: +| 1 EE nca a Don ann és tra nt to ms ot L'IMPARTIAL Le seul Journal Français de Ile du Prince Edonard —0—— Publié je Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT: un an.…...$1.00 Toutes communications, re- mises, ete. doivent être adressées L'IMPARTIAL. Tignish, 1. P. E. L'IMPARTIAI. TIGNISH, _— MARS 5 1896. On dit de nouveau que MM. Mowat, Fielding et Blair en- terront dans l’arène fédérale. Les libéraux de Saskatche- wan, en convention, ont choisi M. Laurier comme candidat dux prochaines élections fédé- raie. 11 y a eu cent ans le 22 fe- vrier, que Bonaparte fut nom- mé général en chef de l'armée d'Italie. Le “Star” dit que le parle- ment fédéral mourra naturelie- ment le 25 avril. L'Etat de l'Ohio favorise la candidature de M. McKinley a la présidence des Etats-Unis en 1896. Le gouvernement allemand dit qu’il reconnaitra la doctrine Monroe, mais qu’il ne ‘iendra pas le Vénézuela quitte de la dette contractée envers l'An. gleterre. La “Semaine Religiense de Québec publie la ligne très suggestive qui suit ; “Introuvable : Un évêque favorable à une ‘commission d'enquête”. La dette de l’Aellmagne est de $47 par habitant: üe la Russie, de $40 ; de l’Autriche- Hongrie, de $70 de l’Angieter- re, de $37; de la France, de $119 ; de l'Italie, de $9%6 et des Etats-Unis, de $14. H. H. Pitts, député à la lé- gisiature du Nouveau-Bruns- wick, a soumis une résolution à la chambre, l’autre jour, con- damnant, ie gouvernement fé- déral parceque ce dernier se mêle des affaires des écoles de Manitoba. Après avoir parlé pendant une heure sur le sujet Pitts reprit son siège et atten- dit que quelqu'un secondât sa résolution ; mais non. Le bébé fut étouffé en naissant. Le gouvernement fédéral, par une proposition de l’hono- rable M. Pope, annonce qu'il va voter un subside de $50,000 pour un service transatlantique direct direct entre le Canada, la France et la Belgique. Il paraît que la ligne Colom- ba-Belge bénéficiera de ce bo- nus. Elle fera le service entre Montréal et Anvers, avec relà- che à Boulogne-sur-Mer, à l’al- ler et au retour. Ses navires se- ront pourvus de compartiments réfrigérateurs. Nos lecteurs trouveront au- jourd’hui dans nos colonnes Ja lettre du R. P. Lacombe à M. Laurier sur la question des é- coles. Ceux qui liront cette letire et qui linterpréteront avec impartialité arriveront ai- sement à la conclusion que ce n’est pas du tout une lettre de menace comme ont voulu le taire croire Certains journaux qui aiment à propager la chi- cane et les préjugés. La lettre du R. P. Lacombe en est une dont toutes les paroles tendent à concilier les esprits. C’estune demande faite, un avertisse- ment conné, d'une manière a- micale, à un homme éminent, à un catholique, à un compa- triote, pour l’engager à mettre pour un instant de côté ses préférences politiques et de travailler au triomphe d'une Du “Catholic Register”, de Toronto : Un enfant de dix ans du nom de Thomas Farnstone, cité comme témoin, a répondu au coronér qui présidait l'en- quête, de la manière que l'on va voir. Coroner.—Savez-vous que vous êtes tenu de dire la véri- té? L'enfant. —Oui. Coroner.—Savez-vous que vous serez puni si vous ne ja dites pas ? 1'enfant.—Pas de réponse. Coroner.—Vous a-t on ensei- gné qu’ii y a un Dieu? 1’enfant.—Non. Cormer.—Pouvez vous dire le “Notre Père”? r’enfant.—Non. Coroner—Quelle ecole fré- quentez-vous ? L'enfant.—The Eastern dis- trict Board school. Dieu merci! il n'y a pas de paiens dans les écoles catholi- ques”. (“La Semaine Religieuse de Québec”.) La Minerve : Pas de change- ment ; mais l'anxiété qui se manifestait, il y a queiques jours se calme. On discute dans les corridors de la Chambre une liste publiée par le “World”, de Toronto, préten- dant donner les uoms de 23 députés conservateurs qui vo- teront contre la loi réparatrice, et les nems de ceux dont le vote est douteux. Cette liste est absolument erronée. Mes informations que j'ai toutes les raisons de croire ab- solument exactes, une permet- tent de dire que les dissidents ne seront pas assez nombreux pour empêcher le bill d'ètre adopté, par une majorité con- servatrice, même si tous les li- béraux votent avec M. Laurier centre le bill. A propos de M. Laurier, on dit qu'il prépare un grand dis- cours, l’efiort oratoire de sa vie, dans lequel il dénoncera l'inter- vention du clergé dans la poli- tique, et prendra comme thèse que les électeurs doivent être laissés abso:ument libres de voter eomme bien leur semble. BRISE-LAMES DE TIGNISH M. Per:y : Je demande— Copie du rapport de l'ingé- nieur chargé d’examiner l’état du brise-lames de Tignish, P. E. 1., en 1895, et de faire rap port à ce sujet. Le 3 fevrier, M. Perry, en chambre, a fait la demande qui précède et l'a accompagnée d'un discours où il aattiré l’atten- tion du ministre de Travaux publics sur l’état de décrépi- tude où est réduit le brise- lames de Tignish, et sur la né- cessité d'accorder une somme suffisante pour frire ies répara- tions nécessaires. Le ministre des Travaux publics a reçu favorablement les remarques offertes par M. Perry, etily atout lieu de croire que la somme demandée par le député du comté sera accordée. Nous tenons à faire connai- tre ces faits et osons espérer que ceux qui, depuis quelques semaines, vouent l’IMPARTIAL aux gémouniés pour avoir eu l'audace de dire que c’est par l'intermédiaire de nos députés que nos requêtes doivent arri- ver aux autorités, se rejouiront comme tous les autres si nous réussissons. 11 n’y a rien de tel que d'accorder à chacun ce qui lui appartient. MONASTERE DE TRACA- DIE a —— — Les Trappistes de Tracadie, N. E. viennent d’être plongés daus le deuil par ia mort d'un de leurs plas vieux confrères arrivée il y a eu samedi huit cause grande, belle et juste. jours. Le Frère Barthélemi é- etant LSIMPARTIAL oo tait né en Belgique le 18 jnin 1815, le jour de la mémors.ble bataille de Waterloo. Son père était uu riche marchand de toile. À l'âge de 34 ans, dégou- té du monde et de ses plaisirs, il résolut d’embrasser la vie austère des trappistes, malgré les supplications de sa famille. En 1849 ïl entrait chez les Cesterciens de Saint-Sixte et, en 1758, lorsque les trappis- pistes de Belgique vinrent fon- der une colonie à Tracadie, le Frère Barthélémi fut l'un des religieux choisis pour en faire partie. Depuisevingt-cinq ans il était cuisinier du départe- ment des hôtes, et se distin- guait constamment par sa fidé- lité aux vœux qu'il avait pro- noncés. Le Free Press croit que sir Mackenzie Bowell partira dans quelques semaines pour Lon- dres avec la nomination de Haut Commissaire dans sa po- che. La Patrie du 26 dit: Sir Charles Tupper n'a pas encore tenté un met d'explication au sujet du ‘aux télégramme du révérend M. Murray, dont il s’est servi dans l'élection de Cap-Breton. Quel grand homme ! Le Toronte World (tory) croit que la situation du parti tory est alarmante et déclare que le gouvernement n’a rien de mieux à faire que de demander la dissolution des chambres. Sir Charles Tupper poursuit en dommages le Herald de Montréal et le Chionicle de, Halifax pour la publi:ation d'une lettre de M.R. mc- Connell portant contre le se- | crétaire d'Etat des accusations | de péculat. Le 22 janvier, M. mcKeen, Cap Breton, disait ; “Je nie qu’- on ait suggéré de me récom- penser quand j'ai démissionné en faveur de sir Charies Tup | per.” Et le 21 février, M. mcKeen était nommé sénateur. Pas de suggestions, mais as- surance de récompense. A l'appel des ordres du jour, sir Charles Tupper a fait la ré- ponse suivante aux calomnies publiées sur son compte par le “Chronicle,” de Halifax. ; “Je désire déclarer, que j'ai envoyé à sir Leonard Tilley, dont le nom a été mentionné à l'appui des accusations portées contre moi, une lettre qui ne lui était pas encore parvenue lorsque j'ai reçu le télégramme suivant : “L'usage de mon nom dans la lettre de M. McConnell n’est basé sur aucun fondement, comme M. Weldon peut l’affir- mer ; je n'ai pas fait à M. Wel- don ou à qui que ce soit de dé- claration au sujet des accusa- tions portées contre vous.” (Signé) S. L. TILLEY.” “Je viens d’avoir le plaisir de recevoir ja ilettre suivante du Dr Weldon : “Mon cher sir Charles, | En réponse à votre de ce jour, je vous transmets copie d’une dépêche que j'ai envoyée aux journaux. Vous êtes autorisé à dire qu’en autant que je suis cencerné, M. MeConnell a été in duit en erreur par des informa- tions fausses et calomniatrices. NOUVELLES POLITIQUES CEE PSE ER D “Je suis, votre tout dévoué (Signé] R. C WELDON | Sir Charles lit ensuite une (sonne à qai il a fait les déclara- tions que lui prête ce journal. “Je dois ajouter, continue Sir Charles, qu’oceunpant la position que j'ai l’honueur d'occuper dans cette (Chambre, j'ui cru de mon devoir de donner instruction à mes avo- cats de poursuivre devant les tribunaux criminels ceux qui ont publié ce libelle faux et malicieux.” —La Minerve. L'HON. PASCAL POI- RIER AU SENAT. Au sénat, le 11 février l'hon. M. Poirier a demar.dé la production d'un état indi- quant les noms des employés du secrétariat d'état et du mi- nistère ae l’agriculture qui out été mis à la retraite de- puis le ler juillet 1894. A cette occasion il a pronencé un long disceurs sur le fenc- |tiennement de l'cate du servi- ce civil du Canada, et sur les abus auxquels le système a pu donner lieu. Il a fait allu- à la sévérité avec laquelle l‘hon. M. Montague semble avoir agi envers certains em- ployés des départements dé- signés plus haut, eta expri- mé l'epinion qu’on devait traiter le service civil avec tous les égards pessibles. Sir Mackenzie Bowell lui a répliqué au long, disant que nombre de mises à la retraite, critiquées dans lintérêt pu- blic et destinées à epérer des économies. L'hon. M. Power et l’hon. Ferguson prirest également part au débat, et finalement la Motion de l’hon. M. Poi- rier fut adoptée. À cette même séance, i‘hon. M. Wood a proposé la secon- de lecture d'un bili autori- sant lcs magistrats stipen- diaires, les magistrats de po- ice, etc.,au. Nouveau-B:uns- wtck, à envoyer à la Réforme de Sœurs du Bon Pasteur, les femmes ou filles catheli- ues qu'ils pourraient Con- Lite à la prison pour ef- fenses co"tre les lois du Ca- nada. L'hon, M. Wood en a expli- qué le but très au long et a- près un discours de l'hon. M. Dever, la motion fut adeptée. mit ACCIDENT À MILL RIVER ee M. Cyr Gallant fils de M. Jean Gailant et un nommé Firmin Aucoin aussi de Mill River s’en allaient à ‘eur ou- vrage, tous deux, assis sur le même traineau, samedi, le 22 fevrier. Arrivés à un certain endroit dans le forêt un bruit soudain"les fit lever la tête et ils aperçurent au devant d'eux un arbre qui tombait venant directement à leur rencontre. 1ls n’eurent que le temps de se jeter l’un de chaque côté du chemin ; le corps de l'arbre frappa le cheval et letua ïn- stantanément. Les branches atteignirent les deux hommes occasionnant à l'épaule de M. Ancoin des contusions qui ne sont cependant pas graves. M, Ernest Haywood et un autre homme achevaient de séparer l'arbre de sa souche au moyen d'une scie, juste au mo- ment où ces jeunes gens arri- vaient au lien de l’acident. Le bruit de l’attelage, empêchant d'eutendre le grincement de la scie, a occasionné l'accident. Ce n’est que leur présence d’esprit et leur agilité, après la divine | Providence, qui leur à sauvé la vie, vu que l'arbre longeant presque le chemin, dans 8a A GRAND MUNICAL ME DRAMATIC ENTERTAINMENT ——WILL BE PRESENTED IN—— #ST. MARY’S HALL, > TIGNISH By THE MEMBERS OF——— TIGNISH LITERARY AND DEBATING ASSOCIATION ON EVENINŒ OF ST. PATRICK”S DAY, MARCEL 175%. 1896. MORE SINNED AGAINST THAN SINNING., —À DRAMA— IN PROLOGUE AND THREE ACTSs. The scen: is laid in Killarny, Ireland, at a period of the eviction of tenants by cruel landlords. The characters in it have been assumed by noted Dramatists on both sides of the Atlantic. The story of the play is one of the greatest interest and being interspersed with both humor aud tragedy, holds the audience spellbound throughout. The Prologue and Acts are preluded by vocal and instru- mental music. The scenery, which has been procured at great expense, Killarny by moon light. agir em / represents the 1g beautiful Lakes of AESOSRSÈSESO SES RS QD QULISE S'ISESOSEIOSESLOSTS D 2. GO0D ACTING, DELIGATFUL MUSIC. BEAUTIFUL SCENERY, GRAND TABLEAU. All who want to speud an enjoyable evenmg should not fail to attend. If the day proves nnfavorable, to be presented on the following Friday, 20th March. ; # ADMISSION 20cC. RESERVE SEATS 30c DOORS OPEN AT 7.30 P. TO BEGIN AT 8. M. ENTERTAINMENT When you come to Tignish call at the B E KR N À KR D 0 + 2 LL Good accommodations, Low Rates … BERNARD, PROP. J. À. 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