'AIC C Je me suis remit: ample que l'amande eut/m'y le parler exulte” avait thlque peu clwngé lomque j'ai lu le livre la &igom'ne, de l’illusma écrivain Automne Maillet. J'ai été tout à fait ravie! J'ai donc tenté d'imiter ce! auteur. non pas son génie. ce serait impossible à mon avis. mou bie‘n la manière dont elle fait mtrler ses pemommges. J'ai cepeth triti'lié de donner aux mth la saveur wru'cullère du parler de mu région.° C’est un tutu, Albin Arscnuult, qui m‘a présenté Antoincttc Gallnnt lors d'un passage à Rustico nu printemps de l975. ll la commissait depuis son enfance, car il était de ceux qui avaient cu la chance d'assister à sa pcribmuuiccs à Saint'Chrysostomc. Cc jour- là, cllc nous n montré un manuscrit qu‘elle uvnit écrit dans le parler acadien de Rustico. Ellc u cu lu gentillesse de me lc prêter pour que jc puisse lc photocopier, heureuse de le pamigcr avec quelqu’un qui s’intéressait à la langue ct aux traditions acadiennes. J'étudiuis à l‘époque à l'Université Laval cn t'olklorc. Quelques mois plus tard, avec sa permission, j'ai publié dans La Voir acadienne, qui venait tout juste de voir le jour. un extrait dc ses écrits dans un article intitulé simplement « Rustico... on mcontc... n’. ll y était question de l‘incendie t‘lu couvent de Rustico survenu en 1932. L‘été suivant ( l976'), j‘ai soumis quelques autres extraits au journal. Voyant l’intérêt pour ces articles, le rédactcur, Jean H. Dalton, également de Rustico, a approché Antoincttc pour l’inviter à écrire une chronique hebdomadaire dans [o Voix acadienne. Heureuse et flattéc de l’invitation, cllc s‘est aussitôt mise à l’oeuvre et a publié sa première rubrique de thico on raconte i LÎÀAntoincttc ‘Ga’llnnt: Le Jaiiæääi’ä ËÎriËi-oïzonteuse. Summmidc. La Société Saint-W'Aquin. I979. p. 5. ’ La Voix acadienne. le s nom I975. ' Interview à l‘émiuion L 'Acadle c 'matin. LA 'IYITC IOÜ'CÜAIÜI k22déœmirc lWôwkdùmuan m.àNoel».Antoinctthallmtaœnun ChmniqœpañammvùonIOmmm plaisirdcuonùmxlectmrx Pmœtmœn‘cstpastmuicmndcqtu appréciait les écrits d’Antoincttc Gallant né‘fig‘ÎSdëlnsli!langucctl'accenttraditionnel de Rustioo. Yvonnc Douocttcs'en souvient: Au début, on était peut-être un petit peu embarrassé par ça et on avait peut-être un petit peu honte. Je pense qu 'on avait peur que les autres gens de I'Île penseraient qu 'on parlait encore comme ça Mais plus tard, on a appris à vraiment apprécie qu'est—ce qu'elle avait écrit. Qui d'autre aurait pn's le temps d tout ça aractement comme les mots étaient prononcés? Ce qu 'elle nous a laissé. c 'e‘st quelque chose de très précieux, c'est une partie de notre héritage. notre histoire.‘ Une lectrice de Charlottctown, de Rustico, était tellement otîusquéc par la chronique que chaque semaine, en guise de protœtation, elle déooupait l’article et le postaitàladirectiondujoumal! [zrédactcur s’est même senti obligé d’expliquer, voire de justifier, la publication de cette chronique. Lc 29 septembre 1976, Jean H. Doiron écrivait: La première raison qui me vient à l quant au pourquoi de cette chronique, æt qu'elle amuse une foule de gens, et moi le premier, je retire un immense plaisir à la lire puisqu'elle me rappelle des souvenirs que je ne veux pas oublier. Elle me rappelle la langue que mes parents et grand 'parents et tous leurs amis parlaient et même si. d 'après « l fimpæ'œ p elle est bourrée defaut ,je suisfia' de