Fr» = sy ai 8 te PR RTE 1 à F4 26: Vel à D à ”. ré ' & Li] ” Ebée Tu de ue “, QI Pa Et ne d' CD : EE Me 6e ee OR AL ES PTE EU Fais PE nn nu common. LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. é SZ LL ASE Union fait la Fr | Fr 2 ke PRSeles s G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. I, NO. 6. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 7 MARS 1901. 8 ANNEE. La MECHE D'Or. 00000001 PREMIERE PARTIE (suite) : — Vous aviez cru eonnaitre la voix de mademoiselle Garan- cier ! —Non, non! énergiquement. Et, à voix basse, il ajouta : —Ce serait trop affreux ! —J'admets que vous avez at- tendu quelques instants; mais quand vous êtes entré ?....… —Je me suis décidé à ouvrir parce que j'ai entenda le bruit d'une discussion... —Non, Monsieur...Elle s'en- fuyait par la porta qui était en face...J'ai voulu la poursuivre. Je sais tombé. —Tout cela est fort bien ima-. giné ! dit gouailleusement le magistrat. Je parie que vous allez nous affirmer que vous êtes tombé sur le cadavre de voir. père. Et e’est évidemment pour oela que vos vêtements sont ensanglontés ? Mais c'est la vérité, Mon- sieur ! — Et, sashant que ostte femme vegait de tuer votre père, vous l'avez laissée s'échapper ?.. L'i- dée ne vous es pas venne de vous élanoer à sa poursuite ?.. s'écria Serge Un seul ori peussé par vous, et catte femme aurait 616 arré. tée ! Serge répliqua iristement : —S#i vous avez ensore votre père, Monsisur, et que vous le perdiez d'une façon aussi cruel: le, vous comprendrez que, dans ces mments-là, on ne songe pas À la vengeance.….On est tout à sa douleur ! Da grozses’ larmes ocoulèrent de ses youx. Le chef de la sûre- té pensa : —$i cs gailiard-lÀ n'est pas innscent, il joue rudement bien .a comédie ! Pais àl dit bratalement : — Tenez! Mieux vaut avouer tout de suite! Dites nous tonte la vérité......Bt, plus tard, le tribunal vous tiendra compte de vos AVOUX...….. — Mes aveux ? L: mayistrat haussa les épau- les : . — Bon, bon! Vous voulez essayer de lutter avec nous ?.… Eh bien, moi, je vais vous dire ce qui s'est passé ici. Pour la première fois, Serge eut un mouvement de colère : est ce qu'on allait porter sérieu-| gement conire fui une aussi hor-| rible asousation ? —Il y avait réellement une femme aveo votre père, continua le magistrat, eela je le crois. Vous refusez de nons dire quelle était eette femme, mais nous ia retrouverons, je l'espère, dès ce soir. Quand vous êtes arrivé devant votre père, la discussion avait déjà éclaié..…..Vous avez uature:lement pris parti pour) cette femme contre votre père.) Etvotr: père, voulant se défen dre contre vous deux, aura es-| sayé de s'enfermer dans la salle à manger. O’est alors que vous avez brisé l'une des portes avec fait prévenir un médecin? in | Xx00Q0000 {rotre hache... —Mais enfin, dit Serge, essa- yant de ne pas perdre son calme, pourquoi aurais-je tué mon pè- re? On ne commet pas un for- fait aussi épouvantabie sans motif …. —Votre père ne s'opposait-il pas à l'accomplissement du plus cher de vos désirs ? — J'arrivais avec la nouvelle d'une amélioration importante dans ma situation, et cela aurait vaincu toutes les hésitations de mon père... ; tres motifs pour désirer sa mort. Un long frisson secoua Serge. On l'accusait réellement! On s'imaginait sérieusement qu'il était capable d’avoir tué cet hemme qu'il aimait si respec- tuensement, si passionnément… Et tout ce qu'il disait pour se défendre, on ne le croyait pas. Lui, qui était si fier d’entourer la vieillesse de son père, on al- lait l’appeisr parricide ! Le chef de la sûreté disait, en se idirigeant vers la salle à man- |ger : | Venez! Nous verrons si | vous mentirez aussi andacieuse- \ment devant le cadavre de votre | victime ! 111 LA MECHE D'OR. Entre la chambre de Serge et la salle à manger, il y avait un petit salon, tout garni, comme la salle à manger, de trophées d'armes. Le chef de lasüäreté, qui marchait, précédé d'un s- gent tenant une Jampe, s'arrêta devant le trophée, d’où $erge avait arraché Ja hache avec la- quelle il avait brisé la porte. Les clous, qui servaient à tenir l'arme, étaient tombés, et on vo yait les deux petits trous d’où s’échappait encore de la poussiè- re de plêtre. —Jl est clair, dit le magistrat que l'arme a été enlevée d'iei dans us moment de lutte. Puis ilexamina la porte : un des battants tenait encore ; mais les charnières en étaient pres- que complètement enlevées. L'autre battant était à terre en morceaux. —Un rude coup! dit le chaf de la sûreté, en passant sans rien déranger. Serge était arrivé sur le seuil de la salle à manger. 1i hési ta; puis il fit un eflort et péné- tra dans !la pièce: mais, dès qu'il eut aperçu le corps rigide de son père, il bondit en arrière et resta collé contre le mur. Les magistrats échangèrent des re- gards qui signifiaient —]]l perd son assurance. Le commissaire, s'adressant à un brigadier, dit : Demandez, à la benne de nous allumer toutes les lampes qui sont dans la maison; nous avons besoin d'y voir com me er | plein jour. | La lampe, qui avait éclairé le lerime, était toujours sur le buf | | fet, à côté de l'abat- jonr. — Mais cornment n'at-on pas | — Vous aviez peut-être d'au. | Ce soin méticuleux qui distingue terrogea le chef de la sûreté. — Pardon, Monsieur, répliqua le commissaire. J'ai donné les ordres nécessaires : on est déjà ailé chez deux médecins sané les trouver ; mais nous en au- xons certainement un dans quel- ques instants. Cinq minoutes après Julie doa- nait les lampes à un agent, mais sans oser pénétrer dans la pièce. Serge était toujours au fond, fixant un regard vitreux sur le cadavre de son père, dont le vi sage maintenant, dans sa blan- cheur cadavérique, avait une terrible expression da sévérité. —Habituellement, dit le chef de la sûreté, latable devait être au milieu de la pièce ? —Oui...oui, Monsieur, balbu- tia Serge. —Et c'est dans la Intte qu'on la déplacée ? —Sans donte, Monsieur ; mais je ne le sais pas. — Eu effst, vous prétendez n'avoir rien vu. Alors, pour suivre votre version, qu'avez- vous fait, lorsque vous avez vu cette femme s'enfuir ? Serge eut encore un mouve- ment instincif d'indignation; mais, en songeant à l’'épouvan- table accusation qui pesait sur lui, il eut le courage de se do: miner pour se défendre avee le calme nécessaire. — Je vous ai dit, Monsieur, que j'avais trébuché sur le eorps de mon père...Je m'étais élancé à la poursuite de cette malheu- reuse..Jj’avais vu sa robe dispa raitre derrière la porte...Et, en même temps j'ai senti un vio- lent parfum d'hélotrope. Le magistrat sourit en disant: — Vous aviez l'esprit bien oalme pour remarquer une chose aussi peu importante dans un moment aussi pénible pour vous. Qui sait, dit Serge, si ce n’est pas ce délai de peu d’impor- tance qui permettra de décou vrir la criminelle ? —Je vous ferai observer, en tous cas, que ce parfum a dis- paru. —1l s'est évaporé ; mais, toute ma vie, il me semblers que je l’ai dans la tête. — Votre père a bien dû pro- noncer quelques paroles avant de mourir ? —Non. ll n’a dit que ces mots : “C'est cette malheureuse !” —Et, après ce:a, comment se fait il que vous n'avez pas pous- sé un seul cri ? —Je vous l'ai dit, Monsieur, j'étais comme fou...Je m'imagi- nais que je révais.. Voir mort, à mes pieds, Ce père que j'aimais tant et qui m'avait consacré toute sa vie !...0 mon père ! mon père! C’est moi q''on accuse de t'avoir frappé !... Moi qui au- rais donné ma vie avec joie pour préserver la tienne ! Serge, se dégageant des deux gardiens placés auprès de lui, vint se jeter à genoux devant le cadavre. Pendant ce temps le chef de la sûreté se baissait our |P ramasser ja hache ; mais, avec aujourd'hui les enquêtes de la iustice— soin dont les résultats (suite à la Sme page.) } Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York University TIONEE .....,.P2LL Carte Professionnelle Arsenault & MeKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S’Side, EH. R. Macxenzie, Ch‘Town. ARGENT A PRETER À. À. McLean, (. c. Attorney at Law Brov N's BLocx, CH'Town Money to loan at low rates. Joan T. MELLISH, M. À.; - ELLE, CHABLOTTETOWN, P. E. I. CARD Dr. H. 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