| | | | } | _ une mélodie nouvelle, ÿ Et LÉ PRT. T* s Kai FR c SP TR TEEN QUE Dune De ru 20 DES ET 5, RS LR REEIE ares L'IMPARTIAI, JEUDI LE © DECEMBRE, 1807. UNE NUIT BLANCHE NOUVELLE PAR. F. GENISSIEU Elle s'était, vers le soir, cou- chée toute souriante, et de ses petites lèvres roses, —les mains croisées, —elle avait, comme chaque jour, bégayé sa ceurte prière.—$Ses yeux s'étaient vite clos et elle s'était endormie toute joyeuse, —si poupée conchée près d'elle sur l‘oreiller. La veilleuse brûlait claire à l'angle de la cheminée, et dans la chambre à côté, la bonne al }dre dans la chambre voisine la Jant et renaut, préparait le pe- tite toilette du lendemain qui devait être un jour de fête : nous étions rescendus heureux. Au salon les amis de tous les jours,—les vrais. ceux là,—et que nous aimions bien,—com- mentaient le dernier mot du bé- bé, souriant de sa petite révé- rence et parodiaient “son bon- soir. —Nous entendious cela à travers la porte, et, tout heu- reux, la mère et moi, nous nous serrions doucement Ia main ; elle se pencha vers moi, ma chère petite femme, et presque bas, comme crainte qu’un mau- vais génie n'entendit ce qu'elle me disait : ‘C'est à nous deux, ce bon- heur-là”, me dit-elle. J'ouvris la porte, et la conver- sation tomba. serre La petite maman se mit au pi- ano, et doucement, les portes bien closes, de peur de réveiller l'enfant, elle joua uno de ces mélodies de Schubert, dont le rythme fait rêver au bonhour quand il ne porte pas au déses- poir. De temps en temps, et après chaque morceau, elle s’arrêtait, les doigts immobiles sur le cla- vier, et tournait la tête pour é- couter. “Ce p'est pas elle”, répétions- nous em chœur, et ma petite! femme, tranquillisée, reprenait Le thé vint et l'heure s'avan- çait ; nous reconduisimes les a- mis à la porte, et contents de nous retrouver seuls—dans no- tre sohtude à trois, —nous re- gagnämes doucement notre chambre. “Bebé tousse un peu madame” nous dit à demi-voix la bonne,aü moment où nous passions le seu. Nos regards se croisèrent comme une muette interroga- tion. “Ce ne sera rien, chérie”, dis- je à ina femme en la voyant dé- jà troute troublée, “ne te tour- mente prs.— Vous pouvez mon- ter, ajoutai je à la bonne ; si ma- dame a besoia de vous, je son- neral.” L'enfant dormait assez caime ; ses mains étaient peut-être un|bonne et sensible petite maman’ peu chaudes, mais. “Eile est peut-être trep cou- verte, aujoutai-je en regardant ma femme : tu es fatiguée, ché- rie, va vite dormir, je resterai a- ee mon livre quelques minutes auprès du iit ; —dors bien tran- quille. _Tu m'eveilleras si elle n'est pas bien ; bien sûr, n'est ce pas? Je te le promets.” La pauvre mignonne, les veux battus de sommeil, avait à peine la force de me parler. Je m'installai dans un fau- teuil au chevet du petit lit, le roman nouveau sur mes genoux. Je touruais les feniliets, sui- vant des yeux les caractères, mais sans riex comprendre à ces que je lisais ; j'écoutais la *espi- ration du bébé, un peu pressée et brayante, ec j'épiais chacun de ses mouvements. Elle était devenue tout d'un coup un peu rouge, et biülantes. La raère, pendant ce temps, s’érait endormie, et son sommeil, caime et régulier, me laissait rauquille de ce côté. Je me lei ai sans bruit, et, ré- sola de veilier encore, je passai J'étais à peine réinstallé que la pauvre petite, faisant un brusque mouvement et ouvrant à demi les yeux, se leva sur 502 séant et se mit à tousser… Une sueur froide peria sur mon front ; je voulus soulever sur mon bras le pauvre: petit être qui suffoquait ; mes mains tremblaient, j'avais peur. J'avais reconnu cette affreuse toux, comme un chant de coq, dont j'avais une frayeur s1 grande. La quinte passée, j'allai pren- petite bouteille de sirop. Elle était encore cachetée, ot Je bénis la précaution qui me l'avait fait acheter. La pauvre chérie était retom- bée anéantie sur son lit, et lors- que je m'approchai d'elle, la cuiiler à la main, elle avait pei- ne à se ienir debout sur mon bras. —"“Bébé, lui dis-je à demi- voix, bébé, du bonbon !” La pauvre chérie, geurmande, instinctivement euvrit sa petite bouche, et passa plusieurs fois, en retombant sur l'oreiller, sa petite iangue sur ces lèvres sé- chées par la fièvre. Je la pris, roulée dans sa cou- verlure, et, l'esseyant sur mes genoux, je m'approchai du feu qui s’en allait mourant dans la cheminée. Elle se blottit tonte fiérreuse contre moi. Sa peau me brülait à travers mes vêtements. Sa respiration était rauque, oppressée, bruyante! ; elle ou- vrait sa petite bouche de plus en plus grande. Elle se remit à tousser. “Mon Dieu”, murmurai-je sui- vant des yeux les mouvements de douleur, les spasmes de suflo- cation de ma petite chérie, ‘mon Disu, j'ai peur.” Et je me levai avec l'enfant dans mes bras pour atteindre à la sonnette. Soit que le mouvement que je fis alors, soit que la cuillérée de sirop eût eu un effet salutaire. Bcbeé fit alors un effort plas vio- lent et... Je retombhai assis, les yeux mouillés de larmes de joi2. “Tant pis pour le tapis”, mur- murai-je. La pauvre petite malade, sou- lagée, me regardait de ses yenx à demi éteints. “Papa ! me disait-elle presque bas, papa ! Bébé...bien bobo.” C'est égal, j'avais déjà moins peur ! Je me tournai alors vers ma petite femme ; elle dormait en- core, de son même sommeil calme et confiant. Que j'étais heureux alors de ne pas l'avoir éveillée ! Que de tourments et d'angoisses de moins pour cette Et comme j'étais fier de cette bonne confiance qu'elle m'avait montrée, en s’endormant, toute inquiète qu'elle était, tranqnilli- lisée par ma parole dennée ! C'est dans ces moments-là sur- toat qu’il est bon de vivre ! En- tre ces deux êtres aimés dont je reillais le sommeïl, je compre- nais, je sentais ma vie dans tout. ce qu'elle devait avoir de eé- rieux et de réfléchi. J'étais heu- reux de la lourde charge qui pe- sait sur moi. Bébé, cependant, reposait en- core dans mes bras, son petit corps moulé sur mes genoux.— Sa respiration devenait un peu plus calme ses mains moins brû- lantes et moins humides ; je n'a- vais plus si peur. C'est alors qu’an souvenir de l'heure écoulée, et les yeux sur cetie mignonne petite figure, aux traits encore contractés, c'est alors que les appréhensions d'un malheur plus grand vin- rent m'assaillir ! “Et s1 j'avais dormi mon Dieu !” Pauvre cher petit être !elle &- tait si joyeuse, la veille au soir, et paraissait si heureuse de vi- mes pantouffes et ma rohe " chambre. ÿ nr rh D ES sa poupéos, de ses yeux bleus grands ouverte, regardait tou- jours le plafond, comme lorsque! la mignonne la berçait en s'en-! dormant. Là sur la commode, | pliés et rangés en piles, les pe-| tits vêtements qu'elle avait! ‘quittés, le soir ; ici, près de moi, | sous mon pied le petit tabouret où elle s’asseyait pour jouer à la maman ! Et ces pauvres amis qui me félicitaient de la gentil-| lesse et de la bonne mine de mon bébé ! Et tout cela, si j'a. vais dormi, peut-être que. Pauvre chère petite, va ! " Et je la pressai, tout en pleu- rant, sur ma poitrine. Elle eut une petite toux en- core, mais, Dieu merci ! le dan- ger était passé. Elle resta à me regarder, de ses yeux à demi ouverts, et sem- blant me demander où elle é- tait : “Papa, papa”, disait-elle, et de ses deux mains passées dans ma chemise, elle me caressait la poitrine. L'aube grise déjà perçait à travers les rideaux. J'entendais au Join, dans la rue déserte, passer les marai- chers, et une escouade de bala- yeurs travailler sous ma fenêtre. Peu à peu, la ville s'éveilla et les bruits se succédèrent plus rapprochés. Comme chaque matin, les cris Dans le coin de son petit lit, TRY ROBT. T. HOLMAN for anything you want. His Fall stock is now arrived and is larger than ever. He keeps everything and buys all farm produce for cash as well as the pruducts of the Sea TELEGRAPH, TELEPHONE OR WRIrËE for your wants and prices will as- tonish you for cheapness and quality. Will please you beyond your ;expectations, A few Organs left. A few Sewing Machines remain. À few tait Herrine still to sell. SO FROM MUSIC TO HERRING is a wide range but the gapis well filed by OBT. T. HOLMAN Summerside, Sept. 2nd. 1897 des marchands vibrèret dans la rue. 11 y avait pour moi quelque chose de profondément navrant dans cette succession machinale et brutale de tous les actes de la vie humaine. | Plus les bryits augmentaient, plus le jour se faisait, pius tout autour de moi s'éveillait et vi-| vait,—plus je me sentais seul et triste. Et si j'avais dormi ! peusai je, si...! tous cs chants. tous ces bruits seraient venns comme maintenant insulter à mon mal- heur ! et ce maudit orgue de barbarie, qui maintenant fait ALTON & GALLANT DRUGGINEN TIGNISH, P. E. I = + = Are known to sell nothing but pure DRUGS, The best that money can procure 1s to be found at the TIGNISH DRUG STORE. NEW Stock weekiy. sourire ma pauvre petite malade, serait venu narguer ma dou- leur ! | “Bébé n'a plus bobo, papa” me dit alors ma petite ch‘rie. d'une voix plus assurée. | À ce moment, ma petite fem | me s'éveilia,et ne me trouvant. pas auprès d'elle, se dressa tout! effrayée sur son séant. | “Qu'est-ce ? Qu'y a-t-1. ?” cria | telle en se penchant vers le pe-| tit lit. | Quand son regard tomba sur nous, bébé la regardait en sou- riant, et luitendant ses petites. mouottes pâles : | “Bébé plus bobo, maman” lui dit-elle Je Jui portai dans le lit la pe-! tite chérie, qui s'enfonça entre nos deux oreiliers. | “Tu ne t'es pas couché, dis !”| me demauda-t-elle, en ouvrant de grands yeux effrayés ; ‘“eile a donc été bien malade ? — Non, chérie; mais j'ai eu un peu peur.” J'entendais déjà da bruit dans [la maisou, et je sonnai pour faire mander le dosteur. “Vieus dodo,” petit papa, me dit ma petite convalescente en \se faisant son nid près de sa mère. Je rouiai le canapé près du lit, et, m'arrangeant là, je pris la main de ma femme qui pen- dait sur le drap. | “Repose-toi, mon ami, je vais veiiler, me dit-elle, les yeux hu- mides. -.C'est égal, j'ai eu bien peur !” lui dis-je après un ins- tant en baïsant sa petite main fine ;— et j'éclatai en sauglats. “Pauvie ami !” Je dormis jusqu’à la visite du docteur. Ripans Tabules cure nausea. Ripans Tabules. | vre. ga a is D Ripans Tabules: pleasant laxative, | ee TE ge ee - nn TE D TT * A TA 29 Si DR PRE TD pa re PRES EN Mens EE RUES C EC x ALES =) ES Cr CN IR, OF rm : S CONSTRUCTION AMIE LIA0S TRE WNAITE SEMING MACINE C | CLEVEZAND, O!71/0. JEU YORH=BOSTEN SAN FRANS = LONDON PARIS 7 OT mm EnAnS Pri. vE | REX APE RC TIGE 7 R:I-P.A.N.S j £O YEARS’ EXPERIENCE. ATTE | | JA: 754 : 41 , Packed Without Glass. dx ne LE EN 2 ENTS. ee fa Ares | [PROMPTLY SECURED Î This special form of Ripans Tabules is prepar 4 : from tbe original prescription, but more 2C0nom- "GET RICA QUICKLY. 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