| N RTE AR Se EE eur on M 4 T1 . MOT RES PSP 3 Re PR RE PORT we" E”" sisi trs g NOUVELLE SERIE = L’IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 29 AOUT 1911 oo 19 ANNÉE UN J0 RNAL CATHOLIQUE DANS plus que prudent dans. cette élec- UNE PAROISSE C'EST UNE MIS! tion ; mais pas un arguement peu- SION PERPETUELLE. LÉON XIII! vent-ils émettre au grand..jour, qui EE e puisse démontrer que la réciprocité serait au détriment de notre ‘pays. Alors pourquoi écouter ces politi- ciens, qui n’ont aucuné sincèrité | dans leurs discours ? Pourquoi ne FoNDÉ EN 1893 pas suivre la route qui conduit au sata route qui nous doùnerait goût profond de la vie politique. d’hui ans notre pays. La conséquence première de pa- reille diatribes, c'est la diminution du respect chez le peuple, et le dé- Les honnêtes gens restent de plus en plus chezeux, et l’abstention, cet te plaie des pays où les gouvernants sont désigués par le vote populaire, prend de plus en plus racine dans l'esprit des citoyens respectables. À quoi bon se rendre à cette assem- leur lançaient briques, bouteilles et tout ce qui leur tombait sous la main. Là aussiles militaires du- tent se servir de leurs armes À feu et de leurs épées tout en s’cfforçant de faire le moins de mal possible. Mais plusieurs d'entre eux furent blessés, même grièvement. La Reciprocite PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE | un surcroit de richesse ? SRMAINE La réciprocité avec les Etats- ABONNEMENT Unis, nous donnera un marché de POUR LE CANADA On an....000000000.0 °°$1.00 Six Ml rrrienitiioo D ZoUR LES ETATS-UNIS Six Msséeneessoscsores su! Un mL ESS er Pour L'EUROPE DR issoroocccecscens 8.50 SEE MODs. 0600000020 °1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- prndances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI, Tignish, Mardi, 29 août 1911 NOUVEAU MANIFESTE DE BORDEN M. Borden, chef du parti conser- vateur, vient de lancer un rouveau manifeste électorale, Il y avait trop de lacunes dans le premier, Il était trop impérialiste dans son premier — c'était pour adoucir les orangistes d'Ontario — maintenant il revient en adoucissant à l’extrê- me ses sentiments impérialistes — il veut être concilliant envers les ca- tholique de Québec — (jeux à dou- ble face ). Malgré son deuxième effort pour faire un manifeste qui pourrait enorgueillir les électeurs de son parti, et nous dit rien qui vaiile. NOTRE DEVOIR Le sénat, américain vient d’adop- ter le bill de l’entente commerciale, bill dit : réciprocité Nos voisins ont donc réglé la question en ce qui les concerne. Il ne dépend plus que de nous de décider si cette entente sera, ou non, réalisée entre + les deux pays. Les candidats libéraux par tout le Canada, nous font voir les avan- tages d’un traité de réciprocité avec les Etats-Unis. Ils nous dé- montrent d’une manière évidente que le Canada, surtout les cultiva- | teurs, profiteront inmensement de ce traité et les candidats conserva- teurs s'occupent à réfuter les ar- guements des candidats libéraux sans toutefois donner un seul ar- guement valide. Pourquoi les conservateurs, qui, il n’y a que quelques mois, étaient en faveur de la réciprocité, oppo- sent-ils ce traité maintenant ? N'est-ce pas par pur esprit de parti ? Borden, le chef du parti conser- vateur, voit dans cette opposition la seule chance d’induire les électeurs eu erreur, ; car aussitôt le bii! ra- tifié, les conservateurs ne revien- dront au pouvoir que dans un ave nir très éloigné. Au point de vue du mérite même de la mésure, il n’y a aucun profit d'éterniser une discw ‘sion, dont la seule raison légitime ei acceptable doit être de renseigner e t d'éclairer | l'opinion de l'électorat. Si les candidats cons ervateurs Pouvaient nous amener un' argue ment véridique qui démonte ‘ait que le Canad:3 ne serait pas bén fficier Par un tr aité de réciprocité, nous pou rrions dire : il faut être Ce \ alors | 100 millions de monde contre un | marché de 10 millions que nous possédons aujourd'hüi. Est-il rai- Durs de croire que 10 millions de monde sera plus avantageux pour nous qu’une population de 100 millions ? Non, donc pourquoi hé- Donnons notre appui sans réserve au projet du bill dé réci- procité avec les Etats-Unis. . Nos produits serorit placés sur les mar- chés américains à un prix beaucoup plus élevé que le prix que nous pouvons obtenir aujourd’hui, et la demande sera de dix fois plus qu'’- aujourd’hui, car le Canada est un pays agricole et les Etats. Unis est un pays industriel qui demande des produits agricoles des pays étran- gers pour nourrir sun immetise po- pulation. Ces-produits le Canada les possède, et lorsque la douarne sera éliminée, nos produits nous rapporteraient un prix très élévé. Notre devoir est de donner notre appui aux candidats libéraux ; au gouvernement libéral ; au premier ministre Lautier, le plus grand homme d'état que le Cauada a pro- duit jusqu’aujourd'hui. Rallions-nous autour de nos chefs libéraux et donnons notre vote pour Laurier et la réciprocité. [ = ste Du Respect, S'il vous plait Les orateurs politiques ont bien tort de croire qu’ils plaisent au peu- |ple en faisant de nos discussions publiques des duels scandaleux, où les armes employées sont linjure et la diatribe. On traîne devant des milliers d'auditeurs, sous pré- texte de les éclairer, . les faiblesses personnelles de tel ou tel candidat, de tel ou tel adversaire. On ridi- culise sa démarche, ses gestes, le ton de sa voix. Et là où l’élec \teur s’attendait à trouver des argu- iwents, il est souvent dégoûté de ne voir que de la singerie: On ne se contente pas de cela. | Lorsque le candidat ou l'adversaire n'offre personnellement aucune prise aux attaques et aux moque- res, on pousse l’impudence jusqu'à ‘refaire en public l’histoire de sa fa-. mille. Et tout ce qu’on peut dé- couvrir daus cette histoire de honte et d’infamie, on l’étale sans scru- puls sous les yeux de la foule. Et | l'assemblée finit quelquefois dans {un débordement d’injures et de grossièretés. Ces abus de paroles, dans nos campagnes politiques, sont émi- |nemmeut déplorables, et ceux qui les commettent sont gravemet cou: pables. La réputation du prochain doit être respectée à tout prix, et c’est une erreur désastreuse de croire que cette loi générale de la charité chrétienne n’oblige pas dans la vie politique. C’est pourtant une opi- nion qui paraît répandue en cer- tains milieux. D moment qu’une discussion publique s'engage, on croirait vraiment quelquefois que les orateurs se regardent comme exempts de tout respect. C’est à celui qui dira le plus haut aux ad- versaires les iujures les plus bles: santes. L'Exemple que donne là certai- ns politiciens à notre peuple, du haut de la tribune, est néfasté. Voilà donc, se disent les électeurs, tout ce qu’ont trouvé à nous dire, sur des questions d'intérêt public, des hommes instruits, à qui Dieu a : donné le don de la parole et une é | ducation supérieure à la nôtre pour en faire nos chefs politiques. ‘‘Traîtres’”, ‘‘vendus’', ‘‘calomnia- teurs’”, ‘‘imposteurs’””, voilà le seul langage qu’on a su employer, pour nous expliquer les problèmes d’in- térêt national, qui s’agitent aujour- blée ? se dit-on. A quoi ben aller (Du Herarn, de Montréal) passer deux heures à éntendre des invectives et des grossièretés ? Bien- tôt, on dira peut-être : à quoi bon aller voter ? Et l’on verra alors nos meilleurs citoyens rester cois dans leur maison, tandis que les meneurs et les exploiteurs seront seuls à te- nir le haut du pavé dans les campa- gues électorales. Le parlement fédéral vient d'être dissout, et les luttes politiques vont reprendre une nouvelle vigueur. Pour l’amour de Dieu et pour le bon renom de notre race, que les hommes publics de chez nous s’ap- pliquent donc uniquement a discu- ter les questions d’intérêt national, qui sont en ce moment soumises à l'électorat du pays, a leur mérite, et qu'ils laissent de côté les per- sonnalités blessantes. Notre peuple veut qu’on l’éclai- re, non qu'on le scandalise. ‘‘Personue ne peut s'empêcher d'admettre que c'est l'agriculteur canadien qui est le premier intéres- sé dans l’adoption du projet de ré ciprocité commercial avec les Etats- Unis. (Chacun reconnaît que tous les avantages du traité iront d'’a- bord échoir chez lui pour nous & tre ensuite transmis en autant que nous trafiquerons avec lui. Quand fut proposé le tarif pro- tecteur pour les industries manu- facturières, on s’aperçuc et l’on ad- mit qu’il aurait pour effet immédi- at d'augmenter le prix de tout ce que ie fermier pourrait avoir à a- cheter. Cependant, les agricul- teurs canadiens ne consentirent pas moins à son adoption et à sa conti nuité dans la politique commerciale du pays, considérant qu'il était d’- intérêt général. ° Sous ce régime, ils virent les vil. les grandir et s’accroître, mais les ms O. P., la plupart des membres pré} sents s'approchèrent de la sainte table, A 9.30 heures, une messe solen- nelle, eu plein air, fut chantée par le Rév. M. Martin, curé de Saint André. L'autel était magnifique- ment decorée, les drapeaux du Sa- cré-Coeur et de l’Acadie flottaient au vent, mais la plus belle parure! était encore la foule composée de quinze cents personnes qui $e Pres” saient sur la place de l'église. Le R. P. Couet, O P., donna le ser- mon de circonstance. La parole du R. P. qui se faisait bien entendie, rappela aux Acadiens les raisons d'espérer en l'avenir. La fête ne faisait que commencer. Le dîner, préparé et servi par les excellentes dames de Saint-Hilaire, se prit en famille sous les arbres du voisinage. Un peu plus tard, la foule des Aradiens et des mutualistes des villages environnants, du Lac Ba- ker, de Sainte Luce et de Fort Kent accompagnée d’une musique, commençait à se masser aux abords du presbytère où devaient se faire entendre les forateurs invités pour la circonstance. A deux heures et demie, la sé- ance s'ouvrait par le chant de l’‘‘Ave Maris Stella”. M. Kiias D'Aiïgle, président de la succursale de l’Assomption de Saint Hilaire souhaita la bienvenue en termes [n'être pas étranger, ‘Il pensa se revoir à SON Bassin- [des-Mines ; “Son âme tressaillit d'un dé [sans pareil. “Et quand il s’endormit sous les [vertes collines. ‘Jamais rêve plus beau m'embe]- [lit un sommeil. REFRAIN “Pauvre exilé, il est trop beau [ton rêve ; ‘Demain, ta peine encore aura [son cours. ‘Tu dois pleurer sans relâche et [saus trève “Tes biens perdus, ta mère et [tes amours.” L'auteur de ces vers, M. Joseph R. Cyr,est né à Saint-Basile il y a à pzine vingt-quatre ans. C'est une fine‘plume française qui fera grand honneur à son cher Mada- waska. Pourquoi faut il cependant que ia mélancolie si profonde de sa poésie laisse planer un nuage som- bre sur cette frête existence ? Après ce chant dont la musiqtie est aussi fort belle, M. Cyr fut ap- pelé par ses compatriotes qui lui firent une chaleureuse ovation. Ce chant mériterait d’être count dans tous nos salons canadiens. Avant de se rendre à l'église pour la bénédiction du T. S. Sa- crement, M. l’abbé Comeau remer- cia de tout coeur les personnes qui avaient contribué au succès de cet- CONFLITS SANGLANTS À LIVERPOOL Liverpool, 16.—La grève avec tout son cortège de désordres ins- pire la crainte dans tout liverpool, Hier soir les troupes s'y répan- daient dans toutes les parties de Ja ville pour y mettre l'ordre. On a envoyé une garde spéciale pour ex- ercer sa protection sur les quais où les transatlantiques déchargent leurs cargaisons, car des émeutiers avaient projeté de tout détruire par le feu. Cinq chars prison, sous la garde de cinquante hussards qui condui- saient des émenutiers de la cour de police à la prisou de Waltham, ont aussi été attaqués hier par 3,00 ré- présentants de la classe la plus rude de la rue Vauxhall qui essayaient de délivrer les prisonniers. Cette populace envoya aux soldats toutes sortes de projectiles; et les hussards, pour se défendre, tirèrent sur leurs agresseurs avec ces cartouches blan- ches d’abord puis des cartouches chargées. Pendant ce combat un homme fut tué. Les hussaräs ont enfin été obli- gés de tirer l'épée et de menacer la foule pour libérer les rues. Les a- gresseurs étaient devenus si audaci- eux que l’un deux essaya de dé- monter l’un des cavaliers; et l’off- cier, pour se débarrasser de son en- nemi, dut jouer du revolver et il blessa gravement un homme à la tê- te. Dans la rue Bond ïil y eut aussi une bagare, mais moins mouvemen- tée. La aussi les militaires sont in- tervenus et plusieurs personnes ont été blessées. Il est bon de dire que, dans cha- que circonstance où les soldats se sont servis de leurs armes, plusieurs ‘d’entre eux avaient la figure rouge de sang par suite des bouteilles cas- sées et des pierres qu’on leur avait tirées auparavant à la figure. La force militaire qui est venue prête: main forte à la police se com- pose de 3,000 hommes d'infanterie et de cavalerie commandés par le général Mackinnon Wood. Ces gens armés ont eu un violent com- bat à soutenir et qui eut pour mo- tif non pas la grève mais l’arresta- tiou, par l’un des militaires, d’un homme qui s'était rendn coupable d'un assaut sur une femme. Les gens du peuple réussirent à déli. vrer le prisonnier des mains de l’ot- ficier. La police de réserve appe lée en toute hâte, ne put contrôler la multitude des mécontents qui, fous de leur triomphe, se mirent à piller les boutiqnes du voisinage. C’est alors que 200 soldais apparu rent sur la scène. Maisils se vi. rent aussitôt attaqués par des gens qui se tenaient sur les toits, dans les fenêtres et dans les cours et qui campagnes se dépeupler et devenir presque désertes. Ils purent voir les jeunes gens affluer vers les vil. les et délaisser la vie des champs, qui ne pouvait leur offrir des con ditions économiques suffisamment favorables. En toute justice, pouvons-nous envier à l'agriculteur canadien la chance très avantageuse qui est ac tuellement offerte ? Ne pouvons nous pas reconnaître plus convena blement les services qu’il a rendus au Dominion, aux villes et aux in- dustries du pays qu'en admettant de bonne foi que son tour est venu, qu’en l’encourageant à le prendre? Que pouvons nous supposer, en considérant le motif qui poussait ja- dis Sir John Macdonald à offrir la réciprocité sur les produits naturels et a faire inscrire le projet dans les statuts ? Ils nous est impsssible de suppo- ser autre chose que Sir John, cor- sidérant les grandes obligations du pays envers l’ agriculteur, ait tenu à laisser au fermier, de la manière la plus offhciel possible, l’espoir qu’- il aurait un jour son tour avec le bon vouloir au peuple américain pour l’admission des produits agri- coles sans payer de droits ; et que aussi, quand cette occasion serait venue, le fermier aurait alois <on tour.”? LETTRE DU WADAWASKA UNE BELLE FETE Le Petit Saut, N. B. Hier, le 13, la paroisse de Saint- Hilaire était en liesse. C'était d’a- bord la clôture de la mission prê- chée par les Pères Dominicains de Québec, la fête annuelle de la soci- été mutuelle ‘‘L’Assomption’’ dont une succursaie florissante existe ici; puis, on se souvient que l’Ascomp- tion est la fête patronale de l’ Aca- die. Il n’en fallait pas davantage pour inspirer au digne curé de Saint-Hi- laire, le Rév. M. Antoine Comeau, l'idée d’une grande démonstration. De l’idée à la réalisation il n’y eut qu'un pas, Monsieur Comeau a droit de se féliciter de son excellen- te initiative : les h-ureux témoins de cette grandiose célébration s’en souviendront longtemps. + Vers les huit heures du matin, un train bondé de voyageur : entrait en gare. Il amenait les Assomptio-: nistes de Saint-Léonard, de Saint- Basile et du Petit-Sault avec leurs amis. Les Frères de Saint-Hilaire acconrurent au devant d’eux, leurs firent esco.te jusqu'à l'église au chant de l'‘‘ave Maris Stella’. Une messe fut dite par le R. P. Farly, charmants et délicats à toutes les personnes présentes. M. le curé Comeau, chapelain de la même succursale, expliqua à ses parois- sieus la natnre et le but de la soci- été, et les avantages qu'elle offre à ses membres. Le R. P. Couet, in- vité à parler de nouveau Prêcha à la foute l'amour de la terre.... ‘‘Population rurale et agricole, sk caltivant nn sol riche et fertile, elle ne doit pas le quitter ni le négliger. En outre, il est de son devoir de le faire aimer à ses enfants. ”” Il invita ensuite les hommes de profession qui se t:naient à ses cô- tés à porter le plus grand intérêt aux choses de la terre. ‘‘Un mem- bre de la classe dirigeante, dit il, manque à sou devoir d'état si tous les ans il ne fait pas son petit dis- cours agricole pour ‘faire compren- dre aux gens de la campagne qu'ils | temps. doivent aimer la vie des champs. Nous conserverons, nous aussi, Le Rév. M. Babineau, curé de | le meilleur des souvenirs de cette Saint-Jacques, définit le patriotisme | belle fête fraternelle, religieuse et chrétien. Il trouva dans la Bible Léosiontéi Nous souhaitons à nos des évocations superbes. frères du Madawaska, dont la con- M. M. F. Cormier, d'Edmunds- | duite a été si sage, si pieuse, siat- ton avocat, à la figure ouverte et tentiveet si digne durant cette intelligente, raconca les souvenirs journée mémorable, de pouvoir re- divers du passé, pour w'ieux se pré- nonveler tous les ans cette belle parer à soutenir les luttes du pré- | cérémonie. sent, que M. le docteur Sormany | M. le curé Comeau nous, disait à son tour, rappela et précisa dans | l’autre jour que le patriotisme s’é- une belle envolée oratoire. veillait dans cette partie du pays. M. l'abbé Saindon, séminariste Je ne sais s’il était endormi, mais il et enfant de la paroisse, fit l’histoi- est certain que c'est le patriotisme re du Madawaska. C'était äe l’i-| d’un robuste français d'Amérique. nédit et de l'inconnu pour la masse UX Passanr. des assistants. Cette histoire très =— courte, mais très intéressante, sera |y, prochainement résumée dans nos | L ASSEMBLE DE SAINT- lettres du Petit Sault. Enfin M. HYACINTHE Enoïl Michaud, étudiant en drott | . - égaiement du pays, remercia cha | Voice ce que la Croix de Mont. leureusement les organisateurs de TÉal dit de l'assemblée de St. Hya-. la fête d’avoir fait une part si large Cinthe: aux jeunes. Nous ne nousen é-! Disgracieuse, de nature à discré- tions pas doute |diter le peuple canadien-français En effet, tous les oratenrs sauf {AUX Jeux des antres nationalités. M. le curé de Saïlnt Jacques et 1e! La foule—vingt ciuq milite per- R. P. dominicain, étaient bien des ,S09U€S environ—est accouru là jeunes ; mais la sagesse de leurs COMme elle serait accouru à une conseils avait un air de maturité Partis de boxe. qui nous avait trompés. Elle voulait voir de ses yeux le- Les chants patriotiques acadiens | duel, e M. Lemieux ou de M Bou- alternaient avec les dissonrs. Nous |TaSSa, taperait plus l’autre ; et elle eûmes nous Canadiens, le bonhear |? VU que l'ex-ministre des postes d'entendre pour la première fois : |Savait lui aussi très bien fermer le “Plainte et Pardon’ à la note |POing et le mettre sous le nez de pieuse et touchante; Evangeline’’ |S0n adversaire. | et ‘‘La Marseillaise ,Acadienne’”’! Cependant les trois quarts de cet- plus gais et plus alertes, ‘‘Le Ré.|te foule n’ont pu rien entendre. veil de l’Exile” plus grave et cn !1is Ont vu ; n’était ce pas suffisant? fiant, et surtout ‘‘Le Râve de l'Ex-|L® plupart n'allaient.ils pas là ile”, délicieusement interprété par moins pour écouter des discours M. Denis I. Daigle et sa jeune fille, | 1U€ Pour assister à un spectacle ? ‘Il rêvait, ce soir-là, de sa douce Nous ne Croÿyons pas que cette [ Acadie, scène n'ait en d’autre effet sur le “Le pauvre enfant assis sons un | PUblic que de le mal édifier. Elle n’a peut être pas chang : l'opinion ‘Un arôme embaumait la brise 7. FA seul auditeur. Re :\ous espérons qu'on ne nous en [attiédie, l&onnera plus de semblables. “Un parfum doux, qu'il crut | CATHOLIQUE ET INDEPENDANT, te fête : MM. les orateurs, les da- mes et les messieurs venus de Saint- Léonard, de Saint-Basileet de Van- Buren pour exécuter la partie mu- sicale du programme de la jour- née. De chaleureux vivats indi- quèrent la ffinu de la fête ; il était sept heures. La foule avait passé cet après- midi sans s'en apercevoir, pour ain- si dire, à écoute: les discours pa- triotiques en plein air. On est ra- rement témoïn de pareil spectacle à Madawaska. Plus de deux mil- le personnes étaient là rassemblées, écontant et applandissant, pendant que les dames présentes se deman- daient comment il se fait que des hcmmes peuvent parler si long- us [vieil oranger. | de + À 7 mn € se Si