| i L'IMPARTIAT, JEUDI LE 11 JUILLET 1901 L'IMPARTIAL FoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. — HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Rhone OR coute UD Trois MOIS... conceoe se. 30 Les abonnements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toites communications doi: vont être adressées à L'IMPARTIAL TIG-NISH. I. P.E. L'IMPARTIAL TiaxisH, 11 Juillet 1901 LES MINISTRES CANADIENS. Cinq ministres du cabinet fédé- ral sont actuellement en Angle- terre. Ce sont: Sir Louis H. Davies, les hons. A. G. Blair, Sydney Fisher et David Mills. LE SÉNATEUR VILLENEUVE. Le sénateur Villeneuve, qui re- présentait la division de Salaberry, et décédé récemment, a laissé $25,000 à l’Université Laval pour aider à la construction de l’Ecole Polytechnique. LES SOCIÉTÉS AGRICOLES. ——— Il est évident selon les comptes rendus de diverses parties de la province que le commissaire d’a- grioulture, M. B. Rogers, réussit bien dans ses efforts pour établir des sociétés agricoles. Partout où il s’est présenté, jusqu'à présent, les fermiers ont montré par leur déligence à assister aux assemblées et parle désir qu’ils manifestent de s’enrôler dans ces sociétés qu’ils sont prêts à profiter de l’occasion favorable mise à leur disposition par le gou yernement. L'HON. J. I. TARTE EN DANGER. Nous lisons dans ‘‘Le Progrès de l'Est”: Une tentative pour faire dérailler le train spécial qui portait l’hon. J. I. Tarte et ses compa- gnons de voyage, a été faite à une couple de milles de Mait- land, Ont., samedi au soir, le 29 juin, vers 7 heures. On avait placé des traverses et des pierres sur la voie. Le mécanicien du spécial a heureusement apercu l’obstruction à temps pour éviter l'accident. INSTALLATION DE MGR O'CONNELL, Mgr. O’Connell a été solennelle- ment installé évêque du diocèse de Portland, jeudi le 4 juillet dans l’église de l’Immaculée Conception. Un nombre très considérable de prêtres était présent, et la cérémo- nie a été des plus belles. C’est Mgr D. M. Bradley, de Manches- ter, qui a prononcé le sermon de circonstance et c’est le Rvd. M. C. O'Brien qui a présenté au nouvel évéque une adresse de bienvenue, au nom du clergé et des fidèles du diocèse. L'’évêque adressa ensuite quelques paroles aux personnes présentes et leur donna la bénédic- tion apostolique. Apres S'etre Rase, POND'S EXTRACTÉ Rafraichit et adoucit lapeau, permettant aux personnes ayant la peau BR la plus tendre de se faire & à raser d'une manière très # rase sans résultats Gésa- gréables. Evitez les préparations 7 dangereuseset irritantes de coudrier (Witch Hazel) Aaui l'on dit être ‘La même * 3 que eurissent facilemert et contiennent généralem: nt @e h'‘l'acoho! de bois” qui est va poison mortel. 1 es ERP ae oo S $ e 0 a + 7 Fe Fi Ca tr = Pa 2 F2 5 è PEUT IN QUE PPS ELTIUE QUE Ce LE VRAI MERITE APPRÉCIE Grande Assermblee Francaise a la Salle Ste. Marie La plus grande assemblée fran. çaise qu'il y ait jamais eu à Tig- nish a été tenue dimanche après- midi à la salle Ste. Marie. Quoi- que le temps fut peu favorable, vu qu'il pleuvait à verse, l'heure arriva pour convoquer l’as- semblée, la vaste salle Ste. Marie se trouva remplie de monde. M. Napoléon Gallant, le prési- dent de la Société Acadienne, a- yant expliqué le but de oette réu- nion, M. G. Buote, accompagné de M. Théophile Bernard, s’avança et lut l'adresse suivante à M. Oné- sime Chaisson qui a eu, jusqu’à récemment, la direction du chœur de la paroisse pendant cinquante ans. ADRESSE. Monsieur Onésime Chaisson cilo- yen da la paroisse de Tignish, et ci- Paroissial. Monsieur, — Nous, ici présents, Français de cette paroisse, sommes réunis, aujourd’hui, afin de vous exprimer nos sentiments de grati- tude pour les longs et précieux ser- vices que vous avez rendus à la pa- roisse comme Maître Chantre, pour au delà d’un demi siècle. Nous pouvons constater avec un légitime orgueil que, tant que vous avez eu la direction de notre chœur, la belle et grande paroisse de Tig- nish avait raison de dire qu’elle possédait un des plus beaux chœurs du diocèse. Dans l’accomplisse- ment de vos fonctions joint comme compagnonsde chœur, des français comme vous, qui, pen- assisté, en toutes les occasions, et vous ont fait honneur ainsi qu’à la paroisse. servation fidèle que vous avez tou- jours su faire maintenir dans l’ex- vous avez eu la direction de notre chœur, a toujours été un des traits caractéristiques qui sont propres à inspirer aux fidèles la grandeur et ia sublimité de nos cérémonies re- ligieuses. Dans votre abandonnement en- tier au service de vos coparois- siens, vous avez encore su penser à l'avenir et n'avez rien négligé pour perpétuer l'usage du Plain-Chant parmi notre population acadienne. Vous n'avez pas épargné vos peines plus tard, devaient vous remplacer. Déjà, vous aviez la satisfaction de recevoir une partie de la récom- pense due à votre dévouement. Plusieurs de nos jeunes Acadiens savaient déjà occuper avec honneur leur place dans le chœur de la pa- roisse, Mais, Monsieur, quelles sont ca- pricieuses les choses d’ici-bas! Combien de fois le vrai mérite est- il méconnu, désavoué ! Après de si longs et si fidèles services, vous et vos confrères avez été congé- diés d'une manière qui ne compor- tait pas en elle-même le moindre vestige de civilité, et sans que les raisons qu’on a prétendu avancer pour perpétrer cet acte arbitraire aient servi aucunement à rehausser davantage la beauté et. l'excellence du chant dans les offices dans notre église. Nous ressentons aussi vivement que vous, Monsieur, le traitement hautain et injuste auquel vous 2a- vez été assujetti, et nous profitons de cette occasion de nous prononcer emphatiquement contre l'acte d’in- justice par lequel vous avez été privé de vos droits légitimes et de la confiance si bien gagnée que la paroisse avait en vous. Comme témoignage de l'estime que nous vous portons, et en re- connaissance des nombreux ser- vos coparoissiens français ce petit souvenir, de peu de valeur, en soi- même, mais d'un grand prix en considération du sujet auquel il se rapporte. TIGNISH. Ce 7 juillet 1901. écution de ce chant pendant que 7 * y re rt S " | . vices que vous nous avez reridus à conquis dont on: l’église, veuillez bien accepter de! LES PAROISSIENS FRANCAIS DE | | ACCOrA PT REORGANISATION DE ACADIENNE. devant Maître Chantre au Choeur comme | ; + Maître Chantre, vous vous étiez ad- |Prefs, mais remplis de renseigne- dant vingt à quarante ans, vousont, Les connaissances approfondies] tèrent que vous avez du Plain-Chant, l’ob-1 tiguées, découragées de courir] après un ennemi iusaisiseable, très désireuses de rentrer en Aungieterre, et qu’une ardeur re- lative ; quant aa gouvernem?nt anglais, il ne peut envoyer plus d'hommes là-bas; eux qu’il envoie arrivent juste à refnpla- cer ceux qu'il rapatrie. Adresse et Cadeau Souvenir Presente a M. Onesime Chaisson. — LA SOCIETE A la fin de la lecture de l’adresse, M. Bernard présenta à M. Chais- son une magnifique canne d’acajou bigarré à pommeau d'argent, en lorsque !recotinaissance de ses longs ser- vices. M. Chaisson fut très ému de cette marque de gratitude de ses compatriotes et répondit en termes appropriés à l'adresse. Des discours éloquents et patrio- tiques furent ensuite prononcés par MM. F. J. Buote, J. J. Arsenault et le Dr. Doiron, qui tous trois firent l’éloge de M. Chaisson pour la fidélité aveo laquelle il avait ser- vi la paroisse, si longtemps, et com- mentèrent sur les moyens rudes dont on s’est servi en le privant de ses droits légitimes. Ces discours provoquèrent de fréquents et vifs applaudissements. Une motion ayant ensuite été sou- mise afin de connaître l’assentiment de l’assemblée, tous, sans excep- tion, se levèrent et témoignèrent leur approbation par les paroles et les applaudissements prolongés. RÉORGANISATION DE LA SOCIÉTÉ ACADIENNE M. le président et M. Sosime Gaudet, alors, dans des discours ments, donnèrent un compte-rendu de leur missiqu comme délégués à la Convention d'Arichat l'année dernière. M. Gallant et plusieurs personnes por- ensuite la parole recom- mandant la réorganisation et l’utili- té de la société acadienne à Tig- \nish, sur des bases permanentes. L'assemblée ayant signifié leur désir de rétablir la société, un comité fut nommé pour rédiger une constitution pour la bonne gou- Evariste } verne de l'association, Le comité est : F. J. Buote, Eva- triste S. Gallaut, Sylvain Chais- son, Joseph M. Chaisson, Edmond Gallant, le Dr. Doiron, Fidèle Ber- nard, Jos J. Arsenault, Jos F. pour préparer d’autres chantres qui, | Chaïisson. L'assemblée annuelle et l’élec- tion des officiers pour l'année pro- ichaine aura lieu dimanche après midi le 21 juillet, à la salle Ste. Marie. | Faites usage du véritable KENDRICK. COMMENT CELA FINIRA: T-14 ? On écrit de Londres au ‘Jour- nal des Débats,” Paris, que d'a- près des lettres particulières re- situation de l'Afrique dn Sud est des plus décourageantes une fiu prochaine de la guerre. En dépit des succès remportés les Anglais sont demain réoccu- pés par les Boers et tout est à recommencer. 11 faudrait définitivement et d’une façon | permanente tous les chasse Jes Boers,et dans un pays deux fois grand que la France, pa- reille chose est une impossibilité absolue ; cariln'ya pas d'ar- jnée au monde qui put réussir à vne semb'able tâche, Les troupes anglaises sont fa çues ces jours ci, il paraît que la | Pour ceux qui comptaient sur; de divers côtés par les Anglais, la conqaête n'arrive pas; les. points occupés aujourd'hui par pouvoir occuper, endroits: On se heurte toujours à ces deux imposeibilités : 1. impossi- bilité d'en finir une fois pour toutes avec les Boers par- une bataille, puisque la tactique des Boers consist@, précisément à re- faser le combat, sauf quand ils peuvent surprendre des dé- tachements isolés ; 2. impossi- bilité d'oecuper le pays, puis- qu'él faut constamment pour- suivre les commandos qui fuient devant les Anglais pour revenir derrière eux cemme des feux follets. LE DRAPEAU AMERICAIN Le 4 juillet, fête anniversaire de l'Indépendance des Etats- Unis, le drapeau américain «a flotté sur l’un des plus grands empires du monde. Ge symbole de la grandeur d’un peuple, ou plutôt de cette vaste agglomération de races et nationalités, qui, venues de toutes les parties du monde, ont fini par s'implanter sur Je nou- veau continent, a ume origine historique, selon certains au- teurs. Aux premiers jours de la ré- volution, les colenies rebelles à l'Angleterre arboraient deux drapeaux pour emblêmes : le ‘ pine tree” de Ja Nonvelle-An- gleterte et lo ‘“‘rattlesnake”, un peu plus national dans sa con- fection. En effet, ce dernier €é- tait à fond blanc avec un ser- pent à sonnettes eoupé en treize tronçons dont chaun portait l'ini- tiale d’ane colonie et portant ja légende : “Join or Die.” | On attribue à George Was- |hington le mérite d’avoir conçu l'idée da drapeau à treize bar- res rouges et blanches pour re- présenter les 13 colonies. L'his- toire rapporte qu'il a fixé un drapeau de ce genre au-dessus de ses quartiers généraux à Cambridge en juillet 1776. Un peu plus tard, le Congrès ordonna de remplacer ls barres par les 13 étoiles. Puis le Ver- mont et le Kentucky furent ad- (mis et l’un et l’antre demandè- | reit qu'on ajovtât pour chacun d'eux une barre et une étoile. | Cela fut concédé. | Mais bientôt on vint à réaliser que le pays devait s‘agraudir, que d’autres Etats seraient créés | puis angexés et que si l'on con- tinuait ainsi à ajouter barres et étoiles, les drapeau prendrait in- évitablement des dimensions in. commensurables. Aussi, le 4 avril 1818, le Congrés décida que le 4 juillet suivant et après cette dale, le drapeau n'aurait que treize barres ronges et blan- ches et qu'on y ajonterait une étoile pour chaque nouvel Etat admis dans l'Union. À cette époque, la bannière portait 20 étoiles, aujourd'hui il y en à 45 qui scintillent sur son tond lamineux. Ce drapeau qui flotta d'abord sur 13 Etats contenant une po. pulation d'environ deux millions d'âmes, abrite aujourd'hui sous ‘ses plis 4lorieux 45 Etats libres comprenant une population de soixante-seize millions. Hemorroides Gueries Environ une personns -sur quatre souffrent des Hémorroides déman- geantes, saignantes ou saillantes: On ne pourrait rapporter un senl cas, ou l’ouguent du Dr Chase n'a donné un prompt soulagement et ou il n’a opé- ré une guérison parfaite, quand on en a fait usage regulièrement. Infor- mez-vVons er à vos voisins. Cet On- gucnt est recommandé par tous ceux qui s’en sont servis. 60ets la boîte. ë les marchands, ‘ou Edmanson Bates & Cie, Toronto. { ANDRE N RHEUMATIC CURE is the remedy totake ïf you suffer with rheumatism, sciati- ea or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving the poisons out of the systenx that cause the sufferings of rheumatism and sciatica. 1t sharpens the appetite thus giv- ing more strength. 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Le président des Etats -Uris reçoit à peu près 1,400 Lettres et 3 à 4,000 journaux et livres pay jour. Le Roi d'Angleterre, 1,000 lettres et 2 à 3,000 journaux et livres par jour. L'empereur d'Allemagne 1,000 lettres et 3 à 4000 livres et journaux par jour lui aussi. Le tsar est moins occupé : 690 lettres seulement à lire dansune journée. Le roi d'Italie, lui, a juste de quoi s'amuser : 300 lat. tres par jour. Et la reme Wilhelmine se contente de 100 à 150 lettres par jour, parmi lesquelles, ajoute ton, se glissent pas mal de bil- lets doux. méfie, Trade Mark Registered, Design Copyrighted, The Oxien Tablets and Oxien Pills are recognized to day a the leading nerve builders on he market: No medecine has been placed before the publie which has done so much good as the OXI1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxten Piils and 40 cents for Oxien Tablet: to NEIL McKiNNON. Summerside and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine ever sold on the island. 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