*“ ES x°® For 2 un UT LS ro SR à ENCOKE LE FEU Une grande sècheresse et un vent violent se faisaient sentir dans le comté de Yermouth, N. E., dimanche dernier, Le fen s'est déclaré à plusienrs sn droits, dans la forêt. A Pubnico, la population a dû lutter con- tre les progrès de l’élément des- tructeur, toute la journée de dimanche A force d'eflorts et de travail, on a pû protéger le village et il n’y a pas de pertes de maisons à enrégistrer. Mais les habitants du village des Comeau, un petit établisse- ment acadien qui s'élève sur la côte, à douze milles de Yarmouth n'ont par été aussi heureux que ceux de Pubnico. L'incendie s'est allumé dans le bois voisin et le feu s’est abattu sur leurs demeures et les a détruites de fond en comble. Neuf maisons sont devenues la proie des flam- mes, et plusieurs granges ont eu le même sort. 1l ne reste plus qu’une ou deux maisons et l’église pour marquer l'endroit où s'éièvait le village. Bon nom:- bre de nos compatriotes se trou- vent ainsi privés de tout abri, ruinés financièremént et sans secours. Pas d'assurance ! De dimanche à lundi, ils ont passé la nuit campés, avec leurs familles, sur la grève. LE JOURNALISME PRE Le journalisme est la profes- sion la plus iugrate, parce qu'- elle demande beaucoup de ta- lent, beaucoup de travail et qu’elle ne donne presque rien en retour, sinon des déboires. La vie du journaliste est une lutte quotidienne et continue ; toujours aux agnets, il ne dort que d’un oeil ; s’il y a un jour de congé, c’est pour ini un sig- nal de redoublement de labeur ; | dimanche et fêtes, jours et nuits, il lui faut être sur pied pour re- cueillir les renseignements, les informations qui peuvent ins- truire les lecteurs. Ajoutez à cela les critiques, les mécontentements de celni-ci, de celie-là, et-vous aurez une :i- dée de ce que peut être la vie du journaliste. La moindre er- reur, la moindre distraction lui est comptée comme un crime, et ceux surtout qu'il louange à outrance, qu’il élève en toutes circonstances sont souvent les premiers à le dénigrer. On demande plus du journaliste que de tout homme sur la terre. Tous les jours il doit se presen- ter devant le public, étaler son esprit, son érudition, et s'il fai- blit parfois sous un si lourd far- deau, si la mémoire un moment Jui fait défaut, une inexactitude qui se glisse dans ses écrits lui vaut plus de récriminations. | Et que recçoit-il en retour d’un labeur aussi incessant, aussi fa- tigant et qui lui creuse préma turément une fosse ? Juste de quoi vivoter. Qu'on nous montre le journa- liste canadien riche si ce . merle blanc existe quelque part. Pour notre part nous n'en connaissons aucun. Cependant, dit un confrère, à travers ces fatigues et ces tra- casseries incessantes M est des moments où le cœur du journa- liste goûte des joies qui lut sont d'autant plus douces que géné- ralement elles sont plus rares. Je sont de ces oasis parfu- mées, jetées ça et là dans le dé- sert ari.le de sa vie où il peut etremper ses forces et pour- suivre avec plus de courage et d'énergie le noble but qu'il se propose. 11 n'oublie même les coups des mauvaises langues pour ne se donner qu'avec plus d'’éner- gie et de courage à son existence mouvementée, avec la satisfac- tion d’avoir l'approbation de quelques bons amis et cela lui suffit amplement.—La Minerve. d'un mois. Depuis ce temps là, |nord-œuest et les flammes £e - NOUVEAU BRUNSW1CK Nous lisons dans le Moniteur Acadien du 22 du mois : Jamais n’a-t-on vu à Shédiac un aussi gros commerce de pa- tates. Les rues de la ville sont littéralement encomhrées de voitures chargées de patates. On voit des groupes de vingt à quarante près des entrepôts de MM. R. C. Tait, C. C. Hamilton, O. M. Melanson, Fidèle Poirier et autres. Les cultivateurs qui ont eu une bonne récolte; récol- tent maintenant de l'argent. Les patates se vendant toujours un doilar. Il y a quelques fermiers du Barachois, de l’Aboujagane et du Cap Pelé qui ferout un profit net de $600, seulement a- vec des patates. C'est magnifi- que. Il y a plusieurs cas de fiè- vres scarlatines en ville. Cette maladie s’est déclarée au sein de notre population il ya près D, mm elle a fait des progrès. On en compte ciuq On six Cas à la Pointe-du-Chène. 11 serait temps croyons uous, de prendre des me sures énergiques Nour enrayer le mal. Les flèvres scarlatines sont très dangereuses et font de terribles ravages, lorsqu'on ne s’entoure de toutes les précau- tions nécessaires et qu’elles sé- vissent à l’état d'épidémie. On n'a pas jugé à propos de fermer les écoles. Cependant un grand nombre de parents com- me mesure de précaution, n’en- voient pas leurs enfants a l'école. UNE VILLE EN CENDRES enr, DEUX MILLIONS DE PIASTRES EN FUMEE Nous avons publié une pre- mière dépêche annonçant que la ville de Windsor, dans la Nou- velle Ecosse avait été dévorée par les flammes, le 17 de ce mois Nous publions aujourd’hui des détails supplémentaires au sajet de c: désastre Entre 1 et 2 heures le matin, le feu s'est déclaré dans un han- gar, et s’est propagé dans toute la ville, rarageant pendant toute la journée et détruisant presque tout ce qu'il y avait de bâtisses. il ne reste plus que quelques rag:s maisons et deux mille personnes sont restées sans abri ni nourriture. Ilsoufflait u:e tempête de sont propagées avec nne éton- nante rapidité, et déjà une bonne partie de la propriété é- tait devenu incontrôlable et ra- vageait le quartier commercial, dévorant les bâtisses, les unes a- près les autres, et parcourant la ville. 1ln'est resté qu'une demi- douzaine de maisons dans la ville et celles qui étaient un peu éloignées de la place Parmi vel'es-ci, le Kings College, la fa- brique de coton, l’église d’An- gleterre et son école, l'école Edgehill, l'hôtel Dufferiu. Une heure après que le feu eut co.nmencé, le maire fit de- mander du secours à l'extérieur; Halifax envoya deux compa- guies de la brigade des pom- piers qui arrivèrent à Windsor un peu après le jour. Les autorités de Halifax ont organisé de prompts secours et des provisions ont été envoyée. Par le même convoi est arri- vé un détachement du régiment Royal Berkshire et des Ingé- nieurs royaux avec 500 tentes et une grande quantité de vivres L'IMPARTIAI, JEUDI Î en conserves, etc. | Les pertes s'élèvent à près de | $2,000,000. | Trois personnes ont perdu la! vie dans l’incendie. Un nominé | Kelly, âgé de 60 ans et sa fem- | me. Le troisième est inconnu. | Deux hommes de couleur, Flet- cher et Meclntyre, ont été arrêtés | sous l’accusation d'être les au- Ripans Tabules cure dyspepsla | Lin dm phse D AS PR F | | teurs de l'incendie. | pq grrr LE 28 OCTOBRE, AND | BEST CHAIRS PRE | ! 1 {2 | Make them ourselves Re Write For Curs AND PRICES. SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap MARK WRIGHT & CO. Charlottetown && WRITE FOR CUTS AND PRICES. Jau. 6th 1896. JOS. O. 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LA MAGDELEINE La paroisse du Cap de la Mag- | deleine P.Q, vient d'être t6- moin, pour la troisième fois, de- puis un quart de siècle, d'une cérémonie bien consolants. 11 y avait église comble ponr assis- ter à l'abjaratiou et au baptême d'uu protestant converti, M, Ar thur Young, de la paroisse de St-Maurice Les premières Ineurs de la vraie lumière viurent—après l'ussistince de la grâce divine, sans doute — de sa pieuse épouse, Bibiane Boulard. À la naissance de sa première enfants, au mois de mai der- nier, il se rendit au désir de ja mére en présentant l'enfant an baptême catholique. Depuis ce temps, il songea sérieusement à se faire catholique et trouva dans la personne du euré da Cap le zéle et la charité qui de- valent seconder le mouvement de la grâce dans son âme. 1 s’occupa tout l'été à recevoir l’instructiou chétienne et catho- lique, qui lui {ut donnée par le révérend L. E. Daguay, curé | du Cap de ia Magdeleine, qui, malgré ses ovcnpations multi- ples, sut consacrer des heures et des jours à la formation spiri- tuelle du jeune catéchumènue. Enfin, dimanche dernier fut | choisi pour être ;e grand jour de sa régénération. À 2,30 heures p. m., toute la! paroisse et bon nombre d'’étran- gers se pressaient dans les murs | du temple, quanl Monseigneur | Laflèche y fit son entrée accom- pagné de son chancelier, M. le! chanoine J. F. Béland, et de M le curé du Cap Sa Grandeur! prit place au trône qui lui avait été préparé, et le revérend M Duguay, assisté de M. le cha noine Béland, s'apnprocha de ja balustrade pour recevor l'ab juration et la profession de loi! du converti M. Young pait un fauteuil an choeur et avait à sa droite le Dr P. Grenier. M. P. P , et à sa! gauche, Mme Grenier, ses par-| rain et marraine, Son épouse se | tenait dans nne banc en de sui. Cetie première cérémonie ter- minée, Mer Laflèche monta en chair et fit une de ces tonuchan-| tes allocutions, dontila js ta-| lent. 11 parla de ia Foiet pri} pour texte cette parole de E&.! Marc : ‘“’Proedicate Evanzilinm | omani creaturo), Qui crediderit et baptisatus fuerit, salous erit.”| Les apôtres ont reçu la mission! de prêcher l'Evangile et tour les hommes l'obligation de re- cevoir leur doctrine. La pratique évangélique lui occun- bis du a ri è re _ CHE A PE ST! ABJURATION AU CAPDE | ! des maximes évangéliques us-| suré la vie éternelle, Teiles fu- rent les deux pensées qu'il dé- paila avec un: viguer et un en- blier ses quatre-vingts ans On gard-ralongtemps le souvenir de cette vibrante allocution sor- tie d'an coeur si profondément convaincn. Après le ser:aon, le révérend M. Dngunay ad'uinistra solennel- lem-nt le sacrement de Baptême au néophyte, au milieu de l'é "notion de i'anditoire, sous Îles noms de Joseph Arthur, puis il entonna le “Te Denm” qui fut chanté avec enthousiasme L'of- five publie se termina par la be- nédiction du T. S. “acrem:nt, pendant laquelle les amateurs du choeur de l'orgue firent en- de leur répertoire, et ‘a foule se dispersa.— La Presse UN OURAGAN AUX PHILI- PINES a —— der twine, best quality, full weight, low price. | Brace, McKay & Co. | Summerside P. E. 1. Aug. 11th 1897 L che pee ei TE. de égard déesse ES nm LR RE Fe RE er FSC SERS Manille dit que l'ouragan et le raz de marée qui ont ravagé l'ile de Leyte [iles Philippines|.' je 12 octobre, ont causé des dé- gâts beaucoup plus grands qne mnt dé mener mnt RE veloppa. Le grauil orateur sacré | thousiasme qui faisaient ou-| tendre les plus beaux morcaux f Madrid, 22—Une dénèche de 1 ARCS AAAREE EN DEN ADR ee ANT QU: RE PU