Aètmt + Lan, dE M AT x" LES ARRIERES NOTRE CAUSE = Les temps sont difficiles sans _ doute, mais nous catholiques nous n'avons pas le droit denous décourager. La lutte pour nos écoies peut encore durer quel- que temps mais notre cause est trop bonne : elle ne peut pas être perdue. POINT DE VUE DOCTRINAL Et d'abord nous avons pour nous, au point de vue de Ja doctrine, la décision de nos é- vêques, décision appuyée par l'autorité même du Pape: les écoles nentres, publiques, com- muues, ont toujours été et se” ront toujours considérées com- me contraires à la conscience catholique, et le règlement ne nous dorne que des écoles neu- tres, publiques, communes. POINT DE VUE CONSTITUTION- NEL Au point de vue constitution- nel. nous arons le jugement du Conseil Privé de Sa Majes- té, jugement comme l'a très bien fait remarquer à la suite de tant d’autres l’hov. sénateur Bernier dans son discours au Sénat, qui fait un devoir au gouvernement de rendre aux catholiques les droits et privi lèges qu'ils ont perdus en ma tière d'éducation par la loi de 1890 et l'amendement 1894. POINT DE VUE SOCIAL Mais plus encore, notre cause repose sur le droit natu- rel Jui-même qui fait un de- voir aux parents de faire don- ner à leurs enfants une éduca- tion imprégnée de la véritable religion. Et nous ajouterons que l’ac- complissement de ce devoir est la seule base sur laquelle re- pose l’ordre social tout entier. Si les parents font donner à leurs enfants une éducation re- ligieuse, en un mot si les éco- les sont confessionnelles, l’ordre social sera ferme, inébranlable; si au contraire les enfants ne recoivezt pas cette éducation religieuse, s’ils fréquentent des écoles publiques, communes, neutres, l’ordre social sera tout ébranlé, parce que la base, le fondement lui fera défaui. L'EXPERIENCE Cette vérité qui semble peu comprise par Certains de nos hommes politiques n'est plus même contestée par le plupart des hommes politiques de l’Eu- rope. En Europe aussi, en Hlolan- de, en Allemagne, en Italie, en Angieterre, en Belgique, etc. etc. on avait voulu renverser les écoles confessionnelles et les remplacer par les écoles neutres, communes. Qu'est-i! arrivé ? Les hommes d'Etat de ces pays se sont aperçus de :a grande faute qu'ils commet- taient non pas seulement au point catholique, la plupart ne croyaient pas, mais au point de vue social ; ils se sont aperçus qu'ils renversaient la société elle-même en elevant une gé- nération d'hommes qui n'étant plus retenus par les grands principes de la loi morale, ne voyaient d'autre but à leur vie que la jonissanca sans limite et sans frein. Et ils sont revenus sur leurs actes : en Hollande, en Belgi- que les écoles confessionnelles ont été rétablies ; en Angle- terre, les hommes d'Etat pro- testants les ont reconnues et leur accordent J'appui, le se- cours du gouvernement ; en italie cenx qui ont emprisonné le Pape et pille les biens de l'eglise présentent aujourd'hui aux Chambres une nouvelle loi pour que toutes les écoles edeviennent confessionnelles sous le contrôle des évêques ; en Bavière un projet de loi va, f } EN ARRIERE | Bref, ils sont plus avancés que nous. Nos politiciens sont arriéres, voilà tout. 1ls sont en retard sur leur siècle. Puisse l'exemple des autres les éclairer, Mous recevions ces jours-ci une lettre d'un vénérable pré- tre d'Angleterre. 1] nous écri- vait entre autres choses : “Le mouvement Je sécularisation des écoles a été très fort en An- gletere, il y a 20 ans. Aujour- d'hui c'est une cause perdue, grâce en partie aux efforts ad- mirables du Cardinal Manning, du cardinal actuel [card. Vaughan) et des Evêques, “Les politiciens canadiens sont seulement en retard de 20 ans sur les politiciens anglais.” The canadian politicians are only 20 years behind the Euglish P Etre arrièrés de vingt ans! Et prétendre être les apôtres de ia lumière du siècte ! C'est {fort ! Pour nous ‘‘qui ne som- mes pas arrièrés,” nous vou- ions continuer à réclamer nos £coles confessionnelles envers et contre tous ! Et nous les réclamons, parce que nous y avons droit de par ia constitution expiiquée par ie Conseil Privé ; Nous les réclamons parce quel la conscience catholique ne! peut s’accommoder d'autres écoles : Nons Iles réclamons parce que nu: y avens droit, de par le droit naturel ; Nous les réclamons parce qu'elles sont nécessaires au bien de la sociôte —Le Mani- toba. PARLEMENT FEDERAL LE GOUVERNEUR ET LES NOMI- NATIONS DE 1896 3 Mai—S$Sir Charles Tupper demande “copie de lacédule B, déposée sur la table de la Chambre à la dernière session, faisant connaitre les recomman:- datiors du bureau de la tréso- rerie, telles que soumises par un rapport du conseil à Son Excellence le (Gouverneur-Gé- nérai, les 6 et 7 juillet 1894, et destinées à être approuvées par lui ; aussi, un état démontrant l’action prise par le gouverne- ment sur chacune de ces nomi- uations par ordre en conseil ap- prouré par Son Excellence ; ou, dans le cas où aucune action n'a été prise, la raison de ce faire”? À l'appui de sa motion, sir Charles rappelle qu'après la défaite de M. Mackenzie par une écrasante majorité, en 1878, le Gouverneur-Général de l’é- poque, lord Dufferin, sanction- na 116 nominations et 17 pro- motions faites par le gouverne- ment défait. Dans le nombre il y avait des nominations à la! cour Suprême, aux cours de comté ct autres positions de ja plus haute importance, Néan- moins, lord Dufferin les sanc- tionna toutes, comme c'était ”_ L'IMPARTIAL toutes ces personnes ainsi te- nues en suspens et mises dans l'impossibité de savoir quel sort leur est réservé auront droit eu justice à des compen- sations à même le trésor pu- blic. LE TREMBLEMENT DE TERRE AUX AN- TILLES New-York,3 —Le “New- York Journal” a reçu de St-f Thomas des détails complémen |taires sur le tremblement de terre quis'est produit ces jours derniers aux Antilles. A la Pointe-à-Pitre, le principal port de la Guadeloupe, la se- cousse :a plus violente a en lieu jeudi matin un peu après dix heures ; elle a duré 40 se: condes et, dans ce court espace de temps, a causé d'énormes dégats. De tous les côtés des € glises, des magasins, des mai- sons se sont écroulés, enseve- lissant sous leurs ruines un grand nombre de persounes. La catastrophe a été si soudaine, si inattendue que, pendant plu- sieurs minutes les gens ne sa- vaient quoi faire,s’ils devaient rester ou Se sauver en prévision de nouvelles secousses. Quand l premier moment d’eflroi a été passé, on s’est rendu compté du «ésastre : plus de cent mai- sors étaient compiètement de- molies, et du milieu des décom- bres on a retiré quatre morts et quarante blessés, qui sont pour la plupart dans un état désespéré. Bien que les tremblements de terre ne soient pas rares aux Anti.les, cette dernière secousse a été l’une des plus violentes qu'on y ait jamais ressenties, et elle a jeté la consternation à la Pointe à-Pitre et dans toute l'i le. Les magasins de la ville et les différents bureaux sont res- tés fermés pendant plusieurs jours. les obsèques des victi- mes, auxquelles assistait le gouverneur entouré de son état- major, onteu lieu au milieu d’un grand concours de popula- tion et ont donné lieu a des scé- nes émouvantes. FAMINE EN ESPAGNE- New York, 3 — Une dépé- che de Londres dit ce’qui suit : Si l'Europe était moins occu- pée à suivre les péripéties de la guerre, l'état de choses qui exis- te dans les provinces du sud de l'Espagne attirerait l'attention universelle. Pendant que le gouvernement dépense des millions pour réprimer l'insur- rection cubaine, des milliers de personnes souffrent de la faim et meurent d'’inanition. Une semblable situation se- rait considérée comme une dis- grace par tout autre gouverne- nent européen, mais il semble que le gouvernement espagnol est inaccessible à tout senti- ment de honte. La reine régente Chaisiiana a demandé en vain son devoir constitutionnel de! je faire. L'an dernier, le gouverne. ment conservateur fut défait par une faible majorité et lord Aberdeen, rompant avec les. traditions et les précédents re- fusa son approbation à 26 re-! commandations de ses minis- | tres. Il fit un choix dans ces recommandations et déclara! qu'une partie d’entre elle se-! rait approuvée, sauf ratification | des nouveaux ministres. Ceux- ei firent rapport à la Chambre que certaines de ces nomina | tions seraient maintenues. Or, le croirait-on, toutes ces nomi- | natious sont encore en suspens | et pas une seule des personnes! ainsi désignées par le Gouver- neur, avec l'approbation de ho ministres, n’a reçu encore avis | de sa nomination. 11 serait dif. | ficile de trouver plus flagrante être rédigé dans la même sens, | insulte an représentant de la | } ! de: | Couronne ; sans compter que! à son gouvernement de pren- dre des mesures immédiates pour venir au secours d: ce pauvre peuple et de suspendre s’il le faut, l'envoi de troupes à Cubà pour réaliser les fonds nécessaires. Cette famine est due aux mauvaises récoltes de ces der- nières aDnécs. Les cultivateurs sont pa rtout ruinés, Ce qui n’a pas empêché les collecteurs du revenu d’user d'une rigueur extrême dans Ja collection des taxes, qui s’élè- vent à des sommes exhorbitan- tes depuis lecommencement de la guerre à Cuba. Des bandes de paysans déses- pérés parcourent la campagne et se livrent à toutes sortes d’excès. Les bureaux de collection de taxes ont été pillés et brûlés et le gouvernement n’a ni troupes pour réprimer ces désordres ni argent pour nourrir les affamés. VICTOIRE ESPAGNOLE La Havane, 3 — Santiago de Cuba, occupé par le général Calixto Garcia, et ses 6,000 Cu- bains, est tombé de nouveau au pouvoir des troupes (spa gnoles commandées par le gé- néral Gomez Buberte, et appu- yées par les forces navales sous les ordres de l’amirai Navarro. Les Espagnols ont déharqué leur artillerie sous un feu nour:: ri parti ces positions des insur- gés. 1ls se sont avancés sous la protection du feu des vaisseaux et se sont emparés des fortifica- tions des insurgés après avoir perdu une quarantaine d'hom- mes. Les Cubains ot abandon- né une grande quantité de vi- vres et de munitions. ANARCHISTES CONDAM- NES A MORT Barcelone, 3— Vingt-six anar- chistes viennent d'être con- damnés à mort pour complicité dans l’attentat du 7 juin’ On se rappelle que, ce jour-là, une bombe a été jetée au milien d'une procession qui se rendait à l'église Santa Maria del Mar. Douze personnes ont été tuées raides et une cinquantaine d’au- tres blessées. DO NOT FORGET ne that we have all kinds of com- mercial Blavks on hand, 1 cheaper than can be had eise- where. mms Lo, Deeds, Bill of sale, etc. me NE pme The Pocket Promissary Note Book, 100 Forms, with elastic band—Price 50 cents. Bill of Sale Notes in book. Price 25, 40, 60 & 75 cents per book. - ane, ot Receipt Forms, Nicely bound n books—30 cents per book. — X — Notes nicely bound—Best Linen Bond Paper—40 cent per book. 25 RaSo Pa) Notes, Bound in board cover Blue 1nk—25 per book. En > Fe Ds S —— X 10 thousand envelopes at 6 7, 8 and 10 cents per Pkgs. 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