TER T RES 255 Fe Se es #4 = ï se ” + FR M « ; si Te cg NAT UT _., ee Line isete se L, Me de ay me à dhoosoet \ ; " “Es * . Dodà s$ FN > - + ” . ‘! eg È po % da na « . r C «. “ "@" » —", kredé sin = - “ , Ts nn | . LS Es … ET : sax à ee AT 1 kewerg - | 2 … - L'IMPARTIAL. = tient os mi ei nm End PAQUES MYSTERIEUX étrnnenmenennnr.e nn renoue Accepteriez-vous de ce sau- cisson ? Monsieur... je tus !!..… Mais comment done !...…. 1lest à l'ail, n'est-ve pas ? Oh! trs l'gèrement...…. Et, pendant ce dialogue, l’ex- press nous emportait à tout vapeur vers l'Est. Si jamais vous allez * St-Dié, je vous recommend: |: {ain de 8 h. 20 du soir. Excell-nt, ce suis con- train! 1ln'a qu'un d'fant, c’est l’au-| w'arrive | de vous prier d’attendr: tre express... qui que deux heures plus t::d... Or, que peut faire un hon- nête homme dans un“ viile comme Lunéville, à 4 heures du matin. C'est la question que je po- sais à mon compagnon d ren- contre, lequelcumuiait ces func- tions avec celles de sous-‘hef de bureau au mhmster: des Finances, de président d’une Société de saint Vicint de; FAR. et de fourniss-r de! saucisson aux Voyag'urs en! détresse. Lunéville. hum! Luné- ville, 11 nv à rien...! pas mé-| me de buffet à la gare. Et les églises ? Elles seront fermées. Pas de jardin ? Ah si! un superhe en- core !..… Et avec une perspec- tive! Ah..oui! le jardin de Lunéville... Sapristi!!.. Voyez, jeune homme, comine on perd la mémoire quand on devient vert k*+ Une ville endormie. Par ci, par là, des pigeons qui cherchent leur: vie dans les rues désertés..….....…. Une fontaine qui coule silen- cieusement. Nos pas, sur les trottoirs dallés des anciens ducs de Lorraine, éveillent des sonori- tés étranges... —:..Oui jeune homme, La Croix x du bon, je ie reconnais sans peine: elle a un role à jouer, une place à prendre, car la France à besoin d'un journal populaire, crânement ceatholi- que, qui aille partout, bon marché, avec des petites ar- ticles ; le peuple n'aime pas les longues considérations. Eh bien, La (Croix est tout cela ? Oui... et non ! je lui reproche beaucoup de choses... d'abord. sen Christ! Elle devrait l’en- lever! Mais alors, elle ne serait plus crânement catholique. Ensuite son petit format. Mais alors, elie ne serait plus populaire: allez grand for- réeliement donner un journa: mat à 3 sous par semaine ? Ft puis elle n’est pas intères- sante Peut-être que si elle insé- rait tous les scandales, tous les crimes passionnels, tous les ro- mans fin de siècle, elle le se- rait d'avantage. Enfin...je la critique pas (??) maïs je n'ose pas non plus li recommuder, Vous avez tort… Vons eroyez ? …. J'en suis sûr. Dans la bataille que uous livrons partout. pour arracher le pays à l'influence äe la press paienne, ‘c’est un véritable crime” de repousser un arme parce qu'elle ne vous “parait” pas parfait. Je pour- rai: vous citer des villages en- ne tiers qui, en une année, ont été “convertis.” parce qu'uue per- so. 1e énergique s'est tronvée là, t, malgré les railleries des! be = amis, malgré la plus micelligente des advirsai- res, s'est obstinée, envers ei contre tous à propager “La Croix. Muis les autres journaux se|sait, tout absorbée, un journal ie a 7 ha ine propagent tout seuls !.… Tout seuls! ah! oui. lons-en !.… Et comme je n'animais un peu trop, il me frappa sur lè- |paule : Tenez, si vous voulez : parlons d'autre chose. Je con- ‘hais un bane nous serons merveilleusement bien pour casser le eou..… à se carafon- là ! Et il sortit de son pardessus une vieille bouteille, d’un as- pret vénérable, qui aiguilla la conversation vers des horizons Itout à fait pacifiques. Sainte Dié!... Saint Dié! Les portières s'ouvrent, les mplovés courent ; sur le quai toute une foule confuse, pressée, dont les replis un peu sombres s'’éclairent subitement de l'éclat d’un du seintille- ment d'un casque, de léelair d'une épée. On sent que Ia frontière est à deux pas, et que partout on veille. Vous pren»z la diligence de Sainte Marie-anx-Mines ? | —Oui, et vous ? | Moi aussi. | Et, quelques instants après, au trot allongé de deux maigres cheveux, la voiture de Markick passait devant la caserne des petits chasseurs à piéd, et marchait droit vers la ligne bleue des Vosges. Que ne pouvez-vous la pren- dre avec mei, ami lecteur ! Pendant quatre heures qui pa- raissent bien courtes, les villa- ges succèdent aux villages, pi- quant d’une jolie note rouge la teinte mélancolique des forets de sapins. À mesure que l’on gravit les pentes, la vue s'é- tend, les défilés paraissent s'enforcer en des profondeurs par- où uniforme, mystérieuses, et, là-bas, bien Join, derrière un premier plan tout noir, poudrole, avec ses mille elocheurs, la merveilleuse plaine d'Alsace. Au passage de la diligence tout le monde accourait dans les villages, Le cocher avait des commissions pour la plu- part. À chaque hameau, !l ap- portait la viande, et les mille choses qu’on trouve en bas, à Naint-Dié. Une chose m'intriguait pour- tant : à tous les arrêts, une jeune fille, un petit garçon s’ap- prochait de la voiture prenait uu long paquet soigneusement ficelé et s'en allait à toutes jambes vers le village. Qu'était ce done ? —Tres simple, me fit mon compagnon de Sunéviile, il n’y a qu'à regarder... Et, allongeant son bras vers le bas de la capote, il saisit un des rouleaux qui y restaient. .… Et tous les deux, eu entr'ou- vrant le papier, nous vimes des centaines de journaux de Paris qui allaient, au fond des cam- pagnes de l'extrême frontière, continuer l’œuvre de déchristi- anisation si bien inaugurée dans les villes ! —Vous voyez, lui dis-je, ils ne sont pas organisés !.… Et en face cette nature mer- veilleuse, devant cette belle et pieuse Alsace, au milieu des champs de bataille futurs où nos petits ‘‘laicisés” se rencon- treront avec les armées germa- niques, dont les drapeaux por- tent en exergue : Pour Dieu et pour la Patrie !” je pensais aux amis qui hésisent à nous aider pour faire apparaitre partout le bon journal, face au mauvais ; aux amis qui nous critiquent... et à ceux qui nous combat- tent !... Et, lorsque ïa voiture arriva tout en haut de la montagne, tout près du maudit poteau al- lemand, d’où l'on découvre au |ioin le pavs de Jeanne d’Are, .j'aperçus une petite bergère de | 11 ans, assise sur les marches d'un calvaire renversé, qui li- rep e ne du boulevard, celui de Ja veille qu'une camarade lui avait repassé… PIERRIL L'ERMITE. De La Croix de Paris. A QUOI BON, LA PRIERE ?.. Etre continuellement en rap- port avec le paysan et l'ouvrier, voilà la vraie manière de se rendre compte de l'état d'es- prit d’un eavton, d'un arren- dissement, d'une circonscrip tion électorale, voire d'un d&- partement. L'usage de plus en plus ré- pandu de ce léger mode de lo- comotion qu'on appelle la bicvy- clette permet à quiconque veut s’en donner la neine d'étudier de visu les mœurs contempo- raines et de se rendre compte du degré des croyances religieuses, dans une région déterminée. Hélas! si la température est en dessous de la moyenne cette aussi aunée, —ce qui va influer sm-, gulièrement sur la qualité des vendanges, —la ferveur en ce qui concerne la priére est bien basse aussi. L'indifférence envahit de plus en plus les départements du Centre, travaiñlés par les émissaires du B'udin, Pajot, Maret. Turigny et Cie. Leurs journaux ont fait pé- nétrer peu à peu dans les mas- ses les préjugés les plus an- ciens comme les plus absurbes, entre autres celui-ci: “Inutile de prier ; Dieu sait parfaitement ce dont j'ai besoin.” Aussi, de nos jours, rares SONT ceux qui murmu- rent quelques prières, J'entends parler des homimes et des jeunes gens; plus rares encore sont ceux qui savent prier. bien 11 faudrait pourtant faire un peu de lumière et rappeler à | tous, riche et indigents, savants et ignorants, que la prière est nécessaire, parce que Dieu veut qu'on le prie. Or, il est le mai- tre ; autrement il ne serait pas Dieu. L'homme doit donc se: conformer à ses ordres. C'est ce que je disais encore dernièrement à un brave hom- me qui se dispensait facilement d'aller à la messe pour travail- ler et trouvait cependant que les affaires allaient mal. Pour appuyer mes raisons, je lui de- mandait s’il avait entendu par- ler de Voltaire. —Voltaire, me dit-il, certaine- ment que je le connais; mon garcon m'afhrimait encore l'au- tre jour que c'était un grand homme.....C’est qu’il apprend bien des choses à l'école, voyez vous. — Puisque vous connaissez Voltaire, savez-vous ee qu'il pensait de la prière ? —Ah !'pour ça non. —Eh biéh! Voltaire disait: “Dieu “n'a nul besoin de nos prières, mais “nous avons be- soin de lui en faire ; “son culte n’est pas établie pour lui, ‘mais pour nous.” —Pas possible, je croyais qu’il n'aimait pas la religion. —C'est vrai, mais il avait du bon sens et de temps à autre il lui échappait des vérités tou- jours bonnes à entendre et meilleurs a retenir. —Mais connaissez-vous Ja mère Jeannette ? —Bien sûr que je la connais : c’est une brave femme. —Et son fils ? —Un bon sujet, courageux au travail, du moins avant qu’-| il ait quitté le pays pour aller au régiment … Maintenant. je ne sais pas; il est revenu ces jours derniers......je ne l’ai pas en- core VU. —Moi non plus, mais j'ai vu sa mère Flautre jour: il lui avait fait de la peine, beaucoup de peine. —Ca, c'est étonnant, car il [l'aime bien ‘3e mère, —Qui, mais voilà l'histoire. Ecoutez-la et faites-en votre profit, père Antoine. C'était dimanche dernier. —Viens-tu avec moi à la messe, dit la pieuse mère à son fils ! —Oh! non. Vois-tu, bonne mére, j'ai voyage, j'ai vu Paris, le Jardin des Plantes, l’élé- phant, l’hippopotame, la girafe et tu sens bien que je suis jmaintenant trop éelairé pour prier comme les bonnes fem- | mes, : —Au'tu n'as pas besoin du ‘bon Dieu maintenant, paree que tu as vu la girafe ? —Mais si, mere ; seulement je me raisonne et je me dis ; il ne m'arrivera que ce qui doit m'arriver ; il est done superflu de rien demander et d’ennuyer le bon Dieu. : La bonne mère va seule à la ‘messe, et, rentrée chez elle, ne prépare rien pour le repas. Notre garçou arrive à l'heure du diner. Pas de teu dans la cheminée... rien sur la table. , —Ah! ça, mère, est-ce que [nous dinons chez mon oncle au- jourd’hui ? :. —Non pas, mon fils. Mais il n’y à rien de pré- | paré. |. —C'est que, vois-tu, j'ai pro- ‘fité de ton raisonnement. Je me suis dit : il n'arrivera que ce qui doit arriver, inut.l: de ‘s'inquiéter ; si mon fils doit faire un bon diner, il le fera ; s’il doit s’en passer, il s'en pas- sera, Tu vois que je m'instruis assez vite malgré l'age. — l'as bête la mère Jeannette, interrompit alors le père An-! toine.….. Mais qu'a répondu son fils ? , ——Le voiei, père Antoine ; écoutez vite, car je suis pressé. —Ma mère, dit-il, faites-le (diner, et dimanche prochain nous irons à la messe ensein- ble. .. —C'est bien répondu, mon- \sieur… . —Bravo, père Antoine, et continuez les dimanche sui- ivants ; les affaires n’en iront pas plus mal. UXx LUTTEUR. dt re D es CURIEUSE PREDICTIONS Un journaliste parisien ra- conte longuement une entre- jvue qu'il vient d'avoir avec ‘une somnambule extralucide, digne émule de Cagliostro, car | la carafe de cristal apparait aus- |si dans ses procédés de divina- tion. | Sans vouloir reproduire tous [les détails de cette entrevue. inous tenons cependant à anno- cer avec notre confrère que des attentats nombreux seraient en | préparation. | L'Allemagne l'Italie et Paris devraient en être prochaine- |ment le th &'re: : Mme H.. la somnabule extra- |Incide à d’abord exhibé à son ‘interlocuteur une multitude de témoignages émanant de per- sonnalités haut placées, attes- tant la parfaite véracite de ses prédictions. Elle avait, dit elle, annoncé à l'impératriee Elisabeth, la [mort de son fils l’archiduc Ro- | dolphe ; à la reine d’Italie, qui in'était alors que la princesse : Marguerite, la couronne d'ita- lie ; puis enfin au général Bou- langer, l'élection du 27 janvier 1889. 11 serait à souhaiter que les prédictions de Mme H...... se fussent toujours maintenues | dans cette note qui n’a rien de terrifiant. Mais elle aunonce qu'un in- dividu, dont elle dépeint la taille, la figure et la costume, de vient débarquer à Beulogne, venant de Londres, porteur non seulement d’une valise contenant un engin explosif, mais d’un mot d'ordre, dont les . e° ( compagnons doivent faire leur profit. L'Allemagne, l'Italie et la France sont principalement menacées, En ce qui concerne l'Allemagne, à tout seigneur, tout honneur, l'empereur Guil- laume sera la première victime, à moins dit Mme H. que le danger ne soit évité. 1l était intéressant de con- paitre quel serait le sort de M. Casimer-Perier ; mais à ia ques- devoir garder le silence, tant qu’elle ne révèlerait qu’à lui-même, ce qui pourait l’in- téresser. 1! va sans dire que nous ne publious ces belles choses qu’à titre du curiosité. Les somnam- bules ‘“extra-lucides” sont de fines er“atures qui ne connais- sent qu’une chose : arracher les oros sous des badauds. J. H. Myrick & Co. Importers and Bealers in DRY GOOCDS HARDWARE, BOOTS & SHOES, FINE GROCERIES And Fishing: Supplies. at TIGNISEH and ALBERTON. Their empty shelves ol April last are all replenished with new importations of very latest styles aud patterns froin Glasgow, Loudon. Uuited States and home ma- nufacture. They feel coufiden: thatthey are effering excei lent values in their severa! lines. DRESS GOODS Dress goods in great va-| riety with all the necessary trimwings Mitlinery in detail. Ladies mantles of all kinds, Waterproof garments. Sun- shades and Uimbreilas ; in fact everything required for | Save Money vain or sunshine. 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ST EOUBS LP EE Nov 9h 93 Un paysan se présente dans les bureau de la poste et dit: —M'sieu, voilà une lettre dans quoi que j'annonce à Tri- pier que je lui envoie lecochon qu’il m'a acheté. —Très bien, dit l'employé, jetez la dans boite. L'autre se gratte la nuque. —C'est que Tripier m'a dit d’affranchir… —Eh bien, affranehissez. —.Et quéque, ça fera, si j'aff- ranchis ? . —Eh !'prrhleu, ça fera qu'il ne paiera pas le port. — Ah! le guerdin ! s’écrie se paysan, il ne paiera pas le porc! Et il se sauve emportant la lettre, # 4