Pr . Fi Hi EL rc ncié EE ns PR er dirtarees res. LEE a. , = &'impartial, . e 1h ne F. J. Buote, eg _ mnt Editeur--Proprietaire. “L'Union fait la Force.” } Abonnement : 81.00 Payable d'avance. Tignish, [le du Prince Edouard, J eudi le 12 Octobre, FE No. 17. cesse Cartes d'A ffaires, J. Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal Buréèau et Résidence dans la maison anciennement gecupée par E. Haekett Ecr. TIGNISH, L P. K Juin 15 63 tf SEE THE PLANS OF The Tempérance and (General Life Ins. Co'y of North A merica, FOR CHRAP BATES, LIBERAL POLICIER, 600D RETURNK, FULL GOVERNMENT DEPOST. H, J, MeNEIL, Summerside. General agent far P. # Jsland. Jno. P. Brennan, ALBERTON, P. E. I. Agent for the best Fire and Marine Inspranee Companies Risks taken at lowest rates in the following eompanies: Commercial Union of London, Lanceshire Ass. Co. of Liverpooi Scottish Union & National Ass. Co. of Edinburgh British American Ass, Co. of Toronto Quebec Fire Ass. Quebec : Confederation Life Ass. 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Un préjugé général qu’il serait né- cessaire de détruire dans nos campag- nes, c'est de penser que l'obscurité des étables et des écuries n'est pas un obstacle à la bonne santé et à la crois- sance des animaux. C’est surtout dans les porchéries que ce préjugé a des conséquences tacheuses. Les cultivateurs comprennent avec raison que la lumiére du jour est une condition de la salubrié dans leur habitation. Leur erreur est de sup- posser que la même condition n'existe pas pour les nnimaux ; la science et l'expérience donnent tous les jours la preuve du contraire. Lis vaches donnent moins de lait daos une étable bien éclairée. C'est surtout dans l'élevage des jeunes ani- maux de toutes les espèces qu'il faut s'attacher à leur donner un logement bien éclairé. Lai lumière est un agent \. vital essentiel pour tous les êtres or- ganisés ;: animaux et végétaux. Voià une loi qui ne souffre pas d‘exception. Avis à tous les éleveurs. On peut nous objecter que l‘ebscu- rité est utile pour les animaux soumis à l'engraissement. Cette exception, révondrons-nous, confirme la règle. Le Gétaut de lumière affaiblit l‘énergie vitale du sang au profit du développe- ment de la graisse qui est une mala- die. | Ce fait prouve, par le contraste, la nécessité de la lumière pour les ani- maux auxquelles on demande autre PLANTATION DES ARBRES FRUITIERS La plantation des arbres truitiers exige nombre de précautions pour en \ assurer la bonne reprise, D'abord l'arbre à 6 re trausplanté à l'automne ne doit être enlevé de la pépinière avant que le bois qui s'est iormé dans l‘an ée soit bien ferme, qu‘il y ait eu pour aiusi dire arrêt de végé.ation, Un arbre qui aurait ê:é pris trrp tôt de la pépiniére, ne pour- rait certainement pas réusir, car les gelées de l‘hiver en feraient infaillible- ment périr l'écorce. À cette saison de l‘année, le terrain destiné à la plantation des arbres frui- tiers devra avoir été bien éramé ou égoutté d: manière à ce que l‘eau ne séjourne pas dans Je voisinage des ar- Dres, sans quoi les racines des arbres nouvellement plantés me pourraient résister aux effets de la gelée dans le cours de l'hiver. Les arbres frutiers, après avoir été plantés dans lés conditions ordinaires, auront meilleure chance de réussir si le planteur a la précaution d‘entourer de terre le pied de l'arbre, À une hau- p | teur de six pouces, afin d‘empêcher | l'eau d'y séjourner et d‘endommager par là les racines, Si le propriétaire de la ferme ne | peut iui-même faire les travaux de | plantation, il doit Jes susveiller de manière à ce que rien ne soit négligé | Quant aux opérations nécessaires à la bonne reprise des arbres fruitiers Le Roman Le reman est très à la mode, et il yaun grand nombre de personnes qui ne lisont pas autre chose. Que dis je ? Elles y font leur éducation- Ce n’est pas l'éducation que j'admire, et m'est avis que des études philoso- phiques et religieuses valent mieux, Mais je constate le fait qu'il faut bien accepter, et puis, que le roman est le genre de composition que le lecteur préfère, il faut s’efforcer de le faire servir au bien. Le roman a d’ailleurs ceci d’avan- tageux, qu'il n'est strictement soumis à aucune forme, à aucunes rêgles par ticulières, et qu’on peut lui faire dire à peu près tout ce que l'on veut. Il prend tout les tons, il se plie à tous les styles, celui de l'épopée comme celui du drame, celui de l’épitre com- me celui de l'élégie, celui de la pas- lorale comme celui de la satire, celui du conte comme celui de l'histoire. Ii décrit, il raconte, il chante, il pleure, il prie, il enseigne, C'est son enseigne- ment qu‘il faut particulièrement sur- veiller, et qui sous des dehors honné- tes, contient trop souvent des prin- cipes malsains, des doctrines pernici- euses et impies. Hélas ! ou sait les ravages que cette semence de mort a causés an France dans les intelligences et dans les ames On sait le mal irréparable qu‘ont produits les coryohées du ro- man qui se momment Balzac, Sue, Dumas, Sand et Soulié. C'est ce genre diabolique qu'il ne faut pas laisser introduire dans notre littérature ; et c'est le but des romans honnêtes de détourner le lecteur de ces œuvres malsaines. | Le bon roman peut être philoso- phique et religieux, et je déclare sin- cèrement que c'est la forme que je préfê e. Mais il peut aussi être histc- rique, et servir três-utilement les inté- rêts de la Religion et de la Patri. Pourvu-qu‘il ne défigure pas l‘his- toire, et qu'à l‘exemple des romans d'Alexandre Dumas, il ne la trans- forme pas Christianisme, il peut devenir pour le jeunesse une source de connaissances etun enseignement des plus utiles. L2: mission du roman historique est particulièrement de montrer 1: rô/e de 1: Providence dans l‘Histoire, de mieux grav:r dans la mémoire les é- vénements humains, et d'‘enseign:r aux peuples le cherain de la grandeur et de la vertu. A. B. RoUTHIER. \ Le Jaloux N De tous l:s mauvais types qui nous entourent, ua des plus agaçants et des pius haï;sables est sans contredit | Je jaloux. Consacrons-lui quelques coups de plume. L'homme dévoré par l'envie, par la jalousie, se dessècns et dépé it. Le poete latin la parfaitement dépeiut quand il dit : Pallor in ore sedet, macies in cor- pore toto. La paleur envahit son visage et la maigreur COUUVre SON Corps, L'ambitieux, l'orgueilieux, ne jouit géaéralement pas non plus de la san- té et bien souvent il succombe à la foue. C’est donc avec beaucoup d'à pro- pos que le journal de la Santé consa- cre tuut un article pour mettre les ja- Joux en garde contre le chauncre qi les ronge. L'envie engendre la calomnie, qui est l'arme des laches, parce qu’elle ne frappe que par derriê:e et dans l'ob- scuri.é ; elle est mère de l’nypucrisie malpropre, de celle qui permet toutes les turpitudes cachées. Les envieux sont de la famile de Tartufe. Pour eux Le scandale du monde est ce qui fait l'offense. Et ce n'est pas pécher que pécher en silence. »,. Ils connaissent les accommode- ments avec le Ciel ét avec la terre, Faux dévots au temple, faux citoyeus en société, ils ne touchent à rien de beau qu'ils ne le salissent des doigts, ils ne parlent de rien de bon qu’ils ne le polluent de la langue. Ils sont tris- tes du bonheur de leur prochain, ils sont joyeux de son malheur. Voici le portrait de l'envie d'après le poete Ovide : “La paleur est peinte sur son vi- sage tout son Corps est amaigri jamais elle ne regarde en face; ses dents sont xoires ; son cous est rempli de fiel ; sa :angue distille le poisen ; elle ne rit jamais, si ce n’est du spectacle de la douleur, tourmentée par des soucis incessants, elle ne dort pas. Elle voit avec douleur les succès des hommes, et cette vue la fait sécher d'ennui, Ælle est torturée en même temps qu'elle tortune: e/le est son propre bourreau.” Règle générale, le vice de l'envie est l'apanage des médiocrités. Un homme de véritable valeur est à l'abri de cette basse et vile passion, Un écrivain fantaisiste, Jean Riche- pin, a décit les péchés capitaux déf- lant chacun dans un char spécial, Voici sous quels traits, il montre le char de l'envie : “Ce char était un hideux foie, hy- pertrophié, seppurant et blafard. Il n’avait point de roues et marchait à même le sol, visqueusement, grace aux vers dout il fourmillait et aux nœuds de vipères, qui, sous lui, se roulaient et se déroulaient, dans yue glu de sanie vivante. EE ne or men ee es mm Vu SARLETIE en argument contre le | C 1mme dans une baignoire, dans le fiel de ce faie infect, l’envie se tor- dait de coliques. Sa peau avait L: bru- lant de l'ortie et le froid de la cigues ; ses yeux, portés au bout de deux Jon- gues cornes mobiles, inquiètes, sém- blables à celles des escargots, distillai ent des larmes de chassie vénéneuse, ses dents vert-de-grisées mordaient et rongesieni ses êvres minces, sêches, fendilées, hérssées d’ulcérations qu'avait séchées le noir baiser de la pierre infernale. Elle soufflait une ha. leine de poison, don: mouraient les scolopendres qui ui servaient de che- velute Sa chair n’était qu'un cancer, elle auxit de la bile.” | Vuilà pour l'envieux et le j1loux. PAGQUIN. LE DERNIER MOINE DE SAIN l'AUBIN L'abbaye de Saint-Aubii était riche. Quand int la révolution, les moines n'émigrérent pas. Iis étaient peu nom breux et ne remplissaient qu'ufe aile de leur vas.e monastère, ou les cellu- les s: suivaient, tou':s ouvertes sur le même corridor. Une nuit d'hiver, les rév'lutionnaires firent invasion ch.z ces pauvres religieux trop con- fiants. Sans autre forme de procés, ils les massacièrent, à l'exception d’un seul, 1: plus jeune, qu', occupant la la cellule 11 plus él ngrée, put échap- per avant qu'on arrivat ju-qu'à lu. Lorsqu'il eut fait quelques pas hors de la clôture, ce j:une reigieux pensa qu'on le trouverait aisément ect que ce n'était pas la peine de fuir ni de conserver sa vie- [l se mit à genoux, attendant les assassins. Cependant les assassins ne vinrent pas. Au bout de que ques heures, saisi de froid et tourmeu1é par la faim, ie moine se releva et se mit tranquil ement en q'iêée d'un refuge. Il trouva une chaum êre dont les habitants le tinrent caché tout le temps de la persécution. Quand il y eut un peu de sécurité, il revint à l’abbaye. Depuis la nuit du massacre, alle 6 ait déserte, defendue par la terreur : personne n’y avait osé entrer. Le religieux trouva les restes de ses frères À la placz ou les assassins les avaient laissés. Il leur donna la sépulture Ensuite 1l s'établit dans sa C:llule. Il vécut là de longues années avec quelques anciens s:rviteurs re- venus c mue iui. Il faisait les offices monastiques et se considérait comme seigneur :t maître de tous les domai- nes que la communauté n'avait pas tégulhèrement et ‘vo!ontairement aliénés. Quand on chassait dans la forêt sans sa permission, il protestait contre cette usurpation de soa droit de propriéié Le dernier moine de Saint-Aubin était un hommes d'aspect sévére, qui parlait peu et que l'oa vovait encore plus rarement sourire, Un soir, deux voyageurs, surpris par un effroyable orage, se refugié- rent à l’abbaye, Le moine, averti par ses serviteurs, vint au devant d'eux et leur rendit en personne les devoirs de l'hospitalité, comme il avait d'ailleurs coutume, L'un des deux voyageurs était un homme d’un certain age, d'assez mauvaise figure, et qui parais- sait préoc-cupé et presque craintif; l'autre était son fils, garçon de vingt ans. Après qu'ils eurent bu et mangé et qu'ils se furent réchauffés auprés d'un bon feu, le père parla de re- prendre sa route. L'orage continuait ; le religieux leyr conseilla de passer la nuit. C'était l'avis et le désir du jeune homme. — Mon pêre ne voulait pas entre dit-il en souriant, il craignait un mau- vais accueil ;et c'est presque malgré lui que j'ai heurté à la porte de l’ab- baye. — 11 est vrai, reprit l’autre, et je suis très-reconnaissant de la bonne hospitalité que l'on nous donne. Néanmoins, je ne voudrais point pas- ser la nuit ici, Il avait l’air contraint et éffaré, et balbutiait avec effort plutôt qu'il ne parlait. Le moine insista. —Vous ne me gêneréz point, dit-il nous avons des chambres vides. On a fait de la place ici sousla révolu- tion. — Oui, oui, se hata d'ajouter le voy- ageur, j'ai entendu parler de cela. Mais l'orage a cessé, nous pouvons DATÉE... Un coup de tonnerre et ‘e bruit furieux du vent lui coupérent la pa- role. Il palit. Le moine le regardait avec at'ention…... — Vous entendez, mon pêre, lui dit le jeune homme; que deviendrons. nous sur le chemia par ce temps et à cette heure ? Quelle heure estil donc? dit l’homme de plus en plus pale. En pronongant ces mots, il tira machinalement sa montre. Le moine étendit 11 ma!n et prit avec une sorte d'autorité cette montre qu'il croyait r connaitre. C'était celle qn'il avait laissée dans sa cellule en fuyant les assassins. Il la rendit sans manifester aucune émotion, Restez ici, ditil au jeune homme. Couchez vous et reposez tranquillement dans ce lit, qui fut celui du dernier abbé de Szint-Aubin. Vous, ajouta-til en $S'adressant au pêre, venez avec moi: j'ai une autre chambre ou peut être vous pourrez dormir. I! parlait d'un visage si imposant, que l'homme à qui il s’adressait se leva, piêt à le suivre, sans objecter un mot. Le moine le conduisit à l’éxtré- mi:é du corridor, dans sa propre cel- lule, celle d'ou il avait fui la nuit du massacre. —Ici, dit-il au voyageur, le repos pourra vous être moine difficile... :! n'y a pas eu de sang versé. L'homme tomba à genoux. Le dernier moiue de Saint-Aubin lui donna sa bénédiction, — Dormez, mon frère, Et 1l le laissa, Louis VEUILLOT a 0-4 Fou dangereux a la Maison Blanche IL VOULAIT LE SIEGE DU PRESIDENT, Washington, 29 —Hier matin, un peu avant dix heures, un homme d'‘en- viron 28 ane, d‘une maniêre inexpii- cable, trouva son cherñin aux appar- tements du premier étage de la Mai- son Blanche, et rencontrant la cuisi- nière de couleur, il lui dit: “Je veux voir mon pêre.‘ Qui est votre père? lui demanda la cuisinière. M. Cleveland, parbleu, fut la ré- ponse. Sur ces entrefaites le policeman Heller parut en scène ets‘aperçut tout d'abord que l‘homme n‘était pas du tout dans son assiette, et il agit avec lui en conséquence, Ton père est dehors dans le jardin, lui dit-il, viens avee moi et nous le trouverons. L'‘iatrus sortit avec l'officier qui l‘emmena à la vedette. I, l'officier demanda à l'homme ce qu‘ii voulait à la Maisau Blanche. Je veux le siêge, fut sa réponse. Quel siège ? Le siège du président, Ne penses-tu pas que le président l'occupe d'une manière satisfaisante ? Non, je ne le pense pas, et je pré- tends l‘occuper d‘une manière ou d‘une autre. Donnez-nous chacun un pistolet et je vous montrerai qui s'en servira le mieux. Quand ils arrivêrent à la vedette, ils trouvêrent le policeman Hible là en service. Avant que l‘officier sut ce qui se passait, le prisonnier lui arra- cha son baton de sa poche et il es- saya de lui en donner un coup; mais les deux officiers l‘empoignérent, et la lutte dura quelques minutes avant que l'homme fut réduit à l‘impuis- sance. Le fou fut conduit au poste de police ou il donna le rom de Joseph Washington, et dit qu'il venait de la Pensylvanie, Un mandat l'‘accusant d‘être un personnage suspect fut laa- cé contre lui, En soirée, un vieux garçon aveugle à ga voisine : La dame qui est à côte de nous doit avoir de bien jolies den’s. C'est vrai! Maïs comment pouvez- vous savoir cela ? Je l‘entends rire depuis une heure, Entre mendiants : Ca ne vas pas fort les affaires. Non, mais ça va aller, Comment ç1 ! Nous allons former un syndicat,