L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE Patrice ? St. Patrice était un Fran- L'IMPARTIAL, JEUDI LE 26 MARS 1903 St, Patrice Alberton ee De quelle nationalité était St.| La fête de St. Patrice a été pom- peusement et religieusement obser- SEMAINE Gais. Il naquit en France, à Geso- | vée dans cette paroisse. La messe Pate riac, aujourd'hui Boulogne-sur- | fut chantée par M. l'abbé Connol- ABONNEMENT mer. Il reçut son éducation en lv, curé du Brae, assisté des Révs. Sn Go France, à Marmoutier, près de PP. Gallant et Gauthier, comme Tours. Ilfut ordonné prêtre en |diacre et sous-diacre, le Père Burke OT RP DR M. coco. 28 Les abonnements sont payables d'avance, Pour cesser de recevoir le jour- pal, ii faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettses, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. en L'IMPFARTIAI, Tignish, Jeudi 26 Mars PARLEMENT FEDERAL Nous extrayons des estimés pour la prochaine année fiscale ce qui in- téresse l’Ile du Prince Edouard :— A la gare de Kensington $1,000 _ Hnnter River 1,000 Sur la ligne à Curtis Creek 15,000. Améliorations du service d'eau 24,000 Pour Freins Westinghouse 21,000 Souris 400 Kinkora 800 Summerside 2,000 Gaspereaux 400 Covehead 4,000 Belfast 1,750 St. Pierre 2,000 Brise-lames, Souris 10,000 Service a vapeur Brit. 10,000 La Legislature Provinciale Jeudi le 19 la chambre locale de cette province s’assemblait pour la session. M. S. E. Reid aété nom- mé orateur. Tes deux partis sont :—20 libé- raux ; 10 conservateurs. M. E. Hackett Vendredi passé, M. E. Hackett, député pour Prince-Ouest, 4 protes- té énergiquement en chambre, con- tre l'injustice faite à l’Ile du Prince Edouard qui n'a pas de ministre dans le cabinet fédèral. Où est donc M. Farquharson ? Ii a fallu jeter tous les autres par- dessus le bord pour l'envoyer à Ot- tawa, parce que, disait-on, il était le seul qui pourrait être ministre, Mais... Mer. Mchonald Mgr. l'évêque McDonald est parti lundi pour Chatham, N. B., pour assister aux funérailles de feu Mgr. James Rogers décédé diman- che matin. \ L'immigration au Canada On lira avec intérêt les dépêches concernant l'immigration au Cana- du. Si ces dépêches disent vrai, la! province de Québec recevra bientôt | des milliers de colons étrangers à la langue et à la religion des Cana- missionnaire. France par l’évêque d'Auxerre et agissant comme maître de cérémo- fut envoyé par le pape Célestin en |nies. Le sermon fut donné par le Irlande où il exerça son zèle de |Rév. P. C. Gauthier, curé de Pal- Son zèle eut d’heu- |mer Road, qui fit un magnifique reux résultats, car il fonda 365 é-|panégyrique du grand patron de glises et baptisa au delà de 12,000 | l'Irlande, St.-Patrice. personnes. Par la suite, il devint le premier évêque d'Armagh.. Il magerie d’Alberten, M. James J.| mourut dans un endroit appelé | ; : | Gillis a été élu pr@*"ent de l’associ- Saul, près de Downpatrick. Il} aticn en remplacement de M. J. I. fut canonisé et devint patron de Veiln l'Irlande. Les conférences données par le Père Burke pendant l'hiver, ont été bien goûtées et fort appréciées par tous ceux qui les ont entendues. Surtout, les populations protestan- tes n’ont que des éloges à son a- dresse. Le Scott Act ne badine pas à Al- À l'assemblée annuelle de la fro- eme Beaux Discours Les personnes qui ont joui du doux privilège d'entendre le ser- mon qu'a prononcé le Rév. P. C. Gauthier, à Alberton, le jour de la St -Patrice, ainsi que le discours|berton. Les femmes y passent qu’il a fait le soir à ‘‘Tiguish Hall’ | comme les hommes. Une vendeuse ont été enchantés et saisis d’admi- {de bière a été condamnée la semaine ration des flots d’éloquence et du|dernière, à une amende de $50. langage sublime du Rév. prédica- teur. A Tiguish, le Rév. confé- rencier, dans le cours de son dis- cours magistral, dit que St.-Patrice était un fils de la Belle France. A ces mots, le président de la soirée devint pâle comme la mort de <sur- prise. Le Stanley Le steamer Stanley fait mainte- nant le trajet regulièrement entre Pictou et Georgetown. Dans quel- ques jours les réparations à faire au Minto seront complétées, et les deux steamers fonctionneront sur cette ligne, apportant sur l'île la quantité prodigieuse de marchan- qui traîne à Pictou de- puis une couple de mois. MONSEIGNEUR ROGERS Monseigneur James Rogers, D.|: " $ liane . à 4" \ [1 ñ ; aises, etc. , D., évêque du diocèse de Chatham, | ’ + . - } N. B., est décédé dimanche matin, le 22 mars, à sa résidence épiscopale. L’illustre défunt fut consacré évé- que à Charlottetown en 1860, en même temps que feu Monseigneur Mclntyre. Nouvelles Ameliorations SUR NOTRE CHEMIN DE FER | dtssral LA COMMISSION D'ALASKA On dit que les mnembres de ia Commission des frontières de l’A- larka seront Lord Alverstone, juge en chef d'Angleterre ; le juge Ar- mour, de la Cour Suprême, et Sir L. A. Jetté. La rumeur veut que M. Jetté reste lieutenant-gouverneur en mê- me temps que représentant du Ca- n.da dans la commission de l’Alas- ka. Il aurait un congé. Le secrétaire de la Commission de | l'Alaska seront W. Bel!, président de la chambre de comimerce de Win- nipeg, et M. J. X. Perreauit, de Montréal.—Le Courrier de St. Jean. 7 Changements Ecclesiastiques. Nous voyons que le surintendant Sharp a exigé une somme assez ronde pour améliorer les stations d'eau requises pour les engins de ce chemin. C’est une chose qui était absolument nécessaire car les delais causés par le système actuel cau- sent beaucoup de mécontentement. On aura aussi sur les chars de notre ligne les freins Westinghouse ce qui démontre que M. Sharp veut tenir son chemin au niveau des au- tres. BOARD OF TRADE MEETING XX ——— A Meeting of ‘‘The West Prince Board of Trade’”’ will be held in the Alberton Court House of Mon- day, the 3oth inst., at the hour of 3 0’clock, P. M. for the purpose of amending the name of the said ‘‘Board’”” and other business. JAMES E,. BIRCH. Secretary Plusieurs changements ecclésias- tiques viennent d’être promulgués dans le diocèse de Chatham par Sa Grandeur Mgr Barry. Ces change- ments portent su: la desserte des paroisses de Tracadie, Saint Léo- nard, Sainte-Anne et Saint-Jac- ques. M. le curé J. A. Babineau, de! Iundi prochain est le jour où se- Tracadie, comté de Gloucester, est |ront ouvertes les soumissions pour transféré à la cure de Saint Léo:|le halage du lait de la fromagerie nard au Madawaska, et est rem-|de Tignish et Palmer Road. De placé à ‘Tracadie par M. l'abbé Jos. | grands préparatifs se font pour la M. Levasseur, de Saint-Jacques, | Saison qui arrive. Cette industrie Madawaska. M. l'abhé Maxime |qui depuis cinq ans fonctionne ici Babineau, de Sainte-Anne, rem-|est une des fromageries les plus ré- place M. l'abbé Levasseur à la cure | numératives de la province. L’an- de Saint-Jacques, et le vénérable | née dernière les patrons ont obtenu M. L. A. Launière, curé de Saint-|78 cents le cent en moyenne pour Léonard. lui succède à la cure delleur lait, et les actionnaires ont eu lun dividende de 10 pour cent. Alberton 23rd March, 1903. Fromagerie de Tignish Sainte-Anne. a ARE Me EP LA SOCIETE DES ARTISANS | am nan see Remerciements diens-français. Encore une fois, pourquoi faire | venir d'Europe tant d'émigrants, | | quand il serait possible de rapatrier | des milliers de Canadiens-français des Etats-Unis qui n’attendent que | l’occasion pour rentrer au pays na-| tal ?—‘"L'/ndépendant.” EE Tarte et Laurier | L'hon. M. Tarte, l'ex-ministre | a nié carrément en chambre, mer- | credi, les faits insinués dans la lettre | de sir Wilfrid laissant supposer que | son renvoi du cabinet a eu pour) cause une campagne anti-ministéri- | elle. | M. Laurier admet qu’il n’a pas été conséquent dans s:s opinions Sur le tarif et se compare à Peel, | bien règle mentée, l'Economie mène Gladstone et autres, qui, sur la fin à la sagesse. Airons bien notre société : c’est ee une amie. | J/'hon- sénateur Pascal Poirier Que de pleurs elle a déjà sèchés |° udra bien agréer nos plus sincè- parmi nos frères ! Que de veuves, |'°S lemerciements pour l'envoi d’un que d’orphelins elle + sisierroul + [exemplaire de sa conférence :— ‘‘Louisbourg en 1902.’ Donnons à notre société tout le! So SE temps libre que nous pouvorus lui nt Fe consacrer, afin de faire des adeptes, | une Appreciation afin de grandir nos rangs davan — tage |! Un publiciste écossais qui était Ce ne sont ni les machines à va-| présent à la dernière kermesse peur, ni les courants électriques /d’Amherst, parlant à Oban, après | qui peuvent faire mouvoir une suc- son retour en Ecosse, dit :— cursale ;: mais le dévouement de ‘‘Je n'ai jamis entendu chanter | l'hymne national avec autant d’en- | train et d'enthousiasme que dans le Les deux roues du char Prospé- | Canada par un vaste auditoire sous | rité sont l’Ambition et l'Economie. | là direction d'un prêtre catholique Bi.u dirigée, l'Ambition est le plus | lPMAib, le Rév. Père Burke.” Il! dire le Père Burke d’Al-| berton. | 1 1 tous et chacun de ceux qui en font partie. pui sant facteur de nos actions : VOA 4 . . é 1 | Et ilenest des soci- | | de leur carrière, n’ont pas eu les | étés comme des individus, Le bonnez-vous a même principes qu’au début, i | lisan, | L'IMPARTIAL | ‘augmenté ; |son penchant naturel, qui va au A une réunion de la Chambre de Commerce de Summerside qui a eu lieu la semaine dernière, la résolu- tion suivante a été adoptée et trans- mise aux autorités à qui de droit :— Vu que l’un des premiers motifs qui ait engagé cette province à join- dre la confédération a été que le gouvernement fédéral nous pour- voirait un moyen de communication continue avec la terre ferme, en hi- vêr ; Et vu que pendant ces dernières années les conditions du commerce entre l’île et la terre ferme ont pres- qu’entièrement changé et que le trafic d’hiver a considérablement Et vu qu'il y a aussi une aug- mentation considérable sous le rap- port de: malles et des passagers ; Et vu que l'expérience de cet hiver démontre d’une manière in- dubitable que les steamers Minto et On Demande Un Troisieme Steamer | X———0X0——x 0 Une jeune femme, mariée seule- ment depuis quelques mois, eut un beau matin une vive altercation a- vec sa cuisinière. Celle-ci, dans sa colère, détache son tablier, laisse là son déjeuner et prend la porte. La jeune femme resta fort em- barrassée, mais son mari de lui dire : sante pour entretenir un service ré- gulier entre l’île et la terre ferme pendant les hivers rigoureux ; Et vu que à cause de l’incapaci- té du Minto et du Stanley qui ont été incapables d'affronter les glaces cet hiver, notre commerce a été sou- dainement arrêté et complètement paralysé ; nos produits périssables Ses ruinés dans la voie du transport, et | —Ne te trouble pas pour si peu, nos passagers soumis à l'antique ma ehère, fais-moi cuire un steak, mode du service des bateaux à gla- et donne-moi une tasse de café, ce- ce, et toute la province exposée” À la me suffira pour déjeuner. des inconvénients et des pertes in-| Or, la jeune femme dut avouer, calculables ; F à sa grande confusion, qu’elle ne Résolu que cette Chambre de savait pas comment s’y prendre. Commerce sollicite le gouvernement | —Ah ! tu ne sais pas faire cuire fédéral et le prie de voir à la néces- = la Nouvelle Mariee un steak, ni préparer une tasse de café, lui dit le mari..Eh bien ! ma petite femme, il n’y a qu’une chose la faire..Retourne chez ta mère et demande-lui de t'apprendre ces choses-là, En attendant, je me mettrai en pension, et quand tu sauras faire la cuisine, nous re- prendrons la vie commune. Ce qui fut dit fut fait. La jeune femme revint chez sa mère. Elle avait plusieurs sœurs en âge de prendre mari. Jès qu’elles appri- rent l’aventure de leur sœur aînée, aussitôt les voilà de retrousser les manches et de se mettre à cuisiner du matin au soir... sité qu'il y a d’avoir recours, sans y. délai aux moyens nécessaires afin L IMpOrtance de nous obtenir pour le service d’hi- : grande force et d’une plus grande capacité que l’un ou l’autre des ‘“Considérez les honneurs comme Stanley ne sont pas de force suff- rien, les places comme rien, la po steamers Minto ou Stauley. pularité comme rien, l’argent com- Notes Ouvrieres, Quel doit être le principe de ces œuvres ? Quels moyens employer pour at- teindre ce but ? C’est ce que nous allons exami- ner rapidement : parce que, disait uu brave ouvrier d’un de nos Cer- cles Catholiques Ouvriers (œuvre de M. le comte de Mun] de France, quand il jouait aux cartes, ‘‘on n’est pas ici pour s’amuser.”” Donc, dépêchons-nous. LE PRINCIPE Le principe, c’est évidemment la Charité. La Charité ! La Charité produit la solidarité—et la solidarl- té ne se comprend point sans l’'Union—. 4 A son tour, l’Union serait un nons-sens, si elle excluait l'amour de la famille, L'AMOUR DE LA PA- TRIE. Rien ne produit plus l’indifféren- tisme religieux qua la fréquenta- tion habituelle des indifférents, des impies, d'hommes d’autre foi que la nôtre.—Pas de fusion des races ! De même, rien ne sape plus sûrement le culte de la patrie que de se mettre sous la coupe directe de gens d’autres pays, de recevoir d’eux sa ligne de conduite, d’adop- ter leur manière de voir qui est ce- pendant toute différente de la nôtre pour bien des raisons : O— x —— CAISSES DE CHOMAGE DR mé rien. ‘Avec la ‘presse, vous aurez le reste, tout le reste.’ C'était Crémieux qui disait cela à ses compatriotes juifs. Les catholiques s’ils voulaient ré- fléchir, penseraient la même chose, mais pour des motifs bien autrement solides, de l'importance d’une bon- ne presse. ‘Tout le monde n’est pas appelé à publier des journaux. Eh bien voyons comment les évêques de la Suisse, dans une lettre collective récente, tracent aux catholiques leur devoir dans le choix des jour- nn” “Quiconque reçoit un journal hostile à l’Eglise participe, par cela même, aux œuvres mauvaises de ce journal. Oui, l’argent de votre a- bonnement est un soutien que vous Societes Ouvrieres 0 - mal. J'ai dit du patron : trop fréquem- ment ; car,’ Dieu merci, il y a des patrons justes et dignes du nom d'hommes. S'il était trop tard pour vous zr- rêter sur la pente fatale, ceux qui ont reçu de Dieu l’autorité auraient un compte terrible à rendre de leur coupable inertie. Dieu est la jus- tice : ce n’est pas tant contre vous qu’il s’élèvera que contre les défen- seurs qu’il vous avait donnés et qui auraient failli à la tâche. de Ja Presse ver un troisième steamer d’une plus on eriie mis de l'Eglise. Et dans quel but? C’est afin que ce journal poursuive son œuvre avec plus de succès. ‘“Par là, vous l’aidez indirecte- ment à combattre l'Eglise, notre Mère ; tandis que la bonne presse, qui sglévoue à la défense de cette même Eglise, vous la laissez à son indigence, vous l’abandonnez à son dénûment ; vous allez même jus- qu’à lui refuser une mesquine con- tribution. Abonsez-vous et passez le journal à d’autres. De cette manière, vous redoublez votre au- mône à la bonne cause. ‘Votre argent soutiendra un bon journal ; celui-ci opérera le bien chez votre voisin, et la bénédiction du Ciel de manquera pas à votre léger sacrifice. Communiquez et faites publier dans les bons jour- naux vos informations et vos nou- velies ; cherchez à gagner à ces journaux, dans votre entourage, des abonnés, des correspondants et ; Dre . Japportez, : une contribution de Est-il donc si puissant, le Socia- | guerre que vous soldez aux enne- | lisme, que nul ne l’ose regarder en des collaborateurs. '’ face ? Si nous voulons être des hommes, des chrétiens, ouvriers de la plume ou de l'atelier, ayons le courage de nos convictions. . : Mais ne dirait-on pas que je vais prêcher ?.:,... —Hélas ! ce serait bien néces- saire. Drapeau a Mi-Mat a Dimanche et 1undi le drapeau des A. O. H., flottait à mi-mât sur la salle de l’association à l’occasion de la mort du jeune Duncan Fitzge- rald de Kildare Cape, qui était un des principaux membres de la divi- sion No. 3, À. O. H., Tignish. Les funérailles ont eu lieu lundi à l’église paroissiale, les membres de l’association accompagnant les res- tes mortels du défunt à leur derni- UN PETIT CONTE Un petit conte... le dirai-je ? — Eh ! bien, oui ! c’est une médisance. Voyons : vous Tant pis si Les Quiardes Les outardes nous arrivent. Mar- di une bande de plusieurs douzaines pass_it à l’ouest du village. Sydney, C. B. Une sérieuse explosion à eu lieu dans une des mines de charbon, jerdi. Personne n’a été tué, mais vingt-cinq chevaux ont été suffo- Un bon curé de campagne—oh ! ère demeure. pas à dix lieues de Montréal—ve- | qués. ait de faire un excellent sermon contre les mauvais ménages. En sortant de la messe, je .me| vois accoster par un juge de paix 1. Parce que, généralement, ils! ne sont ni de notre langue, ni del notre foi ; 2. Parce qu'ils veulent, presque toujours, tout autre chose que ce que nous voulons : nous voulons ce qui est juste et raisonnable—ils exigent fréquemment plus que cela. 3. Les idées de socialisme qui prévalent chez eux commencent leurs effets délétères chez nous, grâce au travail incessant de cer- taine presse, que pas un jourual soi-disant catholique de Montréal n’ose battre en brèche.—-Donc, pour nous, pas d’Internationales ! Je parle du Socialisme.—I1l y a deux ans, un an, il était peut-être temps encore de réagir ; aujour- d’hui, la gangrène socialiste s’étend —<st-il trop tard ?.. Il est si aisé de se laisser aller à mal plutôt qu’au bien. SOYONS LOGIQUES Mais alors, chers Ouvriers, pour- quoi vous plaignez-vous de ce que, trop fréquemment, le patron se dit: ‘Va, besogneux ! Crève de faim, pourvu que j'augmente mes ri- chesses !”? Est-ce que, après tout, ilne fait pas comme vous ? Car c’est le penchant naturel du patron, que de faire fortune par tous les moyens, même les plus immoraux. Par votre entrée dans l’armée socialiste, vous glissez—mais non : vous êtes tombés déjà dans le (excusez du peu !) — N'est-ce pas, monsieur, me dit-il à brûle-pourpoint, n'est-ce. pas, comme M. le Curé a bien pré- ché pour mon voisin, M. un tel ? Or, la veille au soir, mon interlo- cuteur avait cru devoir ou pouvoir me confier ses..….affaires de ména- ge, dans le genre de celles qu'avait déroncées M. le Curé. Supposant que notre magistrat... rigolait, je le regarde.—Il était! sérieux comme une porte de prison. Je ne trouve rien de mieux à faire que d’éclater de rire, fort irré- Sixcents. ans avant [. C. au vérencieusement, à son nez et à sa | es temps d'Alexandre le grand, ‘ é tan- — NS “CRE lis que les Celtes gaulois de la Ré- £ é Er . gion du Nord-Ouest commençaient —Mais, monsieur, lui répondis- : : ; ù é à émigrer en Italie avec Bellovin les je, vous vous ….fichez de moi, sans évite ? Cul vols & ce Po Celtes du midi (Tsetosages) al- m'avez dit hier soir ? Quand M. le! Curé prêche, ce n’est pas pour no- tre voisin, c'est pour nous, pour! vous, pour moi. Voilà comment nous sommes presque tous. Et voilà pourquoi j'ai dit tout à l’heure d’un air découragé . ‘Ce serait bien nécessaire de nous prêcher ! ‘Mais à gnoi bon ?...”” Voilà que je n’ai plus de place. Moi qui vous disais : ‘‘Nous allons examiner rapidement...”? C’est une rapidité de...tortue. Je suis forcé de bien vous saluer, chers amis, et de prendre 1la...fuite an prochain numéro. Les Canadiens français ne doi- vent pas se dés'ntéresser de leur o- rigime, inséparable de l’histoire du christianisme. Cependant j'ai grand’peur qu’on ait, au Canada, sur l'Histoire de France, autre chose que les idées fausses. Disons ici quelques mots sur l’o- rigine première de la France : gration jusqu'eu Âsie Mineure. Citons les Descendants de ces gaulois qui, au IVe siècle de notre] ère, sous le nom collectif de Francs | (les hômmes forts] se trouvaient, ! après une marche graduelle, établis en corps de Nation sur les bords du Rhin, en face de Mayence et de Cologne, les Francs, loin d’imiter les invasions des Barbares avec les- quels il faut bien se garder de les confondre, au lieu de se montrer les ennemis de l'empire, les Francs s’en déclarèrent les clients. | Au Ve siècle les légions romaines | avaient des centuries entières for-| mées de Francs ; le prétoire, le pa- | lais de l'Empereur étaient remplis | de dignitaires sortis des diverses tribus frankes, lesquelles, ayant la | FIRMIN PICARD St. Margaret Dimanche huit jours la société de la Ligue de la Croix a êté éta- blie dans la paroïsse de Ste. Mar- guerite. Au delà de cent jeunes gens se sont enrôlés sous la banniè- re de la tempérauce. 1 fin du IVe siècle avaient donné à | l’Empire neuf maîtres de la milice | romaine, douze grands officiers, Cinq tribuns, un préfet de Rome, Depuis quelques jours la maison | un premier ministre (arbogaste) commerciale J. H. Myrick et cie. Sous Théodore et Valentinien, en- reçoivent une quantité de leursmar- | fin une impératrice (femme d’At- chandises du printemps. Comme Cadius) dont le père, Boudon com- toujours, leur assortiment est le plus Mandait une armée romaine. beau de çe comté, | Depuis longtemps, les jeunes $ Nouvelles Marchandises Nos Origines Chretiennes One Mn f) RAPIDE ESQUISSE DE LA PRIMITIVE HISTOIRE DE FRANCE Gent) francs fréquentaient les écoles de Romg, de Ravenne, de Milan etc. La main de la Providence rame- nait les Francs dans leur patrie, juste à point, pour profiter du dé- membrement de l’Einpire et se ser- vir d'eux pour l'établissement dé- finitif du Christianisme. Clovis avait à peine 16 ans lors- que son père mourut, et l’Empe- reur Zénon se hâte de: Jui envoyer le diplôme de chef de la milice ro- maine dans les gaules, contrairement à ce que Clovis, l’histoire ordinaire nous raconte, n’a jamais porté les armes contre Rome. Sya- |Jaient avec Sigovin porter leur émi-|grius était, lui, un R main révolté Les traits remarquables répandus dans la vie de Clovis prouvent qu’- on a tort de ne voir en lui qu’un chef d’aventuriers aussi stupide que féroce ; sa conduite politique montre de la profondeur dans Îes i- dées. La lettre qu'il écrivit aux Evêques des gaules après a guerre des visigoths, celles one lui adres- Saient fréquemment ta, ? . 1 nCodoric et St.-Rémi, prouvent qu'il n’était étranger à aucune question de droit public. St.-Ré di, l’homme le plus éclairé de son temps, lui au- rait-il écrit ces lettres, s’il n'avait pas été sûr d’être CO pris ? Au faîte de sa pui: sance comme chef des Francs, Clovis était tou- jours le lieutenant d l'Empereur, représentant s per onne, et ré- glant les affaires civiles aussi bien que les affaires militaires. Tout cela, c’est de l’histoir i que ne savent ou ne réal ee les commis VOYageurs en intellec- tualisme, trop bien accueillis par les Canadiens. Et toute l’histoire est pour ainsi dire dans le même cas ES COMTE LE BEAULAINCOURE sn 4 . rh Le 4 # Sr Ta F + 7 fc bei en * LA se Fe " ee D TN af 2 LS et