. RE es 5 : + wi mn grsniséalatengeer.ve cécdE RE ( L'IMPARTIAL JEUDI LE 16 JAN, 1902 : + | XLIX Lars La jeune Fille Pauvre blement un peu tard ; au'im faisait cette enfant pour la briser comme un obstacle ? N'auriez vous pas du être heu- reuse de l'amour qu'ellé a in- spiré, parce qu'elle en est digne: Loin de là! Vous vous prêtez au plus lâche des complots : vous allez plus loin encore, peut-être | nousieur le curé 1 Qui a éorit ezartaine signée Aitaut ? Le dooteur à écrit. Possible ! 1l est une lettre portant Son nom qui pourrait bien conduire l’auteur au bagne Prenez garde ! Tôt ou tard vous paierez cher votie condescen lettre dance ! Ou pe s‘expose pas aizsi sans motif et surtout sans espoir. Daus quel ! espoir le dec- teur... Le docteur n'est pour rien daus ceci. et vous le savez par faitement. Avouez votre folie; humiliez vous : uu faux a été lait pour confirmer indirecte ment vos dires ei perdre Fer nande aux yeux de tous. La colomnie a grossi peu à peu, et, des cuisines, est passée au salon. Quelques-uns seulement ont soupçonné une partie de la vérité ; il faut qu'elle eciate en tièrement. Vous consell- lée mal conseillée ; vous vous donnez un maitre. An éantissez cette lettre, et puis, agissez en honnête femme, l'estime publique vous sera rendue. —Eh ! l'ai Je perdue ? —0Oai ! L'égoisme est la plus houteuse des maladies morales ; 1] vous a entrainée bien loin. Ne vous récriez pas ! 1l vous a fai commettre plus qu'une jante : il a tué Fernande et a voulu tuer son hopneur ; il aurait awnihilé Philippe, et, quand il a ‘senti que Phiippe lui échappait, i. l’a frappé au cœur. Dieu veuille que ce ne soit pas morteilement auss. Vous êtes impitoyable. Je suis donc un monstre | Vous êtes ane égarée à la. quelle Ia religion tend les bras Là, pas ailleurs, vous trouverez un refuge contre vous-même. Prêtre, je dois vous dessiller les yeux et vous découvrir la pro. fondeur ds i‘abime où vous êtes tombée ; ami, je déplore votre erreur ep ia condamnaut ; l’un et l’autre, je vous coujure de chasser votre tentateur et de demander pardon à votre vic- time si elle peut encore vous en- tendre. Sais-je si coupable d'avoir voulu empècher une sottise, et dois je être responsable des er- reurs d'autrui ? Si j'ai été trom- pée par celui que vous ne nom- mez pas, je saurai me faire jus tice. Je comprends enfin l‘atti- tude des uns :t des autres. on me méprise ! Et pourquoi ? pour avoir fait mon devoir? Vous prétendez qu'il y a un complot ; c'est bien! j'en chercherai la trame. et quoi qu'il arrive, je forcerai mes ennemis au respect at à la confiance. Vous parlez de victime ; qui rous dit que je ne suis pas aussi ue vletime ? Vous m'avez éclairée, merci ! Je sanrai prouver ce que Je Faux, et, si j'al été jouée, je me sou- vieudrai que Je suis chrétienne. Adieu, mousieur le curé, vous regretterez un jour le jugement porté. C'est mon désir, Madame. En attendant, priez que la lumière se fasse et que Dien èies et savve Ja pauvre orpheline. C'est un horrible chose que le remords ! UNE TACTIQUE NOUVELLE À peine de retour à Fineste, madame Lobeau fit mander le Dos. jet: D ET: ils gardèrent le silence comme deux athlètes avant le combat ; l‘an, respectueux et soumis, l'autre toujours impéné- trable. —Mousieur Anatole, dit-élle enfin, vous m'avez fortement compromise. — Comment cela, Madame ? Vos imprudences rejaiilissent sur moi ; On va jusqu'à m'acou- ser de la maladie de Fernande, et, ce qui est pire, on me soup- çOune de n'être pas restée étran- gère à l'affaire de la leitre du docteur Alfaut. Qui a pa vous inspirer une idée semblable ? Je vous disais bien que vous a viez tort de vouloir en profiter. Vous auriez dû suivre mes con- seils et non pas vos caprices. N'y avez-vous pas acquiescé? Je vous ai fait des obser vaiions que vous avez réfutées N'avez-vous pas consenti à ma visite chez madame de La gaute © A la visite, oui! Vous aije autorisé à laisser entre ses mains une pareille arme ? Ce n‘était qu'un prêt involon- taire, le lendemaiv, la lettre re- trouvée a été de nouveau en uoiTe possession. Qu'importe ! si le souvenir est reste ! 1i produit son effet puisqu‘on en parle ; vous devez être satis- faite. 1i y a lieu, en effet! Ca: que le docteur écrit aujourd'hui renverse ce que vous aviez si habilement préparé. Ce que nous avions préparé aura toujours été utile à quei- que chose : vous êtes débarras sée de Fernande ; le reste s'ar- rangera surtout, si, comme on l'sffi rme, elle est aussi mal. On prétend qu'elle est per lue ; j> veux que chacun sache que je la regrette. C'est d’aue excellente politi que. De plus, vous devez vous é- oigner pendant quelque temps. Oh ! oh !'ceci se complique ! Non; je vous promets de vous rappeler au plus tôt. Vous ‘avez si je vous suis attachée | Vous êtes de la maison. Ce jue je fais, e’est pour calmer ‘opinion publique. Pas mal! je serais le bouc é- missaire | ce rôle ne me convient pas. Vous m'êtes trop dévoué pour ane refuser un pareil service. Le dévoûement a des bornes, madame ; le mien est de ceux que seule l'absence a le don d’a- moin drir. Vous mentez à votre cœvcr, aon bon ami. Je dis la vérité, Madame. Croyez-moi, soutenons-nons, et, si c’est utile, défendons-nous Nous n'avons rien dit de notre petite lettre à personne. M. Philippene l'a pas vue ; reste la baronne. Et madame de Blanohemin, et l'abbé Saturnin, et tant d'autres 7... S1 l’on s’en occupe, affirmons qu'elle est venu par la poste et que si le docteur ne l'a pas ecrite, c’est un ennemi de Fer aande qui a voulu lui nuire et qui l'a expé liée. Vous me cro- vez quelque habileté ; je vous | | | tirerai de ce mauvais pas. En- core nn effort, et la victoire est à nous. Oette lettre doit disparaitre. Nous la brülerons. D'abord, calwons, par notre attitude, M. porte ! L'effet sera produit. Agissez, je suis incapable de penser. 1l est cinq henres nn quart, la dépêche ne sera remise à la statin qu'à sept heures un quart ; elle pe partira pas de la nuit, et le docteur ne pourra être ioi qu'après demain. Un jour de gagné. Dans quelques minutes on saura ce que vous faites pour la ma'ale, grâce au porteur de la dépê.he. Merci d'uvance, mon vois n'obiigerez grate. Tout se fit selon l&e déeiis du préce;teur. ami ; pes une jiu- L LES FIANCAILLFS DE FHKRNANDE Qui de nous n'a paseé les nuits d:vant un lit de souf france, et suivi avec angoisse et horreur 18 mal qui détruisait tout espoir ; qui de nous n'a é- pié sur uu front blême le signe de la douleur pour découvrirun reste de vie, u’a essayé d arrêter ce souflle qui s'échappe, de fixer ce regard sans étincelle, de ra- viver cette chaleur qui disparait ? Ainsi faisait Philippe pendant la nuit quil voulut passer au chevet de Fer nande. C'est aveo une sorte d'égarement qu'il regardait ces bras amaigris ‘rainant sur les couvertures, cette firure que cri pait ia douleur, et qui, dans les moments d2 calme sewblait emprunter déji que:que chose à l'immobilité de la mort. 1i comptait avec épouvaute Îles et s‘accusait de sentir son coeur plein d: rèva:ans en pouvoir rien donner. Nalne décrira de pareilles détre:se3. Philippe, debout, coentemplait oetie lutte de la jeanasse avec la mort ;il interrogeait avide ment ghaqne nouveau symptô- me ; il s’accusait hautement, et cette agonie lai était un re- mords. Madame de Blanche- min quiavait voulu veiller la jeune fille pendant cette nuit redoutée, la soiguait et encoura geait Philippe du geste et du regard. Le vieux curé priait devant un autei improvisé au pied da lit de Fernande. 1l suivait, lui aussi, les progrès du mal, mais sa protonie auxiété s’appuyait sur une religion con- solante, il cons-rvait la sérénité des beaux jours et murmurait cette magnifique parole de la prière divine : ‘Que votre vo- louté soit faite .” Vers trois henres du matin, l'oeil de Fernande perdit de sa fixité. Elle r-garda longue- ment autour d'elle comme au sortir d‘un lourd sommeil, re- prit p'u à peu possession d'elle- même, sourit à ceux qui l‘en- touralent, et. reconnaissant Phi lippe, eile prenonça r0oa nom. Le.uici couvrit sa main de larmes. Ne ma pieurez pas, ami, jui dit-elle douceinent ; Dieu me fait une immense faveur en m'appelant à lui. Notre rêve était trop kean pour la terre, je vais le costinaer, en vous atten- naut, dans le ciel. Une voix ma dit que mon père est mort. Oh! j'en serais hureuse ? Pauvre père | que deviendrait- il sans moi! Mon ami,je vous le iègue ; soyez pour lui uu fils ; qu'il suit fière de vous comme j'en etais fièr. Je ne suis pas c2lle que vous croyez et j'avais le droit de marcher votre égale. Ma pauvreté, voilà ce qni no%s séparait......le mon LLOT HINCGT M Men's Overcoats, in Boaver, Tweed, Melton, (Cheviot Vicnna and Curlirom $5 00 to $12.00. Meu's All wool h1y Tw+d Suits, gsingle or doi b'e breaste d, for $5 00, $5.75, $6 50 ani up. Men's Re-fersin Fritz", Melton au Bouver, 400, 576 and $6 50 Men's heavy Frieze Uilsters in Grey, Brown and Fawn, well made, $5.00, $5.75, 6 60 and up. Pants ever shown Men's heavy Winter Best Value 1.25to 2 25 R. I. HOLM Boys’ two pieve and three piece heavy Tweed Suits double and single breasted 1 75 to 8 GO. 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