= LA CROIX DE VARSOVIE LEGENDE POTONAISE À L'église cath:drale de Saint Jean, et dans ia chapelle qui tonche au presbytère, dans cette chapelle que, soir «t matin, une foule de Sdèles pieux remplit de ses ferventes prisres, s'élève sur l'autel une croix d- bois ap- pelée La Croix miraculeuse. L'i- mage dn Rédempteur est de grandeur naturelle. Dès long- teisps le peuple varsovien ré- pète, au sujet d: ce christ de bois, les traditions que uous al- lons rapporter. Jadis, du temps de la guerre avec les Turcs, un soldat, natif de Varsovie, tomlia dans les fers des infidèies. ('onduit à la ca- pitale de l'empire ottoman, il fut destiné à preudre soin des chevaux du sultan. Tout près d'une source, ou il menait boire ces chevaux dout 1l était le gardien, s'élevait, plantée dans le sel, une croix portant l’image vénérce de l'Homme-Dieu ; à cette croix, les infidèles liaient souvent leurs betes de somme, et déchiraient leurs flancs en- sanglantés de larges coups de fouet dont le hois sacré recevait sa bonne part. À cette vue, le cœur du chré- tien polenais tour à tour se fen- dait de compassion et boudis- sait de colère ; 1l résolut de met- tre un terme à cette brutalité parenne. Or, un soir, sans être vu de personne, il marche à tà- tous vers la source, arrache la croix à le terre, baise avec piété les pieds du R‘demypteur, et lance dans les flots l’image sa- crée, en disant : ‘“O mon doux Sauveur ! ne vaut il pas mieux cent fois que ten jnage sainte et yénéréc soit ensevelle sous les ondes, pluiot que de subir sans cesse les outruges et les railleries de ces impurs mécréants !? Quelques aunées s'écoulent ; le pieux soldat, rendu à la li- berté, retourne heureusement dans sa ville natale. Là, sou- daim, un beau jour, s'appuyant à une fenêtre de sa maison, il entend dans la rue un tumulte immense... La foule accourt, soulevée ; les pavés retentissent de ses pas et les murs de ses clameurs. Le guerrier demande la cause de ses pas et les murs “de ses ciameurs: on lui répond : ‘‘Miracle ! Miracle ! aumilieu de la Vis- tuie ! courez, venez voir !” 1l quitte sa demeure et se laisse entrainer par le ceurant de la multitude. Les rives du fleuve étaient couvertes d'un peuple amoncelé qui, la tête nue, à ge- noux, glorifiait Dieu à hante voix du puissant prodige dont il était témoin. Voici: an mi- lieu même de la Vistule s’éle- vait du sein de l’écume argen- tée des flots, druite, comme fixée at sol, et remontant le cours de l'onde, une humble creix de bois portant l'image sacrée du Sauveur des hommes !. L'évé- qne de la cath:drale, accompag- né de tout sou clergé en bril- lants habits de fête et tenant des cierges allumés, voguait sur le fleuve dans une barque, et s'efforcait en vain de la faire parvenir du côté de cet hôte miraculeux. Malgré le calme profond qui régnait sur les eaux, il était impossible aux nautoniers de s'approcher du prodige 1... Sou- dain, notre pieux militaire, sur- venant, reconnait la croix qu'il avait jadis, sous le ciel étranger, jetée dans la source !. 11 de- mande à parler à l’évêque, et lui fait un récit fidèle de sor a tion accoinplie sur la terre musulmane. Alors le prélat or- donne qu'on laisse le Joyal soi- rencontr: du bois miraculeux : mals à peise notre héres a mis *. pied dans la barque., la croix ” "ne; vole et fé de son pain et Je déposa 112 EEE ne teen tenants nice bérateur ! Le seldat la trans- porte à terre; puis, à la dat aller seul, en nacelle, à la grande jois des habitants de Varsovie, cette croix, solennel- lement transférée dans la pa- roisse de Saint-Jean, est érigée sur le maitre-autel, qui fut, à partir de cette époque jusqu’à nos jours, témoin d’une foule d'autres miracles non moins sur- prenants. Avec le temps, l’autel se cou- vrit d'une nombreuse quantité de dons offerts par les pieux fi- dèles. Un riche seigneur polo- nals mit un jeur sur la tête du Christ cette préciense couronne de diamants qu'on y voit bul- ler encore, Or, il advint un jour aussi qu'un voleur impie, attiré par le radieux éclat de ce joyau, se glissa furtivement, le soir, dans la chapelle, puis, protégé par l'ombre nocturne, escalada l’au- tel, et saisit d’une main sacrilè- ge cette précieuse couronne. Mais, quand le yoleur voulut descendre et emporter sa proie ….les doigts de ia miraculeuse image du Christ se resserrèrent …€t retinrent le brigand sus- pendu dans l'air, par un che- reu seulement !. Tous les ef- forts que fit le scélérat pour se dégager furent inutiles ; retenu par son cheveu comme par une chaine de fer, il eut beau se débattre, l'aurore le surpit tou- jours attache à la croix, le pied sur i'autel!'.. Au soleil levant le vénérable yieillard qui gar- dait l’église, venant allumer les cierges pour la messe, aperçut le voleur, et courut avertir le clergé. | Aussitôt les ecclésiastiques survinrent en foule, suivis des flots immenses d'un peuple fré- missant d'une sainte colère. B'une voix unanime le séelérat est jugé digne du dernier sup- plice : on l’entourne :; on le sai- sit. O prodige ! quand on veut le détache; de la croix, le che- veu qui le retient ne peut se rompre !.. Vaines sont toutes les tentatives : ni la vigueur d’une main robuste, ni le tranchant du glaive, ni l’aiguillon de la flam- me ne peuvent briser ce cheveu qu'ont saisi les deigts divins!.… La foule se partage en avis di- UETS : “Que le coupable soit décapité our place !” disent les uns. “Déchirons-le en morceaux avec des tenailles !” disent les autres. D’autres encore : “Qu'il soit brulé sur place à petit feu.” ‘Et moi,” s'éoria du sein du peuple un blond et gracieux enfant, ‘voici mon opinion: a- bandonnons le coupable à la volonté dun Christ qui le retient captif ; s’il veut le châtier, il saura bien le punir sans nous.” Il a raison, il a rsison, l'enfant! Christ lui-même décider dun sort de ce yoieur sacrilège.” Et soudain les doigts de la sainte image s’écartèrent, ren- dant an coupable sa liberté. ‘Gloire à l'infinité de la misé- ricord divine !” s’écria le peu- ple. Touché de la clémence du Christ, le brigand termina ses jours dans la pénitence et la so- litude d’un saint ermitage, Q croix sainte, convertissez tous vos ennemis ! Comte E DE PORRY. LE PAIN DE LA SAINTE VIERGE Le père du petite Jacques était mort de misère. Six mois après, sa pauvre mère le suivit, épuisée de priyations et de cha- grin. | Adieu, mon cher petit, je ne regrette que toi sur la terre. Sois bien sage, nous nous re- trouverons au ciel, Et 1l était resté toute seul en ce monde. 11 n'avait que six ans. Un jour il mit de côté la moi- -ivds de la siatue de ] te ne PETeLT _. à à a th à & re E RS. inst agen Pile L cria la multitude ; “laissons le L'IMPARTIAL, + D APR LEA EC OA A "Tee FR APE TE STE Ce RTE Eee sie JET 4 a RS OT Rte me cicniis De DE api 2600 rie TE Vierge en lui disent ‘Mangez sans crainte, bonne sainte Vierge et bon Jésus, je n’en prive per- sonne ; c’est sur ma part que je yons donue cela, et je vous pro- mets de vous en apporter au- tant tous les jours,” Quand it revint, le pain n'e- tait plus là, L'enfant, tout heurenx que son effrande eùut été acceptée, recommança chaque jour, et chaque jour le pain disparais- salt, Mais, au bout d'un certain chère statue n’ayait pas perdu sa triste apparence et que vrai- ment, elle n’en graissait pas du tout. Il s'en plaignit à M. le curé. Voilà bien des jours que je partage mon pain avec la sainte Vierge de l'église, dit-il. Cette pauvre sainte Vierge est ci mai- gre ! Elle n’a pas l'air de mieux se porter pour cela. Qu'est-ce que cela veut dire? Je croyais qu'elle était malade de faim. Mais la statue de la sainte Vierge ne peut manger ton paix. Si. elle mange tout ce que je lui apport. Le curé, fort étonné résolut d'éclairer ce mystere. 1! dit à Jacques d’off:1r son paln, à la saint Vicrge comme à l'ordi- naire, et lui-même, dissimulé dans un confessional, qui était placé en face de la statue, se mit à surveiller en priant. Jacques avait quitté l'église depuis quelque temps déjà et le silence n'était troublé que par les bruits lointains de la compagne, lorsque le bon curé entendit un pas furtif. Il aper- eut un petit garcon, fort pau- vrement vêtu, qui s'ayançait craintivement; urrivé devant la statue, l'enfant se saisit du pain déposé aux pieds de la sainte Vierge, le baïisa, et le ca- chant sous ses haïllons, il allait s’en retourner, quand le curé sortit de sa cachette et l’arrêta. Alors le petit tout tremblant. Monsieur le curé, je ne suis pas un voleur. Je viens pren- dre tous les jours le pain que la sainte Vierge me donne, Comment sais-tu que la saint Vierge te donne ce pain ? On m'avait repoussé dans plusieurs fermes, ct j'allais mou rir de faim. Je suis entré daus l'église et j'a] bien prié la sainte Vierge de me donner à manger ; elle ne m’a pas chassé, elle, la bonne mère... Et levant les yeux, j'ai vu près d'elle un morceau de pain... Elle m'en envole tous les jours autant. Jacques avait vraiment nour- ri Dieu dans la personne du pauvre et trouvé le chemin du clel. HISTOIRE D'UN PRETE ET D'UN INSECTE. On était en l’année 1793. La France était en deuil. Le sang de ses en fants aoulait à flots ; c'était le règne de la Terreur. Un pauvre jeune pré- tre proscrit, vêtu d'un habit de nay- san, venait de quittsy sa paroisse et fuyait, triste et pensif, pour échapper à la hache révolutionnaire. Parfois il jetait en arrière un regard mélancos lique corgme pour dire adieu aux ames que :e Seigneur lui avait con- fiées et qu'il saissait seules au milieu de la tourmente politique Alors 8e yeux se baignaient de larmes et il priait. Ou aljait-il ? Dieu seul le savait. Un jour, il airive dans une petite ville ou il espérait passer quelques jours chez un ancien ami d'étude. Il cherche cet ami ; mais au nom qu'il prononcait la foule s'émeut, l’entourne le sajsit...Ce nom est celui d’un no: ble dont la tête a roulé sur l’écha- faud... Lui aussi, cet étranger, doit être an ennemi de la patrie ! On le conduit au tribunal révolut onnaire, qui était alors en permanence. Il avoue qu’il est prêcre, et, comme son ami, il est condamné à mort. L'éxé- cution doit avoir lieu le lendemain. Le pauvre prêtre, n'espérant, plus 2 Dieu, se prépare à la mort, et Br Fénarer un pu ses forces épyi- J temps, Jacques s’aperçut que sa | sées par une longue march= et par de si terribles émotions, il demande à son geôlier; en échange de ses der” niers vêtements, un souper modeste Comme le marché était bou, le geôlier fit convenabiement les chose. Jlne refusa pas de s'asseoir à la table du c ndamné et de répondre à un toast de jrospèrité et de longue vie pour lui et sa fami le, Tout en vidant une bouteille le geùlier se mit à raconier au condamné r’histoire bien coufuse, bien détai!lée, bien hérissée de crime: et de tortures de toute espèce de la vieille et sotide pri on. Après l'his- toire de la prison et celle des prison niers, vint colle des juges, pourvo- yeur: naturels de la prison. Par xemple, comment trouvez vou. Ja figure du citoyen j;résident celu. qui est allé anx voix et qui vu 8 à condamné ? Belle tête de yré- | sident, n'est ce pas ? Le prêtie ne porvait se rappeler sang fraser le ton bref du citoyen président. Il ne répond donc pa , et © geûlier continue : Eh bién ! une fois sorti de lau dience, ce n'est plus çz ; pas plus de fiel qu'un mouton. Pourtant, je lui trouve un défaut, une bêtise. Croirier vous qu'il n’est ; 48 plutôt débarrassé do sa besuigne patriotique, qu il court les champs pour attrape des papil- ions, des cheniiles, des ins-ctes : une vrai petititesse indigne d'un citoyen qui connait ses devoirs. A ces mots, le condamné tressaill ; car lui aussi à étudié les insectes, et i se rappelie même que, dans le fond de son chapeau, il possède une rareté ntomologique, la “negrobia ruticor- is,’ qui, à trouvée dans sa fuite Tout en feignant de ce cacher, il s'empare de l’in.ecte et le pique mys° térie:sement à l’extremité inférieure du bouchon de ia bouteill:. Le geôlier qui n'a perdu aucuu de ses mouvements, croyant vo'r danx cet insecte un oblet sédii:eux, un sig ne suspect, dossert à a hate, saisit e bouchon aceusat ur et va le ; orter a1 citoyen présient, auquel 1: raconte ce qu’il a vu. Que'ques instants aprés, dans lo: cabinet du président, deux hommes étaient assis en face l’un de ‘autre les coudes ap. uyés sur uye table cou verte d’écuantilkons scientifiques de toute espêce . c'étaient le juge et e condamné ; le prêtr enseignant, : x. pliquant longiem nt, recommergant dix fois la legon dix fois inteyrom pue ; le juge écoutant attentivement | appladissant du geste, niant du re ga d, mais finissant toujours par se reudre à l'évidence, et alors ne se contraiznant pius pour manifestes | <on étonnement et son admiration Quelques h nres après encore, deux hommes se disaient zûieuy en #e ser rant la main : | un êfait, e condamné qui montait en voiture, m ni d'ar- gent et de certificats de eivisme les mieux en rêgle ; l'autre était e juge qui avait voulu conduire lui-même {e prêtre et sassurer qu’i. ne serait ni inquiété à 81 sortie, ni i terrogé jus- qu'à la ville ou il devait prendre la voiture de Paris, v.lle ou tout se perd et s’oublia. Le prêtre si miraculeusemegt gau- vé se nommait Latreille, qu'on a sur noæué plus tard, le “Prince de l’en- tomologie française.” UN LION AU CABARET Un émoi a été causé pen- dant la matinée dans le 3e avenue, à New York, par) l'apparition soudaine d‘un jeune lien qui venait de s'é- chapper d’une ménagerie am- bulante iunstallée sous une tente à la 129e rue | On avait commis l’impru- dence, parait il, de laisser! sortir le jeune lienceau dé sa cage, pour qu'il se pre | menat sous la tente, et il & avait profité pour s‘échappa ct ailer faite un tour dans 2e avenue ou son apparition bien qu’il ne fut pas encore très gres, a causé, est iebe- soin de le dire, un véritable panique parmi les passénts. Mais le lionceau a été eflrayé lui-même à son tour, pa: le passage d’un tramway à cable et il s'est mise à des- cendre l’ayenue en courant eten hondissant, poursuivi par des employés de la mé- nagerie, des policemen et des nombreux gamins. F'inale- ment, le jeune lien, de plus en plus effrayé, a bondi Ei un débit de boissons situé au | | | | | moins de temps qu‘il n'en faut pour le dire, tous les consommateurs s‘enfuyaient daus toutes les directions, abandonnant leurs verres pleins sur le compteir. Seul, le garçon ne s'est pas laissé effrayer par l'arriver de ce nouveau consominateur, et prenant le lionceau par la peau du cou, l’a tendu à un premier policeman qui est ar- de la ménagerie et les ga- mins. Le policeman, toute- fois, a refusé d'arrêter le lion cenau et même de le toucher, ais les employés de la mé- nagerie arriyés à leur tour, l’on pris daus leurs bras et remporté dans sa cage. UN HOMMÉK MIS AU BEURRE Dans un vil age du] Bas Rhin, par une nuit froid et nbigeuse, an ca baretier dont nous né donnerons que le prénon { Michel }, venait de sortir de sa Chambre dans lintentjon de fer mer les yoleta lorsqu'il aperçut le seu- Chaland qui s@ trouvait encore chez lui, spprpshg de ia planche ou était déposé le beufre, en pjendre un d mi kilogramme ; e cacher furtive ment dag :a casghette Î Rest: encore uxŸ instant, Jacques | lui dit Michel enfentrant, tandis qu'- il s.covait la neige de £gey souliers Par le froid qu'il fait ur fer d’eau de vie ne te feri pas de-mäl Mais ce a ne fait par le compte du voieur ; il aurai} préféré «en al er au plus vité ; et déja ilavait la main sur le loquet, lorsu 1 songea qu’un re fus pourrait re uu sotpçon. Le cabaretier € 16/ça de s’assoir tout près du poele dangune position tell qu’ il se trouvait fe tout côté barricade par la tab e etles chaises; puis il prit laséue, cn” aurait! ;u Jui don n-r une jissi Nou: ajon! fair ur bon feu, Jac ques, diti di ourrant le fogrneau ; chauffe toi lien mon gaiçun, je ne voudrais p# que tu te ref: oidisses, Le voleÿ sentant déjà le teurre se tasser sur fs cheveux, ss leya brus quem: nt a ülsant qu il était obligé de rntre/ nent ten érntneatenernrmdlisaemmemprennenngmtt amenant eminetiiggee tie man etéihésieranennnmene Pa «rht d'avoir vidé quelques verr s d{ce vieux kirschen-wasser, | lui répoit Michel, en lui faisant re prendrefa ; lace de force J'ai d’ail- leurs uk aventure à te raconter, Maiql fait iei «ne chaleur d'enfer répliqé Jacques, en aisant un mou | vemei qui fut aussitot empêcné par le so fe poignet de l'hôte, Quis-tu donc à te pres er, voisin 1 J'yencore le fourrage à doun r à mes hches, du bois à fendre, et puis ina > se plaignait orsque je rai fe ;Je craina qu'elle ne sait | qui | male. | _Hh! je rai rencontrée ce soir ; le lgn’a dit qu’el e se jertait à mer- ve e, et le: vaches ne mourront pas d Faim pour ce petit retard. Vrai. mnt, je ne te cemprends pas ce soir. Jhais Je ne t'ai vu refu er un verre driu-de-vie et etre si exact Tu fais un mire si drole‘! on dirait que tu a ur, ajouta je compêre, en jetant syle vo'eur un regard de méfiance, tadis qu’i: lui versai. une telle quan té de liqueur spiritueuse qua ses deyeux dressés sur la tète, sans ja | mgulière pommade que les aplatis- Ait. Voici du pain, Jacques, tu peux y mettre toi-même du teurre,i est tout frais J en ai là quelques kilos. Dans quoi le faistu fondre d'ordinaire f demanda ie mystifisateur, de l'air le p'us innocent du monde. Jacques commençait à sentir la mêche-|, y | mais la perplexité de sa positien lui clouait la bouche. Gautte par goutte, la matière traîtresse com mençait à [ui couler de dessous la cas quette le leng du visage, et deja son mouchoir en était tout imbibé, Il fait un froid glacial cette nuit, ob | serva le malicieux cabaretier, et tu pa | rais avoir si chaud! Pourquoi n'ètes tu pas ta casquette ? Viens que je l'acero che à çe clou. Non, non ! s’éeria enfin le pauvre dia ble revenu subitement à la parele et re tenant sa casquette des deux mains. Laissez mei partir, il faut que Je m'en alle ; je ne me sens nas à mon aise. Cette pression de l‘objes recéleur a mena une cataracte de beurre fondu qui ruisse!a le long de la figure du voleur, s‘engouffra d_ ns ses vêtements et alla se précipiter jusque dans ses bottes : il na geait littéralèment dans le graisseux li quide. Ma toi! situ veux partir à toute force je ne te retiens plus. Æonne nuït,, Jac ques, dors bien! dit Michel en lui eu yrant ;a porce. Lersqu'if fut dehers il ajouta : cein de la 126e rue, et, en té ” P Le! “7 La tarce/ que je 4‘ai jouée yat bien rivé précédant les empleyés un verre d'eau de vie et la beurre que tu m'as yolé; nous sommes quittes, voi sis. AVIS FINAL Toutes personnes qui me sont ‘endettées, et ceux contre les- quelles je tiens des Billets Pro- missoires eu jugements en cour, sont par leprésent averties de venir regler leurs dettes d'ici à quatre semaines. Sinon des moyens rigoureux seront pris pour collecter, + Comme je désire faire un changement dans mon com- merce, je prie l: public de venir voir la balance de mon Stock qui consiste en Crroceries, Bottes et Souliers, Meubles etc. Je prends du Beurre, des œufs et argent en échange pour les mar- chandises. Ces marchandises seront vendues au prix coutant, 1 S Chaisson. 17 mai ’94.tf I HAVE THEM ! AIl Styles ! ALL, PRICES ! Banner spring road wagons, concord bedy, Elliptic spring Phaetons, Milkado Phaetons, Maple leaf road carts, Sunol carts, Truck wagons; Brautferd buggies, all styles. Cossitt's rakes, mowers and rcapers. New William sewing machines, Sold Che:p for Cash or approv: ed Credit. , Wm. Melutosh. TIGNISH, P. E. IL mayl0th. ‘94, 6m. à CAVEATS, TRADE MARKS 2 COPYRIGHTS. CAE LOBTANS A PATRNRE re a È & CG., who bave had nearly ffty vearst experi ence in the rs tes tetes. Ê tents taxen through Munn & Co. recaiv al notice in the Scientific American, az : thus 2re brought widely before the publie with. out cost to the ARR This splendid pars, issued weok] , Cleganily i lustrated, has by ar {2€ ci rs Lu pocuse 2 in the À e copies sent free. miqng Euition, monthly, $.5 a year, Singe ones Fes cola LL A D hot ste of _ F3, 44 rhotograpks of new houses, with plans, enabiing Duilders Lo show ths latest ca Er and secure cOntracis, Adâüress MUNN » NEW YORK, 361 BROADWAY, Q games pit mnpnnenipnnienennesed nranpndits Your Stomach Distresses You aftereating a hearty meal, and the result is a chronic case of Indiges- tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepaia, or à bilious attack. RIPANS TABULES meet, Éiver and Doelme Bury tive for cod, and are a on, Sick ache, - iousness, anû ail o from a disordered condition of the Liver an Stomach. They act pently yet promptly, and peur follows their use. abules take the pus an Entire Medicine Chest, and shouid be kept for use in every family. - Price PAS EC At C C 10 SFRUCz Sr. Naw Yoer. 9 . kandarä Fashion Co. farntlie; Éoktog and, Dor Les, poeme. Rent Noter pics Hank 2 For Sale, Cories of “L’a bum des Modes” with Plates 35 cents ‘La Mode de . Paris” 35 cents. These are the most Popular Fashion Journals to be had. Also “The Deliniator' 15 cents. APPLY AT THIS OEFICE. STANDARD FASHION CATALOG Re PO #0 EN e, for ondy X: ents. ST + JON QO., 84 West? 1 Stroct, Bew York. Re Abonnez-vous pes TA L'IMPARTIS Cr A Eee, : ne. F * à 7e ns 3 ES É , memne— “ Éiienn t ES ss — - MES … ipotétet on hentai ER El brtusin à apaéiéihher ee à D ke