L'IMPARTIAI, JEUDI, LE 6 OCTOBRE, 1898. L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. = HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : de LL a $1 00 ni sm D enr tire Les abounements sont paya- lies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. Toaites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I. P. E. L’'IMPARTIATIT, TianisH 6 Oct. 1898 LE NOUVEAU GOUVER- NEUR DU NORD- et ses coreligionnaires pour sa- | tisfaire ses ambitions person- nelles. 11 4 fait des promesses quil n'a jamais eu l'intention d'exécuter. Aujourd'hui les mêmes gens qu'il a choyés au détriment de sa religion lui de- mandent l’accomplissement de ses promesses, ce qui lui est im- possible, Ainsi, tout indique que les mêmes ergoteurs qui l'ont fait marcher trimphale- ment jusqu'au faite du capitole, l'en feront dégrivgoler. Morale : Quiconque s'élève sera abaissé. A PROPOS DE DISSOLUTION Le ‘“Chatham Planet,” Onta- rio, envisage ainsi la question de dissolution : “Suivant la dictée du Toronto Globe, plusieurs journaux mi- nistériels soutiennent que nous n’aurons pas d'élections géné- rales daus un prochain avenir. Cependant, nous ne devons pas être du tout surpris si nous nous trouvons en pleine cam- pagne électorale d'ici à neuf mois. C’est M. Tarte qui touche la grosse corde dans cette af- \ OUEST. C'est M. À. E. Forget, com- missaire des sauvages à Winni- peg qui a recueilli la succession de M. Cameron, comme lieute- nant gouverneur des Territoires du Nord-Ouest. L’hon. David Laird du Patriot, Charlottetown, I. P. E. va prendre soin des sau- vages. LES PROMESSES DE SIR W1LFRED LAURIER Peu de temps avant les der- nières élections générales, M. Lavrier disait dans Ontario : “11 y aura up plébiscite et la volonté du peuple sera conuu, et quelque soit la volonté du peupie, il sera du devoir du gouvernement de mettre cette volonté en pratique. Quelques jours avant les élec- tions sur le plébiscite, M. Geof- frion, un membre du cabinet Laurier disait, à Valleyfeld : “Les prohibitionnistes auront leur plebissite, mais ils n'auront pas de prohibition.” Now, who is boss ? CE QUE DIT SIR W- LAURIER SUR LE PLEBISCITE I Quelqu'un ayant demandé à M. Laurier, le lendemain des 6- lections sur le plébicite, ce qu’il pensait du résultat, le premier ministre a répondu “Je suis tou- jours content d’aprendie l’ex- pression de l'opinion publique.” Ayant été ensuite interrogé si le gouvernewent agirait sur le résuitat du plébiscite, le pre- mier ministre a répondu : ‘c'est la fonction de tout gouverne- ment responsable et constitu- tionel d'écouter la vcix du peuple. Always sunny ways. M. Laurier est averti a — À une grande assemblée ani! a eu licu à Halifax, le 3 octo- bre, une résolution à été sou- mise et adeptée à l'unanimité, demandant au gouvernement fédéral de passer une loi prohi- bitive et de donner ainsi effet à la voix du peuple exprimée aux polls, le 29. CHACUN SELON SES MERITES Les demandes qui commen- cent à venir de tous côtés de- mandant à M. Laurier de passer une loi prehibitive sur le résul: tat des élections sur le plébis- cite sont le commencement de la récompense qui attendait la ligne de conduite qu'a suivie le premier ministre français catho- lique du Canada. En 1896, M. Laurier a cajolé et les fanatiques pour arriver au pouvoir ; il a méprise son église LÉ. or 0 |faire. 11 est, sans contrelit, le plus habile tireur de ficelles de tous les libéraux. S'il croit que le gouvernement dont il fait par- tie n’a pas encore tout à fait perdu la confiance de l'opinion publique, par ses promesses vio- lées e. ses autres actes, dont lui-même, M.Tarte, est un puis- sant facteur, et qu'en appelant des élections le parti libéral court quelque chance de remon- ter au pouvoir pour cinq autres années, alors, il y aura certaine- ment dissolution. Election Generale et Plebiscite a — Le manque de sincérité de l'administration Laurier est très bien défini dans l’article suivant que nous empruntons à la Mi- nerve, journal qui comprend parfaitement la situation. | ‘Suivant la définition du poral légendaire : c'est la même chose, excepté que c’est tout le contraire. Dans les deux cas, tons les é- lecteurs votent ou plutôt sont appelés à voter ; mais la mani- ère de trouver le résuitat n'est pas la même. Et c’est fort heureux pour les libéraux. Si le vote Ge juin, 1896, avait été un plébiscite, les libéraux étaient'enfoncés par près de cent mille voix. Le pays, malgré tous les tours d’acrobates de messieurs les rouges, avait voté bleu. Mais si le nombre total des voix était en faveur des conserva- teurs, leur répartition par dis- tricts électoraux donna Je plus grand nombre de sièges aux li- béraux. C'est ce qu'ils appele- rent une grande victoire. | Grâce à une singalarité de | notre système électoral, ils sont en majorité à la Chambre, tout en étant en minorité dans le pays. : Pour un plébiscite, dit-on, c'est différent : cest la majori- té totale qui compte. Eh bien, c'est la prohibition, qui a vingt mille voix de majo- rite. Aurons-nous donc la prohibi- tion ? — Pas du tout, nous disent les organes officiels et officieux ; cette majorité est trop petite, et puis, d’ailleurs, une province sur huit a donné une forte ma- jorité adverse. Un gouvernement qui est en minorité dans le pays aurait mauvaise grâce se trouver trop faible une majorité de vingt mille. D'ailleurs, les libéraux comme les autres ne refusent pas de prendre Ca- leur siège, quand ils n'ont qu'une majorité n’est donc pas sérieuse. La seconde l’est-elle davan- tage ? Pas ie moins du monde. Aux élections générales, le nombre des comtés ou divisions remportés par les libéraux dans notre province effaçait les majo- rités conservatrices dans les au: tres provinces, et mettaït les li. béraux en majorité à la cham. bre: Mais cette fois, les NON de notre province n’ont pas contre- balancé les OU1 des autres pro: | vinces. Un: province peut bien faire triompher son opinion, quand elle fait pencher la ba. lance de son côté, mais quand elle n’y parvient pas ?… —Elle imposera sa volonté quand même, disent les libe- raux. Alore, c’est le jeu de dupes ; face, je gagne ; pile, tu perds. Parlera-t-on de la répartition par distnvts électoraux ? On s’en gardera bien. Si les membres de la cham- bre s’estimaient tenus de voter dans le sens de la majorité de leurs constituants, la prohibi- tion aurait une énorme majorité aux Communes. Dira t-on qu'on ue peut forcer un gouvernement provincial à faire exécuter une loi à laquelle la grand: majorité de la pro- vince est hostile ? qu'on ne peut lui enlever malgré lui le revenu des licences et annuler son droit constitutionnel ‘l’ac. corder ces licences ? qu'on n’a pas davantage ic droit de priver les administrations municipaies du produit des licences et du droit qu’elles ont d’en accorder? qu'on somme la prohibition est im possible ? Fort bien! Mais tout cela n'est pas nouveau. M. Laurier et ses partisans savaient fort bien tout cela quand ils ont a- dopté le piébiscite dans leur programme, à la convention d'Ottawa. Pourquoi n’ont-ils pas alors fait valoir ces raisons pour mo- tiver un refus ? Parce qu'ils voulaient leurrer les prohibitionnistes en leur laissant croire qu’ils en passe- aient par la volonté du pays exprimée dass un plébiscite et ainsi accaparer leurs votes. Parce que, en un mot, ils ont voulu faire 6t ont fait, avec cette quest:on. comme avec celle des écoles de Manitoba, de Ja polique d’expédients de l'oppor- tunisme. Et voilà pourquoi iis ont mis tout.en œuvre pour avoir, dans notre province, une majorité si grande qu'’eile effacerait les ma- jorités inverses des autres pro viuces. Pour y arriver, ou a complai- samment laissé commettre tou- tes les fraudes. Les urnes ont été bourrées comrae des boudins, et le ‘“So- leil” au courant sans doute des plans conçus par ses chefs, an-- nonçait avec des airs de triom- (phe, une majorité de 70,000 dans ia province. Hélas ! les bourreurs, sans doute mal payés, n'avaient pas assez bourré. Le chiffre de 70,- 000 que l’on voulait atteindre pour contrebalancer toutes les autres provinces est resté accro— ché à 40,000, et la balance peuche du côté des bureurs d’eau. M. Laurier est fort ennuyé. Il y a de quoi ! 1i se rapvelle sans doute a- voir dit à Lindsay, en réponse au Rev. Newton Hiil : “IL y aura un plébiscite ; on d’une seule voix. Cette raison se rendra compte de la volonté du peuple, et quelle que puisse être cette volonté, il sera du devoir du gouvernement de; mettre cette volonté à l'exécu- tion.” Or la volonté du peuple est exprimée et M. Laurier ne peut nine veut la mettre à l’exécu- tion. guaranteed. Solid by all Drug- 2424 4h v + AAA AAA RRARAARAPASPSP ” Comment se tirera-t-il de Là 2! AAA Traitera-t-il les prohibitionnis- DON'T SACRIFICE + + tes comme il a traité les catho- y Economy, but liques de Manitoba. Future Comfort for present Lo reputation that é ‘ , tab! Aura:t il plus de respect pour, the Sewing Machine PE par sa promesse de Lindsay que] guarantees you long and ' pour sa promesse de St-Roch ?| Les proh bitionhites sseront- The WHITE. ils aussi patients > le soat les ; ils au " ee que le soat les 5 ITS BE/.UTIFULLY FIGURED catholiques ? È wCODWORK, Qui vivra verra. DURABLE CONSTR . En attendant, sir Wilfrid doit | FINE MECHANICAL ADP ŸT se dire : c'était bien la p.ine "2 cé ve va Les it the dépenser $250,000 du trésor MOST DESIRABLE MACHINE IN THE MARKET. sans compter les poignées d'é- Dusiers Wanted where we are not representod. cus du fonds du parti et les contributions des intéressés pour rester dans le pétrin ! Tant pis, M. Laurier. Vous avez eu un moment de faiblesse: c'est l'ami Geoflrisn qui vous l'a dit, et ces faiblesses-là paient. PJ White Sewing Machine Co., Send for our beautiful faff-tone Catalogue. CLEVELAND, CHI HER HOME, HEALTH AND BEAUTY . 7 2 se WOMAN # ir and Toilet. Dining Room and Parlor. Pie Décoration. Health of Women and Children. GHTER A BOOK THAT EVERY MOTHER AND DAU SHOULD STUDY AND EVERY HOUSEHOLD POSSESS ‘Three years ago I was troubied with boils, and tried several remedies recommended by friends, | nement MHCIOEDONICEONOEION DSCSCESEEE but they were of no avail. I had : FIFTY-TWO BOILS in all, and |} An Intensely INTEREST- Sympathelic found nothing to give me relief bé G dr Articles on until I tried Burdock Blood Bitters. | /VG CAapier on nmnmesoat lidit - The first bottle I took made a com- plete cure and proved so very | satisfactory that I have recom- ménded B.B.B. to many of my friends who have used it with good results.” À. J. MUSTARD, Hygiene of the Skin, and Hyder, Man. ‘ : Hygiene of the Digestive Any one troubled with Boils, Ds: ë Pimples, Rashes, Ulcers, Sores, | | Girihood . .. Education of Women A Very PRACTICAL Chagpier on (€ General Hygiene,” including: À HYGIENE of CHILDHOOD AI5s0 . Hygiene of the Respiratory ns. er of the Eye Hygiene ofthe Ear ce @ Hygiene of the Generative CULDIONCI DC ORONOPANONONOSERORES or any Chronic or Malignant Skin | DL . ï é ; i rise, in house- Disease, who wants a perfect cure, | FTis hardly conceivabie that any exigency could pres “ CT or wouce. R deals hold, that this book would not 1 ° ncerning which all women oug should use only | | exhaustively and intelligibly with a vast number of matters, co _ > | to be thoroughly informed. In its comprehensive swecp, it covers the ee and domestic life, and especially for those justentering on the cares and responsib À CHARMING BOUDOIR EDITIONstututuf < siz mo. 388 es, bound in blue cloth, gilt top, uncut edges, RÉ panhong 7e in gold and two colors. PE Among theillustration are 16 full-page reproductions Oo Det paintings ot idea: female heads, each by à different cele ne artist—Seife:t, Coomans, Thumann, Sichel, Bougereau, and others. of this valuable work are exhaustive chapters of inestimable value te af BURDOCK rs Un journal Liberal Yn the Heaïth Department yi i ints i ies. hapters are given to u mothers and daughters, giving practical hints in emergencies Whole c Woman’s Fhysical Structure. Motherhood. Lisesses : De > Û Maidenhood. Education of Women. Babyhood. Diseases of Babyhood. _ ee VERITE | Woma2h:cod and Wifehood. Childhood. Diseases of Childhood. . SES 7 Ii n’y a pas beaucoup de jour-| naux libéraux qui osent dire! franchement la vérité à leurs! lecteurs ; mais ilyena FRS 625" for $1.85 or Even Freel Le “Huntingdon Gleaner” est! ASTOUNDING BUT TRUE! une de ces rares exceptions. Voi | cl comment il accueille Ia gran. | de nouvelle du surplus | “L'état officiel et final des re-| cettes et dépenses du gouver-| i i to be difhcuit frequently ruch matters are clothed in technical language to such an extent as : Sn their real mezning This work will be found to be a plain home talk with all women, Engraved on Steel after the Famous Peintieg by CHARLES GRAHAM, America's Leading ist. Niagara Falls *#* There are only a few copies of this pen art work left and fortunate indeed if you secure one, Por 7. nement du Canada pour les! {2lR RTE CARRE douze mois finissant le 30 juin! dernier a été pubiié et le “Glo.| be.” de Teronto, déclare qne le! résultat est un surplus de 1.-! 575, 881, ce dont il seréjouit. | Dans la correspondance d'Ot | tawa du même journal, il est. admis que Ja dette nette a aug- | | à s aim = Res ÿ 7/70 1 f kr 1 HU, 7 de ee ‘sk \E ZE menté durant la même période, | $2,794,000. Comment, au nom d'1 sens | commun, peut-il y avoir nn! : 52-* si This cut illustrates b : surpius d’uu million et demi “very faintly the magnificence of the original. The above reproduction i rface being us | 1 s less than one-fifti i quand la dette a été anwmenuiée | 40X16% inches, printedon heavy plate pa *framing. Actanl aise of pare de | The publisher”’s price is #2 Lee paper Si promise. Actual size of picture 4614 x 27 inches. id : art : and that is what a de deux millions et troie | stores, It is a work that wou d grace the walls ofthe most palatial sansion ie D nue Re quarts 2 | ‘The subject is treated in a masterly manner, the grand curve of the Horseshoc in the foreground leading the e road & ye up to the tumbling,raging ra ; Le _ nee. with the islands in the middle distance be of re case D EE en Pa pese Pa Party een 7e sing an i with À eng à ee are seen the boilin waters, atrongl UE Retirer SLR ME de rer: N steamers that make their tours under îhe constant showers of Never al >; this subject been handled by any artist with equal force and i hr A ed with deep, thorough feeling and delicacy oftouch.”— 74e Reilway Age. Slenitrs We will send a copy postpaid on receipt of $1.8s, or if you will do a little pleasant work and secure a few subscri rs for se wii be Sent Absolutely" Free, us as follows-The Famous Picture will be Les organes du gonvernement | prennent-iis les électeurs poar! un tas de fons ? Les dépenses du pays pour 1897-98 ont été de 44 millions! et 1-4 : ses recettes. de 40 mil-| lions et 1-4. | La différence de 4 millions est | représentée par des emprunts La Peche au homard permauents ou temporaires. nn malheur si, par une politi- La simple vérité, que le Le minis! pr : cn rc oo eg indus- « Globz” ne D ds FA SRE RE 41: mise en péril et même Globe” ne pent nier, c'est que |des Pécheries vient de nommer | détruite. avec les plus gros revenus qui une commission chargée del Cette commission s'assemble aient Jamais été reçus dans le s’enquérir au sujet de L saison | demain le, 6 à Pictou : le 9 à es d‘une année, le Canada de pêche aux homards dans les! Yarmonth : le 10, à Barrington! était endetté de 4 miilons de | Provinces Maritimes et dans la le 12, à Shelburne 5 plus le ler juillet dernicr qu'il province de Québec. Les pé. | Plus tard il y ass des asse ne l'était le 1er juillet 1897 | cheurs de homards snt appelés blée au Nouvean-Brunswicl. | à donner leur epision sur ce |t à l'Ile du Prince Edouard. 4 |que, d’après eux, 1l ya de mieux | M. Etienne E. Gallant de Ri.- Willoften cause a horrible à faire pour conserver cette im- chmond fait nartie de lé. Re: aps Cut or Bruise,| portante industr e. Dans le an- | Mission. pe Bucklen s Araica Salve, the nées dernières, la pèche du ho. | best in the world, will kill the mard a diminné con-tamment Tuar THROBBING Hekapacug pain and promply heal it. Cures' (Ceite industrie est chblète | Wou:d quickly leave i Old $Sores, Fever Sores, Ulcers, ment éteinte aux Etats-Unis. | YOu used Dr. Kino’e N FR if Bols, Felons, Corns, ull Skin aujourd’hui parce qu'il y a en | Pills. Thousands f SP Eruptions. Best Pile cure ondes abus, pirce que la saison! have proved Lu earth. Only 25cts. a box. Cure de pêche a été trop iongue, par- | merit for Sick à | capture Headaches. À FRIGHTFUL BLUNDER sufferers matchlese and Nervous They mako pure ce que l'on à permis la de homards encore trop jeune : s. | gists. | La pèche da homard rap- | ue and strong nerves and LE 2 iporte de trè's | SRI d uP your health Ea Ripans Tabules cure bad breaux. Fe d’ £TOSSCS take Try then. On! ; 9 ‘aSY to | SOM nes ss . n £ » Ripans Tabules cure indigestion, |C anada Se Se xt r Pr | TS if not Gured. ‘Bold | y all Druggists. j 8 À Aa > dl … # pe te è