholera, Cholera Morbus, Cholera Infan- tum, Cramps, Colie, Sea Sickness and all Summer Complaints. Its prompt use will prevent a great deal of unnecessary suffer- ing and often save life. PRICE, :- 35c. The T. Milburn Co., Limited, Toronto, Ont. Mortgage Sale TO be sold at public auction in front of the Court House Summerside in Prince County on Friday the 5th., day crois donc qu'ils ne s’éloigneront | of July A. D. 1901 at the hour of 1? | o’clock noon under and by virtue of a | | | } | power sale contained in an Indenture of Mortgage bearing date the 7th., day gard, dont les soupçons dispa-|ofJune A. D. 1900, made between Duncan D. McPherson of Hamilton Road, Lot &, in said County farmerand dre D narquez que Julienne | Sadie J. McPherson his wife of the quelle voit Claude! tous les!12ad and premises situate lying and | one part and the undersigned so mort- | gagee of the other part. All that certain parcel or tract of | being in Township eight in Prince | Connty Prince Edward Island bound- ed and described as follows : commen. cing at a point on the north side of the Hamilton Road at the south west angle of land formerly owued by An- drew McDougall and now er lately heretofore in the possession of John A. McPherson and running thence corth along the west boundary of the lands in the vossession of John A. McPherson as above said, a distance of one hundred chains a little more or less or to the souther]y bonndary of lands in the possession of John James England ; thence west and parallel with the sear line of farm fronting on the south side of the O’Leary Road, a distance of six chains or to the east- erly boundary of Jands owned by George C. MoPherson ; thence south a- long the said east boundary last men- ticne 1 to the Hamilton Roaë afcresaid : thence east along the said Hamilton Road six chains a little more or less or to the place of begiining contain- ing by estimation sixty acres by the same moreor less asd being the Jlands Oh, oui? s’écriat-elle avec |vions mon consin Serge. jeievx que Jui; sealement, il! (or a portion thereof) devised by rage. Brigard fixa sur elle des yeux l'est d'une façon plus posée | Donald Neil MePherson to the megt- C'est -à dire, ma chère, eon tinua til, avec calme, que votre plus cher désir serait de faire reprendre la jeune fille, tandis que le jeune homme resterait en liberté On le condamnerait par coutumase, iui!......Et cela vous sufhrait en? Ah? ne me dé- meutez pas, ma Chère! Car j'ai fini par lire au fond de votre cœur... Vous voulez les sé parer parce que vous l’aimez lui: Moi ? s'écria-t-elle avee efFroi Mais je vous jure ..…… Î —Eh bien, moi, je le hais ! Tant pis :i ma volonté ne se fait plus l’esclave de la vôtre! 8 eue de jalousie, parlons série: - disparat. | B. D. McLELLAN. trouble and COX | Je ne vewx pas que vous puis. sement Je sais où S rge «4! di deme ura Jo:gtempe, assis | Paimer Road, siez revoir cet homme ! Oande sout allés après lus es Givan, am ani ; puis il | May 9th. 1901—tf. Pioneer. pense of going to —Angéiina tremblait. Bie évasion. CU in x se cé Summerside or ne savait que répondre, eile était —Et vous Le m'a-:ez pas FA UT Faites usage du véritable vain eue. prévenu ! | Re Rr Charlottetown. quelle facilité elle bouleverse- | étonnés. Et il dit : — Tiens ! Vous n'êtes plus la même que tout à l'heure. Elle sourit, en voyant avec rait On associé : et d’une voix très douce, presque indifferente, elle dit : — Mais non, mon ami ! C'est vous qui vous emportez, qui dites des folies ....… : } : : , L | ” . . | DAS ie à » 3 | lis en étaient revenus à leur | P?S quetqne ntile indication ne] a 1cienne sitnation : elle, la mai. tresse, et lui, l’esclave ! — Maintenant, ditelle, que (plus tranquille. ils savent quon les cherchera partout et [qu'on ne simagivera pas qa'ils loseut rester à Ja porte de Paris. Voilà mon onirion..A vous de |vous mettre en campagne ! | — Dès cette nuit ? en” Non, demain ; #ela sufhra. Vous avez besoin de vovs repo- ser. Et qui sait si les jourmaux de demain ne sous apporteront | Bonsoir, jaloux ! g'gor— def: ult having been made in tle payment of the principal and in- terest secured by the said mortgege. For farther particulars apply 10 Bell & Johnston, Barristers, Summer- side. Dated this 12th., June A. D. 1901, JOHN H. BELL, Mortgagee. ‘WOOD FARM | FOR SALE. Situated ai Palmer Road, Lot 2. containing 123 acres, covered et growth of mixed Au moment de pénétrer dars | wood. sa Chambre, elle lni envoya un | For further particulars apply D | f | baiser da bo: es doigts nou: sommes débarrassés de la ?415er du bont des doigts, Puls |to } KENDRICK. J. H. Myriek & Co Importers aad Jealers in DRY GOODS La ARDWARE | BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fi-ing - Nupplies AT TIGNISH and A LBERTON | We | | have just opened a tull and complete stock of NEW GO0DS We are prepare to Supply the wants of the farmer, fish- erman and mecha- nicC. 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