— | | + + (um 7 =" SLUnIOoN nr À 1) es R A CS as — RE Dé 4 a. La L (> L ” lle, te) A pme pri Z à 4 à à fes TE é + ù A0? À > E E F: \L.f j ; à LS D) L ue | FT 1 a RS 4 771 Æ — Le Et .. ED) LS J _Jait. là Force A ES pe Pa EN 2 … CIE DE LIMPARTIAL, Proprietaire | RESP S'il y à un mal pour lequel tout le monde prétend connaître le bon remède, le remède de sauvage, le remède de la vieille femme, du vieux curé, c’est le rhumatisme. Aussitôt que vous dites, dans un milieu de cinq ousix personnes, que vous souffrez de rhumatisme, immédiatement, chacun des cinq ou six, suivant le cas, vous offre une guérison certaine, suivant des indications qui lui ont été fournies de longue date et qui sont en géné- ral pius stupéfiantes les unes que les 2 vous essayez quelques-tnes des indications ainsi suggérées, vous ressentirez quelquefois, peut- être un soulagement temporaire, mais on peut dire en général que l’effet sera exactement celui d’un cautère sur une jambe de bois et que le rhumatisme restera.où il est solidement ancré. Ce n’est pas que nous voulions médire de la m ne familiale et des recettes de guérison qui nous ont été transmises, dit-on, de père en fils. Elles ont été autrefois un auxiliaire puissant de la médecine qui était alors dans l’enfance, mais qui depuis a marché à pas de géant. Aujourd’hui, elles ne ré- pondent certainement pas à la cer- titude et à la promptitude des gué- risons que nous attendons de la science moderne. Comme les anciennes diligences, les vieilles prescriptions empiri- ques ont fait leur temps et doivent être remisées pour faire place aux automobiles et à la médecine à haute pression et à grande vitesse. Ii est imprudent au plus haut point d’écouter les eonseils de per- sonnes certainement bien inten- tionnées, mais ignorantes de la médecine, qui s’offrent pour gué- rir des affections aussi douloureu- ses, aussi graves que le rhumatis- me, sans être à même d’appuyer leurs conseils de la garantie d’un diplôme, en bonne et due forme, prouvant au moins qu'elles savent de quoi elles parlent. Pourquoid'ailleurss’en remettre à desindifférents, à des gens qu’on ne connaît pas, quand on peut si facilement consulter, en personne ou par lettre, sans qu’il en coûte rien, des médecins d’expérience, des spécialistes comme ceux de la Compagnie Médicale Moro, par exemple. Cette institution scientifique, qui tient ses bureaux sur la rue Vol. 3. No. 2 Nouvelle Serie | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph Saint-Denis, à Montréal, et qui lance son zppel à tous les malades du Canada et des Etats-Unis, a fait une spécialité du traitement des maladies des hommes. Le rhumatisme, en particulier, fait l’objet d’études qui ont abouti À la découverte d’un traitement» approprié. Peut-on bonnement préférer les conseils d’un empirique, d'un re- bouteur quelconque, aux prescrip- tionsd”’hommesde l'art ayant étu- dié le rhumatisme sous toutes ses formes, ayant suivi les expérien- ces, contrôlé les traitements, écou- té les grands maîtres de la science à Washington, à Londres, Paris “et Berlin. k. M. J0S. TURGEON, 215 rue Panet, Montréal, & Le fait est que les S 5 de la Compagnie Médicale Moro certain du rhumatisme, Les Pilules Moro, avec lesquelles Îls traitent les rhumatisants, ont raison des rhumatismes les plus invétérés, les plus rebelles. C’est par centaines qued’anciens rhumatisants ont rendu hommage à leur valeur et porté témoignage à leur efficacité. Voici même la dernière lettre adressée à la Com- pagnie Médicale Moro pour lui annoncer tune récente guérison complète : Montréal, 19 mars, 1909. Messieurs, Je souffrais depuis une dizaine d’années d’une maladie de rognons accompagnée de douleurs de rhu- matisme qui se faisaient sentir dans tous mes membres et me rendaient frais toujours horriblement. passais une partie de mes nuits sans sommeilet, de plus, unecons- tipation devenue chronique, me donnait souvent les hémorroïdes, ce qui constituait encore une nou- velle souffrance. manquerai jamais. les recommander à tous mes amis ECT A LA SCIENCE le travail bien pénible. Sans con- sulter aucun médecin, je prenais tous les remèdes qu’on m’ensei- gnait et j’essa yais tout ce qui pou- vait me soulager. Mais rien n’y faisait et je souf- Je J'étaisalorsà Anssitôt arrivé à Montréal, je me rendis auprès des Médecins de la Compa- gnie Médicale Moro pour les con- Ils me donnèrerst une us de bons avis et me prescri- virent de de prendre quelques boîtes Pitules Moro. Je commençai aussitôt le traite- rs et je ne le regrette pas, car, prèssix mois de leur usage, j'étais guéri de ma maladie de rognons et de mes hémorroiïdes. Il m'arrive rarement de me res- sentir de mes douleurs de rhuma- tisme et si je m'en aperçois, je prends aussitôt quelques boîtes de ces bonnes Pilules Moro qui me ulagent immédiatement. J'en toujours à la maison et je n’en Je me plais à comme étant le remède le plus efficace pour toutes les maladies. Je suis très reconnaissant envers les Médecins de la Compagnie Médicale Moro et je suis heureux de leur rendre aujourd’hui ce ont acquis l’art de guérir le rhu- |témoignage. matisme et que le remède, qui est Votre tout dévoné, le fruit de leursétudes, est devenu JOSEPH TURGEON, le remède unique, le seul remède 213 rue Panet, Montréal. CONSULTATIONS GRATUITES —Par les Médecins de 1a Compa- gnie Médicale Moro tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, au No. 272 rue Saint-Denis, Mont- réal. Les hommes malades qui ne peuvent venir voir nos méde- cins sont invités à leur écrire. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remè- des, Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, soc une boîte, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MÉDI- CALE MORO, 272 rue Saint- Denis, Montréal. — sas D, 5/2 LE MYSTERE DE LA TOMBE Besse CESSE Puis, une première fois, à l'insu de tous, il s'était aventuré seul dan: ce royaume de l'ombre et du; joies vives de l'artiste et du touris- te, à laquelle son éducation anglai- se le rendait tout particuiièrement accessible. | En revenant à la lumière, après ces heures d'enchantesment, il s'é- tait bien promis de renouveler au plus tôt le plaisir de cette excur-| sion clandestine ; mais les préoc- cupations qui l'avaient assailli et les événements qui s’étaient passé: | dans sa vie ne lui avaient laissé ni la pensée ni le loisir. Et, maintenant, le sentiment s'ancrait en lui que ces ruutes mys- térieuses, dont il avait subi l'attrait inconscient, pouvaient le conduire à sa destinée. : Le danger n’était pas pour l’em- pêcher de tenter l'aventure. Con-| tre ce danger, il prendrait les pré: cautions possibles, et puis, vaillam- ment, il irait de l'avant. Cette] voie libre, où la mort seule le guet- tait, en somme, lui convenait mieux | que ce chemin iu château qu’il a-| vait dû prendre en se cachant, et! ” | au détour duquel il avait rencontré | ss : " | cette Lucrèce, qui, pareille à une sorcière malfaisante jetaut un mau vais sort sur un jeune amour, avait | brisé son coeur et celui d'Alice, en! | Jeur montrant l'impossibilité fatale) quel il avait aperçu, pour la pre- ex d'être jamais unis. d'aïtant plus à forcer les consignes du banquier et desa soeur, qu'il u’aurait pu le faire sans attirer des prodige, et avait goûté une de ces|représailles sur la fidèle Maguette et même sur la pauvre Âlice, si | frappée déjà ! C'était donc par les Grottes qu’- il lui demeurait permise, tentative périlleuse dont, malgré les juvéni- les espérances de Kobert, le succès demeurait bien douteux ! Mais, parfaitement décidé à la risquer, il sentait qu’il fallait agir au plus tôt, autant pour empêcher Rémandier et Lucrèce de le devan- cer par quelque voie plus facile au chevet de son aïeule, que pour avoir tout acheté, si Dieu le permettait, avant l'arrivée de sa mère et de sa soeur. Elles souffriraient trop, si elles étaient présentes, de le savoir exposé à un dauger ; et quel bon- heur ce serait, au contraire, de pou- voir leur annoncer, dès le premier embrassement du revoir, la nou- velle du but atteint, du revoir filial accompli, du succès remporté ! Une nouvelle lettre venait de lui annoncer la date prabable de leur débarquement en France. Elles Certes, le jeune homme était a- verti que ce sentier souterrain était plein d’embüûüches, barré d’obsta- cles, et que, depuis des années et des années, nu! n’en avait tenté l'accès. Mais il faisait très large la part des exagérations des habi- tants d'un petit pays, naturellement portés À dramatiser le plus possi- ble l’histoire de leur curiosités lo- cales. Il allait, d'ailleurs, en s'entou- rant de toutes les précautions rai- sonnables, essayer une première reconnaissance. S'il se trouvait arrêté pout tout de bon par des obstacles qu’un homme seul ne pou- vait surmonter, il se résignerait à recommencer l'expérience avec quelques compagnons aimés de pel- [les et de pioches, capables de lui frayer la voi: au milieu des éboulis. Mais il était fâcheux de devoir se faire aider pour ude entreprise qu’- il avait taut d'intérêt à garder se- rète ! Ne se heurterait-ll pas, d’ailleurs, à des difficultés adminis- tratives, des explications à fournir, des permissions à demander a1x autorités officielles, pour pouvoir pouvaient être à Albères dans trois! ou quatre jours. Il résolut d’aller explorer dès le lendemain le - passa- | ge secret des Grottes, que l’on di-; sait communiquer autrefois avec le château, ce chemin à |’ mière fois, en son grossier relief _ : D'ailleurs, l'accès du chateau! Sur la pierre le signe faditique : la "Jui était interdit, et il répuguait | fleur, l'oiseau et l'épée, faire donner un simple coup de pic dans ces Grottes, dont la commune Let l'Etat se partagaient, lui avait- lon dit, la propriété? Du temps | perdu, des formalités sans fn... entrée du- tout ce qu’il fallait pour donner au cependant ! | ban quier età sa soeur la facilité d'arriver bons premiers au chevet : de la Dame d’Albères, profané par leur couvoitise, vant la Dame voilée, la reine de | F. J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. J, BUOTE, "4 Assistante. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 19 JUILLET, 1910 i8 ANNEE. | Robert préférait donc agir seul, qui semblait le regarder avec ses |de ces voies devait être la bonne ? et, avec cette be!le confiance de la | toute jeunesse qui ne va pas sans dans la cachette mystérieuse, dont véritable chemin. Le guide lui avait déjà confié tes, sous la promesse de ne pas pé- néirer trop avant et d'éviter soi- gneusement les couloirs inconnus, ce que Robert avait observé bien volontiers, tant qu'il ne s'était agi. que d’aller contempler la Dame voilée et de reproduire sur son al- bum les merveilleuses stalactites. Cet homme, confiant, après l’ex- périence faite, dans la prudence du jeune touriste, lui abandonna la clef, cette fois encore, en se bor- nant à lui réitérer ses recommanda- tions ordinaires. Il était meuf heures du matin lorsque Robert, sans rien dire de. son projet à l’hotelière, mais en l’a- vertissant simplement qu'il ne pen- sait pas être de retour pour le dîner (de midi, se dirigea vers les Grottes, | à travers le sensier où, février, très doux, après les rigueurs hiverna- |les, mettait comme une vague o- deur de printemps précoce. Le jeune homme portait en sau- toir un petit sac de cuir, reteau par | une courroie à son épaule. Ce sac contenait, avec du pain, de la vian- de froide, des tablettes de chocolat et un petit flacon de vin, tout ce qu’il fallait pour la nourriture d’une journée, des bougies, des boîtes d’allumettes et des pelotons de ficelle forte. Par surcroit de précaution et en vue Gu cas où, par impossible, le sac viendrrit à se perdre, le jeuue homme avait mis d’autres boîte d’allumettes dans ses poches. Ii avait pour arme un long couteau- poiguard, dont la pointe bien trem- pée pouvai} lui servir à écarter cer- tains obstacles, et le bâton ferrée du montagnard et du touriste, qu’- il emportait habituellement dans ses courses champêtres. Rassuré par des précautious si bien prises, Robert pénétra sans é-: motion sousila voûte des Grottes, dans cette ombre impressionnonte avec laquelle ses récentes visites l’avaient familiarisé. Il avait eu soin d’attacher au montant même de la porte l’extré- 1 |mité de la ficelle du peloton qu’il tenait à la main, selon toutes les bonnes traditions des expéditions de ce genre. Il ne s'arrêta point, ce jour là, à contempler, l’un après l’autre, les chefs-d’oeuvre de la cristallisation souterraine, colonnes sveltes, ius- tres merveilleux, insectes de dia- mand, blanches figures fantasti- ques. À peine un court arrêt de- toute cette création féerique....Il allait d’un pas vif et décidé, habi- tué maintenant aux aspérités du sol, dans la direction de ce couloir | qui devait conduire au but cherché, |puisqu’il portait l’indication mys- | térieuse, Très observateur et doué d’une mémoire très exacte, Robert con- |naissait maintenant toute cette par- tie des Grottes anssi bien que le guide. Jusque-là, le peloton qu’il tenait à la main lui était de peu d'utilité. Tout à coup, il sentit que le fil re se déroulait plus. Il sourit, un peu impressionné malgré |lui, cependant. Comme il faut peu | de chose pour dérouter les plus mi- nutieuses combinaisons ! ‘La ficei- le de ce peloton était rompue à cer- |tains endroits, et cette simple pré , | caution rendait inefficace la précau- ion prise par Robert. S'il avait | été moins au courant du chemin, ï ‘sur la paroi de pierre, et il aperçut, à la lueur incertaine de sa bougie, | le portrait du contrebandier égaré, A ce moment, il leva les yeux un peu de témérité, il ne désespé- ! rait pas de parvenir, à travers le la clarté libre du jour : Robert, in- dangereux labyrinthe des Grottes, | volontairement, pâlit et frissonna. | nul, en somme, ne connaissait “| une première fois la clef des Grot- | yeux d'angoisse. On a moins d'assurance à plu- sieurs mètres sous terre que dans Cependant, il s’assit à terre, plan- ta sa bougie dans le sol friable à côté de lui, et se mit en mesure de dérouler entièrement un nouveau peloton de ûcelle, pour voir s’il of- frait plus de garanties de solidité que le premier. Celui-ci était irréprochable : le filse déployait, long de plusieurs centaines de mètres, sans solution de continuité. Robert en attacha le bout à une anfractuosité de la roche et reprit son chemin. Il parvint, sans jamais hésiter sur sa route, jusqu’à l'entrée du couloir audessus duquel s’étalaient les primitives armoires. La partie hasardeuse de son exploration al- lait comn:encer. Robert vira sa montre : il était midi juste. Et c'était étrange de lire cette heure de plein soleil, à la lueur tremblot- tante d’une bougie, au fond de ce lieu de ténèbres. Pour la seconde fois, Robert s’assis. Il fallait se reposer un peu et prendre des forces, avant d’af- fronter les difficultés périlleuses des routes inconnues. Iltira les pro- visions du sacet fit son repas. Puis, tenant sa bougie allumée de la main gauche, le poignard passé dans sa ceinture de laine, tâtant le sol de- vant lui avec son bâton ferré qu'il tenait dans sa main droite en même temps que le peioton conducteur, il s'’aventura dans le couloir. La voûte en était assez haute pour qu’un homme püût s’y tenir debout. Mais le sol inégal, fait d’aspérités et de srevasses, couvert l’éboulis en certains endroits, ren- dait la marche très pénible. Ro- bert, heureusement jeune_et agile, et ayant fait beaucoup de gymnas- tique dans son collège anglais, a- vançait malgré ces obstacles. Il aperçut tout à coup un miroite- ment, la petite flamme de sa bou- gie reflétée à ses pieds... De l’eau ! Il s'arrêta net, puis plongea son bâ- ton dans la flaque pour en mesurer la profondeur. Le bâton entra jusqu’à la moitié : un homme au- rait donc, en y descendant, à peu près de l’eau jusqu’à la taille. Ro- bert voulut éviter cette désagréable mouillure ; il chercha, son flambeau incliné vers la terre, s’il n'existait pas un espace solide, si petit fût-il, eatre l’eau et le rocher. Iin’y a-| vait plus de sentier, mais le jeune] homme découvrit au flanc du ro- cher même une corniche étroite sur laquelle un pied exercé pouvait, à ia rigueur, se tenir eu équilibre. Robert escalada lestement la roche et parcourut une dizaine de mètres sur ce chemin quasi aérien ; puis il'à maintenir sa bougie allumée. se laissa retomber sur le sol, qui reprenait avec les mêmes inégalités, une fois l’eau franchie. —<$i tous les obstacles sont de cette espèce, dit le jeune homme en souriant, l'expédition sera relative- ment facile. Un peu plus loin, il fat arrêté par des éboulis, tas de terre et de pierres effondrées de la voûte qui formaient un amas assez élevé. Gravir le monticule et se laisser glisser de l’autre côté ne fut qu’un jeu pour Robert. Son assurance ei fut encore augmentée, et le lé- ger frisson de la nuit, de la solitude et de l'inconnu qui l’oppressait, quoi qu'il fit, s’allégeait de plus en plus, à mesure qu'il avançait dans ce couloir, réputé dangereux et à peu près aussi accessible, en réalité, que la partie des grottes visitée par l:s touristes ! I! avait ainsi cheminé pendant trente ou quarante minates, quand il aboutit à un rond-point d’où partaient plusieurs voies allant en des directions différentes. Le jeune homme se trouva tres sérieusement embarrassé ; laquelle _— Et ilse mit à examiner minutieu- sement l'endroit où il se trouvait, afin de chercher quelque indice lui désignant, plus ou moins claire- ment, le couloir dans lequel il de- vait s'engager. Une exclamation d’admiration et de surprise s'échappa de ses lèvres: il se trouvait en face d’un nouvel ouvrage de la nature, une autre délicate merveille de la cristallisa- tion lente des gouttes d’eau, mais celle ci, la plus étrange de toutes. aux yeux du jeune homme, car elle formait, à la voûte, avec la blan- cheur étincelante des stalactites, les mystérieuses armoiries sculptées là-bas, à l'entrée du premier cou- loir et retrouvées dans la crypte du château : l'oiseau, la fleur et l’é- pée. Etait-ce donc la main des hom- mes qui avait voulu, ici et là, dans l'ombre du double soutertain, re- produire sur la pierre le dessin len- tement élaboré par la nature, à l’aide de l’agglomération séculaire des gemmes ? Robert n'avait pas le temps de chercher à éclaircir ce curieux mystère. Ce dont, à cette heure, il ne pou- vait douter, c'est que le triple signe ne fût posé en ces divers endroits comme une indication du chemin pour arriver à l'antique cachette des seigneurs d’Albères. Mais la perplexité du jeune homme persis- tait : la fleur, l'épée et l'oiseau en Stalactites étaient attachés au mi- lieu de la voûte, à une distance à peu près égale des quatre chemins qui venaient aboutir au rond-point. Comment choisir, comment deviner celui qu’il fallait prendre? Aucun signe, cette fois, ue semblait l’indi- quer. A force de réfléchir, de chercher et d'examiner les armoiries de glace, Robert finit par remarquer que la pointe de l’epée était tournée vers la droite. Mais dans cette même direction deux couloirs s’ou- vraient si voisins l’un de l’autre qu’il était impossible de déterminer celui que ce signe pouvait dési- guer, si toutefois dans ce jeu de la nature il avait une signification quelconque. Robert s'engagea dans celui des deux sentiers qui lui parut le plus spacieux, résolu à revenir sur ses pas pour en explorer un autre, si celui-ci ne paraissait point le con- duire à son but. Mais l'entrée seule du couloir était large. Ilfse rétrécissait en- suite, les parois laissant à {peine le passuge d’un homme et la voûte devenant si basse que Robert, qui d’abord avait dû se courber, ram- pait maintenent, le corps allongé, ia tête à peine soulevée au-dessus de terre, gêné par son bâton et par son poignard, et ayant grand'peine L'air commençait à se faire rare, et le téméraire voyageur sentit qu’il ne pourrait plus bientôt sup- porter cette atmosphère et cette po- sition critique. Il allait essayer de reculer avec précaution jusqu'à l’endroit où le sentier s’élargissait pour se relever ensuite et revenir sur ses pas, lors- qu’une bouffée d'air humide vint le frapper'au visage, faisant vaciller son flambeau. Il regarda vive- ment de ce côté et une ouverture dans laquelle il s'engagea. Il ne se trompait point : c'était bien une communication avec un couloir voi- sin, dans lequel cn pouvait se te- nir debout et respirer à l’aise, Ro- bert ne douta pas un instant que ce ne fût l’autre sentier parallèle vers lequel se dirigeait au rond-point la pointe de l'épée. Rassuré maintenant et satisfait de pouvoir se mouvoir à l'aise, au lieu de retourner en arrière, il se remit à marcher en avant. Il fit ainsi assez de chemin, suivant les sinuosités de ce couloir, qui faisait des coudes et des détours, mais de: P, C.MURPHY, MD: Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P. K J. A. JOHNSTON, M. D., C. M Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E. Frank $. 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June :910 PHYSICIAN CIVES ADVIGE Tels Why So Many Sufler from Catarrh and Rheumatism, ét À distirguished physician, famous for his successful rte of catarrh and rheumatism, and bladder troubles, states an follows: ‘Our climate being more or less damp and changeable, is bad for catarrh and rheumati and cara must be taken not to Jlst these troubles gain headway. In addition, he states that a t many Cara- dians are careless in their habits, and to this as much as climatic con- ditions is due a great deal of the trouble. Insufficient clothing and improper eating will cause rheumatie and catarrbal troubles in any eli- mate. This eminent authority gives the following as the simplest and best treatment known to science, and to it he gives credit Jargely for his success: Fluid Extract Cascara, % oz.; Fluid Extract Carr‘ana Com- pound, 1 oz.; Compound Syrup Sar- saparilla, 6 oz. Directions: One tas- poonful after each meal and at bed- time. 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