Cr EE ——_—— een ——— Il L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P.E., JEUDI 24 OCT 1907. Les (ualites —__— I LES YEUX SUR L'IDEAL Quand l'artiste saisit le marteau et le ciseau et commence à entamer le marbre pour en tirer la puissante image de la vie, les yeux de son âme sont fixés sur le type qu’il veut réaliser. Cet idéal qu'il pour- suit, il l’a conçu au dedans de lui- même par unetfort de génie, il l'aime avec tous les traits dont son esprit l'a orné, il va travailler à le rendre vivaut dans une pierre inerte et froide. Le maitre d’ecole est un artiste aus- si . Je dirai même que son art est le grand des aïts. Ces enfants insou- ciants qu’on lui présente sont la ma. tière qu'il doit façonner. Riche matière, sil’on veut, puisque une âme intelligente et immortelle la vivifie ; mais bien ingrate matière, si l’on considère les défauts qui déjà la déparent, si l’on calcule les résistances qu'éprouvera l’action du maître. Pas plus que l'artiste, le maître d'école ne peut se mettre à l'œuvre s’il n’a les yeux fixés sur son idéal. De chaque enfant que fera-t-il ? S'il n'a pas de réponse à cette ques- tion, il perdra son temps et sa pei- ue ; et,ce qui est pis encore, il gâte. ra les Âmes qu'on lui confie. Mais qu’il ait un idéal, qu'il sache clai- rement ce qu'il doit produire, qu’il aime éperdument ce devoir qui lui apparaît. et aussitôt il travaille avec courage et avec succès. L'idéal il- lumine, l'idéal stimule, l’idéal en- fin, préserve de la lassitude et du désouragement. Quel sera donc l'idéal poursuivi par le maître d’école ? Gagne: son paiu, avoir une po- sition honorable et aisé, amacser de petites rentes, préparer pour sa vieillesse un repos sans traces, est- ce là un idéal ? Non, assurement. À Dieu ne plaise que je blâme les préoccupations temporelles : elles sont légitimes‘ elles sont un devoir même, surtout pour ceux que les avantages de la vie commune ne déchargent pas des soins matériels. Mais ne viser que cela, tout subor- donner à cela, trouver que tout va bien si cela va bien, mettre cela au- dessus du bien moralet religieux des enfants, ce n’est pas seulement un bas égoisme, c’est une trahison du devoir sacré qui incombe à tout maitre d'école. En effet tout maître d'école a charge d’âÂmes ; de ces âmes il est responsable devant la société et de vant Dieu La société lui demau- de des hommes sains de corps et d'âme,des citoyens honvêtes et dé- voués à la patrie ; Dieu lui deman- de, en plus, des chrétiens fi .èles à leur foi et des apôtres zélès pour la défense et l'extension de l'Eglise. Telle est sa tâche. Il ne peut la diviser : elle s'impose à lui tout en- tière. Il n’y a pas une partie pour les religieux, une partie pour les laïques. Tout instituteur, religieux ou laïque, dans la mesure de ses for- ces et dans les limites de sa liberté d'action, doit embrasser dans-son intégrité l’œuvre de l’éducation. La raison est que l'âme de l'enfant n’est pas divisée ; elle est remise entière, avec toutes ses facultés, entre les mains du maître : celui-ci doit cultiver toutes ses aptitudes, la prépa er à tous ses devoirs, l’ar- mer pour tous les combats. Soit donc qu'il entre en charge’ soit qu’il se recueille au millieu de ces travaux, le maître d’école doit se dire à Iui-mêine : ‘Dans “haque enfant de mon éco- le je vois un trésor que Dieu m'a confié. Non seulement je ne puis en abuser, mais je dois le garder intact avec la plus religieux fidélité. Le garder intact ne suffit pas, je dois le faire fructifier. Il n’est pas un enfaut qui soit sans défauts; je devrai découvrir et corriger en cha- cun les mauvaises tendances. Il n’est pas un enfant qui n’ait des facultés intellectuelles et morales; ai lar i chacen de mes élèves à dé- ] } 4 S i il 5 in ce VC NE iso ui Ar t Des Jos vrai devant sun est y oo dia mari | silmet ls «4 ! l de Educateur rien de plus modeste que l’enceigne- ment de l'alphabet et de la gram- | maire, il n’est aussi ri-u de plus précieux, puisque c’est la clef de toutes les richesses amassées par le génie humaine. J'ouvrirai son coeur à l’amour du bien ; je pétrirai son âme des nobles sentiments de la justice, le l'honnêteté, de ia géné- rosité, de la compassion, de la cha- rité. Pour mieux façonner l’hom me et le citoyen je m'appliquerai surtout à former le chrétien fidèle : le chrétien qui sait sa religion et qui ne rougit pas de paraître reli gieux, le chrétien qui connaît et qui aime Jésus-Christ, le chrétien qui entend la voix de Dieu dans sa conscience et qui rend conformes à sa foi les actes de sa vie privée et de sa vie publique, ie chrétien qui se Éfait, sans respect humaire, le champion zélé de la cause catholi- que ...” Ainsi parle le maître d'école, ce- lui qui a toujours les yeux sur l'i- déal. Ilestime sa vocation ; il s’y attache avec un amour que rien ne déconcerte, ni les difficultés du tra- vail, ni la monotonie des occupa- tions, ni les ingratitudes de cenx pour lesquels il se dévoue. A cha- que tentation qui l'assaille il ré- pond: ‘* Pourrais-je faire plus grand et plus méritoire ? ”’ L'ouvrier peut être habile dans son métier, mais il ne façonue qu'une matière toujours plus ou moins vile ; l'éduc:teur travaille des âmes. Dans chaque maison, le père et la mère sont dignes de respect, à cause d’une sorte de sacerdoce äont ils sont investis près de leurs enfants mais ils n’élèvent qu’un: famille restreinte * l’éducateur élève, non point une seule famille, maistoute une contrée, et il doit aimer comme sieus des enfants qui ne sont pas à lui. Toute vie humaine a une portée sociale, puisqu'elle entre comme un élément üans la composition de la société : immense est la portée so- ciale de la vie d’un éducateur, non seulement parce que beaucoup d'individus et de familles dépen dent de lui, mais parce qu’il tient dans sa main la société de l’avenii. Pas un acte de vertu qui ne con verge à la gloire de Dieu ; mais personne ne contribue plus efficace- ment à glorifierDieu et à réjouir l'Eglise qu’un bon maître d'école, car le moindre effort de sa part a le plus grand retentisse nent dans les âmes. Connaissant sou idéal, l'aimant pour sa beauté, le maître d'école n’a plus qu’à se mettre à l’œuvre. Tous ses devoirs se ramèneut à deux : nourrir son âme, donner sou âme, car, à mesure qu'il doune sa vie, il doit en renouveler la vigueur. Le présent travail ne traite que le premier : Ce que l’'éducateur se doit à lui-même —Ze Propagaleur ner ms La Litterature Americaine Le départementt des postes à Ot: tawa annonce que comme résultat de l’arrangement reiatif aux matiè- res postales d2 seconde classe, con clu entre le Canada et les Etat Unis, et qui a été mis en vigueur le printexps dernier, le torrent des journaux et des Magazines Ameri- cains employés uniquement comme médium de publicité a comp'ete- ment cessé de se déverser sur le Canada. Jusqu'au mois de mai dernier, des centaines de tonne de journaux et de magazines américains de Ja classe la moins recommandable é- tai nt transportées chaque semaine par les malles américaines. Depuis que le nouveau tarif de tu cent par quatre onces a été mis en vigueur, il n’esl pas venu au Ca- uada une livre de cette classe de | matière postale américaine pour. cheque mille livres qu'en rous en Ci VOYAIL AUÿA aVENt, La courx s- Où dans le sivice Cabau ED de. pa tes €n 15Ce j #1 egitts 1luifsre é a disparu, et les relations entre les deux pays, au point de vue des re- v:uus et des dépenses provenaut des postes internationales, sont maintenant sur une base plus équi table. Sore Nipples and Chapped Hands Are quickly cured by applying Chemberlain* Salve. Tryit; it is a success. 2e cents DR. FOWLER'S EXTRACT OF WILD STRAWBERRY CURES Summer Complaint, Diarrhoea, Dysentery, Colic and Cramps, Cholera Morbus, Cholera Infantum AND All Fluxes of the Bowels. It is without doubt the safest and most reliable remedy in existence. It has been a household remedy for sixty-two years. Its effects are instantaueous and it does not leave the bowels in a constipated condition. Do not be humbugged into taking something the unscrupulous druggist says is just as good. Mrs. Ed. Stringer, Hemmingford, Que., says : ‘I have used Dr. FowLer’s Exrracr or Wizp STRAWBERRY with excellent results. 1 always keep it in the house as it is the best cure for Diarr- hoea that can be had. Lax-ets 5 Sue [Respecte le Peuple M. Bourrassa peut se tromper, il qeut se laisser entraîner à exercer sa verve caustique contre les adver- saires, ii peut même tomber dans l'esprit d’amertume et d’'exagéra- tion qui sont malheureusemant in separables des luttes les plus légiti- mes, lorsqu'elles sont prolongées, mais c’est une Âme droite, c'est un convaincu, et rien n’est plus faux que de dire de lui que c’est un va- niteux,un démagogue, un ambi- tieu, Sans doute, il doit éprouver une satisfaction bien naturelle lorsqu'il voit les foules frémir à sa parole’ mais alors ce n’est pas tant son or gueil qui est fiatté ; c'est son âme de patriote qui est satisfaite de voir ses frères accepter des vérités qu'il croit sincèrement devoir leur être profitables. M. Bourassa occupe, dans le monde poiitique de son pays, une situation exceptionnelle, une situ- ation que la plupart de ses détrac- teurs lui envient, pour la liberté d'action qu'elle lui laisse et la fali cité qu’il éprouve à se faire élire. Si au lieu de le comhattre, parce que sa condnite est ure condamna- tion de la leur, les jeunes politiciens, chez qui i’âge n'a pas glacé les sentiments généreux, s’appliqua- ient à l’imiter, l'électorat de notre province mériterait bientôt d’être compté comme le pins é-lairé et le plus honnête de tout le pays. L'exemple du député de I,abelle prouve :ombien le résultat est facile à obtenir. Le secret de son succès est tout simple ; il respecte le peuple, il fait appel à sa raison, il cherche à l'é- clairer au lien dele bernzr et de l’éblourir. Combien de politiciens, qui ne manquent pas de talent, pouraient faire de même ? Si, au lieu de choi- sir la voie, plus facile au début, de la corruption électoriale, ils s’appli- quaient à relever l'âme populaire, à cultiver chez elle les sentiments de justice et d'honneur, ils bénifi- cieraient eux-mêmes, et bientôt du nouvel état de choses. ÎPATERSONS Nouveaux Biscuits délicieux, faits de crème de Hé, exquis, excellents, triables, frs. En boîtes en fer-blanc seulement de bus éniciers. Achetez par nom, CAMSRIDGE WAFERS tv %+ NOUVELLES M. Grover Cleveland, ex prési- dent des Etats-Unis, est sérieuse- ment malade. Le steamer ‘‘Lusitavia'” de la li- gue Cunard, est arrivé à New- Vork, aprés avoir fait la plus rapi- de traversée, battant tous leesr- cords. Une dépêche de Vienne annonce que l’empereur François Joseph est encore dans un état critique. Le malade est très faible et ses méde- cins doutent fort, étant douné son grand âge, qu'il puisse se réta- blir. Un train de passagers venant d’Ecosse et du nord de l’Angleter- re, à destination de Bristol, a dé: raillé en entrant en gare de Shrews- cury. Seize per-onnes, y compris dix passagers, ont été tuées,, et beaucoup d'autres ont été bles- sées, Les inondations désastreuses continuent en Espagne. Une dépé- che de Barcelone dit «jue l’on craint que des milliers de personnes aient été noyées. Une nappe d’eau d'une profondeur de 25 pieds couvre des milliers d’ecres de terre. Il sera im- gossible de connaître ie nomore des victimes ; les ftorrents ‘charriant à la mer la plupart des cadavres. Antonia SThomas afavouéf qu'il avait volé des reliquaires pour une valeur de $400,000 dans les églises de France, depuis que la loi de sé- paration est en vigueur. On smande de Haïti que seize hommes viennent d’être fcondam- nés à mort pour avoir conspiré con- tre le gouvernement de la répu- blique. On s'attend à une révolu- tion. (norme de publications américaines” LISA ES RRTLAINE Er Sr S à CÉNERALLES e RIRE RIERIRI RE RIRISS MS WI WERS À Fontanet, Indiana, la poudre- rie D'pont a fait explosion. Il y a de 50 à 100 personnes de tuées. Fon- tanet est privé de tonte communi cation et de toutes parts de voitures de sauvetage sont parties au se- Cours. Un bien maïheureux accident est arrivé à Fitchburg, Mass., au mo ment où le train éclair‘ de Montréal arrivait en gare, Henry Caisse, le mécanicien du train et Albert Freuch, son chauffeur. ont été tous deux grav ment blessés. Une dépêche de Columbus, Ohio, annonce que Cassie Chadwick, la fameuse voleuse de banques, qui a été envoyée au pénitencier pour 10 ans, est morte. La semaine derniè- re elle s’est convertie au catholicis- me et a été baptisée par le R. P. Lelly, chapelain de la prison, La Standard Oil Co., a été con- damnée à une amende de plus de vingt cinq millions de piastres. Le milliardaire Rockfeller est l’âme de ce trust exploiteur ; mais il ne perd pas la carte; Appelé comme témoin | au procès criminel de ce trust, il s’est fait payer pour indemnité et pour frais de voyage $73.75. N'est- ce pas un beau geste ? Souffrant d’une maladie, qu’elle croyait incurable. Mme Alice Hall- mund a tué son enfant de quatorze mois et s’est tuée ensuite, chez elle, à Brook!yn, A Kansas City, Georges Smiley, âgé de 17 ans, a tué sa mère, âgée de 52 ans, d’un coup de fusil. Smi- ley dit que c'est en se défendant contre un voleur que l’accident est arrivé. NOUVELLES DE NOS examiner M. Théodore Cooper. De New-Vo:k les commissaires se ren- dront à Phœnixville. Dans un accès d’ali$uations men- tale un citoyen bien en vue de Qué- bec s’est coupé une artère de l’a- vant-bras gauche. Son médecin fut immédiatement mandé et le mala- de l’avertit qu'il avait commis son acte au moyen d’un canif qu'il avait ensuite avalé ainsi que plusieurs autres pièces d'argent. On a pu r<ussit à les extraire du corps du patient. Le steamer ‘‘Cyprus’”’, lancé le 17 août, dernier, construit par 460 pieds de long sur 52 pieds de large, jaugeant net 8,000 tonnes et faisant son premier voyage avec une cCar- gaison de minerais de fer pour Buf- falo, vient de sombrer par une tem- pête, sur le lac Supérieur, à EDeer Park à 30 milles de Orani Mavais. L'équipage était de 29 hommes y compris le capitaine. De cet équipa- ge un seul a été sauvé. A Ste-Anne de la Parade, la ri- vière St-Anne a débordé et use grande partie du village a été inon- dé. Les citoyens de Ste-Anne sont habituées à ces sortes d’'inondations. Ils en ont vu bien d’autres. En 1896 surtout l’eau s’est tenu pen- Les commissaires nommés pour : faire enquête sur les causes du dé-! sastie du Pont de Québec ont ter | premier étage des maisons dispa miné leurs travaux, après une série | de seances » eu remplies. Ils se sont | rendus à }.w-Vork lundi, afin d'y! PROVINCES VOISINES dant 8 jours à un niveau de 10 pieds de hauteur, de telle sorte que le raissait complètement sous l’eau. Cette inodation fut désastreuse. Les pertes furent considérables. Le Pacifique Canadien a souscrit la jolie somme de $5 000 au fonds de la ligue contre la tuberculose éta blie à Vancouver. On compte enregistrer cette an- née 1,400 étudiants dans les diffé- rentes facultés de l'Université Queen, à Kingston, Ontario. Un mécanicien du C. P. R., qui a causé l'accident de St-Thomas, il ÿ a un an, et dans lequel plusieurs | personnes out, perdu la vie, vient | d'être condamné à six mois de tra- vaux forcés. L'église de la ville de St Paul, près Montréal à été entièrement détruite par un incendie dans l’a- près-midi de samedi. Les pertes sout évaluées à 90,000 piastres et les assurances ne s'élèvent qu’à 30,- 000 piastres. Cette église datais seu lement de 1898. A Montréal, on a découvert le cadavre fnu çd’un homme flottant au fil de l’eau dans le port. Le ca- davre porte des marques de cou- teau et la mâchoire est brisée. Il est complètement dépouillé, mais por- te des chaussures... C'est évidem- 2 F ment un meurtre. Le Couvent de Tignish, P. E. I. d’une éducation supérieure. y sont enseignés avec succès. 1 toi-r le coirforc ds éleyes et à leur ‘his UC EF '1-<ch ist 1 OF i Éric L £ çs ; £ * . # «1 si F; Couvent de la Congregation N. D. TIGNISH, P., E. L. , Sous là direction des Révérendes Soeurs de ia Congrégation de Notre-Dame, cffre tous les avantages Le fraçnais, l’anglais, le latin, la musique, le dessin, la peinture, etc. Une attention spéciale est donnée à la culture des bonnes manières. Le Couvent renferme toutes les améliorations modernes de nature à a-surer un séjour agréable, Ze AS ee T TOI coul Es T't10 PAVE) KR, SUPHKI Ki: FIGNISH, £ P J. H.Myrick & Ca lIMPORTEKS AND DEALERS IN DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE G'{OCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and complete Stock of NEW GDDDS We are prepared to upply the wants of the farmer. fish ‘erman and mecha - nic | We invite: inten | ding purchagers to give us a call and t ey will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex. pense of going to Summerside or ation | Charlottetown, . intéhihaitiééiquess és AM ht à à #SèS à RAR ns