LE FT nn mn june Rem ER qq ot L'IMPFARTIAI, JEUDI — Gotsen Les Iles de la Ma- | Personnel. La pêche est ;a prin- : cipale occupation et le gagne deleine. és de cette population. 11y a ali ss E Dhs UT de la terre sur cette île à ü à 10 © : our loger près de 200 familles. les douceurs du calme et de la/? ger près de 200 fa : | . : et le curé du Bassin espère que solitude, respirer l'air frais et P À vivifiant du golfe, en un mot jouir d’un climat capable de vous rajeunir et vous faire ou- blier les déboires du passé ? En ce cas, allez, pendant la »elle saison, visiter ce gronpe d'iles LA MADELEINE. Vous n'avez qu'à vous rendre à Souris, lun- di, et avant d'avoir salué pour la dernière fois le soleil de ce jour, voici que se présente à vos regards le majestueux St. Olaf qui, parti ce jour-là de Pictou vers midi et après avoir touché à Georgetown, vient ac- coster un des quais de Souris. Quoique ce navire ait été placé sous la protection d’un saint scandinave, n'allez pas croire que le St. Olaf soit de construc- tion suédoise ou norvégienne, car c’est à Glasgow, en Evosse, qu'il a été construit en 1882. Depuis 1890, ce steamer tient la ligne entre Picton et les iles de Madeleine, sous le commande- ment du capitaine Lemaistre, marin d'une longue expérience et d'une prudence consommée. Le capitaine Lemaistre, jersais d‘origine-parlant également le français et l’anglais—vous ac- cueille avec affabilité et vous met de suite AT HOME sur ce na- vire dont il contrôle la marche depuis huit ans. Après avoir perdu de vue Souris et ses environs, vous doublez ia Pointe de l'Est, à- près quoi vous cinglez vers l'ile d’'Entrée connue sous ce nom, puisqu'elle est pour aussi d'ie l'entrée des iles. Pendant que le St Olaf s'avance prudemment sur ces eaux du golfe. allez goûter quelques heures de re-| pos afin d’être mieux en mesure d'admirer, au lever du soleil, les coups d'œil magnifiques qui vout se présenter. D'abord vous avez l'ile d'Entrée qui selon la poétique expression d’un admi- rateur des beautés naturelles, ressemble à un géant se repo- sant sur les eaux alors calmes du golfe. Afin, de ne pas trou-| bler Le repos de norre géant, ne faisons aucun bruit et tons-nous de conterapler jles quelques maisons perchées sur les hauteurs'de cette ile ainsi que les troupeaux de vaches qui se repaissent de l'herbe des vallons et de moutons qui grimpent au bord des rochers escarpés. Après avoir fait ie tour de sandy Hook, longue dune qui encaisse pour ainsi dire les iles, attendez quel- ques instants et vous enteudrez le st. olaf qui, après être entré |contemplation de l'ile d'Am- connus sous le nom de ÎLES DE? terre. L'ile Grindstone compte bientôt tous les beaux plateaux connus sous le nom de la mon- tagne seront occupés et utilisés par les insulaires. Ne tardons pas davantage et tàächons de nous arracher à la herst pour continuer notre vo- yage sur la calme surface de Pleasant Bay, car nous avons d’autres iles à admirer. Voici que nous arrivoas au Cap au Meules ou Grindstone, où une chaloupe nous transporte à au-delà de &00 familles catholi- ques et une vingtaine de fa- milles protestantes qui consti- tuent la paroisse de l'Etang du Nord. Le sol y est très fertile. Un beau chemin fait le tour de l'ile. On y cuitive la terre un peu plus que sur ies autres îles. Cependant sur cette île, comme sur les autres, la pêche est !a principale industrie à laquelle se livre cette population. Les catholiques de cette ile sont sous la direction srirituelle du Révérend Girard De Finances, Vicaire général des îles, etc., na- tif de Toulouse, France. Il y a déjà 15 ans que ce bon prêtre conten- ! liles, 11 a aussi exercé pendant | tère dans la vieille paroisse aca- |dienne de Rustico. | Montoñs dans une voitvre et | dirigeous-nous vers le chenal | dessert les braves habitants des Fpe années le saint minis-| que entre les collines que l’on remarque dans l’intérieur, il y a aussi de nombreuses buttes très- élevées dont l'ascension peut fournir un exercice assez ealu- taire à ceux qui désirent gravir ces hauteurs et de là contem- pler les magnifiques points de vue quise présentent à leurs regards. Ceux qui se livrent à l'étude de la géologie préten- dant que ces buttes sont dûes à des éruptions voicaniques. Quant à ceux qui ignorent cette haute science ils se contentent d'admirer. Outre ia paroisse de Havre aux Maisons, le Révérend Mon- sieur Blaquière a aussi quel- ques brebis qu'il surveille et di- rige dans le droit chemin, quoi qu’elles soient bien éloignées de lui, Ces quelques familles lo- gées sur l'ile appelée la Grande Entrée sont à environ 20 milles de Havre aux Maisons. Malgré ses nombreuses occupations, le curé de Havre aux Maisons se montre d'une courtoisià exquise et d'une franche hospitalité ex- veis les étrangers. Il y a encore d’autres îles qui appartiennent au groupe dit ÎLES DE LA MADELEINE: la Grosse Ile où est posé le cable télégraphique qui lie les îles avec la terre ferme. Cette ile est peuplée par une quarantaine de familles protestantes de nationalité anglaise e écossaise ; les iles Bryon et le Rocher aux oiseaux ou Bird Rock, séjour des trois infortu- nés qui ont perdu la vie dans les glaces durant l'hiver de 1897. qui sépare !a paroisse de l’Etang | du Nord de celle du Havre aux| | Maisons. Nous arrivons à la! | Pointe où nous accueille à bras | \ouverts l’homme au cœur large |et génereux, M Nelson Arseneau, | le plus ancien marchand des! jiles. Son allure active, sa figure, | Fe | |jJoyeuse, son langage franc et sa | | . : e | bonhomie exquise vous démon:- Î trent un homme sur qui vous| | pouvez compter. Aprèe nous a- | | voir souhaité la bienvenue, | Arseneau nous confie aux soins |empressés ei affectueux de l'es- [timable curé du Havre aux | Maisons qui a poussé la condes. | cendance jusqu’à venir à. notre rencontre et nous accompagner jusqu’à son presbytère. La tra- | versée du chenal s’accomplit ra- | pidement sous l’habile direction ide M. Gil Richard, nocher in- |trépide et expérimenté, qui a |po"r mission d'établir la coim- imunication entre l'ile Crind- | stone on l’Etang du Nord et l'ile | AU Right ou Havre aux Mai-| sons. Éncore un mile en voi-| [ture et nous arrivons à l'église | (du Havre aux Maisons. Ce tem. | | | | | | Les iles de la Madeleine sont la propriété des seigneurs Cof- fin qui demeurent en France. Les insulaires paient une rente annuelle. Toutefois, en vertu d'un bill de la législature de Québec, ceux qui désirent ache- ter peuvent le faire en payant argent comptant les deux tiers du capital. Les difficultés de communica- lion entre les iles et les impôts exorbitants dont un monopole LE 14 JUILLET, 1808. y occuper le siège qui lui est dé vola au Conseil Privé (comité judiciaire) de i'Empire. Avec tous ces changements le poste de premier tomberait en- tre les maine de l'hon. Clifford Sifton qui avec un état-major ainsi replâtré, dès cette automne même en appe:lerait au peuple. 1l justifierait sa demande au- près du gouverneur et devant le public par le prétexte de l'hostilité du Senat qui gêne, l'administration. | Comme on le voit il y a toute une et les promenades que fait le ministre des trayaux publics par tout le pays au lieu d'être allé en Europe avec ses collè- gues semblent justifier les pré- visions que des élections géné. rales aurcent lieu à l'automne. De cette façon ii n’y aurait de partielles que les élections pour la Législature.” Sauve Qui Peut (Du Monde Canadien) La débandade continue parmi les membres libéraux du parle- ment. Deux autres à ajoater à la liste de ceux qui se réfugient en lieu sûr. M. Yeo, le grand réformateur de la Chambre se sauve au Sénat, prendre rang parmi ces ‘“‘estropiés politiques” qu'il a tant méprisés jusqu'au- d‘hui, et M. Guay, de Livis, le grand vengeur de Mercier, se contente modestement de la po- sition de surintendant de la quarantaine à la Grosse Isle. La première douzaine est complète. Qui commencera la seconde ? ee Pour la Sciatique MEL Pleuresie Les Points PA STE Crampes LE MEILLEUR REMEDE Chaque Plaster est dans une Rhuma- boite de ferblanc émail- : 1 d'une v de lon tisme fl le Pod à ag , FABRICANTS, MONTREAL. Lie clmevde local greve les différents articles qui y sont apportés par le St. O- lof, retardent considérablement ia marche du progrès dans les lies. Espérons que dans un àa- Nevralgie Contre ! RHUMATISME. lée; prix %cts—en rou- Mal de Dos Daris & Lawrence Co. Ltd, Pensees C'est la religion qui fait les vrais héros. venir rapproché les gouverne- ments local le monopole, véritable fléan partout où il s'implante, sera | banni à jamais de ces parages. | Com. RUMEURS (Du Quotidien) “On assure que sir Wilfrid Laurier le chef immacu!é de tous les pure, songerait aussi de y . | . | A \ dans Pleasant Fay, de sa voix! ple construit dans un style quel-|même que M. Tarte à se mettre rauque annonce son arrivée à l'ile d'Amherst. On jette bien tôt l'ancre et une chiioupe est descendue pour porter à terre la malle de cette ile. Anhersi autrefois connue sous le nom de Havre Aubert, est le chef-lien et la plus ancienne paroisse des iles. On y voit la cour de justice, la prison des iles, de belles de- meures, des magasins bien a- chalandés et une magnifique é- glise, sous ie vocable de Notre bytère très spacieux, qu'il n’y ait pas de curé ré- sident. La mission d’Ambherst est desservie par le Révérend curé du! Monsieur Thériault, Bassin et natif de Havre aux Maisons. Ce jeune prêtre, puis- qu'il ne compte pas encore! trente printemps, a done pour théâtre de son zèle la belle ile! d'Amherst qui compte près de! 300 familles. Toute Ja popula- tion de cette ile amsi que de toutes les autres vit de l'indus-| trie de la pêche. On y cultive la. terre sur une très petite échelle, | quoique le sol soit d'une fertili- grande partie du sol est argi- té merveilleuse. Chacun récolte | leux et très fertile, quoique peu se qu'il Jui fant pour son usage | cultivé. Quant à l'aspect physi- ! de trouver le comfort auquel ils | cessaire pour les Cérémonies du Culte. Havre aux Maisons peut Dame de la Visitation et un pres. se glorifi:r d'avoir un couvent bien | que peu autique, présente toute- lois un aspect agréable. L'inté- rieur est très bien fini en bois. Le seul défaut qn'elie présente aux bons habitants de tte ile, lest qu’elle n'est pas assez spa- cieuse çt on parle de lui faire subir quelques transformations | Pour permettre aux paroissiens ont droit et fournir l'espace né- sous ie contrôle des Sœurs de la Congrégation de Notre Dame, où les jeunes filles des îies peu- vent recevoir une instruction supérieure et une éducation vé- ritablement chrétienne. Cette paroisse n’a donc rien à envier à auCuhe autre avec sun énergi- que et dévoué curé toujours prêt à s'acquitter de ses devoirs de pasteur vis-à-vis des brebis qui lui sont coufiées. La paroisse du Havre aux Maisons qui con- tient environ 200 familles, pré- seute à peu près le même as- pect que les autres. La plus à l'abri de la tempête qui cozx- mence à se faire craindre pius! que jamais, comme le prouve le sauve qui peut général dont le peuple de la province de Qué- bec est témoin depuis la fin de la session surtout. Le ministre des travaux pu-| blics se ferait nommer commis- | saire Canadien à F’aris, avec un | traitement spécial et quasi royal pour la représentation du Cana- da à l’exposition universelle de 1900. Délogé du commissariat de Paris, M. Hector Fabre pas- serait à Washington, pour y remplir des fonctions analogues; à la suite de la conférence d'’a- mitié que doivent tenir les gou- vernements des deux pays, E- tats-Unis et Canada, au mois prochain, et dont on attend d'’é- et fédéral feront | vrai patriote, disparaitre ces obstacles et que Le but de la vie, c'est Dieu ; la rè- | vle de la vie, c'est le devoir. | paraisse, craignez la comme un ser- | pent. Le vrai chrétien sera toujours un Jl n’y a de vrai patriotisme que ce- lui qui est dicté par la religion, En quelque forme que la médisance Les devoirs envers son parti poli- tique voilent souvent les devoirs en- vers sa conscience. Un cervelle sans jugement est une voiture mal suspendue et qui verse en route. Pendant que le génie et le talent se battent a la porte, la médiocrité silen- cieuse l’entr'ouvre. Rien n'est propre a former les grands caractères comme la médita- tion intelligente de la parole sainte et des vérités chrétiennes. If You Want to tonnants résultats. Quant à sir Wilfrid Laurier, pour qui la vie | ministérielle n’est plus possible sans M. Tarte, il renoncerait é- galement à son panache et à son mandat pour devenir juge en chef de la Cour Suprême du Ca- nada, en remplacement de sir Henry Strong, qui ne demande qu’à passer en Angleterre, avec un traitement convenable pour ! fessional dentist on P. 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