Le Cri du Sang (suite de la 1re page) tion, je pourrai me montrer indul- gent pour toi et pour ton fidèle as- socié, John, dont le véritable nom, si je ne me trompe, est Théodore Barbaëhu, ou quelque chose d’ap- prochant.”” Le domestique une grande frayeur, ‘Mais, de par tous les diables ! s’'écria l’ex-lord, subjugué par une autorité dont il ne comprenait pas la nature, qui donc êtes-vous, vous qui nous connaissez si bien ? —Je vais te le dire, répliqua le vicomte ; cela te décidera peut- être.” s Passant familièrement son doigt dans la boutonuière de Bernard, il l'entraîna à quelque distance, et ils se mirent à causer has. Les appréhensions secrètes d’A- drien ne diminuaient guère pen- dant cette conversation. Une lutte jui semblait inévitable entre ces deux hommes. Les bords escarpé: et les eaux noires du lac formaient à leurs pieds un abîme béant où une brusque attaque pouvait préci- piter l’un d'eux. Aussi, Adrien se tenait il prêt à s'élancer au se- cours de celui qui roulerait dans le gouffre. Le soi-disant domestique et les guides semblaient partager ces craintes ; ils épiaient chaque mouvement des causeurs, et écou- taient d'un air d'inquiétude leu chuchotement, qui se prolongeait, e1se renforçant, sous les voûtes ———— nm tour montra * sonores de la caverne. Néanroins, ces alarmes étaient -uiues : bientôt l'attitude hostile de Pernard où de lord Corbett chan- gea brusquement ; ïl prit un ton soumis, et parut implorer sa grâce. Après quelques pourparlers, il re- mit au vi : unobjet qu'il tira Mornas revint vers r J,aroyère, dit-il avec té parfaite, pas une somme de soixante-deux mille cinq cents francs environ que votre oncle a perdue contre lord Corbett, depuis deux mois ? _—-Vous avez vu comme moi let re du motaire, répondit Adrien avec étonnement ; mais pourquoi cette question, Mornas ?”’ Sans répondre, le vicomte s’assit sur une stalactite renversée, et, ou- vrant un gros portefeuille que ve- näit de lui confier lord Corbett, il se mit à compter un à un des bilets de banque. A cette vue, le domestique, ou plutôt l'associé de Bernard, fit un soubresaut. ‘Comment ! imbécile, s’écria-t- il avec un accent de rage, tu as consenti à rendre ? mais je m’y op- pose, moi, et je ne souffrirai pas. —Paix !’’ répliqua l’autre. il prononça un mot à voix basse ; aussitôt John se montra aussi sou- ple et aussi humble que son préteu- du maître. Le vicomte acheva de compter les billets de banque ; puis il se leva et vint présenter à Laroyère une liasse de ces précieux chiffons. “Voici votre bien, mon cher A- drien : et vous pouvez voir, ajouta- t-il en ouvrant le portefeuille encore très-convenablement garni, que ‘““mylord’' (il appuya sur le mot) ne restera pas tout à fait dépourvu. Ou je me trompe fort, ou Sa Sei- gneurie pourra tripler son capital en quelques jours, pourvu que Dieu ou le diable le favorise. Seu- lement, continua-t-il en regardant Corbett d'un air significatif, il aura sin d'aller le tripler hors du terri- toire français....Tu entends, Ber- nard ? je te laisse trois jours pour franchir la frontière ; passé ce dé- lai, si tu te trouves encore en Fran- ce, tu pourras t'en repentir ! __Qui, oui, monsieur,” répondit Corbétt d’un ton soumis, En EMpPO- chant son portefeuille. Cependant, Adrien entre ses rnains le paquet de billets, et semblait hésiter encore à l'ac- cepter. , ‘Je crois avoir des droits réels à cette somme, dit-il avec fermeté ; néanmoins, je désire savoir si c’est de plein gré et sans y être forcé par aucune violence que l’on opère cette restitutiomg _-Voilà de singuliers scrupules ! dit le vicomte en haussant les épau- les :eh bien, parle, Bernard, et rassure un peu la conscience de ce brave garçon....il est avocat et croit devoir se montrer pointilleux sur la légalité.”” En même temps il attachait son regard impérieux sur Bernard. Celui-ci, cédant peut-être à une inexorable nécessité, dit à Adrien n'est-ce la retournäit le perdre, et je suis trop honnête homme pour...Enfin, je vous le rends, ajouta-t-il en voyant la gri- mace du vicomte à ce mot ‘‘d'hon nête homme’, et c'est apparem- ment qu’il ne m'est pas permis de le garder. ‘Prenez cela, monsieur ; j'ai ga- é cet argent à votre oncle, c’est fait certain ; mais il paraît que tre parent n'avait pas le droit de plus sérieux, car je ne me crois pas quitte encore avec vous. — Plus sérieux ? répliqua Laro- yère en soupirant ; ah ! M ruas, il est des chagrins contre lesquels re nourrait rien dévouement de ‘ami le plus fidèle ct le plus puis-, sant ! : a D — Vous croyez, Adrien ? Cepen- vendant, nous essayerons. —À la botine heure! s’écria Morn:s, tu as pris franchement ton parti....Et maintenant, Adrien, êtes-vous satisfait ? —J'ous ceux qui sont ici ont en- yère dvec dignité, et du moment que la restitution est tout à fait libre, je dois l’acceptcr. une affa.re A — Ainsi donc, c'est arrangce, reprit le vic:mte. lez bieu, nous allons admirer à loi- uerveliles de cette grotte, qui plaît tant à mylord Corbett..…. Hein ! mylord, continua-t-il d'un ton d£ raïilerie, je ne vous savais pas ce goût prononcé pour les cu- riosités de la nature ! Vraiment, si vous ne vous étiez pas arrêté ici afin de visiter cette ‘‘belle horreu:’? comme vous sir les ; dites, nous eussions pu avoir beaucoup de peine à vou rejoindre. Mais je connais votre manière de procéder fré. quentez les lieux où avoir chance s Nous Vous voyez que je suis au courant le vo: gentillesses, quoique parfois guon. ‘Fort bien il peut éprouver des retards pour s’embarquer à Marseille ou oour traverser la frontière du Piéiaont, et trois jours sont bien vite écou- lés....Aïllons, messieurs, s’il en est ainsi, à vous l'honneur ; passez les premiers, je vous prie.”’ Corbett et son acolyte se dirigè- rent eneffet vers l'entrée de la grotte, précédés de leur guide ; Adrien et le vicomte les suivirent. Pendant le trajet, Mornas, malgré son assurance apparente, ne perdait pas de vue les deux fripons, et sa main était passée dans une poche de son habit, où se trouvaient les pistolets de Malevieux. On sortit alors de la grotte, et chacun se mit en devoir de remon- ter à cheval. Les adieux furent courts, comme on peut croire. Cor- bett et John étaient consternés, ta- citurnes : cependant, virent en un mélange de crainte et d’effron- terie. ‘Bon voyage, dit le vicomte de son ton railleur ; beau- quand ils se selle, :il; saluèrent avec messieurs, coup de succès à l'étranger !...mais au revoir’’, je ne vous dis pas : car sinous nous rencontrions ja- mais, cette rencontre pourrait ne pas être à votre avantage ?” Les deux associés ne répondirent rien et s’éloignèrent rapidement avec leur guide. Quand ils furent à quelque distance, ils se mirent à gesticuler avec violence, comme si une grande querelle se fût éievée entre eux. ‘Eh bien ! Adrien, demanda jo- yeusement Mornas, regrettez-vous encore d’avoir bravé la fatigue et le sirocco pour courir après ces lro- norables personnages ? —Mon ami, répliqua Laroyère avec effusion, vous m'avez rendu un service que je n’oublierai de ma vie. Grâce à vous, mon malheu- reux Oncle et moi n’aurons plus à craindre la misère, et, avec les autres débris que je pourrai re- nous sera facile de me créer une position convenable. M je vous en sup- plie, dites-moi Dar quel sortilège vous êtes parvenu, sans efforts ap- parents, à faire rendre gorge à ces escrocs | —I1 n'y a pas de sortilège là-de- dans ; je les connaissais pour les a- voir vus à Paris et aux eaux de Bad2n ou des Pyrénées ; je les ai tout bonnement menacés de la jus- tice : c'est une dame avec laquelle ils n’aimeut pas à avoir des rap- ports trop intimes ; vous avez vn l'effet de mes manœuvres. Mais laissons cela ; j'espère, Adrien, a! d'uu air maussade : vous rendre bientôt des services tendu cette déclaration, dit Laro-| présent, messieurs, si vous le vou-| vous croyez | de rencontrer des vo- | route en- | {{ elles tournent mal pour vous, comme aujourd'hui, par exer- le !l”? Corbett réporiit par un sourire aimer à cette o vaticn : quant à la proposition jue de visiter la! grotte, 1l décia à | &vait assez de ce spectacie et qu'il désirait con- tinuer sa route avec son compa- . milord a raison, car | cueillir de ma fortune passée, 1l me| onuaissez la passion secrète. qui : J [ — Que dites-vous, Mornas ? Vous Norville ’’ murmura-t-il. mystères, voulut encore le presser ‘de questions ; le vicomte, sans l’é- couter, sauta de nouveau en selle, fit de la main un signe amical et s’Cloïgna dans un nuage de pous- sière. X—-L'AVEU. Un mois s'était écoulé, et le vi- occupe toutes ines pensées : pour- 1 . s. - Ses donc m'aider à atteindre ee de mes plus ardents désirs ? | —Pourquoi non, À- mon cher | drien ? —Mais alors, quels moyens au- rez-VOous pour.... — (C'est mou secret. par moi d'ou vient cette influence — Mornas, | pitié, -apprenez- sin tout nous et c'est mp ee ri le CORNDAIS., : 2 | LA guhère que vous exercez sur ce qui vous cutoure. Quoique soyo2s liés par les circonstances par une sympathie mutuelle, vin! à peine si je vous votre tour, prenez confiance em moi, us eu conjure ; qui êtes-vous moins que rien ; mais de prouver ma reconnaissance au brave Î ine sert et J'ai à cœur | | eutte homue qui m'a sauvé la ‘vie | .. Partons, À (rien. ”? | ou cheval dans le sei- | ju: conduisait à la grand’- ….£ . 1 CFO Ie rejoignit bien- yageurs riches ; on s'extasic [tôt : : ufBe brûlant du si- semble sur la belke nature, on fait | urbillons de roussière, route ensemble, on se id aux | nouvemets rapides des mon- mêmes hôtels, où se lie peu à peu, liures emnêchèrent tonte conversa- etles pauvres pigeonneaux ne se ]tion entre les ca pendant le défient pas d'une liaison ainsi cotu- te du voy mencée. N'estce pas, mylord?| One s'ai qu'une minute à Frontie i our'orévenir l'o be e U LL pit venir i aUDer nes dr ce : PR er cardait les chevaux l'ont nine \s st etnPranciiement Gu Che- la li- + / ies palus, ls voyag rent pied à t: voyer ie 1e QUI ivec Le’: eurs mi- Fes iuajent "1 e s ” ; pOur fai L ; © TEST {1 « lat:e 1x à grands pas et leu Le] : | faisait des signes en élevant un pa tête. Bientôt patron Poncet pier au-dessus ae Sa ; ra ils reconnure le lui-même, toujours appuyé sur son rouquet. ‘‘Je gage aue cette lettre est pour moi ? ditle vicomte avec désap- pointement. — Pécairé ! oui, monsieur, dit le marin, tout en dans son mauvais français ; cette lettre vient d'arriver par exprès de la préfec- ture de Montpeilier, et comme ïil y a dessus : ‘‘Très-pressé”’, le doc- teur Moirot m'a dit comme ça: ‘‘Patron Poucet, m'a-t-il dit, puis- est M. comte, portez-lui cela bien vite : il \ petit coup pour alors, j'ai répondu... —Donnez, donnez donc’’, rompit Mornas en lui arrachant la s'ieur, que vous savez où le vi- L Does é CA des N E5S v aura un VOUS : inter- lettre. 1 brisa le cachet et se mit à lire OT £ icipitamment. ‘Patron Poncet, demanda Adrien avec inquiétude, et mon ,oncle ! qu’en avez-vous fait ? —]] est maintenant dans sa chambre à Balaruc, sage comme une image de deux liards. Seule- ment, il dit toujours : ‘‘Je suis le papa du bon Dieu..Je suis jupe-à- |terre..'’’ maïs ça passera, et le doc- [teur Moirot promet de le guérir avec les eaux de la source. mn (Dr bd —Et tout le monde à l’hôtel se... se porte bien ? — Oui, oui monsieur, et on parle joliment de vous....1l y a surtout une pétite danre que j'ai vue à sa fenêtre, en passant, et qui semblait bien triste !”? En ce moment, le vicomte venait d’achever la lecture de sa lettre. Il se tourna vers Adrien, qui n’osait l’interroger : ‘Ce que je craignais arrive, re- prit-il ; vous laisser continuer seul votre chemin pour Palaruc je garde les chevaux ; je me reuds à Cette en je veis, mon ami : mOi, toute hâte ; ii faut que je parte ce Soir méme potr bordeaux. | —J'espère, vicomte, demanda ti- midement Ad:ien, que vous ne ve- tâcheuse nez pas de recevoir tine nouvelle ? | —Il s'agit d'intérêts qui ne me sont pas personnels, répliqua éva- sivement Mornas ; si je regrette le contre-temps qui m’oblige à partir sans retard, c'est moins pour moi que pour vous-même, Adrien. Mais je serai de retour Balaruc LT a tâcherons de réparer le temps per- du. En attendant, prenez courage et écoutez...’ Il se encha à l’oreille de Laro- yère : äx' Défiez-vous de la marquise de e pendant que la marquise et A- | « : ame PT .: - L L A a 0 Lu ce 2 ps À ren- | tevaux, | dans une semaine ou deux, et nous! comte n'avait ni reparu à Balaruc, ni donné de ses nouvelles. | Pendant ce temps, une intimité assez Étroite s'était établie entre A- | drien et la marquise, malgré l'avis de Mornas. Peu à peu, une sorte | de familiarité amicale avait rem- | placé leurs anciens rapports de po- li esse et de convenance. A la pro- |menade, c'était toujours le bras ‘d’Adrier que prepait Mine de Nor- | ville ; dans les réunions des pen- |sionnaires de l'hôtel, sa place était |toujours à côté du jeune avocat. ! Celui-ci passait souvent des soirée: | dans l'fppartement de la belle veuve : on les voyait continuelle meut chuchoter ensemble et se sou- tire. Il n’en fallait pas tant pour exciter la médisance des malades et des oisifs qui habitaient l’éta- | blissement des bains. D'abord, on | observa à la dérobée, on se fit de: on se communijua ses s upçons à voix basse ; puis on fi uit par affiriuer, comme une chose de sotoriété publique, que M. «&: Laroyére et la marquise étaien: ‘‘au mieux’ ensemble ; cette pression était d’ure vieille bour geoise dévote, arrivée réceminent à Balarue pour guérir des rhuma signes, CX- tismes invétérés. jusqu'à quel point la médisanc etrit-elle fondée dans ses supposi tions ? Voilà ce qu'il était assez difficiie d'ayprécier. Adrien, s: voyant repoussé par Amélie, bien accueilli par la marquise, | vait-il sacrifié scn ancien amour : | } Avait-1i voui1 seulement, comme j …— N + 1 LE 27 PATIOiS, CARREF les bonre: Ï n la viré 115 arrider à Î til Giiivtei ‘ htauir la Aïn ? 1- tte : : | ODICNIT 1% MAIN de ia fille, ei, en jouant ce jeu souvent dangereux, s'était-il laissé prendre, à son insu, aux grâces irrésistibles de la sédui- Mme de Norville? Une femme qui aime est si puissante ! Quoi qu'il en fût, cette liaison était l’objet des plus’offensants commen- taires. On ne sait comment, en effet, le bruit de l’ancienne passion d’ Adrien pour Mile. de Norville et du dé- vouement de la jeune fille, la nuit de l’orage, s'était répandu à l’hô- tel et à Balaruc. Trop de person- nes avaient eu connaissance du se- cret pour qu'il fût facile de remon- ter à la source de ces indiscrétions, mais le fait semblait établi d’une manière indubitable. Aussi le mon- de, qui n’y regarde pas de si près quand il s’agit d’affirmer les plus monstrueuses calomnies, se mon- trait-il très-sévère pour ce revire- ment apparent dans les affections d’Adrien. La sainte femme dont nous avons parlé avait été la pre- mière à faire remarquer, en se si- gnant d’horreur, que ce petit jeune homme courtisait la mère après a- voir courtisé la fille. Sans vérifier autrement une assertion si outra- geante pour tant de personnes, on s’éloignait peu à peu d’Adrien et de la marquise ; le vide se faisait autour d’eux sans qu'ils parussent s’en apercevoir. Néanmoins, le scandale n’était pas tellement patent que l’on ne dût encore garder quel- ques ménagements avec eux ; on les fuyait, on se tenait sur la réser- ve, mais personne n'avait osé jus- que-là leur manifester ouvertement du mépris. A la vérité, le genre de vie d’A- mélie semblait, jusqu’à un certain point, confirrier ces soupçons. Pen- dant que Mme. de Noiville courait les assemblées, les promenades, as- sistait en bateau aux pêches et aux chasses d’Adrien sur l'étang, la pauvre enfant restait enfermée dans sa chambre, sans autre distraction que les romans qu’on lui apportait d'un cabinet de lecture du voisina- ge, ou le babillage de Thérèse. On assurait qu’elle était malade, incapable de prendre aucun exer- cice ; en effet, le coloris de la santé s'était effacé de ses joues creuses ; une fièvre lerte la consumait. Sou- vent sa mère l'avait sollicitée avec affectation devant le monde de pren- dre part aux divertissements comi- muns ; Amélie avait toujours refu- sé, en s’excusant sur sa faiblesse. Deux ou trois fois elle avait cédé à ces instances ; mais elle avait été o- bligée de rentrer aussitôt, comme si elle eût été prise d’un malaise su- bit. Elle sortait donc très-rare- ment ; seulement quelquefois, le d'u sance Adrien, exaspéré : de tous ces | L'IMPARTIAL, JEUDI LE 23 AVRIL, 1908. mm LS dus, . | MARVELLOUS DISCOVERY or ORE MADE ON PROPERTY O : | COPPERCOMPANY, Ltd. | \ ROHAN ORE-BEÉARINC SCELISTS . [From 75 Feet to 100 Feet Wide, TO ADVANCE FROM! ARS TO FIVE DOLLARS. GOLD, SILVER"AND) COPPER F THE EASTERN NATIONAL | ATCHETICAMP, CAPE BRETON / “ f | AND TRACED FOR:5000 FEET ON THE LENGTH ; DEPTH OF 85 FEËT ALRE\DY PROVED V MR: M. V. GRANDIN, engineer in charge | engaged in blocking out a boëy of of the development . work,, reports the dis- | estimated to ol 169,090 tee, St covery of an immense body of) gold, silver, and | 810.00 per ton or higher. copper bearing ore from seventy-five to one hun- The development work 15 weli advancad à dred feet wide on the property of the Eastern | and Is prosceding night and day. Allthe National Copper Company, Limited, at Cheti- | surface hulldings hayo hoon comaleted and : camp, Cape Breton. Thisiis probably the first | the main slope is now down cizhty-five fest, known instance in Eastern Canada of the | ail in ore, and ths caiculations of the w anearthing of a large deposit of metalliferous ore | Prospectus as to the thickness of the ore such as made the mining industry of British | body and assay value per ton have been 4 Columbia, the Western Btates and Mexico of | exceoded fifty per cont Another gang of . great magnitude. The discovery in Cape Breton | men will shortly attack tho deposit from ‘4, tends toconfirm the opinion of mining experts that | another point, Itls estimatog that every de Cheticamp is one of the most important | dollar spent underground ovens up two : mining districts in Nova Svotis. The Eastern | hundred doliars worth of ore. National Cepper Company, Limited, owns some The value of the big new deposit has not vet of the finest sections of this district and is now | been determined, as it has not been fully explored. of the private fortunes of the Besides its extensive mining THERE is no safer form of mining investment than good gold-copper deposits, as they occur in : À immense veins and carry regular values’ Many their origin to a lusky investment in a golds copper proposition, The property ef the Eastern National Copper Company, Limited, is undoubts edly one of the most valuable in the country. company controls timber for mining and building purposes and will also have natural water-power. (Oro 00-00-0000 {0e THOUSANDS OF TONS OF ORE ALREADY IN SIGHT. Every Day Addstothe Proved Value of the Mine. United States owe ation, watered many claims the mining and one-half the THE extension of the MacKenzio & Mann Rails way from Broad Cove to Chetican:p in the spring will give this great mining enterprise rail as w«ll as water communication with all points. | The und:rtaking of this Company is a sound home enterprise, organized by prominent Halifax business men, without th heavy ovor-capitaliz. directors perquisities, &ec, which charactsrize foreign companies. capitalized at the moderate figure of #500,000, placed in the treasury in reserve. of the other half are being sold for development. A LIMITED AMOUNT OF STOCK ISOFFERED AT £300 ‘ PER SHARE (30 CENTSON THE DOLLAR) PAR 510.00. The stock was started at $1 per share, and has advanced steadily to 83, likely be to £5, and we oxpeet that it will be quoted at par—$10—jn the S ing, based on © actually blcoked out. Less than 1000 shares x ” will be sold at the present figure of three dollars. Applications for Stock Should be Addressed to Alfred Bennett & Co., Fiscal Agents, 16 PRINCE STREET, HALIFAX, N. S. | Agents Wanted in Each Locality, Write for Prospectus, 4 stock, promotèrs’ rake-off, The company is entire capital e*ock has been 10,900 shares: Noxt advance will SOME SPECIAL .VAL ES There is no argument half so convincing as the evidence of your own eyes. For that reason wefwant you to inspect our stock of Winter Dry Goods. you will find them very interesting. 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HOLMAN. drien allaient visiter au loin, soit! en voiture, soit en bateau, les sites ! pittoresques du pays, elle faisait une courte sortie au bord de l'étang, | appuyée sur le bras du docteur Moi- | rot ou même de Malevieux, exclu comme elle des promenades d’Adri- en et de Mme. de Norville. (à suivre) { { Abonnez-vous a L'IMPARTIAL | 1 Fraserville, P, (. Uu nommé Joseph Blanchard, de Bathurst, est dans de mauvais draps à Fraserville, P. Q. Mercredi de la semaine dernière, en sortant des : chantiers, il prenait le train mixte, à quelques milles en bas de Qué: bec, et refusait de payer son pas- sage. Il a brisé une caisse de gin, à bord du train, et s’en est appro- prié une bouteille, de même que de la sardine et une paire de claques. Il a été arrêté à la gare de la Ri- vière-du-Ioup, et il.est passé en jugement à la cour du shérif et a été condatuné à subir son procès. Éraisville La maison d'Ccole du district de Ennisvilie a été détruite par le feu mardi dans la nuit. One sait pas exactement à quoi attribuer l'ori- gine du feu, maison croit que c'est : à une étinceile partie du poële, }