a : ‘ , L'IMPA RTIAL JEUDI, LE 18 AOUT, 1904. L'Eternite ——(JL%Q Pour Omer Héroux L'éther s'est refleuri comme un jardin d'été. De fleurs dont les parfums s'exalent en iumière. Hors des âges, marchant sa marche coutumière. Passe, en voiles d'azur sombre, l’’Eternité. Impassible en l’Eden, d'elle seule habité. Sans naissance, soustraite à toute fin dernière. Elle va, stable en son existence plénière, Foulant d’un pied égal quelque plant de clarté. Prolongeant au delà du noir cercueil de l’homme, — Boîte définitive ouverte au fatal somme, — L'âme, du réve humaine promue au pur Réel. Comme je t'aime. Vide de mon espoir, que me __]mmense trou creusé dans juillet 1904. Restauration des Arbres Frutiers ———— ‘Mieux vaut réparer que bâtir’’, dit-on souvent ; cel: est vrai, tent que les fondations sont bonnes, mais, dans le cas contraire, les ré- parations pourraient quelquefois coûter plus qu'une nouÿelle cons- truction. ‘Ilen est de sème pour nos arbres fruitiers délabrés où ma- lades ; tant que leurs fondations, c'est-à-dire leurs racines. sont bon- nes, nous pouvons, et je dirai mê- me, nous devons les restaurer. La restauration permet de réfor- mer rapidement la charpente, de plus, les arbres dont la souche est vieille sont toujours fertiles et don- nent des fruits de meilleure qualité et de meilleure conservation que c-ux des jeunes arbres. Examinons les cas qui se rencon- trent le plus fréquemment. Quelquefois, une seule branche est malade ; avant qu’elle ne me- nace de disparaître complètement il faudra se préoccuper de la rempla- cer ; pendant l'été, aux pince- ments, on conservera à la base de cette branche, un bourgcon vigou- reux qui, non pincé, ni palissé, deviendra bientôt un gourmand : quand il commencera à être fort, o: l’attachera un peu serré vers sa base, sur la branche même qu'il doit remplacer ; il sera conservé là une année ou deux pendant Îes- quelles on aura soin de le faire gar- nir de coursonnes, après quoi, la branche malade sera supprimée im- médiatement au-dessus du rameau gourmand. Cette façon de remplacer une branche est simple, on le voit, et | on y recourt aussi souvent q'ie pos- sible. On ne trouve pas toujours un gourmand là où on le désire, à la base même de la branche, ais souvent, on peut le prendre dans le voisinage et l’amener dans la direc- tion d: cette branche et même l'y greffer en approche ; et si l’on n'obtient aucun bourgeon, on a en- core la ressource de greffer ; on pose un écusson si l'écorce est en- core jeune, autrement ont greffe en fente ; mais tonjours dans uu en- droit sain, au-dessous de la partie malade. Le plus souvent, on se tronve en présence d'arbres déséquilibrés par suite d'abandon où d’une taille vi- cieuse. Les branches de la base sont dégarnies de couronnes, lan- guissantes, mourantes parfois, tan- dis que celles du haut se montrent beaucoup trop vigoureuses. I1 faut alors supprimer cette par- tie emportée, rabattre sur le pre- mier ou les deux primiers étages de branches, et si ceux-ci laissent encore à désirer, ‘‘ravaler'’ leurs branches, c'est-à-dire les couper à om3o environ de leur empâte- ment ; des bourgeons so:tent au- tour des coupes, on choisit parmi cux les mieux placés et les plus vigoureux pour continuer la iige ct les branches. Enfin la charpente peut être dé fectueuse jusqu’à sa base ; dans ce cas, il faut la recommencer en en- tier, on ‘‘recèpe’ l'arbre on le ra- bat un peu au-dessus de la greffe ; de la souche, partent des pousses ; si elles sont bien placées, on peut conserver trois pour former le pre- mier étage de brancises, autrement une seule est palissée à la place de!les Japoïais un peu instruits qui'tndes médicales à l'Université La- savoir-faire l'ancienne tige et reçoit ensuite tous | réfléchissent sentent la menice. | val d, Québec. Eternité, malgré tes voiles ! serait le ciel ? l'air sablé d'étoiles ! ALBERT LOZEAU. les traitements orlisairement appli- tués à celle-ci. Le ‘‘recépage”’ doit être fait au- dessous de la greffe ; lorsque le greffon est mort, c’est alors le su- jet qui fournit les jeunes pousses, lesquelles sont greffées en écusson avec la variété qne l’on désire cul- tiver. Assez fréquemment, cn trouve à la base d’un arbre malade quelque | rejet du sujet qui peut être greffé| et élevé en vue de l’employer au remplacement de son pied-mère ; c'est le procédé par lequel, à Monu- treuil-aux-Pêches, on restaure les pêchers greffés sur amandiers. On rencontre, “ans ce pays, de vieilles souches séculaires d’amandiers dont les ‘‘redrugeons’’ ont servi à refaire plusieurs fois la charpente de pêchers et évité ainsi plusieurs replantations. Les formes rondes, les pyrami- des, peuvent être restaurées par les mêmes procédés. Je connais des amateurs qui ont parfaitement réussi à redonner de la vigueur à leurs arbres, en leur greffant des ‘‘pou:sesève’” ; ce sont de jeunes sauvageons qu’ils plan- tent auprès de leurs arbres malades et qu'ils greffent en approche sur ceux-ci l’année suivante. Après la soudure, la £ète de ces sujets est supprimée au niveau de la greffe et toute leur sève profite aux arbres greffés. Ce moyen peut aussi ser- vir pour fortifier une branche fai. ble, ou même pour la remplacer complètement, dans ce dernier cas le sauvageon doit d’abord être greffé avec la variété désirée. Il arrive aussi que le languisse- ment des jeunes poiriers greffés sur cognassier, des pommiers greffés sur doucin ou sur paradis, tient à ce qu'ils ne sont pas dans leur ter- rain, celui-ci est trop pauvre ou trop sec pour ces sortes de sujets, il eût fallu planter sur frauc ; dans ce cas, on peut essayer de provoquer ‘‘l'affranchissement. Au printemps ou pendant l'été, on pratique tout autour du nœud de la greffe, des entailles, de 6 ou 8 centimètres de longuenr, et profon- des de 1 centimètre, on apporte en- suite, au pied de l’arbre une Lutte de bonne terre que l’on recouvre de paillis ; des racines se développent sur les incisions ce sont des racines de ‘‘franc’’ elles apportent un sup- plément de nourriture et parfois même se substituent complètement aux racines du sol. Comme ou le voit, nombreux sont les cas où nous pouvons éviter uue replan ation, en restaurant nos arbres malades ; mais il ne faut pas |peräre de vue que leur système radiculatoire est encore vigoureux et bien vivant ; après cela il est |trop tard : on ne ressussite pas les | morts. - { PERRONNE. end La situation au japon Une correspondance de Nagasa- ki, Japon, dit que la guerre se pro- longe, si elle dure seulement dix- huit mois, et même sans qu’on se batte, le Japon devra demander grâce. Voilà ce qui commence à mettre une inquiétude au fond des faufaronnades qu’on en- tend partout au Japon. La popu- lation ne se reud pas encore bien compte de ce que la situation finan- uière compote de dangers, mais Es 4 Sur 120 millions de yens déclarés On voit venir le bout. une fois au bout ?... à l'étranger. ditions ? Emprunter Maïs à quelles cou- Cela coûtera très cher, et peut être autre chose de plus précieux que de l’argent. L'emprunt sur place est un at trape-nigaud. Il a été couvert cinq fois et demie, c'est vrai. Mais à quoi sert-il? On pouvait se dispenser de le faire, puisaw’il ne produit que du papier, et que le |gouveruement n’a qu'à multipiier les billets. Ce qu'il fant, c'est de l'or pour payer à l’étranger ‘es a- chats des projectiles, munitions, conserves, farines, etc. que le Ja- |pon ne produit pas chez lui. Tout ce qui est indispensable à une ar- ]mée en campagne vient du dehors : |d'Amérique, d'Angleterre, Les etc. non seulement pour s'approvision- ner au point de vu: militaire, mais . J EL . Chapitre d'accidents Daniel Glasshow a été tué | un convoi, alors qu'il marchait sur la voie ferrée, près d: Great Bird, : N. Y. re à A Ottawa, Hubert McBride, sept ans, qui était en promenade: avec s? mèr2 cepuis quelques jours chez un parent, a été tué par l’ef- frondement du sol dans une sabli- ère, où il jouait avec son petit cou- sin. cat en came À À Winuipeg, le toit des écuries ! sir lequei étaient montées cent ! cinquante personnes, à l’exposi- tion, s’est effondré. Quatorze per sonnes ont été blessées sérieuse- : ment, et un grand nombre d’autres : ont re ,;u des blessures légères. ee ns se Six hommes ont été tués dans un acci lent arrivé à la mine d’or Ska- kespeare, près de Webbwood, sur le C. P. R. Les hommes sont en- trés dans le puits de la mine trop tôt après une explosion et ils ont été suffoqués par la fumée produite de la combustion. nn mme: mms Un enfant de M. Thésdorr- Charbonneau, de Montréal, âgé de 7 ans, est mort à la suite d’un acci-; dent, Il s’amusait à jouer avec de petits voisins dans la cour de la maison de son père. Un vieil esca- lier se trouvait adossé à une clôture et l'enfant s’aventura sur cet esca- lier, ce fut son malheur, car une des planches bascula sous son poids et il fut précipité dans le vide. rsens males ass ii A St-Célestin, la petite Hor- teuce, fille de M. George Chobot, âgée de 8 ans, s’amusait à cucsillir des cerises dans le jardin de ses pa- rents, Elle était montée dans j'ar- bre à une hauteur de 5 pieds, lers- qu'elle perdit l'équilibre et tomba sur un piquet qui sortait d’un pied | de terre. En tombant, s'était transpercé l'abdomen et le piquet lui avait pénétré dans le corps sur une longueur de plu- l'enfant sieurs pouces dans ia .‘irection du coeur. aan cs som emma lntenes ‘J'rois ouvriers ont été précipités de la toiture d'un élévateur à grain de Worcest:r, Mass., sur le sol. Deux sont morts de leurs bles- sures, ma's ie troisième survivra probablement. L'échelle sur la- quelle ils se tenaient pour travail. ler, s'est rompue tout-à coup, et les trois ouviisers sont tombés sur Ja voie du chemin de fer. ee mme Le | A Manchester, N. H., le Dr. J. M. Steele, d’origine anglaise, mais qui fut élevé ‘et fit ses études dans la province de Québec, s'est donné troupes nipponnes opèrent | g, ME LES. à a dans un pays qui ne fouruit rien, { bûcherons travaillant à West Glou- | {règle: multiples du À Westboro, Mass., une collision par le gouvernement—-et c'est exa-|a eu lieu entre deux tramways é- géré, —comme réserve d’or au 1er lectriques, sur le chemin de Boston janvier, il en est parti officiellement |à Worcester. aujourd'hui plus de 75 millions. blessées et un: tuée. Quatorze personnes Une autr: Que faire! doit mourir de ses blessures. A TL RSS Mme Frosper Dion, de Hooksett, qui était victime, l'autre jour, d'un accident causé par un oraze élec trique, vient de mourir à 1 hôpital Notre-Dame ee Lourdes, à Man- SR RCRRES | Un ‘rain de passagers du chemin & Nashville est veniu et, collision avec un de fer Louiserille autre, Cave, Ky. Trente deux passagers et quaire employés du train ont été blessés. l'homas Sweeney, âgé de 33 ans et Edouard Bourg ois, 63, tous deux cester, Mass., le plus : | deux combattasts a reçu des bles-| mêine pour se mettre sous la dent. |sures dont ile i—La Tribune st mort presque ins- tantanément. Le Savoir-faire Dans leurs devoirs de famille ou de socié.é, les femmes auront sou- vent besoin d’un appeler à leur sa- voir-faire pour ne pas marquer aux savoir-vivre, {car il ne suffit pas de connaître les usages, il faut encore s'être exercé à les ob<erver afin d'apporter à ces {mille petites lois de la politesse | quotidienne, l’aisance parfaite {qu'elles réclament de nous. Une maitresse e maison, par ex- emple, Gui doit prendre sur elle toutes sortes de ptites responsabi- lités, qui doit répondre aux nom- breux assauts de l’imprévu ; sufire au présent tout en songeant d’a- vance à l'avenir, au.a -ouvent i’oc- casion d’user. de ce précieux sa- voir-faire. déiicat Jui confère les obligations les plus ve- Son rôle riées, les plus minutieuses et quel- quefois même ies plus importantes. Aussi devra-t-elle, de bonne heure acquérir l'habitude de ue pas se troubler, de ne pas perdre ia tête pour un rien, de se dominer elle- même, afin de pouvoir ensuite son petit royau "ne, en un mot de se mouvoir sans s'émouvoir, a : milieu de ce petit monde de la fannile qui setsent dépendre d'elle et qui a sans cesse l'instinct de recourir à elle dans les embarras les plus vaé- iés de l'existence. En outre, il arrive souvent aussi du dehors des complications de toute nature, et là encore une fein- me devra suffire aimablement et sagement aux exigence de l'inat- tendu. C'est un hôte qui s'impose à déjeûner d'uue façou peu Oppar- tune. C'est une dépêche à laquelle il faut répondre d'urgence, c’est un domestique qui se présente, c'est une invitation à accepter ou à refu- ser, c'est un pauvre qui vient vous dont quelqu'un a besoin, c'est une atten- tion que l’on a pour vous, et dont il faut remercier en hâte. Que sais-je encore ! Ce sont des riens qui font le tout de la juurrée. Il faudra donc nécessairement que nou; ayons toujours l'esprit en é- veil, et ‘que nous acquérions l’es- prit d’à-propns, qui est le véritable esprit pratique. Et encore je n’ai rieu dit de cette surveillance du coeur, surveil- lance intelligente entre toutes, que seule 1n femme peut et sait exercer dans son intérieur. C'est elle qui solliciter, c'est un remède uu souci, une peine qu'ell: dissipe ra, elle qui soigne et élève les en- elle qui arrête le mal quand il la mort en se tirant un coup de ‘re- volver dansla tête. Il est mort. trois heures plus tard. Le Dr! Steele était souffrant depuis quel-| | que temps par suite d’un excès de travail. Le défunt avait fait ses é- 1 | guette son seuil, et qui cherche à : . , Î . provoquer le bien «ans l’ordre mo-| incorporez cinquante grammes de ral et matérie: de la vie, aussi la | femme qui ne négligera rien dans | 3. l’accou:plissement des plus humbles devoirs, aura la certitude que son cera Mini de tous les siens, . . nd ié LAS É : <. Ent LT TAB rares PET + ae et HE LE chester, où on l’avait transporte. train de passagers près de Horse Au cours d'une querelle entre! vieux des) sait lire, sur le front de son dd fants, elle qui prévoit ce que les! Lébure de la manière suivante ; autres auraient oublié peut-être, | prenez une demi-livre de miel fin, f Will clean anything cleanable—clothes and dishes, pots and pans, floors and doors—in fact, anything from cellar to attic. COLD DUST lightens labor, lessens care. Made only by THE N, K. FAIRBANK COMPANY, Chicago, New York, Boston, St. Louis Montreal. 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