; À PR 4 ) % D SR I /1MPARTIAIL, JEUDI LE 3 MARS, IS898. Dhs Le Sieur Croquemi- taine et Madame son Epouse Ah !' ah! voici le sieur Cro- quemitaine et madame son é- pouse qui sortent de leur repai- re et qui commencent leur tournée. 1ls portent tous deux les fameuses hottes qui ne peu- vent jamais se remplir et sont armés des formidables martinets quine peuvent jamais s’user. Leur bâtons de voyage qu'il sut- fit d’enfourcher pour faire ie tour du monde en moins d’un instant, leur permettent de se rendre au premier appel des pa- rents. Cachez-vous, méchants petits garçons et méchantes pe- tites filles, voici les deux époux qui arrivent à grands pas : Ca- chez-vous bien, enfants incorri- gibles, voici Croquemitaine et son epouse ..…. ! Les enfants coupables ont beau se blottir sous la table, se! cacher derrière la porte, ou se | réfugier dans le giron de leur | a t : (3 e : | A : Maman, ils ne peuvent échap-|fls aussi vicieux : puisque {R haut en bas. Dans cette écurie eravx yeux des terribles €. | 1e Veux pas les écouter, tu vas! sous pourrez avoir les mains P y erribles €: | poux. Voyez plutôt la petit Ma-, rie, qui ne voulait pas se ren-| dre à l’école et qui battait sa | Auemitaine va t-elle précipiter | toujours barbouïillé et sur vs bonne qui voulait l'y conduire, | Virg’nié dans ce cachet Nr, 08 oreilles crasseuses : allez, ma la mère Croquamitainue n’a pas! l'on ne voit que des souris et des | hetits amie, .es tonquins ne été longtemps saus voir ce qui rats, des crapauds et des SeT-!sont pas difliciles sur le choix se passait ; elle est arrivée com-|Pents ? Mais la pauvre petite! qe Jeur société : ils vous traite- me une locomotive, et, d'un seul | coup de à l'école. | dans le grenier ; tu n’accuseras | sois hypocrite et que tu accuses | ras raconter aux personnes du' voisinage tout ce qui se fait à la maison, tu feras renvoyer la bonne par tes méchants, propos, tu rapporteras ce que ton Papa dit à maman, lorsqu'il est de mauvaise humeur, et ce que ta Maman répond à ton Papa! c'est une jolie conduite, made- moiselle Adrienne il est temps d'y mette un terme; Vlin! vlis ! vian ! voilà pour ton Papa et ta Maman, et si ça t’arrive score, | je t'emporterai - bien Join, bien loin. Cette fois-ci je t'y prends, pe- tit drôle, tu ne diras plus que c'est le chat qui ièche les confi- tures dans l'armoire et que c’est le chien qui croque les fruits plus ta petite sœur d'enlever la crème du lait-et de chiper le su- cre dans le buffet ; n'est-ce donc pas assez d'être gourmand, vo: leur et menteur ? Faut.il que tu les autres de tes méfaits ! C’est trop du tout, et vu vas être sè- vèrement puni. Tes pauvres pa- reuts sont désespérés d'avoir un . . FU | subir la peine que tu mérites. | Est-ce possible ? Madame Cro-| sera dévorée en moins d'un ins- mart i net tant. Virginie est une enfants | rez pas manquer de vous en- | « e } ° F Lu } à : a fait maicher Mademoiselle | tsagréable, c'est vrai ; elle est |tendre, puisque vous avez les $ | | : ct HS 2 Marie de toute la vitesse de ses | boudeuse, manssade et volon- mêmes habitudes. petites jambes. Je vous assure | taire ; on pent encore jui repro-| Mon petit doigt ne ment ja. la her: 10 £ . . . que la jeune personne ne se fera | Cher sa négligence et son désor. mais, Mademoiselle Claire, vous plus tirer l’ereille pour se rendre | dre, mais enfin, ne ponrrait-on | ayez été mauvaise : vous avez |pas la punir d'une autres maniè- | dat trois mensouges à votre ma- Toc ! tec ! j'entends du bruits!" : Par pitié. Madame Croqui-| man ; vous avez battu votre dans la maison. C'est monsieur | mitaine,mela faits pas Jules qui se met en colère: il brise | À a désobéiras à tes parents ; au re-) voir... Non, monsieur, il n’y a pas de pardon. Vous pouvez crier, pleurer, vous rouler par terre, vous ne m'attendrirez pas. Vous avez fait cent fois les mêmes promesses à votre Papa et à votre Maman, et cent fois vous avez recommencé. Le jour du châtiment est arrivé, et vous al- lez recevoir le prix de votre af- freuse conduite. Je vais couper cette langue qui ne vous sert qu'à mentir et je la jetterai aux chiens : Qui pleure là-bas ? Ah! c'est votre pauvre Maman ; elle me supplie de suspendre la pu- nition. Je consens à luia corder cette grâce, une fois encore, mais si vous n'êtes pas Corrigé quand je reviendrai, votre langue y sautera. Entrez, mademoiselle Jeanne, veici la demeure qui convient aux petites filles malpropre:, telles que vous. Allez avec les pourceaux ; vous pourrez tout à votre aise ébouriffer vos che veux, souiller vos bhelies robes et plus couvrir de taches de sales ; ou ne vous fera -ovlus d'observation sur votre visage rout en camarade vous ne pou- bonne et lui avez arraché son beau tablier : ous avez jeté ses jouets et pousse des cris à|Pêtes ‘ je vous assure que Virgi-| votre pain dans les ordures ; faire trembler les vitres : ouvrez | nie Se corrig®ra. La mère Cro- | vons avez été très dissipée à l'é- la porte, Madame, je veux dire |que-nitaine n'a point Jeté Virgi- | cole et n'avez point étudié votre an mot à ce mauvais sujet. Vous | NI€ dans le cachot noir et la pe- |lecon. Vous comprenez bien savez qu'avec moi toute resis-| tite fille est devenue sage. |que cela ne peut durer indéfini TRAIT DE FINESSE L'Académie française tenait sion de la sixième édition de son dictionnaire. On en était à la lettre T, et le secretaire de la commission de rédaction fit l’a- samment s'entendre sur les rè- gles à poser pour la pronencia tion de cette lettre lersqu'’alle se rencontre au milieu des mots.t Un honorable membre, dont la compétence n’était pas générale- ment reconnue sur de telies ma- tières, se leva alors, et pour trancher la difficulté, il propcsà de décider, en vertu de l’analo- gie, que, de même que entre deux voyelles S a le son Z, ainsi le T entre deux voyelles doit se prononcer comme le C. Il cita à l'appui de son opinion les mots patience, ambition, péripétie, é- ducation et une foule d’autres Après qu'il se tut escrimé à sou- tenir cette étrange loi granma- ticale, un académicien, qui s'é- tait tenu silencieux dans son fauteuil, et qui avait écouté a- vec un fin sourire, se leva enfin: c'était Charles Nodier, le savant et spirituel philologae : “Mon cher collègue, dit-il de sa voix la plus hypocritement bénévole, prenez picié de mon ignorance et faites mei l'anivie de me répéter la moicié des bel- les choses que vous venez de dire.” Ces paroles prononcées avec la bonhomie qui caractérisait l'honorable merabre, excitèrent une hilarité que celui-là seul à qui elles étaient adressées n'eut pas le bon esprit de partager. | On compr:ind toutefois que l'in cident devait mettre fin à la discusison ; la séance fut jievée. | | | HISTOIRE DE DEUX DIAMANTS. _ | Les deux fameux diamants, l'Orlof et le Shab, qui ont figuré au courovnement du tsar Nico- las IT, ont en une histoire mou- tance est inutile ; quaud on xe Greorges n'évoutait ni son Pa- ment. Vous jurez que cela ne veui pas m'ouvrir la porte, j'en-}P®, 01 se maman. ; il était pa-| vous arrivera plus ; doit-Je vous | tre par la fenêtre : si la Paie | "ere et ne voulait jamais se | croire ? Allons, je Cconsens à ne est fermée, je passe par la bou-| lever pour aller a l'ecole : il 6. pas vous emporter cette fois en- chée, je m'introduis par le trou |t2lt menteur, gourmand et mé-|core, mais si vous n'êtes point de la serrure ; ii n'y a pas mo-|®e tmpoli Ses parents l'avaient | corrigée à mon prochain passa. yen d'échapper au père Croque- | plasieurs fois menacé d'appeler ige, il n'y aura plus de pardon mitaine ; ouvrez, Madame, il] Croquemitaine, et le méchant|et vous irez dans ma hotte. faut bien que je corrize votre 34TS0n n'avait tenu aucun! Boswjour, madae, voilà votre fils, puisque veus n’en avez pas | cempte de ces avertissements. | fils que je vous ramène ; il est le courage. Un beau jour, Croquemitaine aussi docile qu'il était déso Fi!la vilaine curicuse ! vo-|arriva sans tambour ni trom- | béissant. À cette heure, :il yez-vons Clémentine qui écoute pette ; il saisit l'enfant incorri- Lest poli, laborieux, pronre, et à la porte du cabinet de son | ible, l’'emposta dans sa hotte, |tont à fait gen’il. Croyez-moi. papa ? C’est affreux ; voilà dé. l'enferma dans un cachot et | madame, une juste séverité est jà trois feis que ça lui arrive : l’attacha à la muraille à l'aide | nécessaire : c'est ]a mollesse des la première fois sa maman l’a Un cellier de fer. Depuis ce! parents qui fait les défauts des vementée. | Le premier qui orne le sceptre des tsars depris le 5 avril 1797, |époque du couronnement del | Paul 1er, et qui pèse 194 carats, formait jadis, avec un autre dia- | |maut à peu près semblable, les deux prunelles d'un dieu indou. (11 fat soustrait par un sol'at français qui le vendit 26,000 francs à un capitaine anglais. Uelui ci à son tour le céda à un négociant pour 100,000 francs.| Finalement un Arménien s'en | rendit acquéreur et le vendit au prince Grégoire Orloff, qui en | | | | | | | | | fit présent à l'impératrice Ca-| Le | } + > sq + » . ® grondée ; la deuxième fois, Clé. teMPS, Georges couche sur lalenfants. Punissez-les chaque mentine a été mise en pénitence,. | paille « mange des croûtes de | fois qu’ils le méritent, sans ce. Elle avait bien promis de ne|Pair. Tous les matin, Crequemi- lère et sans faiblesse, n’abusez plus recommencer, et la voilà | taine vient le gronder dans sa | pas des caresses et ne les em- qui vient encore de céder à son | prison | horrible défaut. Cette fois, elle | Allez, ORNE. allez, mé |ges : les baisers ne doivent être mérite un châtiment sévère, di sise EN 7 ne que des récompenses. Si vous vous CCmprenez bien que ma. | SE : als | +08 eZ : es conseils, vous n “ire dame Croquamitaise qui voit! ii. de E POS plus besoin d apoéler à votre [aura bicmtot mis à la raison. 11!aide le sieur Croquemitaine ni therine. 11] fut payé 2,250,000 francs, plus une rente annuelle | de 100.000 francs. Des titres do. | noblesse furent même octroyés |brassez que lorsqu'ils seront sa-| | à l’'Arménien. Le Shah a un passé autre- ment tragique. Ce diamant, qui ne pèse que 93 Carats, ornait le trône de Na-| d'un seul coup d'œil dans les) ' | é ; l : est justement Ïà qui rède dans | madame son épouse. cinq parties du monde, ne peut. à Po Fr | |le voisinage, et je n'ai qu'un si-! ) Mia hu, CL manquer d'acourir : Justement! :, .7 7 | LE FANATISME GRIT | x x | gne à lui faire. Vous savez qu'il| NE Éd ia VOIlcl qui s'approche à pas de CONTRE LES CA lest inflexible et qu'il nese laisse loups : Prends gard à toi | EE é Ce THOLIQUES _ ® i Clé |attendrir ni par les promesses. CR mentine...….. | |ni par les larmes : Vouiez-vous. | 1] yades petits garçons et 1 : Ù nn Le Catholic Recister établit à . [Oul, où non, m'obéir ? Voulez-| € noté " des petites filles qui s imagi- |. Li ii. que les catholiques d'Ontaria, Là ©, | vous finir votre page d'écriture! 17, h neut qu'en les voit pas lorsqu'ils à | qui forment 174 p.c. de Ia po- et faire des bâtons jusqu'au bas e commettent quelques fautes en Lo + 2 pulation de cette province, n'ont de la fe-ille ? Vous résistez en- H cachette ; ils ne savent pas quel... ni 1: Cf que 7p. ce. des leurs dans le , |core : Eh bien, tant pis !vousse-! gene les murs ont des oreilles, les fe- . Iservice public. Et parmi les ca- Mn. : Pret Non, madame, je ne me fais hol: Dh à êtees des yeux e le : y » :, tholiques, dans le service, ne "+ ANS SU jamais attendre quand il s'agit 7 Le Crequemitaine, ainsi que ma- .. 1. |eherchons pas plus de trois ca- D de punir les exfants désobcis- di £ jé à a on épouse, sont au cou- . badiens-françals, Cas nous per- P 0 94 CON Lente Avec mes creilles elasti-} ,. D P rant de tont ce qui se passe . ; j drions notre temps. Se ques, jenteuds voler les mou- ar | dans l'univers. Paul, le touche- 1. : | Et l’on a l'effronterie de van-| ; ches à sept lieues dans les airs : à-tout, en fouillant dans le bu- reau de son papa, a renversé l’é- j'entends crier les enfants mé E .. . chant de Paris à Pekin à New- critoire sur des papiers : il t'en | Cuira, mon miguon | 1i s’est en- York et de New-York à Mada- L h | ; pourtant le vote d'un protes.| - : . SasCar ; aussitôt qu'on m'appelle | fermé pour éponger l'encre qui coule sur le tapis : regarde qui ue E ; + [tent | j'enfourche mon bäten et j'ar- ù | | Les électeurs catholiques veu- 8" , , Tiye au grand galop, la hotte desceud par la cheminée : c st le père Croquemitaine. 11 t'en lent ils justice égale pour tous ? sur le dos et les verges à la) | Que leur cri de guerre, le 1er 18] e che-à- : mars prochain, soit donc : cuira, Monsieur le touche-à iard fu vas en goûter de ces! l tout... | | À bas les fanatiques ! | Lt 5 La bennes verges, teujours neu- Rite ei. c r] | as les grils :— Jani Ah ‘tu croyais que cela de-}, . Vlan ! vlan ! vlan ! tu les. $ main. Ah ah ! mon jeune gail. | | vait toujours durer, petite La-/{;ouves piquantes : Eh bien tu! Ripans Tabules cure nausea. ter sur les hustings la graude libéralité des grits. | | | | | | varde, vilaine médisante ! ta 1-'ies sentiras chaque lois que tu: dir Shah, qui mourat assassiné. 11 fut voié par uu soldat afghan, lequeÏ tomba sous les coups de trois frères arméniens au mo-| ment où 1] vensit de le vendre à un joailler. Ce c'ernier subit le sort de l'Afghan. Le drame ici se com-| plique. L’ainé des trois frères | Ë à | arménicens, voulant garder seul le fameux diamant, se débarras- sa de ses deux frères en les em- poisonnant, et vint en Europe pour se défaire de son tréser. Finalement Shajas—c'était le: nom de l’Armémien—le vendit à Catherine II de Russie pour 2,- | 500,000 francs. Mais quelques années après, Le vote d’un catholique vaut! Shajas mouralt à son tour, eM-, Home suggestions for the occupation of little poisonné par un de ces gendres. Triste retour des choses d’ici- bas ! 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