“1 se E Î " 7” 3 D € La % + CIE DE LIMPARTIAI, Proprietaire | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph | F. J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. em amsn J. BUOTE, Assistante. Vol.2. No 50. Nouvelle Serie —EÆElle nous accompagnera Gonc dans notre recherche ? dit ie jeune | brièvement, selon sa coutume, mais | seule de sa gorge. homme, le visag: illuminé de joie, | dans tous ses détails essentiels, la | souffrir une intime toiture. et oubliant toutes ses hésitations devant cette perspzctive. La vieille fenme arrêta sur lui un regard singulièrement perspica- ce et pénétrant. Elle soupira, puis secoua la tête. —Non, Mile Alice ne viendra pas ave: nous ; mais, retirée dans sa chambre, elle priera Dieu pour que nous réussissions. La physionomie du jeune hom me s’assombrit, mais des pensées graves lui vinrent sans doute avec le sentiment de son irréflexion ju. vénile, car il tendit la main à Ma- guette en lui disant : —C'est bien, vous êtes une fem- me, et ce que vous conseillez, on peut le faire. A la nnit tombée, je serai devant la grille du château. — Vous me trouverrs vous at- tendant. Monsieur le Marquis, et j'aurai arrangé toutes choses de SHSSOSCESG HHGEULE LE MYSTERE DE LA TOMBE TiIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 21 JUIN, 1910 Re CT. 17 ANNEE 26668695 2666066 Et la vieille femme lui raconta |te ra ique et doulourause s’échappa | scène qu’elle avait suivie des yeux, Elle paraissait Robert fut profondément tou- la veille au soir tapie derrière la vi-{ ché : tre de la maisonnette du jacobin. . Î Quand elle en vint au geste mena- [çant de Lucrèce et à sa propre in- ltervention, Robert lui demanda a vec épouvante : capable de tirer ? Maguette réfléchit : —Ce n’est certainement pas son intenton de tuer le bonhomme. Elle est trop habile pour cela, car, en somme, à quoi sa mort lui au- rait-elle servi? Klle voulait sim- plement l’effrayer et essayer de lui arracher, par la peur, la révélation qu’elle n'avait pu obtenir de lui au arracher, par la peur, la révélation qu'elle n'avait pu obtenir de lui au moyen des flatteries et des promes- ses. — Pensez vous qu'elle aurait été | — Vous êtes bien dévouée à vo- tre jeune maîtresse, Maguette.... Et la pauvre enfant a bien besoin d’avoir auprès d'elle une affection telle que la vôtre, dans le milieu étrange où la fatalité l’a placée ! —Je ne sais ce que signifie ce mot de fatalité, dit la vieille fem- me. Pour moi, je ne connais que la Providence, la Providence qui sauve les bons, châtie les méchants et veille à toute heure sur ceux qui se confent à elle, Remettez-vous à cette maîn de Dieu, qui guide la vôtre, et reprenez espoir et courage- c'est l'heure d’agit ! Elle le laisse sur ces paroles viri- les, si étonnantes dans la bouche d’une vieille paysanne, et Robert Mais, irritée comme elle l'é- | la regarda s'éloigner, tandis que tait par la résistance de Brutus et | lui-même demeurait, quelques ins- manière à ce que nul domestique }ses paroles offensantes, secouée déjà |tauts encore, indécis et pensif, sous nese trouve sur notre chemin. Mais il faudrait, auparavant, tau- ter une autre démarche ; et je dois vous raconter ce qu’ils ont fait hier tous les deux. —Qui, tous les deux ? —Rémandier, et elle, son démon tentatenr, Lucrèc: la maudite ! —Ilne faut maudire personne, Maguette, quand on est chrétien —C'est Dieu qui a fait tomber son châtiment sur elle. Ne l'avez vous pas aperçue, depuis qu’elle est crises nerveuses pendant lesquelles auraient bien pu malgré elle presser la vitre et j'ai crié !.... récit. ment à cause des difficultés de la lutte qu’il avait à soutenir contre | deux adversaires tels que Réman- dier et sa soeur....Non, il éprou- vait plutôt, en cet instant, une sorte ici ? —Non, mais j'ai entendu dire entreprise, et une impression atro- qu'elle est difforme : c'est une é- | cement douloureuse grandissait en preuve que ” subissent beaucoup | lui : | belle d'âme et de visage, dont le —Pour elle, c'est le ehÂtiment | souvenir le charmait si doucement d’innocents. des coupables, le châtiment de sou père et de son grand-père, Gracchus Rémandier, le meurtrier et le spo liateur. —Meurtrier aussi ! s’écria Ro- bert avec horreur. — Oui, il dénonça de braves geus et fut cause de leur exécution, puis il vous a pris le château et, enfu, ila offensé la Dame d’Albères, C'est pourquoi la punition s'est at- tachée À sa race et se perpétue ‘à travers les générations. —Oh ! Maguette, ne dites pas ces choses affreuses, car i! en est une, au moins, dans la famille , qui pe mérite pas d'être châtiée. Mademoiselle Aliee, s’écria Ma- guette, c'est à elle que vous pen- sez? Ah! pourquoi me suis-jé laissée aller à vous parler comme je vienside le faire? Elle, elle... balbutia la vieille femme, parais-| sant éprouver uue souffrance secrè- te et faire sur elle même un violent effort, ma chère demoiselle Alice, la malédiction ne peut l'atteindre, car....car elle est innocente et bonne comme les anges du ciel ! Mais le coupétait porté, Roba:rt éprouvait un frisson douloureux, comme s’il venait de voir un abîme ouvert entre lui et la malheureuse jeune fille, quitout à l'heure han tait si délicieusement sa pensée. | _—Reveuons à ce quz je dois vous | dire, le tempsest précieux, reprit Maguette. Ce serait peut-être le moment d'aller trouver Brutus Bo- nin et de lui déclarer qui vous êtes. Il ne faudrait jamais mal juger son prochain : Brutus Bonin est un honnête homme. —Mais j'en suis persuadé, Ma- guette, moi qui l'ai vu quelquefois. Je craius cependant d'entamer avec lui ce sujet et je doute qu'il veuille ” me rien révéler. _Il faut essayer, Monsieur le Marquis, il faut tout tenter et tout risquer....car les autres n'ont pas vos atermoiements ni vos scrupules. de découragement au sujet de son cette jeune fille, si Quoi ! et dont la sympathie lui semblait une bénédiction de la Providence sur son projet, cette Alice, si droite, si généreuse et si pure, elle était :a fille du banquier véreux, prêt à re- courir aux moyens les plus ina- vouables pour se sauver de la rui- ne ! elle était la nièce de cette né- vrosée difforme de corps et d'âme, casable de glisser jusqu'au crime dans uve minute de folie !....elle était enfin de cette race des spolia- teurs, sur lesquels s’appesantissait la malédiction de la dernière dame d’Aïlbères, son aïeule à lui, la mor- te vénérable qui l’attendait dans la | chambre funèbre dont il allait es- |sayer de retrouver le chemin ! I] y avait tant de trouble et de désolation sur son visage, que Ma- guette joignit les mains, tremblante et suppliante : — Monsieur le Marquis, au nom | du ciel, au nom de votre mère, au auom de tout ce qu'il y a de sacré | là haut et ici-bas, ne vous laissez pas ainsi abattre! Mon Dieu ! mon Dieu ! je comprends bien, et c'est horrible...horrible pour vous |et pour moi, hélas ! pour moi !.. Ah ! je n’avais pas sougé à ceia, et cela devait arriver, pourtant ! | Mais écoutez, Monsieur le Marquis, qu’elle donnait à ses paroles en tou chant à certains sujets, Mlle Alice est pure des crimes des autres, et la malédiction, c'est moi qui vous en répon 1, ne peut la toucher.... Monsieur le marquis Robert d’Al- bères, en présence du ciel, je vous l'affirmne, elle est digue d’être aimée à genoux. —Je le crois, je le sals, Maguet- te, dit le jeune homme, avec une conviction ardente mêlée d'une in- finie tristesse, mais elle n’en est pas moins la fille de ce Rémandier, et c'est ce qui m'accable. Les lèvres de Maguette se con- tractèrent, comme pour refonler des la détente ; c’est pourquoi j'ai brisé | ni un malade d'âme. | homme d'action at d'énergie, doué Robert demenurait accablé par ce | d'un ressort suffisant pour se re- Mais ce n’était pas précisé-| prendre après les mements de dé- ajouta-t-elle avec cette solennité elle re se connaît plus, ses doigts par le commencement d’une de ces | les branches dénudées des châtaig- | niers. Mais Robert, à l’aube de la vie, n’était heureusement ni un rêveur, C'était un faillance. Si, pendant quelques instants, tout avait disparu pour lui devant l’image d’Alice portant comme une trop lourde croix la so'idarité des fautes des siens, le sentiment de son entreprise le ressaisissait de nouveau, et une lucidité se faisait dans son esprit quand aux moyens à employer pour atteindre son but. Ilse dirigea, à l'instant même, vers le logis de Brutus Bonin, au tant pour obéir au conseil de Ma- guette, dont il reconnaissait la sa- gesse, que pour voir dans quel état la scène de la nuit précédente avait laissé le vieil infirme, à qui Robert, très sincèremrnt, s’intéressait. Car il était retourné chez lui sou- vent depuis leur première entrevue, et Brutus, si farouche à l'égard de tous, accueiilait avec un plaisir vi- | sible le jeune étranger. Son humeur noire avait cédé plus d’une fois au charme de la conver- sation de Robert, il avait accepté de lui quelques menus services et s était laissé aller, par moment, à lui faire quelques confidences sur son passé, le passé dont tous les vieillards aiment à remonter Ja pente ! Mais Robert n'avait pas voulu profiter de cette disposition d'esprit du père Bouin pour lui adresser des questions plus ou moins détournées, plus ou moins insidieuses au sujet du secret de la chambre murée. Il avait trop de respect pour la lo- yauté de cet homme, égaré sans doute en sa jeunesse, mais toujours demeuré honnête et sincère, et du serment. de lui demander s’il ne croyait pas avoir le devoir de donuer au petit- fiis du marquis Robert lui indica- tions qu’il pouvait posséder au su- jet du caveau de la Dame d’Albè- res. Or, maintenant, cette heure était arrivée, les recherches et les déinar- ches du banquier et de sa soeur é- taient, pour Robert, une mise en demeure de tout risquer lui-même pour agir vigoureusement et tout de suite. Maguette avait raison, il fallait, ce jour-là, parler Brutus Bonin et se découvrir à lui franche- paroles prêtes à jaillir, et une plain- | ment. ne homme était arrivé devant la maisonnette du solitaire, où il était facile de distinguer, dans la boue molle formée par la neige à demi- fondue, des traces de roues et de piétinement de cheval. Robert frappa un coup léger, comme il en avait l'habitude, et s’étonna de ne pas entendre le vieil- lard lui répondre : ‘‘Entrez’’. Il poussa la porte et eut une ex- clamation d’épouvante et de pitié : Brutus Bonin, à demi-vêtu, gisait, étendu tout de son long sur le plancher, à côté du lit. Robert s’élança et vint se pen- cher sur le corps de l’infirme, se de- mandant s’il était mort ou simple- ment évanoui. Le coeur battait, mais l’immobilité des membres était complète, les yeux clos, et crispation particulière des traits du visage indiquait qu’une attaque de paralysie était venue frapper le vieilard. Tel avait été, en effet, le résul- tat des émotions d’indignation et de colère causées à Brutus par la visi- te des Rémandiers. Le boulever- sement produit dans tuut son être avait hâté la crise, qui, depuis long- temps, le menuaçait. Et comme le vieillard, au cours de sa nuit de fiè- vre, avait voulu se lever, proba- blement pour aller vers la crédence prendre son écuelle d'eau, l’attaque s’abattant brusquement sur lui l’a-; vait terrassé. Et le malheureux était resté là, privé de toute assistance humaine, agonisant daus l’incouscience de la syncope pendant le reste de la nuit et la première moitié du jour ! Robert, navré d'un pareil aban- don et troublé jusqu’à l'angoisse en présence de ce mourant, qu’il ne savait comment secourir, ne son- geait plus au motif si important pour lui qui l’avait amené chez Bo- nin, mais seulement au moyen de venir en aide à cet homme dans une aussi lamentable situation. Il essaya en vain de le soulever pour le remettre sur sondlit, et, comprenant combien il serait im- puissant, tout seul, à iui donner quelque soin efficace, il sortit sur le seuil de la maisonuette pour voir s’il passait quelqu'un dans le che- min. Il aperçut précisément le gamin En faisant ces réflexious, le jeu- ‘rionu ‘‘in extremis’’. orique, une vieille et sûre expéri- ence de praticieu, examinait et pal- pait le malade, tandis que le pré: tre faisait au-dessus de sa tête le signe ce la croix en prononçant à demi-voix les paroles d’une absolu Robert aida le médecin et le prê- tre à mettre Brutus sur sou lit. Ce- lui-ci eut un battement des paupiè- res et sembla faire un effort pour respirer. Le taédecin se tourna vivement vers l’intérieur de la chambre, que remplissait une foule rapidement grossie de bonnes femmes,f dont chacune faisait à mi-voix ses ré- flexions et préconisait son remède. —Que tout le monde sorte ! dit- il, sauf deux personnes d’expérien- ce et de bonne volonté. Le mala- de a besoin d’air et de silence. Comme chacun se regardait sans que personne ne songeât à exécuté l’ordre prescrit, Robert se dirigea vers la porte, faisant sortir d’auto rité avec lui les spectateurs et sur- tout les spectatrices inutiles. Au bout de quelques instants, a- près avoir. feint de s'éloigner, il en- tra dans la maisonnette, anxieux d’avoir des nouvelles, Brutus Bonin était revenu à la vie, et son regard s’arrêta sur Ro- bert avec une expression non équi- voque de reconnaissance et de sym- pathie. closes et sa main ne put s’avancer pour prendre celle que lui tendait le jeune homme. — Allons dit tout haut l'officier, de santé, cela reviendra petit à pe- tit. Maintenant, il faut le plus grand calme. Et tout en recouduisant Robert. — L'état reste extrêmement gra- ve, dit-il. J'ai fait appeler uue Soeur du couvent pour le veiller, cette nuit. —Et....dit Robert en hésitant un peu, vous ne craignez pas qu’il s'irrite de sa présence ? —Certainement, non. Je n'ai jamais vu un malade repousser les religieuses, et le Bouin n’est pas aussi diable qu’il est noir, car il n’a mauifesté aucune hostilité, quand il est revenu à lui, eu voyant à ses côtés le prêtre....Les impressions d'enfance reviennent quand on ap- proche de la iernière heure, et je crois que ce pauvre Brutus t'est aux cheveux en broussailles que l’aubergiste lui avait donné pour guide, le jour d2 sa première visite à Bonin. L'enfant ramassait dans un bosquet voisin des branches sè- ches dont il faisait de petit fagots. Il accourut au geste d'appel de Ro- bert : —V'ite ! Va chercher le médecin, va chercher M. le curé, fais venir du monde ; le père Bouin se meurt ! L'enfant s’élança vers le village pour remplir la mission qui lui é- tait donnée, et, eu attendant que le secours vint, Robert s'efforça, au moyen de frictions et de lotions d'eau fraîche, de faire revenir le malade à lui. Il avait pris f'oreil- scrupuleusement fidèle à la religion | [ler sur le lit et l'avait placé sous sa tête. Le visage se détachait, blé- me, et contracté, sur la taie d'in- dienne sombre, sans que le moindre signe de vie en vint animer les li- ligues rigides. Au bout d’une demi-heure, qui à fl Ta pe ” | parut au jeune homme longue à ne moment Iüt hrs de L # es ATeT plus jamais finir, l’oMcier de santé son nom et ses droits à !’héritage et | \apparut enfin, accompagné du prê- tre et suivi de quelques personnes, que la curiosité attirait certaine- ment, plus encore que l’intérté ; vers le vieux jacobin, tenu en sus- picion par tous. Parmisces Samaritains à la cha- rité un peu équivoque, se trouvait la patronne du Merle Bleu, touchée sans doute de quelque sollicitude pour son prochain, mais avide sur- tout d’être témoin d’nn spectacle qui prêterait aux racontars et aux commentaires, Cependant, le chirugien, homme d’une soixante d'années, qui avait, à défaut d’une grande science thé- pas éloigné de la sienne. — Pensez-vous qu’il vive juspu'à demain ? intérogea Robert. —Il est étonnamment vigoureux, dit le chirugien, et cela ne me sur prendrrait pas qu’il vécût quelques jours encore. Mais que savons- nous ? Dieu seul sait l'heure qu’il a marquée. Robert éprouva ce frisson invo- lontaiie qui saisitla jeunesse en présence de la mort imminente, en même temps il se sentait pris d’une indicible pitié pour cet homme qui, sauvage pour tous, lui avait mon- tré un peu de confianceet d'amitié, et dont lui-même avait pu adou- cir l'humeur sombre et-atténuer les préjugés, Ce fut seulement quand l’impres- sion de la scène poignante se fût dissipée que Robert songea au se- cret de la chambre mutée, qu'il é- tait allé demander à Brutus Bouin, et que Brutus Bonin n'étalt plus, hélas ! en état de révéler à per- sonne. XiI LE DRAME DANS LA CRYPTE Selon les conventions arrangées avec Maguette, il était dix heures du soir lorsque Robert, protégé par la nuit d'hiver, âpre et noire, se présenta à la grille du parc. La grille céda douc:ment sous la pres. sion de sa main, et la vieille femme qui, de l’autre côté l’attendait, lui dit simplement : Venez ! Elle ne le guida pas par la gran de allée, mais le fit passer à travers le parc par des sentiers détournés Mais ses lèvres restèrent |£ 000000000000 f l oultry of all kinds. two cent stamp to pay postage. only a limited supply of these books. * VER _ COSS00S000009 595505705209 60,000 Eggs for Hatching Mammoth poultry yards, fine catalogue of pure bred poultry for 1910, 50 pages handsomely illustrated, 25 engravings, photos, describe 65 lsading varieties of land and water fowls. Gives low brices of stock, eggs, incubators, poultry supplies. or poultry and feed chickens and fatten fowls and marketing This book is given away FREE. Send SEND TO DAY as we have The J. P. Tanton Co, Box 16, Summerside C299990000000 000007000000 How to care | 09 009000007700000000000098 de saison il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé, Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. Ilest prescrit aux personnes faibles, aux convales- cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET (3 (A CERTAIN. A. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux . ts Qu UD dit pourquei un si grané 9 souffrent de Rhumatisme et Catatrhe. Un médecin distingué, célèbre par som traitement efficace du catarrhe et 49 rhurmatisme et des maladies de reins @t de vessie écrit ae qui suit: {Notre climat étant plus eu moias humide et variable est mauvais pour le catarrhe et pour le rhumatisme contre lesquelles il feut se garder avec soin. Il dit de plus qu’un grand nombre de Canadiens sont insousiants daus leurs habitudes, et qu-une foule de malaäies proviennent autant de cela que du ali- mat, -_ Des vêtements trop légers et une mauvaise alimentation seront des causes de maladies rhumatismales et catarrhales sous n'importe quel climat.’ Ce médecin éminent indique ls pres- cription suivante comme le remède le plus simple et le plus efficace qui soit tonnu 44 ls science, ét lui attribue une ande part de ses succés cemme pra icien: Extrait Fluide de Cascara.... 14 once. Composé de Carriana....,..,. 1 ones. Sirop de Salsepareille......... Ô onces. Dose: Une cuillerée à thé après chaque repas et au coucher. Les éléments qui sont tous végétaux ont un effet direct et spécifique sur le foie, les roins et les intestins et, chas- sent du systéme toutes les matières em- poisonnées. N'importe quel pharmecien peut vous préparer ce remède, ou encore vous pouvez acheter separément, les in- grédients vous-même et les mélanger chez vous dans une bouteille. Beau- coup de nos lecteurs devraient profiter de ce remède ou tout au moins en garder la recette, te LA CALOMNIE Dans notre société il y a malheu- reusement trop de calomniateurs et de calomniatrices, et cela se com- prend, car la calomnie est la veu- geauce des hypocrites et des lâches. Ne pouvant lutter ouvertement con- tre une personne qui nous porte ombrage, on travaille sournoise- ment, dans l’ombre. N'osant la frapper de face, on la mine, on la déprécie par des mots, des sous- entendus, des médisances qui ne disent rien mais qui donvent tout à entendre. Etun jour, la victime sans défiance voit le vide se faire suite à la 4ème page 4 autour d’eile, voit l'édifice de sa- voir s'écrouler et se demande pour- quoi la médisance a fait son oeu- vie. Ce qu’il y a de pire, c'est qu’il y a des personnes qui sont extrême- ment sensibles à ces accusations malveillantes. J'ai connu un mili- taire qui a vu le feu au Tonkin et à Madagascar sans trembler, et qui a pleuré un jour comme un enfant parce qu'on l'avait accusé d’une lâcheté. J'ai vu un brave père de fami!le se livrer au désespoir le plus pro- fond parce qu’on avait dit de lui les choses infâmes, se décourager au poiut qu'il en perdit presque la’ raison. Et combien de ménages brouillés, de femilles séparées par un coup de langue ? Les femmes, ercusez-moi mesda- mes, ont la spécialité du coup de langue, elles vous disent cela entre un sourire et un mot doux, elies ont de ces réticences qui sont pires que des accusations, Et tout cela pourquoi ? Bien souvent pour une petite jalousie causée par une toi- lette ou un bijou. Que de iarmes, que de sang ont fait verser ces jolies médisanies !.. Yan Van Heusden Frank $. 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