CR) 7e FORMES LRR EE Ds © Lu + HARAS: we À. — CDR a < CIE DE LIMPARTIAL, Proprietaire | Fondé en 1893 far Gilbert Buote et son fils François Joseph | F. J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, ie PES Tr Vol.2. No 49. Nouvelle Serie SISSRE LE RAT) S86 —Voyons, vous qui êtes seul | comme un paria, vous qui risquez | d’un peu d'argent ou d'un pen d’ai- de humaine, cela ne vous ferait pas une belle revanche à toutes les a- mertumes de votre vie, d’écraser tout à coup, du spectacle de votre richesse, ceux qui vous jettent à la face comme une expression de mé pris ce nom de ‘‘vieux jacobin”’ ? Il ne vous serait pas très doux de voir ceux qui font le vide autour de vous, devenir, du jour au lende- main, les plats courtisans de votre opulence !....Æt puis l’or, en som- me, est un talisman précieux. Il est des médecins qui font des cures merveilleuses, distribuent de la vi- gueur et redonnent de la vie aux tempéramments épuisés. ... Vons étiez bâti pour vivre votre siècle, vous, citoyen Brutus, et a- vec des soins, un bon régime et les joies, les joies de triomphe et d'or- gueil de la fortune .... —Oh ! la tentatrice !....la fille de Satan !....murmura Maguetie, au pied de la vitre, Elle voyait en effet, la physiono mie de Bonin exprimer un vif inté- rêt et ses paupières battre d’une in- volontaire émotion. Il demeurait toujours méfiant, cependant, et se tenait sur ses garies, —Venons au fait, dit-il : la nuit est froide et ceux qui vous atteu- dent au dehors s’impatientent sans doute. Que venez-vous me propo- ser? Quel service suis-je à même de vous rendre, pour que vous ve- niez faire luire à mes yeux ces ima- ginatious de richesse, vous, les Ré- mandier qui, jamais, en tant d'au nées écoulées, n’avez songé à don- ner même les miettes de votre table au vieux compagnon de votre aïeul, Prosper-Gracchus ! —C'est que nous savions, dit hypocritement Lucrèce, qu'uu feï citoyen comme vous repousserait avec indignation tout ce qui res- semblerait a une aumône. Ce que je viens vous proposer aujourd'hui, c’est une entreprise dans laquelle vous seriez notre auxiailire et dont nous partagerions ensemble, en cas de réussite, les magnifiques profits. Puis, approchant sa bouche de l'oreille du vieillard, elle lui parla à voix si basse que Maguette n'en tendit plus. Mais, tout à coup, Brutus Bonin se souleva sur sa couche avec une exclamation de colère et un geste si menaçant que Lucrèce, si intré pide fût-elle, se recula instinctive- ment. —Quoi ! c'est pour le trésor, le trésor de la morte, que vous osez revenir ici essayer de me tenter ! Et c’est vous, une femme, qui avez cette audace, vous, le petite-fille de Gracchus Rémandier, le malheu reux iusensé châtié par la Dame d’Aïlbères !.... A ces éclats de voix, la porte de nouveau s'était ouverte et les yeux de Brutus tombèrent sur le ban:- quier, grelottant sous son 1Inauteait de fourrure, qui accourait au se- cours de sa soeur. —Ah ! vous voilà, aussi, vous, le nouveau -eigueur châtelain ! poursuivit-il avec une dérision pro- vocante. C'est donc que vous a- vez eucore joué et que vous êtes en cor: une fois ruiné, et que vous ne savez, dans la débâcle où vous som brez, à qu'elle branche vous pren dre ?....Vous aviec taut dit, sou- venez vous....qu'il n'y avait, dans les souterrains du château, ni cham bre funèbre, nimorte, ni trésor, et TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 14 JUIN, 1910 17 ANNEE et un menteur... lit de parade, le garde toujours. Votre aieul, Prosper-Gracchus— pouvez- vous l'ignorer ?—a passé sa vie à le chercher. Il a convoité cet or jusqu'à l’idée fixe, jusqu'à la folie, et il est mort mystérieuse- ment —au moment de l’atteindre peut-être—frappé par la malédic- tion de la Dame d'’Albères. Cette malédictiouù de ceux de l’autre mon- de, qni passe des pères aux enfants et s'étend jusqu'à plusieurs généra- tions, sentez-vous ce qu'elle pèse, Lucrèce, vous qui la portez dans vos membres noués, dans votre corps difforme ? —Lâche insulteur de femmes ! gronda Rémandier avec un geste de menace. —Je n’insulte pas, répondit Bo- nin, je contaste, et je tâche de vous faire comprendre porrquoi ni or, ni argent, ni fallicieuses promesses ne m'ont jamais fait dire et ne m'arra- cheront jamais un mot pouaant mettre des usurpatenrs du bien d'autrui tels que vous sur la trace de ce trésor, gardé pour ses seuls héritiers par la marqnise morte. Rémandier eut un rire sarcasti- que. —Le voilà donc, le fameux jaco- bin, le faux révolutionnaire, qui pense et qui parle toujours comme un valet d’aristocrate qu’il a étéet qu’il est demeuré par le coeur, en dépit de ses affectations de civisme, —Misérable ! s’écria le vieillard, se dressant soudaià sur son lit dans un soulèvement de colère, et fou droyant de son mépris l’élégant banquier, désarçonné par cette 2- postrophe virulente ; oses-tu bien, toi, descendant de voleur et homme d'uve probité louche, venir m'in- sulter, moi, quisuis toujours de- meuré scrupuleusement honnête ! Si, à l’heure du grand mouve- ment populaire qui allait renverser tout l’ancien état de choses, je me suis fait républicain et révolution- uaire, jacobin, comme ils disent par ici, c'est parce que mes convictions étaient telles, parce que je croyais sincèrement que de ce bouleverse- | dés ? |je ne le ferai jamais ! ment, qui allait auéantir tout le ciale meilleure. ne cherchaient dans la Révolution que l'occasion de s'emparer des biens des nobles, moi j'y voyais le relèvement des petits comme moi, dont je me sentais solidaire, jusqu’- an niveau de ces privilégiés qui jusque-là nons avaient foulé sons leur talon ! Mais il y avait beaucoup d’illu- sions en ces pensées, dit le vieillard, son irritation déjà tombée et se- couant la tête....L'aristocratie de l'argent au lieu de l'aristocratie de vaissance, les Rémandier à la place des anciens marquis d’A:bères.... et le vieux patriote seul et pauvre, alors que les petits fils de l’usurpa- teur et du pillard sont les seignenrs du jour, triste résultat des grandes luttes et des grands rêves ! Cependant, Luerèce s'était levée du siège où nous l'avons vue choir tout à l'heure. Elle s’avançait de nouveau vers le lit, s'appuyant de la main gauche sur sa canne d’in- firme, la main droite cachée sous son manteau. —Ah ça ! Brutus Bouin, dit-elle avec hauteur, je trouve que vous abusez par trop de uotre patience. Heureusement pour vous, nous mé- passé sortirait une oeganisation so- avec impatience et tremblait de Tandis que d’au-\froid. Rémandier, après avoir ins- : .. î u tres, conime votre aïeul Gracchus, |tallé dans la voiture sa soeur, qu’- ‘hicule où Lucrèce, par un terrible but de ne pas nous avouer que vous dans cette misérable hutte, regar- | Eh bien ,écoute moi, Prosper |ignorez l'endroit où est le trésor, dé comme un maudit et délaissé | Rémandier, écoute-moi, Lucrèce :| parce que les domestiques de la Le trésor existe et la dernière | marquise, qui se méfiaient de vous, de mourir un de ces jours faute | Dame d'Aïlbères, endormie sur son|vous y ont conduit les yeux ban- —C'est vrai, dit Bonin, on m’a bandé !es yeux pendant une partie du chemin, mais on me les a dé- couverts ensuije...J’ai vu la cham- bre, j'ai vuila morte, j'ai vu les coffres. J'ai aidé à muter la por- te, Je pourrais donner des indices: — Tu vas le faire tout de suite ou tu vas mourir ! s’écria Lucrèce, tirant brusquement de dessous les plis de sa mante sa main droite ar- mée d’un pistolat dont elle mit le canou sur la gorge de Brutus. Au même moment, on entendit un bruit de verre brisé, de frag- ments de vitre tombant sur le sol, tandis que du dehors une voix criait : — Arrêtez, assassins |! Il y eut dela stupeur chez la soeur et le frère, et Lucrèce releva, vivement le mignon pistolet incrusté | d'argent dont le vieillard avait déjà ! senti le froid à sa poitrine. Quoi donc ! la scène nocturne avait eu un témoin ! quel ju’un a- yait écouté leurs paroles, des yeux curieux et hostiles venaient de sur- prendre le moyen tragique employé | par la soeur du banquier pour faire | parler celui qui persistait à se taire! Ilse regardèrent tous les deux un instant, désemparés, se deman- dant ce qu’il fallait faire. Le vieux Brutus était courageux et conservait quelque chose de sa vigueur ancienne. Il profita de) cette minute rapide, saisit le poi- gnet de Lucrèce et le lui tordit, lui arrachant l'arme. Puis, à son tour, il braqua le pistolet sur ses deux agresseurs. —Maintenant, leur dit-il, énergi- que et calme, vous allez sortir de chez moi à l'instant, ou je tire. Ils reculèrent vers la porte, Ré- mandier trop troublé pour jeter à Brutus une menace ou un sarcas- me, Lucrèce pleurant de colère et de honte sur l’insuccès de sa ten-| tative. | Dehors, ia nuit était noire et em- | brumée. Le cheval de prix, atta- ché à un arbre, frappait du pied une crise nerveuse secouait, fit le tour de la maison pour essayer de découvrir le mystérieux témoin qui les avait surpris. Mais il one” nait lui-même la folie de sa recher- che dans cette obscurité opaque et | visqueuse, capable à elle seule de dissimuler un homme à quelques pas, alors que celui dont il s’agis- sait avait eu le temps, pendant tout ce qui venait de se passer, de se ca- cher derrière quelque buisson ou de prendre de l’avance. Il revint, découragé, vers le vé- effort de volonté, parvenait à domp- ter ses malheureux nerfs en désor- dre et écrasait son mouchoir sur sa bouche afin de ne plus claquer des dents. Et comme Rémandier restait si- lencieux et que la voiture roulait déjà sur la route noire : —Läà, c'est passé, dit-elle il faut se reprendre. On ne peut pas ga- gner toutes les parties....Seule-! ment, uous allons tâcher de mieux | jouer ! XI . causer de vives alarmes, \culier, appuyée comme d'habitude avec un ricanement, n’était pas en troublé, hier soir....Æt vois-tu, | 1SSi0D5. d'elle, sentit son coeur se serrer jusqu’à l'angoisse, le lendemain matin, quand le visage blême et ravagé du banquier lui apparut. Sa sollicitude fut plus forte que la discrétion qu’elle avait résolu de s'imposer : —Oh? père, lui dit-elle, vous êtes vraiment souffrant : il faut vous soigner ! Ileut un de ces mouvements d'impatience brusque auxquels il ne l'avait pas accoutumée aupara- vant, mais qui le prenaient pour un rien depuis ces dernières semaines, — Malade ! ft-il en haussant les épaules, tu finirais par me faire croire que je le suis ! J'ai mal dor- mi cette nuit, voilà tout. Une allusion à la sortie nocturne vint aux lèvres G’Alice, mais une crainte instinctive l’empê:ha de la formuler. Rémandier avait bien raison de dire que sa nuit avait été mauvaise. Il l'avait passée tout entière dans une insomnie éuervante, obsédé tour à tour par les difficultés inex- orables desa situation et par le souvenir de la récente scène où sa soeur et lui avaient joué un si pito- yable rôle. La pensée du témoin inconnu quiles avait surpris, du pistolet de Lucrèce resté aux mains de Brutus ne laissait pas de lui Il lui tar- dait de se retrouver avec sa soeur pour pouvoir parler de ses préoccu- pations intimes et chercher quelque expédient pour soitir de peine. Mais Lucrèce n'avait pas encore quitté sa chambre, et l’attente irri- tait encore l'inquiétude aiguë du banquier. Alice ne pouvait le sur- prendre dans un mowent plus inop- portun. (Comprenant combien ses témoignages d'affection étaient à charge à son père, elle baissa la tête et s’éloigna tristement. À la même minute, Lucrèce sor- tait enfin de son appartement parti- an bras de cette étrange suivante, que l'on eût dite sourde et muette, et qui paraissait ordinairement im- passible comme une statue. Le banquier s'effara de voir sa soeur affecter sa contenance auda- cieuse et tranquille des bons jours. Après avoir joui un instant de sa surprise, Lucrèce tira de dessous ses vêtements, avec un geste de tri- omphe, le pistolet demeuré la veil- le en la possession de Brutu Bonin. Rémanbier balbutia : —Mais c’est un prodige....mais je ne peux y croire....mais com- ment cette arme.... un geste d'abandon instinctif, le tendit à sa soeur. Alice sentit à son coeur une nouvelle blessure de- vant ce témoignage nouveau d’une entente frateruelle dont elle demeu- rait impitoyablement exclue. L’a- mertume de constater une fois de plus que toute la confiance et toute l’affection du banquier allaient à sa soeur sans qu’une parcelle de ces sentiments se détuurnât vers sa fil- le, cette amertume fut si vive que des larmes montèrent aux yeux d'Alice. Mais ni Rémandier, ni Lucrèce n'y prirent garde, trop pré- occupés tous les deux du contenu de la dépêche qui venait de leur ar- river, — Et tu vas partir ? dit la soeur, formulant sans fdoute leur pensée coinmune. — Tout de suite, par le train de deux heures. —Et quittant la table aussitôt, très agité, le bauquier se dirigea vers sa chambre, tantis que Luctè- ce, très paisible, elle avec, daus les yeux, la lueur de défi qu'Alice con- uaissait bien, donnait l’ordre de fai- re atteler tout de suite pour gagner la station voisine. Puis elle se tourna vers Alice. — Vous vous me prêter l’aide de votre bras, mon enfant ? Elle s’aperçut alors seulement de la tristesse de sa nièce, de ces lar- mes qu'elle ne pouvait parvenir à refouler. —Quoi donc ! dit-elle, vous pleu- rez ? Mais on ne raconte pas G’or- dinaire les affaires sérieuses aux petites filles ! La froideur dédaigneuse ave la- quelle ces mots furent prononcés causa une révolte à Alice. —Oh ! ma tante, ditelle, une file devrait bien avoir le droit de savoir ce qui préoccupe son père et le rend malheureux ! Elle la regarda un instant et ré- pliqua d’un air de condescendance railleuse : —Oui, je comprends tout ce qui doit se passer daus cette petite tête de pensensionnaire romanesque. Mais, rassurez-vous, nous vous mettrons au courant des opérations de banque, lorsqu'il en sera besoin. Maintenant, veuillez, je vous prie, me conduire à ma chambre et son- ner ma catmératrice pour qu’elle m'aide à passer un costume de voy- age. Vite ! la diligence n'attend pas. —Comment, ma tante, balbutia Alice....Vous partez, pour Paris.. avec mon père ?.... —Ah ! c'est trop fort ! dit Lu- —C'est ma fidèle, ma dévouée, Lucia qui me l’a rapportée ! Quelie est la chose difficile dont elle ne viendrait pas à bout quand je la lui, commande ? Je lui ai dit: ‘ Allez | me chercher le pistolet chez le! vieux jacobin.”’ Elle est partie ce | matin avant le jour et vient de, rentrer, sa mission accomplie. Trop préoccupé par cet événe- ment étrange, Rémandier ne vit pas uue chese. qui pouvait passer pour bien extraordinaire, ne rou- geur de plaisir et un sourire sur le visage de l’énigmatique servante, —Mais Brutus s’est laissé enle- ver ainsi !.... —Brutus, paraît-il, dit l’infirme état, ce matin, de faire grande ré- sistance. Nous devons l'avoir fort Prosper, malgré l'accumulation des chances mauvaises, le diable est pour nous, et je crois que nous ré- Mais cet optimisme d’une nature toute spéciale allait recevoir un nouveau correctif. Comme on touchait à la fin du déjeuner, les feuilles de la grande allée crièrent sous le pas lourd du piéton du télégraphe, et, déjà si pâle, Rémandiar pâlit encore en crèce avec rire nerveux quilui é- tait personnel. Verrez-vous un in- convénient à ce que j’accompagne mon frère ? Son coenr répondait au dedans d'elle-même : Ne serait-ce pas à moi, injambe et jeune, et sa fille, à aller avec lui ? Mais ses lèvres se serrèrent con- vulsivenent et restèrent muettes. Cependant, tout à fait au der- nier moment, à la suite d’un nou veau conciliabule entre le frère et la soeur, celle-ci renonça brusque- |ment à son projetde voyage et laissa le banquier partir seul. Alice suivit tristement du regard la voiture qui emportait son père, Comme elle revenait vers les appar- tements intérieurs, elle vit Maguet- te qui sortait furtive’sent du cabi- uet de travail du banquier. Le vi- sage dela vieille femme portäit l'empreinte d’une excitation extra- ordinaire. Alice s'étonna de c2tte expression étrange, et surtout de la présence de Maguette en un en- suite à la 4ème page Dr, A. L. Purdy, Dentist ALBERTON ——— prenant le pli bleu que son valet de ! LA CLEF DES SOUTERRAINS prisons, mon frère et moi, les diva- gations d’un que Brutus Bouin étalt un bavard th eme mb gr eme tm vieillard malade.; Tout ce verbiage, d’ailleurs, 8 pour |meuaçant qu’elle percevait autour Alice, déjà si inquiète du mystère [pre lui tendait sur un plateau d'argent. Ille décacheta fiévreu- |sement, le lut d’un regard et, avec * he pédot Will be at Tignish, until further notice, the 24rd. and 25th. of the month &ad every last Tuesday and | Wednesday of eachimontbh, Son Rhumatisme fat guéri | en Trois Semaines. James LeB. Johnstone, un membre éminent de la Bande des Citoyens de Chatham, écrit : “Il y a cisq ans, je contraetai un Rhumatisme par le froid et je fus trainant pendant deux-mois, endurant de grandes souffrances tout le temps. e me procurai les Tablettes No. 7 de ather Morriscy et j'ai pris pendant trois semaines, et alors, le rhumatisme disparut complètement et je n'ai eu aucune autre douleur d ” du corps. Les Tablettes “No.7” de Father Morrisey ont guéri des milliers de cette terrible et souffrante maladie, Le froid amène le Rhumatisme—-mais sa vraie cause est l’Acide Urique déposé dans le sang. (Cet Acide Urique est un poison irritant composé de toutes les matières impurées Les rognons devraient l'enlever, mais quand ils manquent à leur fonction, cet acide empoisonne le sang, et se jettant dans les jointures, cause le Rhumatisme. Les Tablettes ‘No. 7’ nettoient les rognons embar2 rassés, et les stimulent pour remplir leur fonction qui est de rejeter hors du sang cet Acide Urique. fait, le Rhumatisme disparait simplement et naturellement, Les Tablettes ‘‘No. 7°’ coûtent soc. Chez votre fournismer, Father Meorriecy Medieine Ce. Ltd. - Quand ceci est Chathem, n.8. 34 Road inspector’s Sale DIVISION No. 1 B., PRINCE Co The undersigned will sell by Pu- blic Auction on THURSDAY, June oth, at 8 a. m., beginning at Wm. Murphy's, Alma, Western Road to Elmsdale ; Dock Road, Elmsdale to Campbellton ; Mimini- gash Road and Centre Line Road, and by-roads in passiag. 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Beaumarechais l'a merveillenss- ment définie ‘‘La {calomnie: il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreur, pas de coute absurde qu'on ne fasse adopter en s’y pre- nant bien, D'abord un bruit léger rasent le sol comme l’hirondelle a- vant l’arage doucemeut elle mur- mure, file et sème, en courant, le trait empoisonné, Telle bouche le recueille et vous le glisse adroi- tement. Le mal est fait, il germe, il cam- pe, il chemine, de bouche en bou- che, il va le, diable ; buis tout a coup, on ne sait comment, vous voyez la calomuie se dresse, affliller grandir à vue d'oeil. Elle s’élance, étend son voi, tour- billonne enveloppe arrange entrai- ne éclate et tonne, elle devient un cri générale une opinion publique un choeur universel de haine et de faute proscription.’”? Que le voilà bien personnifé. Ce génie malfaisant et redoutable créé étourdiment par les femmes et méchamment par les hummes qui fout le mal partout. Les uns et les antres u’auraient- ils pas retenu leurs langues impru- dentes s'ils avaient pu caleuier la portée de leurs paroles en l'air et fausses. Les âmes méchantes, non, mais les têtes folles bien plus nombreu- ses, oui ce qui n'empêche pas qu’elles sout responsables de tout ce mal qui divise les réputations brise les coeurs et les avenirs, Æt elles n’y songent même pas, P. C. MURPHY, M. D. Médecin—Chirugien 1 TIGNISH, ILE,DU P. E. Assistante. # *