! Ë I RU EU + FER “ é 4 ; A - É 4 ” n TR se 7 LA nié 6 20e En Dr HorRr A LAMPE À RS dE RP METRE LE À aps st PPT ARR er nt cac q es rm arm. co ‘ Impressions de Voyage a — LE JUBILE DE LEON X111. LA MESSE DU PAPE liest six heures du mai. Deux on trois covps frappés à la porte de ma chambre d'hôtel m'éveillent brusquement. —Qui est là ? —Vaticano ! C'est une invitation à nous rendre an Vatican, le matin même. À sept heures et demie, Léon X111 officiera dans la capella Paolina. L'envovye s'excuse d'arriver à une heure si matinale. Ils’'est présenté déjà, la veille au soir, en notre absence, Son devoir est de remettre l'invitation en mains propres. 1l recommande “l'habit noir” et s’en va. … Nous voiei dans la capella Paolina. Denx cents personnes environ aitendent l'entrée du Saint Père ; un assez grand nombre de prêtres, quelques hommes en habit ; les femmes en noir, une mautille sur latête. Le passage du milieu, qui va de la porte à l'autel, est main- tenu libre,occ upé ça et 1à par des hallebardiers et des huis- sièérs aux costumes extraordi. naires, jaunes, verts, écariates et eramoisis. Tout à coup, un mouvement se fait à la porte, les ofliciers de la garde du pape, casque relui sant, épée nue, entrent, se ran geant suries côtés. La piété, la foi, la ouriosité s'’émeuvent dans l'assistance. Toutes Îles tétes se tendent vers l'entrée. 1! apparait, suivi de cardinaux et d'évêques. ©'est Lui, le Prêtre vêtu de blanc...1l a, sur le senil,uu arrêt d’un insiant et les yeux et les cœars ne voient, malgré les ors et les pourpres dont eile est environ née,que cette forme blanche, svelte, un peu inclinée d'abord, qui, tont de site, se redrisse.……, La main temps,—paterpelle ; et, légère, s'est élevée en même trausparente, elle semble flot'er dans l'air, où elle esquisse le gestes de bénédiction, C'est très beau ….et c'est charmant — 1ls'avance, regardant avec dou ceur, à droite, à gauche, la main toujours levée, bénissante,+ vol- mal de deux son visage osmaigri, fin et donx, tigeante comme une semeur. l1lest là, a pas ; d'homme très âgé, est évciairé d'une bonté qui pense. L'esprit, qui éclate dans les yeux, se montre aussi daus toute la ligne uerveuse du corps et dans Ja démarche prompte, comme en- volée, du vieiilard biane. Ce vieillard blanc, saavement pieds, blanc de la tête aux marche sur l'extrême bord du tombeau avec sa grâce souri- ante de roi des croyants, en bé nissant— de sa main qai meurt —j'universelle vie. Les fresques de la oapella Paolina sont de la vieillesse de Michel-Ange. Voici saint Paul terrassé, sur le chemin de Da- mas, par une lumière qui, tom- bant de la main de Lieu, s’élar- git en s’abaissant vers la terre. Maintenant le Pape offcie. Il élève l’hostie sacrée, blanche Les officiers font le salut de l'épée Les cardinaux dalles l’orgueil de la pourpre. Le Pape Jamais je n’oublierai cette voix Aucune au centre d'un soleil d’or. écrasent sur les prie à voix haute. mouotonie pe vient détruire l'idée que l'on se fait d’un pontife souve- rain parlaut au nom de sa fille, lhumanité. Le Père est ment ici en prière pour les en-|jnges, un prisonnier devant les! 1lest chargé d’anuées]| voleurs, un flagellé, souillé du! } fants nes let chargé de douleurs, des dou: leurs du monde. Sa voix, rim- plement et vraiment humaine, sort d'an cœur profond. C'est un soupir etc'est un sanglot, très personnels, à Ja fois las, expirauts et indomptables, qui ont parfois de grands sureanuts, et qui seraient reeonnaissables entre tous les sang'otset tous les soapirs de Ia terre. Ce qu'on entend, ce sout les cris d’ane douleur d'homme, d’un homme dont le cœur s'élargit jusqu’à être paternel au monde entier. Ame blanche, prêtre tout blanc, blanche vieillesse, candeur de la foi, voilà ce qui parle etce qui prie. Oh!la plaintive humanité, et que cha- que élancement de douleur se chauge en élan de prière! 1] est impossible d'avoir entendn cette parole gémissante, ce sanglot, ce cri, cet appel, cette supplication, et de l‘oublier.] Ce qu’on éprouve, c'est la nitié pour celui qui prie, car on croit deviner qu’à ce moment il souf. fre surtout de l'impuissence de sa »ropre pitié à faire le bien parmi les hommes !—"‘Sans vous, mon Dieu, ma royauté trop humaine ne servira à personne |! mes appels, comme mon silence, demeureront in- compris ! Domine,exaudi nos! “Miserere ! miserere !” La messe du Pape est dite. Il a prié pour tous. On va prier pour jui. À son tour. il eutend la messe. Et le voici maintenant au milieu du choeur, sur son trône de soie et d'or. Jlne s'y reponse qu'un in- istant. 11l'a bientôt quitté; il |s’agenouille. Agenouillé, il se courbe, 1l prosterne sa vieil- |lesse et sa grandeur aux pieds de ia croix. Et voilà qu'ainsi | prosterné,—les bras jetés sur le |prie-Dieu, la eusevelie parmi la blancheur des man- |ches—il se fige dans une ab- .olae immobilité La marmo: |réenne et svelte figure va de | fa ce meurer ainsi, indéfiaiment im- | mobile. Eile a prié, rar 6 cri jet par le sanglot tont à l'heure. | Eile pri: maintenant par i’im- mobilité et par le silence, qui |sont plus près de l'Eternité. : On dirait un de ces pontites de çmarbre a genoux sur leur pro- | vre tombe” dans les plis raides du carrare diaphane. Nous nous |levons ; il reste immobile. L'as- | ments que demaude la clochette | d'argent an timbre léger, véri- table filigrane de sons cristal- |lins ;ilreste immobile. 11 est en effet mort an monde... Où monte t- lelle, où descend elle, en ce mo- [ m ‘ut tout à fait s’en va c'tts âme, où solennel ?....…. { L'hostie s'élève rayonnante Va. t-il se ccurber plus bas ? Non. |1l demeure vriratil sou front immobile. Décon- devaut le nimb: de Dieu ? Non ; ce n'est plus t'heure où il peut, libre à demi des adorations de l'âme, taire un geste physique d'adora- tion ; il demeure immobile de- vaut la gloire de son Dien...… Alors un prêtre s'avance, étend la main an-dessas de la tête du Pontif:—et ia découvre. Le Pape est immobile. Il est seul devant Dieu à qui il apporte en silence le cri du monde, universel Miserere : —‘“‘Avyez pitié, Seigneur — l'aniversel L'IMPARTIAL JEUDI LE 10 AVRIL, 1902 sistance exécute tous les mouve: | crachat des impurs; ô Dieu, qui avez été le supplicié d'on supplice infamant, justice et pitié poar tous, Ô Dieu qui avez voalv être nn homme, afin de sréer parmi les hommes la jus- tice et la pitié, la pitié et la jus- tice !” JEAN AICARD GOOD ADVICE The following dialogue was hearp few days ago in oue of our neighboring settlements. Read it'— Pat—"Lello. Peter !” Peter—‘Hel-oh eh-oh-ho, Pat.” Pat, Why! Peter, that's x terrible cough you have.” Peter. "1 know, It's killing me Pat.‘ Pat. “Why don't you get something to cure you ? Peter Sure I have tried all the cough medicine on the market but they did me no good. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, L intei.ded to go, but Baruey called over to fee me last night and told me notto bother, with any of them ? ne Why was that, Peter ? eter, * Well. ke says last spring when Margaret was sick she h:d ali the doe- tors in the place to see her, and the de'il the bit she was the better of them. Pat And will you teli me what cured her ? Peter, Well, he says he heard great talk about this MacDONALD'S DRUG STORE keepivg very fine medicine for man or beast. and he started at once to see Mr. McDonalds, himseif. He gave him two bottles of MacDONATD S AN ODYNE PINE EXPECTORAN#T, which only cost him 25 cenis apiece. T'his cured her completely. Pat, Well ! Well ! that was cheap Peter, Yes and he says if he had gone to McDorald's Drug Store and got this medicine in the fir-t start he would have saved over 850 that he had paid out for doctors’ bills and medicines. Pat, Dear, oh dear ! My, vh my ! Peter, wou!d advise yeu to go to Sum- merside and see ti at man at once! Peter. Well, Pat, I wiil go to see him this day with the he'p ofthe Lord and the old horse. Good bye, Pat. Pat, Good bye, Peter. PS. Pat—coy! Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring me a bottle of that MeDouald s Anodvne Pine Expeetorant for Ann, Peter—]I will that, sure. Miiburn's St-rliug H-adacha Powders contain neither phine nor opium. They prompt- y cure Sick Headache, Neural gia, Headache, Grippe, Headach» of delicate Ja mor dies and Hvadache f:om any cause whatever. Price 10 ad 25c. INSURANCE ÂÀÂGENTS CHXRLOTLETOW N. R:presenting in P E 1+ land North British & Mervcantile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society Phoenix Fire Assurance Co. of London. 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Lmhariitièdes illustrations, rempli | de contes et nouvelles, dont quel- pour le crime : | ques unes canadiennes, de variétés pour l'endurcissement comme littéraires, de charmantes poésies, |pour Île remords ! Pitié pourice numéro fert de cinquante à En dus .|soixante pages, qu’accompagnera tous Justice et pitié, ê Dien AI! un feuilleton illustré à ho e8 ne se vendra que cinq centins. Bureau, 33, Rue St-Gabriel souffre ; pitié pour l'ianocence et pitié aussi | | yances. de philosophies, de reli- | | | Montréal. HOUSE ) FURNISHINGS ing and designs are much admir Carpets! Carpets here. Prices lower thiu ever. Lace Curtains and the reach of 2l'. ing, Art Sateens, &c., &c. de. LS American and Canadian Wall Papers Seyenteen thousands rolls of Wali Paperirg, including some of thé most artistic designs color combinations we have ever shown. English Floor Oilcloths and Linoleums ed. |! Carpets ! Muslins. 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CIAUX ET PHIL£SOPHIQUES L'onvertnre des collège St. Dunstan aura lien le 5 septembre. Les présenter le jour de l'ouverture. 21» Le ® ? élèves sont priés de se Pour plus amples Jtions, s'adresser au Supé ri Gr. Ce 1°r Ceptembre 1901 FPANS Ripans Tabules are a common sense, effectual cure | Êi for dyspepsia, biliousness, heartburn, headache, con- | RÉ stipation, dizziness and all disorders of the stemach, A1 liver and bowels They are intended for the use of men, women and children .everywhere, and have proved beneficial in the majority of cases. claimed that they will perform miracles, but some of the cures which they have effected amount almest to | Easy to take and prompt in action, they have À no rival as the best remedy for the every-day ills of ad À sitting on the step, wie de t came to M had just got cn et à dur I 4 ii l ure y ES & I said 1 would try them, and from then I haven”t 7 providing I finish with a Tabule instead of dessert. feel GASTRIC TROUBLES. ‘I bad suffered Ponge y. Le nt Le ue L My head a-*-4 and my feet wou cold as ice. Y owels were not d such cran. +m gases forming on my stomach that. oué faint away. l'a te Le À About three müntbs ago p A My brother recommended Rip; U obtained some for me from the nearesl drug store 4 & ‘à in moy stomach an@ f { have no more headaches and can sleép well ; in fact, I feel as lis that is saying a good deal for a woman who weighs 190 pouñds. jam using the Tabules a year ago, for they would have saved me a great di : One gives relie 8 COMMKR- | Ciasses an ic forma | CA — Ripaus Tabules Doctors fiud A good preseription For mankind. It is not A MEDICINE WHICH PROLONGS LIFE, ns Tabules for a number of een and would not be without them. ae hâve beeñ using them “es id to fat S. Lie RER ReIn. very thank — stric troubles. 1 could not sleep 4 p wodic h such Ré su 8 and féf 5 fo ho 2 1 ef T'häve no more g sé HOTEL RIVERSIDE IDUKE ST. MONCTON, N. 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