Mme à. mette: telltaitn L'IMPARTIAL EE F e' se [le id: A t 8Y € 1, S. Chaïsson Auctioneer and Com Merchant L have opened an auction room in my large and eom- modious building. Auctions will take placc every second saturday Parties who have goods to dispose of should call or write. Auetion wili take place at 9 o‘clock, P. M. TERMS REASONABLE, RCE Cours prop who have personal property which they wish to sell should bring it to the Auction Room. Bock CHalssoN. FRANK GALLANT Dealer în YDrT Goods, Groceries, Boots & Shoes, Stationeries, Books, Religious objects, etc. Al the popular patent medicines of the day. Country produce bought and Baiold. où Z bit BLooMriEzn, PE I. Le Gouverneur Hogg. du Texas, accuse d'Extrayagance, Austin, Texas, 2.—Deux cents des Agrincipaux citoyens on signé une pé tition au gouverneur Hogg, ayant bastéait à la position financière déplo- ed 419 rable du Texas. Ils l‘adjurent de pré. venir la banqueroute complête de l‘Etat en acceptant la prime du sucre qui s'est accumulée à Washington au . Crédit de l'Rtat et qu‘il a emphatique- nt refusée le printemps dernier. La pétition demande aussi que les 85,000 de salaire des officiers de la commi- jün des chemins de fer, au nombre e trois, leur soient refusées, advien- Paauei que pourra. ga) La pétition a donné liex a beau- . p de commentaires. #1 687 BAt SÂLe gouverneur Hogg est condammnè la presse et le peuple pour ses avagances durant ces deux derni- eres années, Pour Rire Ja jeune avocat avait gagné un pour une clients jolie, mais peu fortuné ; il lui envoie, quelques temps après, une note d'honoraires formidable. Le lendemain, la dame igat le trouver et lui demande si sa sition de mariage est sérieuse. & {Mais je ne vous ai pas demandé main | repreud l'avocat, ahuri. orament, vous m'avez demandé toute ma fortune! s'‘écria la plaignan- soélegla politesse la plus élémentaire vous fait un devoir de me prendre PA au chevet d‘un moribond. Un brave curé prodigue ses consola- 6Ths. d'usage : Allons, mon ami, du courage, lui dit-il ; la mort n'est pas si terrible. ngez que là-haut vous allez retrou. adt a r les vôtres !.…., C'est bien ce qui m'effraye, reprend ÉcRétrant, car je suis certain que la première tête que le verrai sera celle de ma belle-mère 1... “YBÉRUR GAUDET. General pesier, Ogfrosk is always complete and eousists of the best at the same time dau to sellas cheap as any house mike province PO, PF 5 ! 2" + 'GAUDET. III pealer in GROCFERIES pas GHO00D$, ER and Shoes, ete ete No : quiek sales and email mb RS Correspondenees solicited for eountry produce RIVER PE ZT | Î | FEUILLETON. Les Causeries D'UNE VIEILLE MARMITE. 111 BOSE C'était l'automne, on fai- sait les semences, et Rosc sure veillait les ouvriers de son père, un des gros fermiers de l'endroit. Pierre se dirigea vers lu plaine ou travaillait la jeune fille.Il allait lentement, à pe- tits pas, suivant, entre les sillons fraichement remués, un petit sentier sinueux et tout rempli de parfums. Pierre était un peu poète; toujours seul avec un vieil- lard, dont le cœur était bon et l'ésprit élevé, il avait appris | à comprendre cette vraie et forte poésie de la nature. Quand il était dans les bois ou dans les champs, Pierre sentait son ame s‘élancer vers Dieu, et il chantait à l'unisson de toutes les voix de la nature, un hymne de reconnaissance à Celui qui a | tout fait pour nous. Ce jour-- là, plus que d'ordinaire, il comprenait la grandeur sim- ple de ce qu'il avait sous les yeux. C'est un beau spectacle que celui d'une grande plaine, à la terre d'un brun rougeàtre, donc les mottes humides, que le soc vient de retourner, brillent aux rayons du soleil ; dont les sillons couverts d‘un réseau de ces fils argentés, qu'une ancienne croyance a nommés fils de la Vierge. La terré fume, le ciel d‘uu bleu pale prend à horizon une teinte grise, qui donne à tous les objets éloignés des con- tours indécis: les arbres sont à moitié dépouillés de leurs feuilles, et le vent frais qui traverse leurs branches effilées, les fait bruire triste- ment. Caractère d'un paysage d'autome est Ja mélancolie; dans ces derniers beaux jours, dans ces luerrs du s0leil de l’arriére-saison, il semble qu'on assiste au départ d'un ami, On se rappelle alors ces jours de tristesse ou l'on quittait ses plus cheres affec- tions; tout se retrace: les dernières heures passées en- semble, et le départ, et les adieux ? Ces jours-là, on s’en allait aussi le cœur mélancolique et rêveur; on était triste, mais d’une tristesse sans amertume car on devait se revoir. Tel est l’automne, c‘est le départ de l'été, qui nous dit, en s'‘enfuyant, un dernier a- dieux‘ et nous souriant douce- ment, nous dit d’une voix émue: je reviendrai. L'été revient toujours, pourquoi, hélas! les amis ne reviennent-ils pas? Pierre avait tourné son es- prit vers ce courant mélanco- lique tout en cherchant Rose; la vue du paysage si triste qui se déroulait devant lui, et le départ de son protecteur n'étaient pas faits pour dis- poser son coeur à la joie. Aussi son coeur était il un peu gros, et ses yeux un peu rouges, en abordanteelle quil aimait. Rose était une grande et belle fille, brune, aux cou- leurs fraiches, aux yeux franche nature, mais s‘igno- rant encore: elle avait dix- huit ans, et à cet age, dans le fond campagnes, lfesprit de la femme se développe moins = | jamais on promptement. Passant sa vie aux champs, au milieu d‘hommes simples et sans détours, pour ce qui est du moins des choses du coeur la paysanne garde plus tard la simplicité de l'enfant, son corps murit plus vite, au contact fortifiant d‘un rude labeur, mais son esprit, par contre, sommeille plus loug- temps. À la ville, les bals, les spectacles, les causeries à voix basse, les compliments, les déclarations des homines, ont promptement fait éclore cette fleur délicate d'un premier amour; le coeur d‘une jeune fille des villes est une plante de serre chaude. La même similitude existe entre a fie et la fleur des ceamps. Rose était encore un en- fant sous ce rapport, et 8i quelquefois son coeur avait que l'autre après la danse, c'est, , ..ma foi, c‘est que la danse avait duré plus long- temps. Pierre s‘avança vers Rose et lui tendit la main, — Bonjour, Rose, dit-il, —Boujour, Pierre, répon- dit Rose; comme vous voilà triste, Pierre! il faut vous faire | une raison pourtant, le petit | Jacques était bien vieux, et dame, comment dit M. Je curé, à tout faut une fin. —kKose, vous ne savez pas ce que j'ai perdu, vous ne connals- siez pas Jacques, Son coeur, sa bonté pour moi. | —$Si, Pierre, et je l’aimais, le pauvre vieux. —V ous l’aimiez, Rose? merci —Merci, de quoi, mon ami Pierre? eh! n'est-ce pas tout juste d'aimer les bons? il y a, ma foi, assez de mauvais qu'on n'aime pas. DU —Si je vous remercie, Rose, c'est moins d'aimer Je petit Jacques (qui pourrait ne pas l'aimer?) qui de me le dire Je suis si heureux de vons voir aimer ce que j'aime ! Heureux de ça, Pierre, et pourquoi donc? — Parce que, Pierre hésita, Rose Pierre reprit : —kRose, il y a longtemps que je voulais vous parler, vous parler seul. J'ai souvent hésité, bien des fois je suis venu près de votre ferme, bien des fois je vous ai suivie de loin dans les champs, je vous regardais, je voulais vous rejoindre, je cou- rais, puis je ne sais quoi m'ar- rétait, et j'étais obligé de m'’as- seoir —C’est drôle, ce que vous me dites là, Pierre ; je ne comprends pas, et pourtant,ça me fait plai- sir à entendre. —Quoi, Rose, vous ne com- prenez pas? —Non. Alors, dit Pierre dun ton plus triste, alcrs quand je viens vous trouver, que je suis près de vous, quand je vous parle enfin, cela ne vous fait donc rien à vous? Cela me fait plaisir, Pierre, parce que vous êtes un bon ami, un brave garçon. Ainsi tout autre brave gar- çon causant avec vous, vous sérrant la main comme je vous la serre, serait aussi bien vu de vous, Rose? Oui, fit.elle Puis, voyant sans compren- dre les yeux de Pierre mouil- lés de larmes, elle reprit : Peut-être que non. Pierre, je ne sais pAS, MOI, VOyEZ-VOUS, ne m‘a parlé comme vous le faites, et dame, il me semble à moi; | Que j‘aime mieux que ce soit noirs, c'était une bonne et | vous qu‘un autre. —Dites-vous vrai? s‘écria Pierre, — Pourquoi donc pas? ré- pondit-elle. a continuer battu plus fort un dimanche —{h bien, parce que? dit | A. J, Bernard, -Tignish, June22 ,93 tf HAVING & HARVESTING machinery. AIl in need of Haying and Harvesting machinery will save money by buying the Massey-Harris : goods. The quality of these goods are beyond question. We arefbound not to be undersold. Warehouses at TIGINISEL & ALBERTON Our popular agent M. M. Christopher has charge of the Tignish warghouse, and will promptly attend to the wants of the Public. Binder Twine at cheapest rates. BUGGIES & ROAD- CARTS always on hand. Best Goods and Best Bargains to be had from R& ew Williams sewiug mchines always on hand. James P. Cunningham. rs jt 93 | To The Farmers. T'have all you desire inîthe shape of Farming Irnn'ementg. PLOWS HARROWS, SCUFFLERS eic, My prices arefright. Nice clean Tinware make the, kitchen look bright. Call and see my stock, cons'sting o’ Plain and japan- ed tinware Granite ware, etc. My pedler carrieg a genaral assort- ment of the ghove goods aiso GROCERIES, Give him a good reception. EGGS paid the higanest warket price, N. PF. DOIRON, MerchautTailor. Foreign and Domestic Cloths. TWE£EEDS # English, Canadian an« Scotch. Custom Work a specialty. MILL RIVER, P.E I. PRIME EE dé RE Wu Tes) © CAVEATS, . TRADE MARKS, DESION PATENTS: | COPYRICHTS, UN & CO, Ml BROADWAY Ÿ Sos. | Oldest bureau for nés D Aporice, very ent taken Out by us is brought bef tasable tsanaties s'en tres clan dnn ie en Sentific Auerican Largest cmistion of soient! the one en inmtte Broadway, New Zorx Bipans Tabules relioeve nausea. | Went Regularly 7] YHÈRE SEEMED NO M@RE TO SAY. A Story in Whiech 5% Girl, Two Young Men, and Fosos Play Parts, 1 She was as pretty as a pin, and she « was evidentir watching for h.m, for she, l'aned out of the window as he ap- prouched, ‘(iooo morring,""she said, smiling sit blushinz ; ‘how luckv that [ hap- nenedl to see vou passing, F had intended t write vou a note to-day if I did not “ie VOU.” É He luoked surprised and pleased, D* “Very kind of rou, l’m sure,” he mur- “1 mured, Not at all; 1 see now that I was wroug in what I said the other day. I Legan to suspect it before but E hated to ivein—bnt when you sent me those Dose roses this morning X felt. that I must apologize.” He hud colored to the tips of his ears, “But I—er that is ” he stanmmered, “Yes, indeed, it as 100 lovelr of you, and to select my favorite variety, t00, and that just after Thad been so un- kind.” é “But really, Miss Jessie, I—-—" #0, I think it was awfully nice of you and so delicate, too, not even to inclose your eurd, of course though rou knew I would guess—a woman’s intuition never fails her in a inatter of that kind. Why, 1 juse knew they were from you the mo- ment I saw them.” He took off his hat and wiped the per- spiration from his forehead, +0, but really I——” “Yes, it was just like your modesty to bry to evade my thanks. Jam glad vou sent them, though, for I would never have given in otherwise, anâ now——" a retty blush mantling her cheeks, ‘‘now Î apyreciate you ail the more.” La am glad you are pleased,” he murmured weakiy, ‘Why, Miss Sessie, l'd do anything for you.” Yes indeed, a8ud 10 think I was so un- kind to you," “No, indeed, it was I who was ill. patured ” , ‘* And to think I would have gone on blaming vou but for those roses.” Lbere was 8 will gleam in lis 6yes, “Why, yes, ves, indeed,” he mur. mured! ‘quite s0. J-that is— ? “That is, you meant me to suess and accept them as a peace ofering,” shg said archly, ‘’and so 1 did,” + [I sunpose so; how about the picnio, Miss Jessie?” "Oh, I will go with you, of course, and P . NH wear some of your roses, t00,” : ‘Oh, no, yon must let me send you some fresh ones,” he protested, “Well, then, they must be just the same kind. J shailnever wear any others now, and shall always think of you when I seethem,” : “O0, Miss Jessie! But—what kind are they?” There was a hunted look in his eyes. #0, now you are going to spoil every- thing; Ithought yon selected them be- cause I bad once told you I liked them best, ” ‘Yes, of course, butyou see I don’t know much about flowers and——" “Good morning. Miss Jesse,” called 4 fresh voice, “#Wby, good morning, Mr, Lambley ?” “I just stopped 4 moment in re to say that ] hope you like my roses. just found out tas that stupid florist # peglected to inclose my card, but I knew you woyli guess w hosentthem. Women are s0 quick #bonut those things. Well, I < can't stop—must hurry to catch my train—good-by." There seemed rothing left to say after he had waiked on. en A Plientiful Crop, FC À y x a "3 À ù Le NI i : - . < : « ne. coin atEEnene ee. mime mme + k. x, * ù + , ! É Fa Stranger— What are you growing, 4 À. Uncle? | En Uncle SSnms—Growin’ tired, boss; NN owin’ tired, “êg 3 ÿ 4 And She Did, A girlin n Maine village who made her home with her aunt was often dis. turbed by evidences of the old lady’s indifference to everything but the wel- fare of her own material possession, One day, in going down cellar for some butter, she tripped and fell heavily quite a distance, The maiden aunt rushed to the door, and peering down into the darkness called out sharply :ES “D'ye break the dish 2 “No!” thundered back the niece, for once thoroughly aroused, ‘No, but Ï will ?” and she shivered jt with hearty good will against the cellar wal, pd. jo to Meet Her Lover, Dr, Nevirs tells a very touching story in his ‘*‘ Disorders of the Brain.” À pee of his, a young lady engaged to married, was often visited by her in- tended husband by. the stage coach, which passed within a mile or two of her house, One day she went to megt him and found instead an old friend, who brought the news of his sudden death, She uttered à frightful seream, ‘ He is dead ”” and then all consciousness of her misfortune ceased. ‘Day by day for fifty years did this poor creature, in all Seasons, journey to the spot where she+ expected to see her lover alight from the coach, and day by day she uttered in 3 plaintive tone : ‘Ile is not come yet. 1 will retuyn to-morrow, ” Could anything be sadder than this romauce from a doc- tor's notebook ? is Dead sr