6. Y a-t-tl eu des moments ennuyants ou tannants? M. Bernard - C‘est un poste qui n‘est vraiment pas ennuyant. Tu dois toujours être ouvert au public, toujours à la vue du public. Que tes fonctions aient lieu à la résidence officielle ou à l'extérieur, tu es toujours bien reçu par la population. Il n'y a donc pas lieu de s‘attendre à ce que ça soit ennuyant. C’est toujours très intéressant d‘y participer. On a mis sur pied certaines choses de façon différente que les lieutenants- gouvemeurs qui m‘ont précédé. Alors, dans cinq ans, on n'a certainement pas trouvé le temps ennuyant ou tannant. Cependant durant les derniers deux ou trois mois de mon mandat en 2006, on ne savait pas s‘il fallait organiser ou non certaines fonctions car mon mandat allait finir en été. Ne _ sachant pas la date précise, on n‘a pas osé planifier trop de fonctions. C ‘était plus ennuyant cette période-là bien que cela fasse partie de la réalité d‘un poste comme celui-là. Mme Bernard - Je ne peux pas dire que c‘était tannant. Ce n‘est pas le mot que je voudrais utiliser. ll y a eu des fois que r je pensais : « Ouf, j‘ai hâte que ça soit fini ». C‘était fatigant s'il y avait deux ou trois fonctions la même journée. Te prépa- rer pour descendre «» des fois. Ça ne te disait pas. Mais une fois que tu descendais et puis que tu étais là, c‘était correct. J‘ai assisté à la plupart des fonctions quand celles-ci avaient lieu à Fanninghank. ll y a peut—être eu quelques fonctions aux- qUelles je n‘ai pas assisté. Autre que ça. je descendais toujours. M. Bernard - On a eu beaucoup de visites d'ambassadeurs de d‘autres pays. S‘il y avait juste l‘ambassadeur. je le rencontrais par moi-même. Mais. si sa conjointe l'accompagnait. Florence descendait aussi. 7. ÉtalMl tacllo pour vous de recevolr votre famille à Fannlngbanlfl Vos amlae-s? M. Bernard - Quand tu occupcs le poste de lieutenant- gouvemeur, ta résidence est l"unninghunk! (“est toi qui décides cc que tu veux faire avec tu résidence. Alors. si on voulait recevoir des membres de notre l‘umille ou des omis. il n‘y avait pas de problème. ("était nous qui les invitions et on les accueillait il notre façon. Durant nos cinq années ll (‘hurlotte- town. on u passé tous les Noëls lil. suuf un ou deux, ou nous sommes venus il Wellington. lin résumé. c‘ctuil uniquement à nous de décider qui nous uccueillerions il l"‘unningbtmk. J‘avais étuin une politique pour éviter uutunt que possible de demander il nos employés de trttvuiller en lin de senntine. Alors. ou n‘u presque pus eu de fonctions officielles les fins de semuine ce qui nous permettait donc de recevoir notre famille et nos mnis. Mme Bernard - Oui, c'était assez l‘ueile. La seule chose que j'ai trouvé plus difficile étuit s‘ils venaient nous visiter durant 2001 LA PETITE SOUVENANCE la semaine, surtout la famille, les enfants. Et, pour eux autres aussi, je sentais que ce n‘était pas la même chose que si la visite se faisait en fin de semaine. Durant la semaine, les employés étaient alentour et il fallait essayer ne pas faire trop de bruit. Quand il y a des enfants, c‘est difficile de ne pas avoir de bruit. J ‘ai trouvé ça plus exigeant. Mais, les fins de semaine, c’était différent. Quand nous recevions la famille ou nos amis, je préparais souvent les repas. 8. M. Bernard. vous flottiez le drapeau national acadien à Fanningbank. Cette décision-là a-t-elle été facile ou difficile à prendre? Y a-t-il eu des contre-coups? M. Bernard - Une décision comme telle n‘a certainement pas été difficile à prendre. Au début de mon mandat, j‘avais décidé que c‘était approprié et qu’il y avait une place là pour faire flotter le drapeau acadien. Dès le moment que j‘ai décidé de mettre le drapeau acadien sur son mât, la population l‘a accepté. On a seulement eu un commentaire négatif. je pense que c‘était dans T he Guardian. La personne qui écrivait le commentaire posait la question à savoir pour quelle raison j‘avais l‘autorité de flotter le drapeau acadien qui n‘est pas reconnu comme un drapeau « national >>. Mais les gens en général ont reconnu que j‘étais de descendance acadienne, et on n‘a pas eu plus de contre—coups que ça. ll n‘y a personne qui m‘a dit que ce n‘était pas approprié de flotter le drapeau acadien. 9. Durant votre séjour à Charlottetown, lorsque vous sortiez pour des raisons personnelles, aviez‘vous l‘impression que les gens vous regardaient toujours? Était—il possible pour vous de sortir et de demeurer incognito? M. Bernard - C ‘est certain que. durant un mzmdat d‘un lieutenant—gouvemeur, la population te connaît plus que toi tu connais la population. Alors. il fallait que j‘accepte le fait que. si j‘allais dans les magasins ou à quelque part d‘autres, les gens allaient me saluer. ll n‘y a rien de mal avec ça, parte que j‘étais lieutennut—gouvenieur de la province. On ne sortait pas beaucoup. Presque toutes les fois que nous sortions. c‘était pour des fonctions officielles. Autrement. nous allions seuls prendre des numhes il tous les matins. Florence et moi. On saluait les gens eur il fulluit s‘habituer au fuit que les gens savaient qui nous étions. Mme Bernard - Moi non plus. je n‘ui pas eu ce problème—là. parce que c‘est souvent que les gens ne me reconnaissaient pas. Je pouvais aller seule il quelque ptll'l et même marcher sur lu promenade de bois tu bourdwulk n). Ça ne me gênait pus de saluer les gens même si moi je ne les connaissais pas. M. Bernard - Çu venait avec le poste. Mme Bernard — Une chose que j‘aurais aimé faire le samedi, des fois. c‘était d‘aller à un marché aux puces. mais je n‘osais plis. PAGE 25