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Pourtant je savais bien que son jour viendrait ; je ne me faisais pas d'illusion, et si j'avais pen sé que Ja mort de mon pauvre Martin pût prolonger la résis- tance du tort, je n'aurais pas hésité vn instant, je l'aurais plutôt sacrifié moi-même... —Eh bien, pourquoi hésites- tu maintenant ? Trois jours de vivres, c’est Je saiut peut-être. La Ressource, commandez à deux hommes de tuer cet ani. mal. — Hélas ! monsieur le baron, dit Léveillé avec un sentiment! à la fcis touchant et comique, ce ‘“meutre” serait inutil:. qui nous manquent... —Comment cela ? —J'ai donné ce matin aux blessés les dernières gouttes d’eau...Si nous mourons pas de faim, nous mourrons de soif. Saint-Preux baissa la tête ; La Ressource se gratta l'oreille avec embarras Cette sinistre perspective lui fit écarquiller ses petits yeux gris : —Mais, dit:il, pourtanut....per- mettez...l’eau n’est pas absolu- meut nécessaire à la santé..….et il me semble qu’un bon verre de rhum peut remplacer avan- tageusement.......…. —1l n’y a rien, rien, plus rien, entendez vous, dit Léveillé (l’un ton désespéré. —Nous sommes perdus, mnr- mura Saint-Preux avec un sou- par Au même instant, un coup violent fit sauter le chapeau dun sergent La Ressource. Le vieux soldat tourna sur lui-même tout étourdi et, en se remettant d’aplomb, ji: lança une exclamation sonore : —Mille tonnerres ! s’écria-t-il, quel est l’insoient qui jette une pierre sur le crâne de son supé- rieur ?:.... Le caillou qui venait de le frapper avait roulé à ses pieds. 1i le ramassa. “Tiens ! dit il, 1l est envelop- pé dans un papier ! Saint Preax arracha ce papier | des mains du sergent, le déplia, y jeta les yeux et, au même ins- tant, un cri de joie, de triomphe s'echapna de ses lèvres : —Nous sommes sauvés ! s'6 cria-t1i...La Ressource, faites prendre les armes à vos hom- mes... Léveillé, déterre le barii d> poudre er re:te- le près des canons du fori.. cette journée sera belle ! Puis, s'élançaut sur le retran- chement et s'adressant aux |sades et qui accourent aux ac. cents de sa voix jeune et vi- ,brante : | —Soldats, s'écria-t ir, Dien nous envoie nn secours inespé- ré !..Nous allons faire une trouée dns L2s rangs des Anglais Dans quel- ques heures, si vous faites bra vement votre devoir, nous se rons libres ct vengés ! Vive le ro: ! —Vivele roi! répétèrent les soldats. Et ans-itôt un frisson d'n- ‘thousiasm> parconrut ies rang- des rares défenseurs du fort, Les paroles ardentes de Gaston de Saint-Preux avaient soudain 'ranimé leurs forces affaiblies ; june sorte de fièvre généreuse aitlumait ieurs regards tont à | l'heure si mornes et si désespé- rés On entendit un cliquetis d’ar- | e ne| mes et teus vinrent se &errer sont pas senlement les vivres autour de leur jeune chef, at- { | tendant, marcher aux Anglais. XIV LA CAMPANULA RUBRA Il faut retourmer maintenaut au Camp du ‘erpent Rouge. Ou se rappelie que tandis que les guerriers delawares s'éloi- gnaent à travers Ja forêt pour prévenir les tentatives que lÎ-s Abénaquis pourraient faire pour délivrer l’Aigle-Noir, les femmes de la tribu préparaient le sup plice des troïs prisonniers. Le Serpent Rouge et le sor-| cier Alagami avaieat êté pren- dre place an milieu des sa. chems. Devant le potean de torture, où Ouinnipeg ét:it attaché en- tre le père André et J:an d’Ar- où rougissaient les instruments de supplice, était placé: un €6- norme chaudière remplie d'an mélange d’eau et de rham aro matisé avec des herbes d: la forêt. Ce brenvage élait destiné à exciter l'ardeur des bourreanx et aussi à rauiner les forces des victimes an moment où elles se: cruauté des supplices. pèrent dans ja chaudière des tasses ee calsbasse suspendues à ieur celntüre, puis ayant bu lcette boisson brûlante, elles se | précipitèrent sur les malheu |reux prisonniers en pOoassant | des cris de vengeance, Mais,au même instant, un incident OA vint arrêter leur fareur. Quatre ou cinq des guerriers [Suite à la 8ème Page] .Ah !vive Dieu !! | { ln | | ramonde, sur le brasier méme! ralcnt prêtes à défailiir sous la : PUT YOUR FINGER | ON YOUR PULSE. _Afitis Weak or Irregular don’t Hesl- tate to Start the use of Milburn's Heart and nn Pilis at once. | _ Witha strong, steady, regular pulse | ‘we may expect vigorous health, | hommes qui gardaient les palis-| Wish a weak, Égaier intermittent pulse we can tell at once the vitality is low—that Dizzy and Faint Spells, Smoth- ering and Sinking Sensations and similar conditions are bound to ensue. By their action in strengthening the heart, toning the-nerves and enriching the blood, Milburn's Heart and Nerve Pills relieve and cure all thosedistressing | conditions just enumerated. Mrs. B: Croft, residing on Waterloo Street, St. John, N. 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