. 2 . sistance. j Ja moindre ré me, NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 2 MAI 1911 18 ANNÉE PU eee 24 RE a men ve hs D 27 ie > re ! a D ur à TT duc 97 ESP au. . s# NUS _ Notre E les plus recherchees des Modes de Paris, Londres et New York sont ce qu'il y a de mieux. Xpositiou de Nouveaux Chapeaux et les creatious LE. Rates MT nee R M _ ARC HE: N as NL MAGASI RM j. N DE MODES Fleurs-de-Lis” Tignish. CHAQUE PERE DE FAMILLE DEVRAIT AVOIR UNE POLICE D’ASSURANCE CUNTRE LES ACCIDENTS ET 4 CONTRE LES MALADIES ! & + LA LONDON GUARANTEE AND + “> ACCIDENT + COMPANY <% de Londres vous oifre des avantages dans ce genre. Depuis Cinq Piastres par semaine pour maladie ef depuis $25 a $100, par semaine pour Accident. F. J. Buote., Agent, Tignish. ON. MANVAIS COEUR. _—Mauvaise tête, mais bon coeur, disait la pauvre grand'mère, en parlant de son petit-fils Georges. — Mais Georges n'étudie pas, ne travaille pas, passe tout son temps dans les plaisirs. —OQOui, oui, mauvaise tête mais bon coeur. S'il n'était que paresseux ! mais il entre dans des colères insen- sées dès qne ses désirs rencontrent Il ne peut Supporter aucun blâme ; il ne suit aucun conseil. Iljette l’argent par les fenêtres et Dieu sait le plus sou vent où cet argent tombe ! __]] tombe dans les mains du pauvre, ou bien dans celles des a- mis de Georges. Bon coeur ! Bon coeur ! —Mais cet argent, Jui qui l’a gagné, il ne lui appar- tient pas; il l'emprunte, et pour le rendre, sa famille est oblivée de vivre de privations ; son père, déjà vieux, est obligé de travailler comme à vingt ans. _—Ah ! oui mauvais tête ! ce n'est pas tendent chaque jour ! On ne ren-| contre que trop souvent de ces msuvais sujets qui, sans pitié com- me saus raison, sont, il faut bien le dire, le fléau des familles. fond de ces bons coeurs se tapit sournoisement un immense égois- me. L'un de nos premiers devoirs est de ne pas sacrifier à nos caprices, À nos plaisirs, à nos passions, le bonheur de ceux qui ont droit à votre tendresse et à nos respz:ts. Li est commode de se donner ies ais d'être un étourdi et de mettre toutes ses fautes sur le compte d’une légèreté dont on promet de se corri- iger. Oui : en quel temps? Lors qu'on sera rassasié de jouissances “usé, et qu'on aura peut-être préci- : pité la fiu de ceux qu'on a torturés Mauvais coeur [en les caressant. aussi bien que mauvaise raison ! { RE PR PRE NRRSSRPEERR LE FREIN | Au: péché que l’âme soulève en mar- chant et qu’elle n'arrive à ne plus soulever qu’en marchant avec d’in- finies précautions. ... Et pourtant, cette voix qui se cache ?... C'est curieux !.... Se- rait ce un de ces pauvres honteux qui n’osent dire d'emblée leur mi- sère mais vous la font sentir pour vous inviter à lever le voile ?...At- tendons toujours !.... La confession est finie. —Et il s'y a rien d’autre qui vous trouble, mon ami ? — Non, mon Père.....seulement permettez-moi comme j'en ai l'ha- bitude, de m’accuser des tentations auxquelles j'ai été en butte... Je n’y ai pas cédé, mais peut-être la résistance n’a-t-elle pas toujours été niassez prompte, ni assez géné- reuse... La voix se fait sourde et l’homme ayant en nutre mis maintenant les | deux mains sur sa figure, 1l faut coller son oreille à la grille pour entendre ‘‘les tentations....’’ Ah, Dien des pécheurs, quelle pitié !... Pauvre coeur désordonné et si plein de bonne volonté pour- tant !....On dirait d'une bonne et belle terre où le malin serait venu, L'autre soir, au confessionnal.../]a nuit, semer toutes semences de ; sÉ LE k à __fit mauvais coeur. Il est fa-|longue séance... Tout à COUP, A} boison....Les iustincts les plus cile d'être généreux à tort et à tra- | près l’agacement de vingt coufes- immondes, les plus terribles, les vers avec l'argent des autres ; il est facile de s’accuser mille fois, mais sans persévérer dans aucun effort pour se corriger et devenir meil- leur. __C'est le feu de la jeunesse, il | deviendra sage. __Gui, mais quand? En atten ant, sont pèreet sa mère et ses soeurs souffrent, et ce coeur n est 2 ’ bon que pour des gens qui 1 ont aucun titre à ses prodigalités et qui entre eux le raillent et le mépri, sent. Nous avons entendu cette cons! versation, Combien d'autres l'enr sions féminines, la joie d'entendre | une voix d'homme, le rafrichisse | ment de sentir une haleine qui filtre une moustache imprégné de nico |tine.…. | On se redresse, on se rapproche. | La voix est sourde, la voix blan- | che que prend l’homme pour les a- veux humiliants... | —Je m'accuse de tous les péchés que j'ai commis depuis ma dernière | confession faite il y a huit jours... | Tisus ! un habitué du sacrement, | probablement. ,,,ce sera court,..., En eïet, les péchés défileut ano- impulsions déshonorantes et conti- guës à la manie semblent s'être donné rendez-vous dans cette âme.. L'homme les détailles—désirs brusquement allumés, poussées obs- cures ou véhémentes, obsessions affolantes—ils les détaille froide ment avec le nombre, les circons- tances... Puis la voix se relève, et d'un accent d’humble fierté : —Mais, je crois avoir suffisam- ment résisté à toutes ces ignomi- nies, mon‘Père,,. Pauvre vaillaut coeur !,,. dius, classiques», la poussière;de, bo. PR QE =]! y a longtemps que dure vo _—_— ge, tre épreuve, mon fils ? —Vingt-trois ans... —Et vous avez connu, probable- lité au devoir ?... —]Jamais....Ma vie a toujours été ce que je viens de vous dire de cette dernière semaine. —-Eh bien, c’est une vie de hé- ros !....Que Dieu vous donne de tenir ferme jusqu’aû bout et vous aurez une fameuse couronne |! — J'ai confiance dans l’avenir.... Il sera, j'espère, ce qu’a été le passé, et par le même moyen.... ——Et Quel est il, ce moyen ?.... —Mais, la confession, mon père! ....Sans la confession, je serais au- jourd’hui la dernière des brutes, le jouet de mes affreuses passions. ... Chaque fois que je lis dans un journal les tristes expioits d’un de ces malheureux anormaux— qui sont mes frères, —je sens avec une lévidence que vous ne pouvez con- |cevoir qu'entre eux et moi, eux qui succombent et moi qui résiste, iln’y a qu’ure seule différence, c'est qu’ils n’ont rencontré nvlle part, pour s’accrocher au moment du vertige passionnel, aucun garde- fou assez puissant, tandis que moi, je l’ai ce garde-fou, qui court tout le long de ma vie depuis vingt-cinq ans :.... et c’est la confession de chaque semaine... Je donne l’absolution et referme la grille en songeant que cette ignoble canaille de Voltaire a un jour écrit an mot d’une merveil- leuse vérité : ‘‘Il existe pas die frein plus puissant aux crimes se- crets que la confession telle qu’elle se pratique dans l'Eglise catho- lique...”? | ‘“Le Bulletin Paroissial de l’Im- | maculée Conception.”” AVEZ-VOUS DE L'ARGENT ? qui ne fait rien, ou qui vous rap- d'intérêt. u’importe porte moins de 8,-° ÎNous pouvons placer quelle somme sur premières hypo- thèques garanties et enrégistrées rapportant 8,-° net aux prêteurs, Ecrivez-IMPERIAL AGENCIES P. ©. Box 564, Edmonton, Alta. Queen Insurance Co. La plus forte compagnie d’assu ge — rance contre le feu. Ne soyez pas imprudent. Ayez toujours vos bâtisses bien assurées Le feu est un terrible destructeu, mais lorsque vous avez de l’assu rance sur vos propriétés vous n’a- vez aucune inquiétude. F. J. BUOTE, AGENT Tigoish, P. E. I. 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Elle se précipita au dehors et se roula sur la neige. Malheureusement, cette neige était gelée et de put étouffer les flammes, qui ccnsumèrent tous les vêtements de Mme Soulière, qui fut atrocement brûlée. Lors- qu’on la découvrit, la malheureuse tordait en proie aux plus terribles souffrances, On lu transporta chez elle et on fit mander le médecin en toute hâte, L'état de la victime est désespéré et an s’atend à sa mort à St Alphonse, de, Joliette, P, Q.,l d'un moment à l'autre