| me RD L'IMPARTIAL JEUDI LE 4 SEPTEMBRE, 1902 | té SYSTÈME NERVEUX EBRANLÉ | LA PERUNA A GUÉRI. ay +. : = i Miss Aseneth Brady, Cor. Sec. Illi- nois Woman'’s Alliance, avait Mal à la tête, Mal au dos et la Digestion fort Mauvaise. Mlie A. Bradv, Secrétaire Correspondante de l'Illinois W oman'’s Alliance, écrit de 2725 Indiana Ave, Chigaco, Il. : “L'année dernière à la suite d'une tension constante causée par des trazaux littéraires je devins fort épuisée, mes nerfs semblaient se briser, et j'avais mal au dos, mal à la tête et de sérieuses indigestions. ‘Une de mes amies me conseilla d’es- sayer la Peruna. Son action sur mon sy- ctème fut certainement magique. “En dix jours je sentis une nouvelle vie et ma santé renaître; et en prenant une dose de temps à autre quand je me sens extra fatiguée, je tiens mon système en ordre parfait.’ — Mile. A. BRADY. Mme. Fanny Klavadatscher, de Summits- vilie, N. Y., écrit ce qui suit: “ Pendant trois mois j'ai souffert des dou- leurs dans le dos et dans la région des rognons, et une lourde sensation de pression dans l’abdomen, et d'autres symtômes de catarrhe pelvien. “ Mais après avoir pris deux bouteilles de Peruna je suis tout à fait bien, mieux que ge n'ai jamais été.”— Mme. Fanny Klava- datscher. Demandez par lettre “ Santé et Beauté,” spécialement écrit pour les femmes par le Dr. S. B. Hartmann, President Hartman Sanitarium, Columbus, ©. LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la 1re page) —Quel est ce Daniel qui t'a tant parlé des Delawares, demanda-t-il ? —Un nègre au service de mon oncle. —Où est ton oncle ? Conduis-moi vers lui. —]1 réside loin d'ici, à la rivière de l’Ours ; je suis seul dans ces pa- rages. —Seul ? tu es seul ? s’écria l'In- dien d’un ton de voix laissant de- viner le plus grand doute au sujet de l’assertion de Waiter. —QOui, absolument seul. Me trouvant à la chasse, j'ai dû fuir devant les flammes qui ont dévoré la prairie, et c'est par miracle que j'ai échappé à la mort. Après a- voir perdu mon bon eheval, j'ai réussi à dompter un étalon sauvage qui m'a conduit en ces lieux. — Ton récit est surprenant. Tu n'es encore qu'un enfant, et pour- tant ton courage et tes actes sont ceux d'un homme. Quel est ton nom ? Le mien est le ‘‘Léo- pard””. —On m'appelle Walter Ardent ; mou oncle, qui habite Bear-Creek, se nomme Henry Taylor. —Suis-moi dans le campement de ma tribu, Walter, lui dit l'In- dien avec bonté, et, comime mon wigwam se trouve sur le chemin de Bear-Creek, je te ramènerai vers ton oncle. J'ai beaucoup d'amis au Choétaw, et chaque printemps je leur rends visite. Mais où est ton cheval ? demanda-t-il en posant la main d’une manière affeétueuse sur l'épaule du jeune homme. —Ma mouture est là-bas à co:1- vert sous les rochers, répondit Walter en se dirigeant du côté de la grotte. — Ah ! j'ai tué bien des ours en cet endroit, qui est la retraite favo- rite de ces animaux, fit l'Indien. Charge ta carabine pendant que je vais dépecer le cerf.’’ Ft, tout en parlant ainsi, le Peau-Rouge se rapprocha et mit un genou en terre. Walter s’é- tait hâté de recharger son arme. En quelques minutes le cerf fut écorché et découpé. L'Indien se chargea de deux cuissots, et laissa Walter porter le train de devant, y compris les filets. Il reprit ensuite Sa carabine, et se suit en marche au travers des ro- ches, suivi de son jeune compa- ÿ: HO sp Walter plaça sur l'animal le produit de la chasse, qu'il recou vrit de la peau de bison ; cel: fait, les deux hommes et le cheval sortirent de la grotte et gagnèren: promptement, par un sentier incon uu à Walter, la bordure de la prai- rie. Le Peau-Rouge et le blanc mar- chèrent ainsi, sans mot dire, jus- qu'à la lisière de la forêt ; une de mi-heure après ils atteignaient le campement des Delawares. Wal- ter aperçut leurs wigwams, et re- connut ces asiles de nomades aux colonnes de fumée qui montaient en serpentant du milieu des ar- bres. Bientôt apparurent devant lui les chevaux des Indiens, passant, les uns à l'ombre des grands ar- bres, les autres au milieu de la prairie. Le camp se composait d’une vingtaine de tentes de toile de co- ton, dressées à l'aide de piquets de bois. Devant chacune était allumé un grand feu, au-dessus duquel les squaws préparaient la nourri- ture de leur chef de famille. Elles paraissaient très occupées, tandis que les jeunes Indiens se reposaient sur des peaux de bison ou netto- yaient leurs armes. Aux bran- ches des arbres se balançaient un grand nombre de peaux d'animaux placées là pour sécher. Le Léopard et son hôte n'eurent pas plus tôt paru, que chaque guerrier de la tribu s’empressa de de venir à leur rencontre, pour souhaiter avec déférence la bienve- nue à leur chef suprême : car non seulement Walter avait rencontré un homme d'importance, mais en- cere celui qui commandait à tous les Delawares, lesquels sont dévi- en douze peuplades où tribus. Le chef confia à une squaw le cheval de son hôte, qui se trouvait dès lors sous l'égide des lois de l'hospitalité, et il lui offrit ensuite pour demeure la tente sous laquelle il habitait. Comme À presque Lorsqu'il fut rassasié, toute la ribu s’assit autour de lui à l’ombre les grands chênes, et on le pria de parler de l'Angleterre ; car le chef wait appris que son hôte n'était point né en Amérique, Il fallut qué Walter répondit à un grand 10fhbre de questions, et tout ce qui sortit de sa bouche fut accueilli avec la plus grande attention. Le soir, après le souper, lorsque la tribu vint s'asseoir autour du feu allumé devant la tente du chef, Walter bria ce dernier de lui ra- conter l'histoire de son peuple, au récit de laquelle il portait le plus vif intérêt. Le Léopard parut flatté de cette demande ; il se leva, et, après s'être recueilli quelques instants, commença à exalter d'une voix majestueuse, la grandeur de sa natiorr à l'époque où elle cou- vrait l’immense étendue qui se dé- roule des bords de la baie de Ches- apeak jusqu'à l'océan Pacifique, et vers les grands lacs du nord jus- qu'à l'ouest. Le récit du Léopard dura plu- sieurs heures, sans que la plus pe- tite interruption se produisit parmi son auditoire. Walter lui-même s'était senti vivement impressionné par cette narration grandiose de la gloire passée des Delawares. Le chef s'arrêta enfin, le visage pro- fondément triste : ils’assit en si- lence, les yeux baissés : puis tout d'un coup ii saisit la main de Wal- ter, et lui dit, en fixant la voûte étoilée qui s’éteudait sur leurs têtes. ‘C'était la volonté du Grand-Es- prit que les hortimes rouges fissent place aux homtes blancs sur la terre !”” Après ces paroles, le Léopard re- tomba dans ses sombres pensées, et ce fut le signal de la retraite pour les autres Indiens, qui s'en sisent | chacun sous sa tente. | Resté seul avec le jeune homme, | le chef lui dit : ‘‘Tu m'as parlé d'un nègre qui est l'ami de toi oncle. Je souhaite | tous les Delawares, la langue an- mais il s'adressa À ses guerriers dans leur idiome maternel, afin de leur expliquer sa rencontre a- vec l'étranger, et leur faire part de soa intention de le reconduire à Bear-Creek. Lorsqu'il raconta l'adresse que Walter avait montrée en sa qualité de chasseur, on vit à l'instant sur ces visages cui- vrés le respect se manifester, et chacun s'approcha pour examiner et admirer ses armes. Les Delawares s'étaient assis en rond autour de Walter, dont le fusil passait de main en main, quand un énorme oiseau de proie vint, en tournoyant, planer au- dessus de leurs têtes. Le Léopard montra l'oiseau, comme pour l'in- les yeux, saisit précipitamment sa carabine, visa à peine pendant une seconde, et fit feu. Au même ins- tant l’oistau replia ses ailes et tom- ba sur le gazon, à la grande stupé- faction des Indiens, dont l’allé- gresse se traduisit par des cris bru- yants. Le chef promena sur l'assistance un regard exprimant une noble fierté, et il tendit la main à Wal- ter. ‘Pourquoi es-tu un homme blanc, lui dit-il, et non point un De’laware ? Tu serais devenu un grand chef sous mes auspices. Si tu n'avais point d'amis à Bear- Creek, les Delawares auraient été fiers de te compter comme un de leurs frères.’ À l'exemple de leur chef, chaque Indien tenait la main au jeune homme, en l’assurant qu'il trouve- rait toujours une amitié à toute é- preuve dans leur tribu. Le cœur du jeune chasseur dé- bord ait de joie en se voyant l'objet d’un accueil aussi chaleureux ; c’é- tait à qui placerait devant lui les mets les plus variés : des pieds d'ours grillés sous la cendre, as- saisonnés de moelle de bison ; des filets de cerf cuits à point ; un miel savoureux et parfumé. Il y avait bien longtemps que le pauvre Walter ne s'était trouvé à pareille ffta Tuoitve glaise était familière au Léopard À regarda son hôte en souriant es lui l’occasion de vous décevoir. que ton parent ne se laisse pas tromper par ce visage sombre ; car | jamais un homtine de cette race ne s’est montré un ami véritable ; la iangue de ces gens de couleur est toujours trompeuse, et leur cœur aussi noir que leur peau. : —C'est possible en général ; mais notre cher Daniel est une excep- tion à cette règle, interrompit | brusquement Walter, qui ne voulut pas laisser planer un seul instant un soupçon aussi injuste sur son camarade ; Daniel est fidèle et sin- cère, et aucune de ses actions ne. tend à autre chose qu’à prouver son désintéressement. —Le visage noir vous laissera dans cette erreur, continua l'In- dien, jusqu’au moment où il aura | | — Non, non ; Daniel est et sera viter à justifier la réputation qu'il toujours notre ami fidèle, et jamais tait amèrement d’avoir révélé l’ex- | venait de lui faire. Walter, levant il ne nous abandonnera, répliqua | istence du nègre, et il cherchait Je Glasses. | ps les accusations adressées au de nouveau Walter qui ne pouvait consentir à entendre, sans les réfu- serviteur de sa famille. —Votre Daniel demeurera avec vous jusqu’au jour où il croira a- voir découvert ailleurs un séjour plus agréable, ajouta le Léopard. J'ai connu un négre qui a vécu avec moi ; nous l’appelions la Pan- thère Noire ; il était un remarqua- ble chasseur, et tirait aussi bien que le plus vaillant de nos guer- riers. La Panthère Noire était l’effroi des Indiens, depuis le golfe du Mexique jusqu'aux montagnes Rocheuses. Né dans la tribu, de père et de mère esclaves de mon père, j'en avais fait mon égal, et je lui avais appris À monter à cheval. Je lui avais donné ses premières armes, en lui indiquant la manière de s’en servir. Par mes soins il connaissait le cri de guerre des Delawares, et bientôt aucun de nous ne poussait ce cri d’une voix plus puissante que la Panthère Noire. Il couchait et mongeait avec moi, combattait à mes côtés, et partout Où luiet moi nous pa- raissions, nous décidions de la vic- toire. Ses parents moururent, et leurs ossements allèrent repo- ser parmi ceux de mes ancêtres. rendre du parler de lui. |que le Léopard le rencontrerait in- IDEAL SUMMER . MERCHANDISE W. B. Corsets. Perrin’s Kid Gloves We are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth your unstinted praise. a new season. Dress Goods Experience has taught you to expect much of us at times—especially at the beginning of Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium and light weight materials in all de- sirable shades. Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Splendid lines of different stylish waists in white and colors. 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De- puis ce temps-là je n'ai pas enten- Un nègre n'a pas des cœur : il ne songe qu’à lui, et oublie vite ses amis.”” Ces paroles avaient rendu Walter soucieux. Elles lui remettaient en mémoire la menace que Daniel avait jetée aux Waccas avant de faire feu sur eux. ‘Tu dois connaître la Panthère Noire, ajouta le Léopard. La Panthère Noire, c'était bien Daniel ; le moindre doute à ce su- jet n’était plus permis au jeune co- lon, qui songea avec épouvante Il regret-. | | failliblement au fortin. moyer d'empêcher une rixe entre! les deux ennemis. La conversation devint languis- sante, et l’Indien, voyant les pa-| ro'es de Walter devenir de plus en | plus rares, attribua ce silence au besoin qu'il avait de se reposer. Il | invita donc son hôte à se retirer| sous sa tente, et il lui indiqua un | lit de peaux moelleuses, produit du | travail de ses squaws. Ille Jaissa | enfin se livrer au sommeil, qui de- vait lui donner la force de suppor-; ter les fatigues du lendemain. | éd as tonne 0000 066 tte 00006. 9 Quatre jours après la scène que nous venons de raconter, la famille Taylor était venue s'asseoir sur un! banc placé en dehors du fortin pour jouir de la chaleur des der- niers rayons du soleil conchant. Daniel était était étendu sur le ga- zon à leurs côtés. Le sujet de l'entretien général roulait toujours sur leur cher Wal- ter, ce cœur généreux perdu pour eux au milieu de cette prairie im- mense, de laquelle leurs yeux at- tristés ne se détachaient point. Ils étaient assis depuis quelque temps | en cet endroit, parlant peu, et s’ar- rêtant involontairement chaque fois que le nom chéri de Walter était prononcé. Mistriss Taylor avait | Malgré tout cela, la Panthère { | Noire a agi déloyalement à mon égard ;il m'a abandonné, sans déjà plus d’une fois essuyé à la dé- robée les larmes qui remplissaient | ses yeux, quand tout à coup Da- | niel se souleva sur le coude en portant sa main droite à ses yeux, comme pour voir à une plus grande distance dans la plaine, é ‘‘Sont-ce donc des bisons qui viennent de ce côté ? s’écria-t-il. Tenez, ne voyez-vous pas cette ligne noire au delà des arbres ? Ils sont assez nombreux ; j'ai grande ‘envie d'aller tuer un de ces ani- maux. Convenez, mistriss Taylor, que la viande fraîche sera 11 bien- venue à votre cuisine. (à suivre.) Save Trouble and EXpenses Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Eye I have just imported one of the finest assortiment of Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for all ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST Price always right L. S. 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