'v Noces d’autrefois Rustico Les fêtes de noces apportent toujours avec elles assez de plaisirs et de äivertissements, et ceux qui ont le bonheur à'en participer aiment ä en parler, surtout quand ils ont passé des journées aussi agréables. Mardi, le 7 du courant, M. Anselme Doucet conduisait à l'auteî Mllo Valentine Blanohard, et ils furent unis par les liens sacrés du mariage, par le Révérend Père R.B. Moäonald, curé de la paroisse. Garçon et fille d‘hon* heur étaient M. Ignace Doiron ot Mile Therêse Elanchard. Devant 1o même autel aussi Mg Euoëbe Gallant s'unissait ä Mile Maria Doucet. Garçon et fille d‘honneur étaient M. S. Pitro et M119 Marguerite Gaudet. M. Doucet et îa mariée Gallant étant frère et soeur les heureux coupîes se rendirent chez M. Doucet où les nombreux conviôu s'assomblërent pour offrir leur souhaits aux mariés et fêter l‘occasion avec toute la gaieté pos- sible. Après le somptueux déjeuner, selon les coutumes aca* diennos la danse commença, et continua toute la journée, excepté 1€ temps consacré aux délicieux repas. On dansa aux accords du violon joué par M, Paul Poirier, qui, par son habiliïê et la haute réputation dont il jouit comme violoniste, rapoelle surtout aux Acadiens, Michel âu poème d‘Evangêîine. M. Firman Gallant. bâton en main, ChOiSSÂSSäÀt ceux qui devaient remplacer les danseurs du moment; fiOUS son habiîe direction pas un de ceux qui VOU* laient danser ne fut oublié et un frottement et battement fie pieâs continuels, mesurant la musique du violon, furent antjnâus avec plaisir par ceux qui avaient préféré prendre Lart aux jeux qu‘on avait ou soin de procurer. La nuit venue, chacun prit congé des mariés après leur avoir une fois de plus offert leuro souhaits de bonheuï et de prosperitë. Le lendemain un grand nombre d’amis se rêunirent chez M. Gallant et M. Moïse Blanchard, pour fêter doublement les heureuses noces et une autïe journée fut passée avec beaucoup d'appréciation. Nos meilleurs souhaits ä M. et Mme Doucet et M. et Mme Gallant. Un Ami Tiré de L‘Evangêäine, le 23 février 1893, p. 2.