. L'IMPA RTIAL, JEUDI, LE 24 DEC. 1908. z Noel ! Noel ne Noël ! voilà le cri qui, depuis près de deux mille ans, retentit à pareil jour, sur toute l’étenciue du monde chrétien, eu du monde civilisé—ce qui est tout un—car la civilisation véritable, la seule qui soit digne de porter ce nom, celie qui marche tou-, jours droit devant elle, sans jamais s'arrêter sur la route, sans jamais dévier ou trébucher dans l’erreur, cette civilisation-là, disons-nous, est bien la fille légitime du christia- nisme, Aucune philosophie, aucune religion, dans les temps anciens ou dans les temps modernes, n’a tenté ni même rêvé une œuvre aussi su- | blime ; elle est au-dessus des forces humaines... Noël ! cri d’allégresse et d’admi- ration, cri d'amour et de reconnais- sance | cri que poussent à j’envie la femme, l’enfance, l’infortune, tous ceux qui ont souffert, tous ceux qui ont été opprimés, conspués, condamnés par les heureux et les puissants, par les sages et les ha- biles d'ici bas, Pourquoi donc toutes ces fêtes ? Pourqnoi toutes ces réjouissances parmi les petits, les faibles, les mal- heureux? Ahic'est que l’enfant dort l’ Eglise saluera demain matin la naissance, et qui fit jadis sa pre- mière entrée daus le monde dans un dénûment eucore plus misérable que le plus abandonné de nos or- phelins, a régénéré, trausforiné, transfiguré l'humauité. Venu sur cette terre pour en bannir toutes les misères et toutes les hontes, il a voulu, tout d'abord, les partager toutes ; il a passé sa vie à en épui- ser le calice jusqu’à la lie. On peut hardiment défer les savants et les philosophes de montrer un seul être humain qui ait été aussi abandonné de Dieu et des hommes, aussi conspué, aussi dégradé, aussi honteusement supplicié. Et c'est du fond de cet abîme d'humiliations qu’il a surgi tout-à- coup, pour opérer la plus bienfai- sante des révolutions, la plus mer- veilleuse des réformes, mais aussi la plus chèrement achetée, au prix des plus terribles sacrifices, des plus sublimes dévouements. Prosternous-nous donc tous de- vant cette humble crèche qui nous rappelle de si grandes choses. Femmes, n’oubliez pas que c’est un enfant qui vous a émancipées, anoblies, presque divinisées puis- que lui, le fils de Dieu, il a voulu être aussi, en même temps, le fils de la femme. Pauvres et déshérités, rappelez vous qu'il a passé sa vie à vous combler de bienfaits, à essuyer vos larmes, à soulager vos souffrances, Le long des angles Pour faire signe à Qu’à sun réveil, il Des fleurs sar ces Mais, dit un ange La Veillee des Anges XX Tandis qu’en sa crèche, il sommeille, Voici, par la fente, au-dessus, Qu'un rayon d'étoile vermeille Luit au front de l’Enfant Jésus, ) Et, par ce chemin de lumière, Descendent en ce pauvre lieu, | de la pierre Les petits anges du bon Dieu. Ils ont plié leur aile blanche Pour entrer dans |” C’est une vivante avalancie Qui vient, qui tombe. mais sans bruit ; humble réduit : Car, voyant l'Enfant qui repose, Les premiers arrivés ont mis Leur doigt contre lear lèvre rose, leurs amis. On s'incline, on prie, on adore ; Et d’un ‘œil gaiement étonné, On regarde, et regaide encore, Le roi des anges, nouveau-né. Sur cet Enfant si doux, si frêle, Penchés et le eœur attendri, Dix, vingt, trente, étalent leur aile, Comme un rideau, comme un abri, D'autres aux fentes de l’étable Glissent la mousse du rocher ; Mais l'Enfant est Dieu véritable Et de lui nul n’ose approcher. De loin, on admire, on écoute ; Et l’on chuchote de bien loin : ‘‘L'aube va l’éveiller sans doute : Attendons, prenons-en grand soin. nous sourie, Ce roi dont nous sommes la cour ; Ce fils qui ressemble à Marie Comme le jour ressemble au jour. Semons des fleurs sur cette paille. murs nus et froids !... qui travaille, Pourquoi dort-il, les bras en croix ?.. Un autre dit: ‘‘Là, sur ses lanses, Le vent souflle, :1 Un autre encore : le faut couvrir.'’ ‘Ce roi des anges, Il est homme ; il pourra souffrir !”? S'il est homme il Mais tous se sont Tous, inqniets à ces paroles, Se sont arrêtés, en tremblant Comme au vent d'été, les corolles De rose blanche et de iis blanc. Tous, les yeux sur ce roi leur maître, N'osent plus voler, ni courir : —‘‘Abh ! dit l’un d’eux, s’il vient de naître, peut donc mourir !”’ Sans bruit autour de l’humble couche, Tous vont en hâte se serrer ; Ils veillent, le doigt sur la bouche: mis à pleurer, P. V, DELAPORTE S. E Return of Jews {o Pales:'ne à consoler vos affictions. Enfants, sachez, sion ne vous l’a pas encore appris, que vous a- vez été l’objet de toutes ses ten- dresses, qu'il a fait de vous ses pro- tégés, ses préférés et qu’il n’a pas craint d’écarter les grands et les forts, au risque de se les aliéner, pour vous laisser vous approcher de lui et pour vous bénir. Heureux de la terre, pour qui seuls, au cours de sa mission, ila eu quelques paroles sévères, son- gez que vous avez à vous faire par- hand. Because of persecution in the lands of their adoption many Jews are turning their faces toward Jerusalem. It will be an immense undertaking to restore Jerusalem to its former beauty, grandeur and utility. Perhapsthe greatest achie- vement of its former days was the supply of the city with pure water. It was brought many miles through a continuons mass of rock and sto- red in immense reservoirs of rock withinthe walls of the city at un- donner votre opulence et vos plai- sirs ; que la religion que vous pro- fessez n’a été fondée qu’à l’inten- tion des faibles et des malheureux : que selon le Christ, vous êtes plu- tôt les dispensateurs que les pro- priétaires de vos richesses et qu’à pareil jour, il est indigne d’un homme qui porte le titre de chré: tien, de rester sourd aux plaintes de l’infortuné et froid devant la misère. Donnez à tous, aux petits, aux faibles, aux aflligés, aux misé- reux donnez beaucoup, donnez sans compter. er re es, ENTRE FRANÇAIS ET AN- GLAIS Le Français.— La langue anglaise est la plus bizarre de toutes pour la prononciation : ainsi vous écri- vez Shakespeare, et vous pronon- cez Chegspir. told cost. One of these reservoirs made in the solid rock still remains. The fulfilment of prophecy is at/ Dix ans de Terrible Nevrilgie —. Ste Ursule, Comté Maskimongé, P. Q. Le 5 Mai, 1904. THE E. R. O. CoMPANY, Li, rED HALIFAx, N. S., AND MONTREAL MESSIEURS, — Il me fait plaisir de certifier que j'ai souffert pe 1dent dix ans d’uve terr'ble névralgie et que tous les médecins que j'ai consultés é- taient tous incapables de me douner aucun soulagement. Un ami me recommanda nn jour d'acheter une bouteille de votre It is an oblong quadrangular tank, 240 feet in length and 150 feet in| breadth. Many of the cities of" our country have expended millions : o} dollars for a pure water supply rany times without success. The medical world recognizes the fact that the greatest health necessity is an abundant supply and a liberal use of pure water. There are sections of our country where the supply of pure water is unlimited and comes ‘‘without mo- ney and without price”. Unfor- tunately the cities are not located in these sec'ions. The most note- worthy of these isthe pine-clad sand-hills of North Carolina. In the most desirable location in this section is Pinebluff, where from every hillside springs forth the pu- rest water. Here too, is the pure, dry, soft, balmy pive-laden air, abundant sunshine, perfect drai- | L'Anglais.—A ie ! le vôtre il être beaucoup plus bizarre ; vô écrire ‘‘élastique”” et vô prononcez caout- | chou, î nuage, freedom from mud or dust ; the best place in the world for health recuperation and resL. | huile me-veilleuse, je l’appliquai telle que la direc. ‘on, en arrière dt cou plusieurs fois chaque jour et depus ce temps je n’ai jamais eu aucune douleur. Je suis heureuse de recomman- der votre huile à tous ceux qui souffrent car je suis convaincue qu’ils en retireront de grands bé- néfices. MADAME MARIE ST, LOUIS Je certifie que le témoignage ci- dessus est entièrement vrai. J. B. Gauru1ER, Curé de l'Eglise Anglicane. Ste. Ursule, je 6 Mai, 1903 WANTED-—FAITHFUL PERSON CALL ON retail trade and agents manufacturing house having well esta- biished business ;lecal territory ‘étraight salary f$20 paid weekly and expense money advanced ; previous experience unnecessary , position permanent ; bu- siness successful. Enclose self-addres scd envelopne. Superintendent Trave- iers, 605 Monon Bldg., Chicago. - RS es cé you wili find them very interesting. SOME SPECIAL £ .VALUES There is no argument half so convinciug as the evidence of your own eyes. you to inspect our stock of Winter Dry Goods. We will be most pleased to exhibit our stock and value For that reason we want DRESS GOODS | All the newest Blacks and Colors, Rough Tweeds, E yd and not an off shade in the line, now osocvsees nn nn. WRAPPERETTES Besides the usual range of English and American patterns we have a line of Canadian. 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A ‘‘Fairy’”’ Calendar { onisé ) The constant improvement in |caléndars is becoming more marked The creations in this line, which a score of years ago, would be deemed works of art are linow classed with those varigated which was & mental compositions of ‘Poor Richard's Almanac'? veritable p:ototy£e. This great advancement in the of makng typographical charts by which the passage of the year can be accurately gauged is mainiy—if not «ntirely—due to the ; erfecting B and cheapening of the various pro- These have de- ; |velopped to such a state that today, {the work of the printing and litho- graphic press rivals that of the painter himself, In fact, it is pos- 1)sble by th: expenditure of great care and skill to so reproduce a picture that ît will at a short dis- tance puzzle even an expert to tell whether it is genuine or not. Às an illustration of this fact, the 1904 Cal. ndar just issued by The N. K. Fairbank Coinpany is an example, For years, the ‘‘Fairy’’ |Culendars of this Company have ranked among th: leading avnual art créations. but in the present instance, they have fairiy outclas- sed previous efforts. The Calendar is compossed of seven sheets, 10 by 13 inches in size, printed on heavy glazed paper and executed in twelve different colors. The first sheet represents an idealic figure of a young woman who is flanked each side by a broad, wavy blue scroll on which appear the different monthly indices, twel- ve in all. The other six sheets are devoted to six individual bust stu- dies of young women from the brush of C. Warde Traver, an ar- tist of national repute. Each head is given a frame effect in imitation of burnt leather, with borders and decorations in L'Art Nouveau (The New Art) which is the latest French treatment for decorative effects and is all the VO= gue. Taken altogether, the Calendar is a distinct and remarkably beauw- tiful work of art which should be in the possession of every lover of the ‘‘home beautiful.‘ , The new calendar is being givèn in return for ten oval fronts from Fairy Soap boxes or 25 cent in stamps and can be obiained from The N. K. Fairsank Company, Montreal , TO su Le É Eu AE ER" U D er nets “ é #üià id sit Did dog nn see Done en ie is cn CT DSL TE base sé mu totem ee nn EN SER dns + si a aidé: à it ’ mr our à CN pi