L'IMPARTLAL 1907 cm à Æ Chercher su (La scène se passe à Paris) L'Anglais que je vais mettre en sont la plus pure, la plus noble pro- scène n'est point un Auglais :magi- duction de l'Eglise catholique. Ce uaire. Il est grand, maigre, o:seux: sont les Petites Sœurs de !’ Assomp- il a d'énormes moustaches et " tion. yeux qui brillent ; enfin, il est ba- ron et fort connu dans la meilleure société londonnienne. C'est un vicaire de Paris qui me le présenta il y a quelques mois. ‘Gautier, me dit il voici le très honorable Arnold F, qui désire as- sister au départ des pèlerins pour Lourdes. | C'est un fort honnête homme | quoiqu’un peu original. Vous me ferez grand plaisir en... —Entendu, mon cher abhé, Je suis à la disposition de monsieur. Que désirez-vous voir de préfé- rence ? —Tout. Je cherche l'idéal, —Que dites-vous ? —Je cherche l'idéal. Jesuis teur- menté, iuquiet... —Etes-vous catholique ? —Non ! protestaut, mais je cher- che l'idéal.” Le fils d'Albion parlait avec cor- rection et presque sans accent. Ma première idée fut de rire uu peu de ce chercheur d’idéal. ‘Lorsque vous l'aurez trouvé, insinuai je, vous m'avertirez. —Yes !”’ Eu prononçant ce ‘‘Yes'’, la voix de sir Arnold F...n’avait aucune intention de méfiance. Il était de si bonne foi que je cessai mes peu spirituelles plaisanteries et lui don- nai rendez-vous pour le 17 août. A l'heure donc, nous étions à la gare d’Austerlitz sous le hall im- mense ; plusieurs milliers de pèle- rins attendent avec la sérénité cal me et méthodique de nos paysans du Nord et de l'Ouest : ils ouvrent leurs paniers à provisions et déjeu- nent. Les malades ont la meilleure part. D'un groupe à l’autre, onu leur por- te la crême fraîche et les pêches succulentes. ‘“*Mylord, voyez-vous. .. — ,.. Pas mylord, sir simplement. reprend mon hôte avec douceur, Fh bien, sir Arnold, voyez-vous ce gros abbé, là-bas ?..… —Yes. —Regarlez un peu l'opération à laquelle il se livre. —Oh ! oh! je ne veux plus voir...” Et le gentleman détourne la tête avec horreur. Le gros abbé nettoie tout simplement avec des soirs ma- ternels uu pauvre diable que dévore un affreux lupus. Presque tous les: maux qui affi- gent votre pauvre huniauité sont d’ailleurs représentés an milieu de cette foule ; jeunes filles que 1 im- pitoyable tubeiculose a marquées pour une mort certaine; paralyti- ques, estropiés qui ont soif de vie, ue liberté, de mouvement ; enfants dont les lèvres sont scellées, dont les oreilles ne perçoivent pas les douces paroles maternelles. ‘Ce spectacle vous intéresse-t-il ? - Yes, beaucoup. Quels sont ces gentlemen qui véhiculent les ma- lades ? —]l y a un peu du tout ; des hommes dn monde et des fils du peuple, des prêtres et des laïques, de modestes employés et de grau.s seigneurs. —ÆEt ces dames si hum'l:s, si dovces et attentives, si empressées à prodiguer les soins les plu: intimes? —(Ces dames, sir des hospitalières laïqu:< ani acrormn- ‘ : ATH, L sont ÈS } ment sur d’ideal SPECIAL SHOWING —-Ces religieuses, sir Arnold, — Quel est leur but ? —Soigner les.malades pauvres à domicle; au fover de l’ouvrier, elles ) remplacent la femne clouée sur un lit de Couleur, nettoient 1:53 mar mots, font le ménage, la cuisine... —Ves, c'est très beau. Je les ai vues à London, Est-ce qu’on les expulsera elles aussi ? — Parfaitement. Et ce serait dé- jà fait, si elles n'avaient pas uu peu résisté. — Oh ! Oh !” Mais les malades continuent à arriver. Des fiacres, des voitures d'ambulance débeuchent de -tous côtés et déposent des corps doulou- reux, des débris humains chez les- quels la vie me se manifeste plus que p2r des gémissements. Les huspitaliers les recoivent pieuse- leurs brancards et les transportent vers ‘‘le Train blanc’? avec les précautions minutieuses de la plus tendre, de la plus délicate charité. Sir Arvold F... ne perd pas un détail du spectacle, Ses yeux in- vestigateurs fouillent les coins les plus obscurs des wagons et de la of GRADE at HIGH EE R. T HOLMAN’S LIMITE Seeds NE By a fortunate early purchase! of all the Seeds we bave on sale we are in a position to sell you alllthis year. We defy anyone to your requirements in the line ef|meet us on MAMMOTH RED Seeds for the coming season at pri-!CLOVER both as regards quality ces lower than they are quoted atiand price. The quality is the best elsewhere. Notwithstanding the | than can be produced and the price, fact that TIMOTHY SEEDS has advanced very materially in value since placing on sale, our prices remain the same. Nothing better can be had than the quality we are offering. The same may be said owing to early and large buying, is below the lowest. We have a surprise for all in our ALSIKE. Get our prices and examine our quality. Seeds Wheat is also purchased by the carload and we give our custo- mers the benefit of the cheaper freight rate. We have our usual supply of ALFALFA, Crimson and White Dutch Clover, Vetches, Peas and Buckwheat, and Scotch Clover which proved so productive last season. Package and Vegetable Seeds in variety «0 numerous that you can- uot fail to find your requirements. Pay us a visit. foule. tendresse en quelque sorte filiale dont les pélerins valides entourent les malades. —[Leurs malades, c'est leur tré- sor, leur palladium ! C’est pour eux que se fuit le pèlerinage. Il y a dans l’histoire de l'Eglise un cer- tain saint Laurent... — Yes, je connais.”’ Voici une jeune poitrinaire de dix-huit ans. Elle est charmante, cette enfant, quela mort a déjà touchée de son doigt. Ses joues ro- ses respirent une vie factice : dans ses grands yeux brillants de fièvre on lit la plus touchante résignation. ‘‘Voulez-yous que nous l’inter- rogions ? —Yes.” Nous abordous la petite peusion- vaire de Villepinte : à ‘Oui, messieurs, je suis poitri- naire et u’ai plus d’espoir qu’en Dieu, car on m'a mis dans le dor- toir des grands malades. — Qu'est-ce que ce dortoir ? —C'est celui dont on ne sort que les pieds devant. La Sainte Vierge va vous guérir, mou enfant. — Non. J'ai offert ma guérison pour qu'on 'expulse pas nos Mères. L'an dernier, nous sommes parties une vingtaine. Toutes nous avions fait le même sacrifice. Aucune n’a été guérie.”’ Comme sir Arnold ne paraît pas très bien comprendre, je lui expli- que le sens douloureusement subli- me de cette confidence. — "Oh ! oh ! cette fois, c'est vrai- ment 24£éal. Une larme roule sur sa mousta- che, puis il ajoute : "Et votre gouvernement, il est MRC. 7 Le mot est français, quoique pas suffisamment idéal, [' est trois heures quarante-cinq. Uu coup de siflet retentit, suivi du chant de l’‘‘Ave maris Stella’: C'e-:t le ‘‘train blanc’’ que s’élan- ce vers les rives du Gave. A. GAUTIER. paguent les malades pendant tout leur long voyage à travers la Fran- ce. Voyez-vous cette grande brune? C'est la femme d'un grand indus-| triel du Nord, quarante fois mil- lionnaire. Sa grosse voisine est la comtesse de L.. —Et cette petite aux traits si! purs ? —(C'est la femme de chambre de Ja comtesse. ’’ Pour le coup, sir Arnold est es-| tomaqué. Son erreur est l'ailleurs facile à expliquer. La noble dame porte un tablier d'une blancheur éblouissante, tandis que la soubrette a ceint un tablier noir. ! -Et ces religieuses ? | Faiblesse desReins Lys reins faibles sont certainement an indice de faiblesse des nerfs des reins. Les Reins comme le cœur et l'estomac trouvent leur faiblesse non pas daus l'organe lui-même, mais dans les nerfs qui lescontrôlent, les'guident et les renforcissent. “Le Restaurant’ du Dr. Shoop est une médecine spécialement préparée pour atteindre ces nerfs contrôleurs. Ne soigner que ies reins serait chose futile, une perte de temps et d'argent. Sivos reins sont faibles ou vous font souffrir, si votre urine chauffe, si elle est foncéeet forte, si vous avez des symptômes inquiétante et dan reuse, essayez pendant un mois le ‘‘Restaurant” du Dr. Shoop — Liquide ou en tablettes et voyez ce qu'il peut faire et ce qu'il fera pour votre santé. Les pharmaciens recommandent et vendent Le Restaurant ‘Ce qui m'étonne, me confond, | s’exclame-t-il tout à coup, c'est la! Fencing Wire fences. W: are selling the best quality in Barb, Plain Twist, Coil Spring and eaving Wires together with stays and utensils for putting up good :trong We have still ou hand some of that oiled and annealed hay wire cut to length, which we are selling at bottom prices. Call and you will be Convinced that it The Island's Biggest Pays to Buy at Store | SH, SAUT, TEL and OL, 100 Bbis well cured Island Herring 600 Sacks salt | I0O Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil lot ofLaths, Lumber and Pailings, Mat- ched Boards and Hardwood Planks, Boots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 Bbls Flour now on hand. AIT cheap for cash or produce. CASH PAID FOR À. E Larkin Uri bargain de | Frog Pond. Making Room for Spring Importations As the winter is passing rapidly and as my spring stock will soon be here, 1 desire to sell out the stock now on hand. In order to do so L will sell the balance of Ladies Furs at HALF PRICE. READY MADE CLOTHING, Men's and Boy's overcoats, in great variety, 74 off. A few Ladies’ Coats at Half Prics. All men’s caps at 74 off Now that spring is near at hand, yon want to puichase some goods, which you can get at half Price. Come and get a Bargain. e— a I have in stock a lot of Boneless Codfish and Good Herring. T'iis is the lenten season. Come and see the nice stock I have. &. À. SHELFOON TIGNISEL Qu Or, Shoop. EASTER GOWNING No HARD AND FAST STYLES, SAYS MRS.OSBORN The incongruity of turning Eas- ter into a dress carnival has become as widely recognized as absurdity of recieving callers indiscriminately of the first day of January, writes Mrs Osborn, the famous arbiter of styles in THE DELINEATOR for A- pril. Easter gowniug as a generel ob servance, an aunual outburst hard outhe heels of religion, met its death at the hand of this fine deca- de of ours, a decade in which eve ry breath is individuality, indepen- dence. Now, while of itself interesting, the change in Easter customs is only a phasse of conditions far more signi- ficant. For those conditions prove conclusively that woman as a sex is increasingly courageous in mat- ters of dress. Daily I see evidence of this gra- tifying development. There is no longer any hard and fast law as to styes for women and the intelligent are aware of it, indeed are respon- ble for the new condition. Let me illustrate: Extravagant äressis possible only to the com- paratively few The average woman is obliged to limit her wardrobe. Now there was a time when the average wWoman’s conformity to the familiar would have rade her select her few garments so as to be in keeping with the so called fashion:- able. Her clothes were eften extreme and soon tired of, To dayit is very different. One frequently meets woman who appear swrartly dressed and who possess only one coustume that may be strictly called ‘‘ everyday.”’The smartness of these women is not induced by chance, Rather it is result of intelligent planving, they realize that because they have only one dress, it must be sirictly cor. rect. PATERSON Taluettes pour la Toux € F'enezen une quand voue sentez E —+lles confortent la g et elles GUERISS; L Sms mien mate LES Ali kinds of Produce Bought, ge, a mme dé Mme À. à 22220 l'approche d’un rhume,—prenez-en pêce à trois coins dane se nee rouge ES GUERIRONT w | A © J. H. Myrick & C1 IMPORTERS AND DEALERS IN DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GHKOCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and complete stock of NEW GD0DS _We are prepared to upply the wants of the farmer fish erman and mecha- li1C We invites inten ding purchasers to give usa call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex: pense of going to Summerside OI Charlottetown SP Dh. «à men + | # É D