PS = emmener amer sine L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 17 MARS, mp OR ERE PE TRS 1904 Paroisse de Cascumpec ———— 000 ——— St. Antoine de Bloomfield — C0 — Hill ne put se remettre de la perte qu’il venait d’essuyer. Il aban- donna le commerce et s’en rstourna en Angleterre en 1829. Ses do- maines tombèrent entre les mains de Samuel Cunard qui eut pour agents des hommes dont la mémoire restera à jamais couverte d'ignomi- nies à cause du système tyranuique sous lequel ils firent gémir ceux qu'ils avaient en leur pouvoir---sys- tème qu’ils continuèrent jusqu’à ce que fut passée à la législature de cette province une loi obligeant les propriétaires de vendre leur ter- rain au gouvernement qui le reven- drait aux tenanciers. = Dans le commerce, Hill fut rem- placé par Cambridge qui ouvrit un magasin à la Pointe et continua à peu près sur les mêmes lignes que son prédécesseur, si l'on excepte, toutefois, qu’il paraissait avoir une conscience un peu plus droite, et qu’il n’avait pas l'habitude de ven- dre ses marchandises à 400 pour cent de profit et de n’accorder pres que aucune valeur à ce que les habitants lui vendaient. Ce chau- gement si désirable permit aux gens sions à la maison ce Louison Arse- nault, où il célébra, la messe : de sorte que, en cette occasion, la mei- son de Louison servit de confes- sionnal, de chapelle et de pres- bytère’’. Au printemps de 1803, les se- mailles finies, les Acadiens de la nouvelle colonie, commencèrent à travailler à la construction de leur première église. Comme de raison, dans les circonstances où ils se trou- vaieut, tant à cause de leur petit nombre que des moyens limités qu'ils avaient à leur disposition, ce premier temple était très modeste. C'était une bâtisse de 25x20, pièces sur pièces, les murs couverts de planches et ie toit couvert de chau- me. Cette église était bâtie à l’en- droit appelé plus tard la Pointe à Gibbs, qui est actuellement occu- pée par Hopgood. Le premier ci- metière était tout près de l’église. Il n’est pas hors d’ordre de re- marquer ici que la dernière personne qui fut enterrée dans ce cimetière, fut Marie Bernard, é- pouse de Cyprien Gallant, un des trois premiers colons venus à Cas- de respirer un peu plus librement, | et comme on peut bien se l’imagi- ner, personne ne regretta le départ | de Hill. | Il a été dit au commencement de | ce récit que lors de l’arrivée des premiers Acadiens il n'y avait qu’une seule famille anglaise | à Cascumpec. Durant le règne de Hill plusieurs familles, dont les descendants sont nombreux aujourd'hui, quittèrent l’Angle- terre et vinrent s'établir dans la nouvelle colonie. Les Hardy, les Gordon, les Wells, les Frsythe, les Meggison furent du nombre. Cette petite digression qui se rap- | porte aux familles anglaises, quoi- que ne tenant pas directement au sujet principal, devient néanmoins nécessaire afin de donner une idée exacte de la colonie au matin de son existence. Maintenant revenons à nos À- cadiens. Pendant les trois premières an- nées des Acadiens à Cascumpec, les | familles n'étant qu’au nombre de trois, on s’assemblait les dimanches | et autres jours de prières publiques | à la maison de Louison Arsenault où l’on faisait les prières en com- mun. Près de deux ans s’écoulè- rent avant que fut bâtie la première | église. L'abbé Pichard le premier | missionnaire qui visita Tignish et | Cascumpec en 1802, dit qu’en cette | année il y avait soixante-cinq per-| sonne à Cascumpec ; mais ni pres-| bytère, ni chapelle. | La mission de l'abbé Pichard se! composait alors de Rustico, Malpec, | Cascumpec et Tignish, c'est-à-dire, | pour les familles françaises. Les | icossais de Malpec, au nombre de | 353, étaient desservis par dresse McEachren. L'abbé Pichard célébra-t-il la messe lors de son passage à Cas- | cumpec ? Il n’en dit rien dans son | rapport à Mgr. Denaut. Tout ce, qu'on en sait est fondé sur la tra-| dition. Or voici ce qui est rapporté | de père en fils : ‘(C'était vers le temps des ‘‘mé- tives’’. i/abbé Pichard, en reve- nant de Tignish, arrêta trois jours | | | à Cascumpec et appela les confes-; \ . ! | cumpec. Après l’église vint l'école. Le premier maître d'école qui ensei- gna à Cascumpec fut un jersais nommé Dominique Auffry qui ar- riva dans ces parages vers l’an 1812. Sachant lire et écrire, ilse fit passer pour savant et offrit ses services comme instituteur. Mais son sé- jour ne fut pas long. Il se con- duisit de manière à s’attirer les soupçons et bientôt par ‘es bizar- reries il se mérita le nom de sorcier. On en dit tant sur son compte, qu’à la fin, Auffry fut obligé de déguer- pir de l’endroit. La petite église bâtie sur la Pointe à Gibbs servit la jeune co- lonie pour une trentaine d'années. Dans l'intervalle, de nouvelles fa- milles se formèrent, la population augmenta ; de sorte que vers l’an 1835, les familles qui s'étaient éta- blies entre l’église et le Lot 10, d’un côté, et celles qui étaient allées prendre des terres du côté du sud de la rivière Hill de l’autre, ajou- tant un chiffre considérable à la po- pulation première, on dut aviser à des moyens d’ériger un temple plus spacieux pour répondre aux besoins spi!ituels de la paroisse. En passant, on doit dire que les familles qui allèrent se fixer sur la rivière Hill, appelèrent leur village Fortune Cove, nom donné à cette partie de Cascumpec par le capi- taine Townshend, qui quelques an- nées auparavant, avait remonté la rivière jusqu’à la côte de la terre actuellement en possession de M. Eusèbe Pitre. Ce Townshend, ca- pitaine hardi, grand coureur de mers, était de la baie à la Fortune, comté de Kings. Par ses aven- tures et ses prouessess il s’était ac- quis le titre peu populaire de for- ban,—quoique cet avancé n'ait ja- mais été prouvé contre lui, —et quand il navigua la rivière Hüll, il trouva le coup-d’œil si sembla- ble à celui qu’offrait la baie à la Fortune, qu’il baptisa l'endroit du nom de Fortune Cove, nom retenu jusqu’aujourd’hui. G. BUOTE (A Suivre) RUSES EPISTOLAIRES | rir plutôt que de vous l'avouer. ! ! 1 ‘“fe vous envoie cette lettre par . . | É . . Un jeune Auverguat, au service, | un commissionnaireé qui attendra la ayant fait quelques dettes, avait le! plus pressant besoin d’un billet de cinq louis. Il écrivit à son oncle la lettre suivante : ‘Cher oncle, “Si vous pouviez voir le rouge de la honte qui me monte au visage et me couvre le front, tan- dis que je vous écris ! “Savez-vous pourquoi ? ‘Tout simplement parce que j'ai besoin de quelques misérables louis et que je ne sais comment vous les demander. “I1 m'est impossible de vous ex- primer le pressant besoin que j'ai e cet argent. Je préférerais mou- riponse. ‘“Croyez-moi, mon cher oncle, votre neveu dévoué. ‘«P.-S.—Suffoquant de honte au | souvenir de ce que j'avais écrit, j'ai couru après le messager afin de lui reprendre ma lettre, mais je ne peux [le rattraper. Puisse le ciel me per- mettre de le rejoindre ou que ma ‘lettre se perde !”’ L'oucle, Auvergnat s#ussi, fut | très touché, naturellement. Mais, |rivalisant de finesse avec son neveu, | il lui fit la réponse suivante : | ‘Mon cher Onésime, consolez- | vous et ne rougissez pas davantage. | La Providence vous a exaucé. messager a perdu votre lettre. | “Votre oncle affectionné.’” Le Honnete Pickpocket Du temps où j'allais aux courses, raconte Ernest Blum dans son ‘Journal d'un Vaudevilliste,’* j'a- vais fais la connaissance d'un chef de pickpockets que, du reste, nous avons tous connu. C'était un gentleman des plus distingués qui ne travaillait jamais de sa personne et se contentait d’in diquer à ses hommes les coups à faire. Il aimait beaucoup le théâtre et nous en causions très souvent, il se montrait même un critique très a- visé et volontiers littéraire, n'étant son indulgence excessive pour les pièces légères. Le malheur voulut qu’un jour, il eut l’idée, sans doute pour voir si sa main n’était pas rouillée, de faire lui-même la montre d’un passant. I1s’y prit si maladroitement que le passant put le mener au poste, le corps du délit encore entre les doigts... mais cela n’a rien à voir avec mon aventure. Donc, un jour de courses, vou- lant payer je ne sais quoi, je cher- chais mon porte-monnaie dans mon gousset, il n’y était plus, on me l’avait fait. J'allai à mon ami le chef des pickpockets et lui racontai ma mé- saventure. —De quel côté vous êtes vous tenu plus spécialement depuis dix minutes ou un quart d'heure ? m2 demanda-t-il. —Du côté des écuries ! —Bon ! c'est cet animal d’A- doiphe qui a fait le coup, je lui a- vais bien recommandé, cependant, de laisser tranquilles les hommes de lettres. Je vais arranger ça. Dans cinq minutes vous : tourne- rez vous promener du côté d:s dites écuries, mais pas un mot à Ja po- lice, n’est-ce pas ? inutile d'ennuyer les commissaires de police pour une bêtise pareille ! Cinq minutes après, j'allais me promener de nouveau du côté des écuries, comme il était convenu, et j'attendis, j’attendis vainement, rien ne venait, je ne voyais poindre C'est la clôture qui a survécu à l'épreuve du temps—qui eudure la plus grande tension—ne s'étire jamais—l'étalon du monde entier. Ordonnez de notre agent local ou directement de nous. LaCloture Page Dures plus Longtemps THE PAGE WIRE FENCE CO. Limited, Walkorville, Ont; Montréal, Que.; Winnipeg, Man.; St. John, .B, A. HAYWOOD, Tignish, JAMES BARCLAY, O’Leary, MALCOLM McARTHUR, Fortune Cove, P.E. I Les Deboires du Metier Un huissier se piésente dans une ferme de Normardie pour y opérer une saisie dans les règles. Il est reçu comme un chien dans un jeu de quilles. On lâche en effet à ses trousses denx énormes molosses et force lui est de s'éloigner en toute hâte, avant même d’avoir pu ins- trumenter. De retour à son étude, son pre- mer clerc lui demande s'il a été bien reçu. —Je crois bien ! s’écrie-t-il... on voulait même à toute force me faire manger ! aa Emile FAUTE DE S'ENTENDRE Dans un naufrage, un richissime Américain, qui se trouvait à bord d’un navire en danger avec sa con- jointe, avise un matelot et lui dit : —T'u vois cette boite ? Elle ren- ferme un million de valeurs. Sau- ve ma femme, et je t’en donne la moitié |! Ie matelot, qui est marié lui-; même, comprend tout de travers l'offre qui lui est faite et refuse en répondant : —Merci bien ! J'ai assez de la mienne ! mms Perplexites Epistolaires —En somme, X...est un gros personnage. Si je l’appelais : ‘Très honoré Maître....”? —Allons donc! un coquin pa- teil. —Que mettrais-tu. toi ? —Mais. tout simplement : ‘Mon cher confrère. ...?’ la tête d'aucun Adolphe ! | Au bout &’un quart d'heure, im-, patienté, je retournais auprès du | chef des pickpockets : l —Eh bien! ïui-je, on ne m'a | rien restitué du tout, votre homme | a probablement préféré garder le porte-monnaie ! Votre maison n’est pas comme celle du coin du quai, | on ne rend pas l’argent. —Vous vous trompez ! me répon- dit mon ami en riant, Adolphe est un honnête homme, qui n’a qu’une | parole, fouillez-vous ! | Je fouillai à mon gousset et j'y | retrouvai mon porte-monnaie reve- nu À sa même place ; je l’ouvris, la somme qu'il contenait était in-| tacte ! | — Adolphe, me dit le chef, était | si coutrarié de vous avoir traité comme uu simple gogo qu'il vou-| lait à toute force ajouter vingt francs à votre argent ! Je l’en ai empêché, j'ai eu peur que ça vous humilie ! Meuit a l’age de 132 ans Noah Baby est décédé a New- Brunswick, N. J., le 2 mars. Il lui manquait un mois pour atteindre 132 ans et était un pensionnaire de l’asile des pauvies de Piscataway. Autant qu’on le sache, il était au moment de sa mort, l’homme le plus âgé du monde. Baby était à l'asile des pauvres depuis près de 50 ans, et étiit un tel objet de curiosité que les visi- teurs n'avaient la permission de le ! voir qu’une fois par mois. Il pré- 1772 et que son père était un in- dien américain et sa mère une au- glaise. Baby racontait qu'il avait en- tendu George Washington pronon- cer un discours à Norfolk, Virg. Abonnez-vous 2 KIDNEY PILLS tendait qu'il était né le rer avril Semoirs, etc. Don’t Chide the Children. Don’t scold the little ones if the bed is wet in the morning. It isn’t the child’s fault. It is suffering from a weak- ness of the kidneys and bladder, and weak kidneys need pps ee all You can’t afford to risk delay. Neglect may entail a lifetime of suffering and misery. DOAN'S strengthen the kidneys and bladder, then all trouble is at an end. Mrs. E. Kidner, a London, Ont, mother, living at 499 Gray St., says: “My little daughter, six years old, has had weak kidneys since birth. Last Feb. ruary I got a box of Doan’s Kidney Pills at S s drug store. Since taking them she has no more kidney trouble of any kind. I gladly make this statement be- cause of the benefit my child has received from this medicine.” POUR LENS Uultivateurs J'ai le plaisir d'annoncer aux cultivateurs des Lots 1 et 2 que je suis le seul agent français pour Instruments Aratoires, Voitures, Harnais, etc. pour ces deux Lots. Je représente la célèbre compa- gnie Frost & Wood, et je vends tout article à des prix et des termes convenables à tous. Charrues, Herses. Faucheuses, Lieuses, Aussi: Voitures, Harnais, etc. On peut obtenir de moi, à Ti- gnish, tous les Réparages dont on a besoin. THANKS THE GRAND TRURK The Grand Trunk Railway System are in receipt from the Canadian Committee of Arrangements in con- nection with the Fifth Congress of the Chambers of Commerce of the Em- pire, that was held in Montreal last August, a copy of the resolution adop- ted by the Camadian Committee o! Arraygements at meeting held 13th. November, 19C8. Aceompanying this resolution was a personal letter to Mr. Chas. M. Hays, Second Vice-Presiderit and Ge- neral Manager, from Mr- Arthur J. Hodgsen, Chairman of the Commit- tee, which reads, as follows : Montreal, November 13th. 1903 CHAS. M. HAYS, Esq. Becond Vice-President and General Manager. Grand Trunk Railway System, City D£AR SIR : It affords me much pleasure to com- municate here with a resolution adop- ted by my Committee this forenoon. conveyiag to your Company an ex- pression ofits gratitude for the tour over the Grand Trunk Railway Sys- tem, wnich by the courtesy of its Ma- nagement, was provided for the over- sea delegates to ihe Fifth Congress. Thanking you personnally for ha- ving from the first inception »f the project of a free tour for the oversea delegates, given the idea the most hcarty reception. I remain, Dear Sir, Yours faithfuily, ARTHUR J. HODGSON, Chairman. Tbe resolution reads : RESOLUTION ADOPTED BY THE CANADIAN COMMITTFE OF ARRANGEMENTS AT MKE- TING HELD :3th. NO- VEMBER, 1903 ResoLv&p — That the Canadian Committee of Arrangements tenders 10 the Grand Trunk Railway Company its most sincere thanks for the hearty manner with which it met the Com- mittee’s request that the oversea de- legates to the Fifth (Congress of Chambers of Commerce of the Empire should, with the object of giving them some idea of the extent, resour.- ces, and beauties of this country, be tendered a eomplimentary tour over its lines. That the size and sumptuous ap- poirtment ef the speeial train previ- ded by the Graud Trunk Railway Company for the conveyance of the party of 225 delegates was a revela- tion to them, and that the comfort and oonvenienee of travelling thereon and the high speed maintained were great- ly appreciated, That the Committee gratefully re- ealls the Company’s cousiderate kind- ness in sending with the party a num. ber of its ehief oflicers who in their official car dispensed eaoh day most weicome hospitality to the delegates and their Jadies and who moreover endeared themselves to every member of the party by their constant and un- wearying personal attention to their wants and comfort. That the trip from Montreal to Nia- gara, with the visits paid en route to Kingston, Toronto and Hamilton, and the glimpses afflorded of the River St. Lawrence and Lake Untario, was much enjoved by the Delegates, affor- ding as it did opportunity $o form a just apprec'ation of the cities in that section of the country and'iss River and Great Lake scenery, while the sojourn at Niagara Falls was a delight to all. That the journev througk tne beau- tiful Dundas Valley, the visits to the cities of Leudon, Windsor and Sarnia, with the trip under the river through the St. Clair Tunnel, were much ap- preciated by the party, wkile the boat trip through the lovely seenery of the Muskoka Lakes, taken in perfect wea- ther, coneluded a most enjoyable week. That the Committee specially thanks the Grand Trunk Kailwa Company for the series of beautifully illustrated and tastefully bound guide boôk of the route that were presented to each member of the party, and it assures the Company that these are greatly treasured, by all who received them. That the committee of Arrange- ments is convinced that the cireuras- tance that with the assistanee of the Deminion Goverament and by the kindness of the Railway and Inland Steambeat Companies, it was able to tender to the oversea delegates these extended tours through Canada, ad- ded largely to the success which has J'aurai un Eutre-ôt à Tignish où tous peuveut obtenir ce dont ils auront besoin. L'Impartial Edmond P. Gallant Etaug des Clous portunilies it affords for the invest attended tbe holding of the Fifth Con- gress in this Oity, and it is most gra- tifying to know that these tours have resulted ir impressing the delegates most favonrably with the great re- sources of this eountry, the vast op- ment Of capital, ard its superior ad. vantages as a home for the surplus population of the motherland. | That the committee has been grati- fied 10 learu that the knowlege of the resources and beauties of our country thus obtained by them through the various parts of the Empire from which they came, for it is the inten- tion of many of their respectire | Chambers and to other audiences, by | illastrated lectures and other means, the information they have gathered during their visit to @anada. That the committee records its be. lief that the tours throughout Canada bave fulfiled in the highest degree the hope in whieh they were planned, that in addition to affording much enjoy ment to the oversea delegates to the Congress, they would result in great and lasting good to our country, and that the Railway and Steambeat Companies who gave the transporta- tion privileges deserre and enjoy the gratitude of all Canadiaus for cheir wise generosity in this connection. Certified a true copy GEO. HADRILL Secretary HAD OVER 500 BOILS. This may seem an exaggreration to yew BUT IT IS TRUE. All sufferers from Bad Blood should red about this miraculous cure by BURDOCK BLOOD BITTERS. CURED IN 1885. Mr. David F. Mott wrote us from ge | Valley, Ont., in 1885. He said:— I ered from impure blood and had over 500 boils, but since taking BUR- DOCK BLOOD BITTERS I am entirely cured, and can recommend it to any per- son troubled with bad blood. CONFIRMED EN 1901 Mr. Mott writes us from 62 Broad 88, Utica, N.Y., under date of Dec. Slst, 1901. He says:—Some time ago I re- ceiveé a letter from your firm, saying that some years ago testimonial Lun me, stating that I had over 500 boils. Yes, sir, I hed, and I must say that I have never had the re- appearance of one since I took the courses où your BURDOCK BLOOD BITTERS, I thank God that I have had good health ever since, for L was a + sufferer. I wish B.B.B. a world of success, which it surely deserves. For sale at all druggists or dealera, Tue T, Mieux Co., LIMITE, ToronTto, ONT. 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