A k +, LT 20 SEE RL LENS Dares LA MERE JOB (Suite de la 1ère page) en disant à la servante : — Catherine, allez auprès du lit d'Engelbert, et s'il demande à boire, dennez-lui ume euille- rée de la petite bouteille; je vais passer un instant avee Ro- sine dans le jardin. Si vous m'appelez, je pourrai vous en- tendre de jà. 111 Dans la chambre eù la mère Job avait veillé depuis le jour précédent au chevet du lit d'Bugelbert, brâlait une petite lampe de nuit, qui jetait sur les murailles de dentenses et incer- taines elartés. Déjà, les premi- ères lueurs du matin se men- traiont à l’orient et venaient mé ler un jour gris à la triste lami- ère de la lampe. Le plus prefend silence ré- gnait dans la shambre ; elle eût été morne et muette Ccemme une tombe, si ie bruit d’une respira- tien pesante m'y eût trahi la présence d'un être vivant. Catherine, la servante, s'était endormie, la tête sur ane table : les aspirations pémibles qui sou- levaient sa poitrine, treublaient seules le lugubre sileuee qui l'entourait. La mère Jeb était assise au- près du lit d'Engelbert, la tête appuyée sur les genoux. BEpui- sée par une lengue veiliée et par les alternatives d'espoir, de douleur et d'eponvante, par les quelles elle avait passé. elle avait penché la tête st semblait assoupie dans ses tristes pen: sées. Mais sises yeux s'étaient fermés, son cœur et sen esprit n’en veillaient pas moins. Ejile prêtait l'ereille au meindre brait aveo une attention pleine de soilicitude ; et si une plainte, un eri, an soupir 86 fât échappé du sein de l'enfant, la mère se fût élameée avec un empresse- ment plein d'angoisses pour je soulager, le earesser et le eenso- ler. La nait qui venait de s'écou- ler avait été terrible pour la pauvre femme, et lui avalt fait souffrir tens les tourments du martyre. Sans détourner un ius- tant les yeux de son enfant, elle avait suivi pas à pas l'ardente fièvre dans sen menaçant déve- loppement, et tous les ris étenf fés, mais déchirants d'Engel- bert, avaient rateati dans son eœur. Peu à peu le fen de l'in- flammation interne avait fini par gagner le eerveam de l’en- fant ; alors, il s'était mis à s’agi- ter et à se tordre dans d'af freuses eonvuisiens, en pous- sant de rauques et effrayantes elameurs ; il gémissait, eriait, rlait, tour à tour, il appelait sa mère, qu'il ne reconnai<sait plus, et son père qui, ignerant sen malheur, était lein de sa de: meure, et, peut-être à son retour, au lieu de son fils bien aimé, ne retrouverait il qu'un eadavre. La pauvre temme avait Intté contre le mal avee une tendresse ebstinée ; mais quelque grande que fût la dose de fers et de aonufiance dent Bien l'avait dou- ée, son cœur de mère avait né. anmoins reçu de ermelles bles- sures et avait douloureusement saigné. Lorsque 15 re parut enfin avoir atteiat son apegée, la mère, au suppliee, remarqua une chese qui la frappa au eœur comme un eeup de pei- gnard, et lui arrasha, peus la premiere fois, un eri de détresse. L'enfant, au milieu de paroles LE. gelbert avait pu se fl d'une | manière effrayante, sa peau avait pu devenir rouge pme si on l'eût plongé dans uu en | de sang ; Sa mère ne pourait plus le réeonnaître daus _— fave bouffe et momstraense quil l'épeuventait... Cependant teut | cela n'était rien !.....mais a- veugle ! Alors, l'énergie de la eeura- gouse femme s'affaissa ; un tor- rent de larmes s'échappa de ses youx, et tombant sur sa ehaise, elle leva vers Diem ses mains suppliantes. Une prière ardente cemme si elle eût emperté avec elle une partie de son Ame, s'é ebappa de ses levres : dans la profonde ferveur de sa suppli- eation, elle n'entendait plus les cris de l'enfant, et pendant longtemps, elle demeura les yeux fixés au eiel, et comme >ri- vée de sentiment. Lorsqu'elle ent enfin trenvé dans la prière même, consola- tion et soulagement, elle se tourna de nouveau vers sen en- ant. 11 semblait dormir. Et, en effet, la reugeur ardente de son front avait dimimmé, le bruit rauque qui déchirait sa gorge avait eessé ; sa respiration était libre, et il reposait ealme, eomme si un bienfaisaut sommeil eût suspendu ses souffrances. C'est alors que la mère Job avait eourbé la tête sur ses ge- onx. La mère afligée était ensore dans sette attitude, et la ser vante, grâce au ealme silen- cieux qui régnait dans la eham- bre, dormait eneere anssi. la tête appuyée sur la table, alers que l'aurere annengait déjà le prechain lever du soleil. Bientôt on estendit dans l'autre partie de la maison le bruit des demestiques qui des cendaient pour faire les pre- soigner le bétail. Un coup léger {rappé timide- ment à la porte de la ehambre, fit lever la mère Job qui alla à l'autre extrémité de l’apparte- ment. Lina, la vachère, passa la tête par la porte entr'ouverte : — Maitresse, dit-elle, ne pre. nez pas en mal que je vienne vous déranger, je vous en prie ; comment va notre pauvre En- gelbert ? — Bien, bien, répondit la mère Job ; l'enfant dort ; sez-vous, Lina, eela ira mieux bientôt. —ÂÀh ! Dieu seit loué ! dit la yaehère en peussant un sonpir de soulagement. Je n'ai pu dor- mir de toute la nuit; mais ce a'est rien, da moment qu'Engel- bert va mieux. Et, en disant ces mots, elle referma ia perte. —Æ@atherine, dit la mère Jeb à à la servante qui s'était éverllée à la voix de Lina. et se frottait les yeux en s'étirant ; alléz chez le dosteur, et dites-lui que je le prie de venir le plus tôt pos. sible. À peine Catherine avait-elle qaitté Ja chambre, qu'elle ropa- rut, en disant : — Maîtresse, le domestique de Huge est arrivé de la ville, a: vec mn message pressé ponr vous. —Ponr moi? de Hugo? à seite heure ? murmura la mère Jeb avec stupéfaction. — Oui, et il doit vous parler à vons seule, dit-il Hugo le lui a positivement recommandé. — Qu 1l vienne deuoc! dit la mère Job. Qu'estee que cela peut signifier ? Le domestique entra, et tira de sa peche une lettre fermée : il la tendit à la mère Job : [à continuer] et de eris eenfus, avait demau- dé à boire une fois encore. Lers- que la cuiller fut près de sas lèvres, il éleva la men et ! promena auteur de lui, comme e'il cheréhait sa mère à tâtens… 11 était aveugle ? Aveugle ! met terrible! De- puis une heure, le visage d'En- OBTENUES PROMPTEMENT Envoyez wa timbre pour otre “Guide des 1n- venteurs.” Nous obtenons plus de patentes pour les inventeuss que tous les autres ingé- hieurs ensemble, et nous faisons une spéeialité sn ms des icaticss, que les autres agents n’ont f pas à obtenir. Pas de patente, pas de paye. MARION & MARION, EXPERTS. No, 186 rue St, Jacques, Montreal. 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SE € à d D C @Oeer. mr Guéris par les Pilules Rouges du Dr Coderre. 2::: = trié …….e Ge0ee pe « @@cee | De … 6e ss Le mal de tête, sous quelque forme qu'il se présente, esttoujourscausé gs … Orne ce chez les temmes, par quelques troubles propres à leur sexe, comme déran- fées: + Goes: a + | gements ou irrégularités, ou est un avertissement que la constitution s at …. oc. ses faiblit et que le sang devient imp ur. . Les dérangements, les troubies, la Sss : eue po grande faiblesse de. sang, sont la capse de bien des maux chez les femmes. Éose : Der 588, Femmes et jeunes filles, qui souffrez d’étourdissement ou de maux de goes A oee Sese@ ans, je ne me rappelle pas avoir 66 une seule tête, voyez d'abord à guérir la cause de ces maux en donnant, à votre sang 6ss… “e®® journée bien. Maintenant, grâce à vous, je Coesn ee suis bien, j> mange avec appétit et ma diges- et à votre constitution, la force nécessaire, Goser F £ emè à œ… Le 5 lent ont dre Nos PILULES ROUGES donneront appétit à la femme pâle et faible Cour P72 ) Goer E gent pour des ee en = ‘ont res im Ÿ et lui donneront un sang pur et riche, guér iront les dérangements chez les Dove = Je suis contente de faire publier ma guérison ÉSoee 22299 afin de rendre service aux femmes souffran- @ femmes qui souffrent du mal spécial aux femmes, empêcheront les troubles Gosse A es RE ST eV TT $ du retour de l’âge chez la femme âvée, et en donnant. les fpeces nécessaires, Genre oo) ï . “ont éns 202888 9%8882% œuériront ces femmes des maux de tête LL kr 228828 O8 7% 2 2200 dont elles souffrent. Le mal de tête accom- Sy 22-- MES 22222 pagne toujours toutes ces maladies ; ilest dû à un dérangement ou à la € Mme OmerBeauchemin Ses. 2.00 faiblesse du sang: Chers docteurs : — Je ne crois pas qu’il ; @@e@ee 0 - ait sur terre une femme plus heureuse qi ee 00 moi, car je suis complètement guérie de cet #4 ou SE CONSELILI.S te pauvreté du sang, mal de tête et aussi « ee ? cs maladies causées par le retour de l'âge. Dar GsSece NE Nous recommandons aux femmes qui souffrent du mal de tête, de tenir leurs intestins @ une de mes lettres, je vous disais comme j'<. @Oêêr ss réguliers en faisant usage de nos TABLETTES PURGATIVES. Ce conseil est d’une grande us + importance pour toutes les femmes malades, et il l’est d'autant plus chez les femmes qui Gese :22°2 souffrent du mal de tête. ne 098 Nous vous invitons à écrire à nos médecins, si vous avez besoin de que'ques conseils. Ve- D “ss nez les voir à leur salon de consultation, No 274 rue St Denis, Montréal, si vous le préferez. 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