SAS mn LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. I. NO. 33 CS TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, La Jeune Fille Pauvre 0000000XXX0000000 1 UE PHENOMENE D'OPTIQUE À des déserts, des déserts en- core, comme à i‘'Océan l'infini. Et, pourtant, que d'illusions flottent devant leregard du vo- yageur ! 1l oublie et la fatigue d'une longue course, et le soleil brûlant, cette terre de feu, la soif qui le dévore ; il va, il marchetoujours ; il touche au but, et le but s'éloigne encore, il s'éloigne sans cesse, et le vo- yageur poursuit sa course insen sée sans voir qu'il est le jouet d'un miragè. Ainsi allait le duc de Valdepine, non dans les plai nes désolées ou sur les {lots des mers, mais dans la vie qu‘il cô | toyait en visionnaire, et à laque! de il semblait ne pas appartenir, tant ce qui l’entourait attirait peu son attention. 1l vivait de recherches, comine d’autres d'a- Se o œ mour et de poésie, d'ambition et| 4 mont « 1 La L LE de débauches, de dévor de sacrifices. Archimède, absorb problème, ! moins que ce ne cherchait pa corps flottants, miroirs incendiares pas moins c’est-à-dire, à dus, fils d'un artisan, :u inventeur ; peut-être eral brisé à l'obstacle ; l'a franehi, il serait arr \ une haute fortune. Il était gentil- homme. et,n‘ayant occuper de grossir | ses pères, il le gaspiil Enfant, il constraisait des machines de carton, et de remettre en vigueur les jeux de la jennesse antique. Adulte, il fondait l'or et les travailler à sa guise,et four niseait à ses perents ravis quan- tité de bijoux, de boites, de taba- tières dont l'exécution maiont-ils, avait un véritahle ca- chet artistique. Homme, et res- '£tart a + À 133% À etal! siC As A* v: { 10 l Lit UC | Li ou ie >Tet ttani art 6 ! nv Lis SOR ïii pee )a \ se pré Des 1! i 9 € té orphelin, chaque jour luï four | nissait une idée nouvelle, et ses aieux n'auraient guère reconnu leur demeure seigneur'ale, tant la hache, le martearn, le progrès | s’éait abattu sur elle. Des sultats obtenus, il nen point parler. tait pas : c'était l'affaire de son intendant. Une de taut ses tantes vieille douairière, qui commen-| cait à s'inquiéter sérieusement des tendances roturières de son cher neveu, le maria, ei voir sauvé. Malgré son ani pathie bien prononcée contre las d'Orléans, elle fit solliciter po le duc, et obtint une place dans le corps diplomatique, et y portant d'inviolables principes, des croyances austères et soif d’iuconnu qui lesuivait tout. La route était 8 , crut l'a- ap- ec C ar. Par - 2e La | emeec ecutlis la essayal | l'urgent pour! me | alt — ré— | Le duc ne comp-| ette | | résolat de transformer la science ‘agricole, 1l entassait à ce sujet not?s sur notes, compulsait les écrits les plus anciens, les ou- vrages les plus modernes ; dres- sait des plans ; garnissait des iufolio ; faisait construire des machines à vapeur ;se mettait en rapport avee les académies et les académiciens ; nonrrissait nne nuée de subalternes qui, en flattant ce qu’ils appelaient sa |manie, savaient se rend indis- persa bles. Voilà camment,au bout de dix ans, maitre Survit, l'inten- dant, déclara au due, qui d'a- | bord ne le comprit pas, que le château et les terres étaient tel- lement grevés, qu'il ne trouvait |plus un centime de crédit, et [amil fallait vendre si l’on vou- |lait éviter l'expropriation’ | — Et cela, murmura le pauvre duc, au moment où mes fermes’ modèles allait donner les plus beaux résultats. Force fat de se résigner. La position liquidée, il ne res que l'hotel de la rue de Va- Paris, évalué 350,000 franos et sur lequel était } { Cali iennes, situé a irtie recounue la do: de la ( hesse. , dac et femme résolu- ut d'aller vivre à Paris, de diminuer le train de leur mai- on, et de réparer, si c'était pos- par une sage économie, le désastre qui était venu les sur- prendre. lis ne gardèrent qu’- vieux domestique, François, at la famille n'avait jamais quitté celle da duo, la bonne de leur fiile et une cuisinière. Le duc avait promis de se cor- (viger. 1lne fut pas plutôt in- stallé dans son hôtel, qu'il s’en- ferma dans sou cabinet, ne parut comme par le passé, qu’à l'heure des repas, et continua ses iabori- patientes recherches. | Sa femme qui, désormais, come | prenait la position qui lui était | faite, essaya d'être prudente et | économe pour lui, elle s'inquiéta de tant d'assiduité et d'une pré- occupation si grande. À ses questions. il répondait invaria- c 3 ' 10, 5 Q 1 | | ! | | | leuses et blement : —Ma chère Alix, ne vous tour mentez point ; je veux que notre fille soit une des pius riches hé- ritières de France. Je racheterai | le château et tout le reste; seule- ment, maitre Sarvit sera chassé, homme nous a trompés, Chère Et sur ce, ilrentrait dans son cabinet ou sortait pour aller à ce qu'il appelait ses affaires. La duchesse, élevée dans le respect profond de la famiile, et la erain- te de déplaire à son mari, essu- yait fartive ment la larme qui débordait ds sa paupière, et se fugiait daus la prière com- me dans un sauctuaire, où l'ad- | | ! | 1 Cet iversité ne pouvait l'atteiadre. II UNE FEMME COMME ON EN VOIT TANT. La duch:s:2 de Vaidepine é- tait alors une femme de trente trois on trente quatre ans. Bionde, petite et frêle, elle avait touiours Fair de chercher autour surtont pour un homme de cette trempe et de ce caractère. 1j vit de près le mal qui rougeait la soeiété, et vouint se poser en| réformgteur. C'était un tori on le lui fit sentir, si dut re prendre la vie de châteaux avec sa tranquillité mon Ne pouvant réformer Î2s mes, 1} d'elle un appui. Elle était passée des bras de sa grand'mère aux pieds des autels, où, t>nte jo yeuse et fière, elle avait pro- uonvé, saus le comprendre, 80% premier, sou nnique serment” eile avait quinze aus. était devenu pourelle l'idéal da beau et du bon. Eile avec la naiveté de soa âge; sin ciina devant sou intelligeence, et vécut joyensement des quel ques sourires qu'il lui äounait et de l'atmosphère d'élégauce dont il l'entourait. 1llatraitait en enfant gâtée,et ne Jamais à ses iravaux, la flenr, disait-il, ne devani vivre que de caresses et d: rayons. Alix le iaissait faire saus se préoccuper d'un avenir que nul ne lui avait appris à redouter ou à prévoir ,; sans songer que le temps apporte souvent à tous son contingent dépreuves, et que les folles prodigalités, aussi Sou mari l'assocla }ien que les entreprises hasar denses, conduisent fatalement à la ruine. Elle avait vingt six ans lors tes, d'hypothèques, dinterêts ses yeux ce queile appslait le grimoire des hommes de robe. instinctivement, elle alors le malheur, &t, couvrant sa fille, sa Fernnnde, de baisers devina mère, prête à la lutte, forte con tre le danger, se cœur sen'ant une énergie lacounue, tée du gouffre qu'eile enutrevoy- ait vaguement devant eile. Mais on ne réforme pas facile. immense. De son “côté, elle a- vait en lui une foi robuste qu”- aucune catastrophe, n'aurait pu ébranier. lie redevint bisntot elle-même ; souffiit des déceptions du duc, en ac- cusa avec ini le hasard et Îles hommes, et le laissa maitre de sa fortune comme 1! l'était de sa destinée. beauconp C était une faute. femme ne comprit vas que cette faute pouvait devenir un crime; qu'elle était mère, et qu'elle de- vait sauvegarder ies intérêts de son enfant ; que ea fille aurait un jour le droit de lui demander raison de sa faiblesse, et que ia tolie de son mari devait infaili- La pauvre blement aboutir à une ruine absolue. Avec iui elle espérait: mais le temps jrassait, et leur position, loin de s'améliorer. em- pirait tous les jours Pen à peu, dat reuoncer à son réceptioLs, au mode. la jeune femme inxe, à ses fitsans murmure, et, pour e pas préoccuper son mariet l'opi nio1 publique, elle mit ce chan gement, cette retraite, sur | compte de sa santé. Cu v e | ment, |souriante quand même, se rerê- itait, par moments, d'nne expres- sion désolée qui faisait mal à voir. Le duc poursuivait ses recherches, et par'ait de cu.o!- ! | (Suite à la 8me page) l'uime | que maitre Survit pari, pour ja! premiere fois, devant elle, d'at-| faires, de réglements de «omp— à payer, eto.etc., et étala sous! fiévreux,elie versa de véritabies jarmes, et se revelila femme et ayant soif de savoir et épouvar-- ment sa nature à cet âge. Le! duc avait sur elle un ascendant Le fait est | que cette iutte l'usait sourde-| et que sa physiouomie, | G. BUOTE, RÉDACTEUR. SE SES F. J. BUOTE, GÉRANT . nt JEUDE LE [9 SEPT 1901. 9 ANNEE. — D CARTES A'FFAIRES % Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON Fisst Prize Gradnate York Uriversity TIGNISH PRE N,M.D. ERP J. DOIR( | GRADUÉ DÉ LAVAL DE MONTREAL. RnISMEEs ce ire: P. E. | | À. À Mel Ar | Fés i E ean, : | Attorney at Law } | DRowN'Ss BLOCK, CH'TOwn Money to loan at low rates. 1 J | e Sucoxsszur De Hopesox & Wvawr AVOCAT, NOTAIRE, rc Solliciteur pour les Nova | Scotia et Summerside Banks ARGENT À PRETER. Bureau : Au dessous de Clifton House. SUMMERSIDE P. E. I. RE DURE ANT RE REIN [7 À >: En CA . I, DicKkEey, Late Clinical! Assistant at Opvhthalhmie t and { Dr. H Royal Londo: iospital, Moorfislds, htral Lordon L'hroat & ar pital —EYE, EARK, NOSEANDL Eos SPECIALIST CE PR l'HiROA'I Oflice- Cameron Block. es idence-— KHichmond St. West OfBce liours— 9 30 a. mi. to 1 p. 1, 19 + p. m .Everiugs by #“ppoiutment. Eyes tested and fitted with Glasses IArsenauît & MceKenzie AVOCATS, &c. | (Récemment chez Charles | . - | Russell et Cie., Londres) BUREAUX Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S'Side, IH. R. Mackenzie, Ch‘Town. ARGENT À PRETER New WYATT, TO THE FEOPLE DE The following dialogue was heard a few days ago in one of our neighboring settlements. Read it :— Pat—"‘llello, Peter !”? Peter—‘Eel-oh oh-oh-ho, Pat.” Pat, ‘Why Peter, that's a terrible congh you have.” Peter. ‘I know. It's killinÿ me Pat.*‘ Pat. “Why don't you get something to cure you ? Peter Surce EI have tried all the cough medicine on the market but they did me no wood. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, I inteided to go, but Barney called over to see me last night aud told me notto bother with any of then ? Pat, Why was that, Peter ? Peter, * Well, be says last spring when Margaret was sick she had all the doc- tors in the place to see her, and the deil the bis she was the better of them. Pat And will vou tell me what cured her ? Peter, Wel}, he says he heard great | talx about this MachHONALD'S DRUG STORE keepiag very fine medicine fur |inan or beast, and he started at once to | see Mr. McDonaids, himself. He gave! him two bottles of MacDONALD'S AN ! |[ODYNE PINE EXPECTORAN'T, ‘ which only cost him 25 cents apiece. : This cured her completely. 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