um CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 6. NO. 3 La u s i eng ne en per de he TT c ss ’ die = — mere 3 2 mn D site « TN WE pe gr ge € Dee er 4 CRD TEE LIN AE ENT NE - : —— CRT. = eau p 4 ' Ps vs UT +3 1 . #3 T5 ME es ds. ;: CR. u ” * » sis ONE ob TIGNISH, | Fondé en 1893 par Gilbert Buate et son fils, | ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. 19 JUILLET 1906. 4 ANNEE EUR Desanchantement = —— 0x0 -— Déjà le poids des anus sur ma tête a passé, A bien des fontaiges je me suis abreuvé ; Car teut jeuñe ençore, par esprit d'aventure De notre ferme je dédaigmais la culture. Encore adolescent, bourrelé de chimères ‘Pourquoi tant travailler, pourquoi tant de misères ? Me dit un arrivant des Etats tout pimpant Là, mon bon atmi,en-est riche-en arrivant.”” “Vois tu ces beaux habits, de tous l'admiration, Cette montre, cette bague ? sans prétention, C'est de l’or le plus pur. Regarde ma tournure ! Si l’on trouve ça beau mia neuvelle coiffure ! Tes étoffes du pays ne sent plus à la mode. Une montre au gousset ce serait si commode Au lieu de te courber soûs le fardeau des champs Viens gagner, t’häbiller continie les gros marchands, Ebouriffé, séduit, par ces récits charmants. Je laisse la ferme avec ses prés verdoyants, Aux parents, aux amis, je leur fais mes adieux Et me voilà parti du foyer de mes aieux. Tel après un beau rêve, aux brumes du matin, Euu on se réveille, mais sans plus de butin : L'ouvrage il faut reprendre à la voix du sifflet Toujours à la peine, dans le coeur un regret. Suffoqué, massäcré, par l’odeur des usines, J'ai souvent regretté mes douceurs enfantines. Le bon air matinal dont jouit le iaäboureur Se riant de l'usine et de son travailleur. Je ne le revis plus mon si pimpant ami Qui fut la cause de mon si cruel ennui, Mes amis d’infortune, à qui je me plaignais,. Car beaucoup sont allés là-bas, de ces niais — Me disaient : ‘‘ nous fûimes comme toi, bien blagués, Après le mirage nous nous sommes lancés. Nous sommes malheureux, bien loin de nes parents ; Pour la liberté nous nous semmes fait mendiants. Le coeur plein de remords, ma santé délabrée, Mon argent gaspillé, ma carrière brisée ; En enfant prodigue, je me décide un jour De regagner de mon enfance le séjour. Je trouvai mes parents infirmes et vieillis, En ruine la ferme, les troupeaux avilis. Travaillons, je nie dis, :1es bras sont encor forts, Heureux, content chez-moi, je fis tous mes efforts. Et bientôt la ferme, si lengtemps négligée, Me donna largement, une fois engraissée ; Me souvemant toujours &e mOi ämi pimpant. Je parle des Etats, mais sans empressement f X. La Crise Agraire Russe Le premier paragraphe de la loi agraire, relatif à la répartition par- mi les paysans de tous les domaines de l'Etat et de la couronne, de l’E- glise et des monastères, 2 été accep- té, à la presque ünanimité, par la commission de la chambre basse du parlement de St-Petersbourg. Les membres de cette commissi dient maintenant les méthodes à employer pour distribuer ces pro- pa de journaux; qui vient de faire une tournée daus les prévinces de Samara et de Sara- tof, dit que la sécheresse a pris fin, fais que les pluies sont arrivées trop tard pour sauver les récoltes e: aider les paysans, dont la misère est horrible. Leurs bestiaux ent été vendus ou sont miorts de faim dus les champs. Les greniers du gouvernement ont été complète- meït vidés perdant la famime de l'année dernière. Les désordres a- graires actuels sont priscipalement dus à la nécessité pour les paysans de s'emparer des déj Ôts de graius et de fourrages, afin de se subve- dir à eux-mêmes et de cemserver ce qui leur reste de leur bétail. Ces désordres ont atteint leur plus grande acuité dans la province de Varonèje, où les troupes et les Ce- soques, queique en nombre consi- dérable, sont presque obligés de se tenir sur la défensive. Un grand némbre de paysans ont été tués dans des attaques dirigées contre les troupes et les gardes ruraux. D'après un télégramme de Tam- on étu-/pof, des paysans appartenant aux domaines de la princesse ; Bariatins- ky ont attaqué un commissaire e une troupe de gardes ruraux. Le commissaire et quatre gardes ont été grièvement blessés. Daus une autre partie de la province de Tam- pof, des paysans, armés de pelles et de fourches, ont résisté à un esca- dron de dragons. Voyant cela, ces derniers ont fait feu sur leurs ad- versdires, en tuant trois et en bles- sant un grandi nombre d'autres. Das 12" province de Padolia, à Krassnopolsk, il s'est produit un conflit sanglant entre des paysans aisés et des paysans pauvres. Ces derniers étaient furieux de ce que les autres avaient envoyé une dépê- che à la chambre basse du parle- ment pour protester contre la dis- tribution des terres. dopté une résolution protestant contre le pregramme agraire sou- ) mis par le groupe du travail à la chambre basse. Ils déclarent que, sice-frogramme devenait effectif, il S'ensuivrait de terribles consé- quences, et ils prient les membres du groupe de reconnaitre leur er reur et de coopérer avec les socia- listes démocrates et avec les ou’ vriers. Un correspondant de journaux dit que, dans les provinces de Ku- ban et du Don, les récoltes sont au- dessus de la moyenne. FEVES AU LARD DE CLARK Les enfants les aiment et rien de mieux ne saurait se trouver pour eux. Achetez celles de Clark et vous aurez les meilleures. 5 et 10 cts. la boite. Curieuse Ajfaire Une affaire étrange viendra pro- chaimement devant les tribunaux d'Ozark (Missouri). Un nommé Ovide Prince, intente à Boyd Tres- scott, ancien shérif, um procès en payement de dommages-intérêts pour des blessures reçues en des circonstances siugulières. Au temps où Tresscott occupait les fonctions de shérit, Prince fut accusé d’avoir assassiné un vieil- lard pour le voler ; après un long procès, il fut condamné à mort, bien que les preuves de sa culpabi- lité ne fussent qu'inlirectes. La date de l’exécution fut fixéeet la tâche de bourreau échut à Tress- cott. Prince avait de nombreux amis iufluents et riches qui s’intéressè- rent à lui et réclamèrent la révision de son procès, basant leur deman- de sur le fait que les preuves four- nies étaient insuffisantes pour éta- blir la culpabilité du condamné. Un sursis fut accordé deux fois, mais la révision ne put être obte- nue, et le jour de l’exécution arriva. La besozne de borreau répugnait à Tresscott et ce ne fut qu'à contre coeur qu'il prépara l'exécution. Lorsqu'il ouvrit la trappe fatale, Prince tomba dans la vide, mais le coup de son corps fut trop fert pour la corde, laquelle céda et Prince vint tomber dans la cour. Le shérif se procura une autre corde et allait recummencer l’exécu- tion, lorsqu'il reçut une dépêche qu’un nouveau sursis avait été a- cordé à Prince. Des preuves absolues de l’innocence de l'accusé furent pro‘luites, et Prince fut remis en liberté peu après. Quoique Prince ait été sauvé d'une mort infâme par suite de la rupture de la corde, il intente main- tenant un procès au shérif Tress- cott, à quiil réclame des dem- mages intérêts pour deux raisons: premièremeut, parce qu'il s’est foulé le pied lors de sa chute de l'échafaud, et deuxièmement, parce qu’il prétend que la corde qui a ser- vi à son commencement d’exécu tion était de mauvaise qualité ; des fibres auraient pénétré dans son cou et auraient occasionné un etm- peisonnement du sang, qui aurait ébranlé sérieusement sa santé. Il réclame de ce fait $3,000 de dom wages intérêts. PE Une dents dans le poumon Un cas curieux vient d’être jugé var les tribunaux de Los Angeles A St-Pétersbourg, un millier jEat- . + f d'ouvriers se sont réunis et ont 2a- Une demoiselle Alice McGehee intenteit à un dentiste un procès en payment de pour un accident bizarre dont elle avait été victime. S'étant rendue au mois de décembre 1903 chez le dentiste afin de se faire arracher sept dents, l'homme de l’art réus- sit six extractions successives, mais la septiéme dent glissa de l'instru- ment et alla se loger dans le pou- mon droit de la jeune fille. L'aifaire était déjà venue en première instance devant la Supe- rior Court, et Mile McGehee obtint une somme de $2,4000 de domma- ges-intérêts. La cour d’appe: a confirmé cette décision. met. SUMMER OUTINGS ‘‘Routes and Fares for Summer Tours’ is the tittle of a book is- sued by the Grand Truuk Railway System which is full of interest to the summer tocrist who is planing an outing for 1906. In addition 1 | general information, the conte: ts | contain particulars of different 1. 1. tes and fares to points in all par of the country and ‘cover the prin- cipal resorts reached by the lines of the Grand Trunk and its connec- tions. It contains a fund of infor- mation that will be of great hel) to those who have not yet decided where te send their holidays. The beok also contains a series of maps for reference. Write to-day for a copy to J. Quinlan, Bonaventüre Station, Montreal. means: Meme Le Crare Fracture John Arsenault de l’Ile, mainte- nant domicilié au No. 47 rue Ox- ford Lawreuce, Mass., git sur un lit à l'hôpital Cottage avec le crâne fracturé comme résultat d’une ba- garré qui eut lieu dans une buvette de la rue Oxford. Léo Brazeau a été [arrêté | sous l'accusation de voies de fait. La police raconte) qu’ils se sont pris de querelle et que durant la mêlée, Aisenauit est tombé ou a été renversé sur le par- quet s’infligeant une blessure gra- ve à la tempe. Arsenault fut conduit chez lui et plus tard à l’hopitai où les méde- cins de l'institution lui ont fait une opératlon délicate. On espère de le sauver. Lorsqu'il a repris con- naissance à l'hôpital, il a reconté que quelqu'un l'avait frappé à la mâchoire. La police est à éclaircir ce mystère. — —_—_— sl Composition Musicales pour 2sc dommages-intérêts | \ ‘a SUNLIGHT *\} SAVON Envoyez 25 cts au Passe-Temps, 16 Craig-Est, Montréal, pour re- | cevoir franco 51 compositions musi- | cales, ainsi réparties : 28morceaux de chant ; 16 morceaux de piano ; 5 morceaux pour violon ou man- deline ; 2 morceaux pour l'orgue ; sant d'1 1er mai auler août 1906, y compris un catalogue de mus ique et de librairie. 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