L'IMPARTIAL EE, “Lx ins tré it oh née mg. ——— MARTYRE LE DEUXIÈME PARTIE. (suite.) ii |pomrites UNE PROMENADE AU BOIS DE |) yeux “clairs prirent une puatise d'un blea sombre. Ce fut tout. Le pronenènr ne s'était pas |de eovrse durs la direction de BOULOGNE L'été de la Ru. cette année la fut ioui particu- lièrement superb.. L:s siens sur:out fur. u t Martin de. tagés par ce re1ou\.ai :natten- | du; aussi le bois d… Boulogre avait-il consrvé en t-us poiuts son charmant aspe:t des beaux jours. 11 y avait foule dans Pa- venue de l'linperatrice, à l’al- lée des Acacias: par ventre le boulevard des Sabions, tout bâ- ti d'élégants hotels et bordé, de l’autre eoté du saut du loup, par le chemin des Erabl:s, étaït aussi solitaire que d'habiude. 1] pouvait être deux h'u:es de l'après-midi. La iourde porte de l'un des hotels situcs au milieu de. l’avenn:, tourna lentement “sur ses gonds, et livra passage à une petite voiture de: malade poussé par un domestique en livrée. La personne—peut-ou donner ce nom à inanimé et inerte, —-qui oveupait l'intérieur de la voiture, était un: femme Paralysée de tous les inembres, de la face même. ell: effrayait par sa paleur de cire, ses yeux fixes, perdus dans le vide, sans regard. Car les yeux eux-mêmes ue bougeaient point, Voyaien:- ils?......Droit devant enx sans doute; la prunelle était Jim- pide, claire, on y devinéit la vie écrasée atroce de la paralysie. La petite voiture était pous- sée de mauvaise grâce par un domestique en livrée sombre coitfé d’une casquette plate eu toile virée, Sa rediigote à bou- tons de métal montrait la che- mise bouflant par le eiict ent:”- ouvert, la casquette se tenait de coté, et 1l inmarchait de ce pas accompagné de balancement, que lon toujours chez le voyou parisien. Allons! fit} œromnme- lant au moment où il passait la porte, faut envor- trimbaler ça pendant deux heures! .:...en voila une guigne: au lieu d’être à faire son petit piquet avec les amis. Allons! Hué!....… Et le lâche gredin donna une à la voiture, comme s’il eut voulu faire payer sen ennui à la malhenreuse con- damvpé qu'on lui abandon- auf. Ce fut par lu porte des Sa- _bions qu'il pénétra däns le bois de Boulogne: 11 longea sur la droite, pendant un temps, le cheinix def Brables. et atteignit bientot Le bois eu haute futaie dé sapins qui fait face au Jardin d'acciimation. L'allée.côtoyaut ! bois était de- seTte, On n'y Voyait qu'un seul promenenr. Ce solitaire sem- blait attendre- quelqu'un. De- puis une demi heure qu'il se trouvait là, marchant du jardin à la porte des Sablons vt réci- proquement, 1l regardait frè- quemment sa montre. Mon Dicu! répétait-il entre cet être SOUL reiarque Ch SECOUSSEeE certain ses depts, pourvu qu'elle sorte |. sun! Je me paals Lui, aujourd'hui... 4 HA sa physionomie s’éclai- 1, il avait sams aucun doute Rs ù la personne quil atten- dait si nxieusemevt. L'ivenue, cepeñdant” était serte. Au doin. voir que le domestique pous- sant-eachin-cacha la petite voi- ture de la paralysée. Arrivé à de la voiture, baissa, aprés s'êtie ussnré qu'il | n'y avait personne ie sxble de muieu, bie a en vr rièere lui. et posa sur l'ailée, au une papiliott. dé pau; ièr bilan. - rte oh rouge vir, le artêcé. ari- : ES P |chait maintenant d'un pas iné- nivcux per-|! la pression | | til, À péine ses yeux s'arrétèrent ils| n'est pas de refus....Ne vous D'UNE MERE ee ” pauvre malade, Chose éirange, de paie qu'elle | ètait, la paralysee devint subi itement trés rouge, iorsque hauteur. préssez pas.......je vous ai dé- jà dit que j'avais tout le t:mps Le domestique s’etait levé. —Vous êtes bien honné'e et | ben complaisint...…. Je 1e serai pas -longieinps......s te: pétite demi-heure. En même temps, il prenait son élan et disparals-ait âu pas. Cl passa à 54 vants d'un saug affluant aux et sus des ses joues, la Porte de Sabions:; —Canaille, gronda le prome- neur, vilescanaille dire fedonnant ui qu'il m'est interdit pour l'in Quant aa domestique. il mar- / »\ "| | Lite: 0 val ei indolent, refiain ue Tout-#voup, la 'stant de te easser les reins... pe pilloite attira sus regards. Ar:Oh!tu ne perdras rien pour af rêer la voiture, se baisser pour :t-ndre ….Chasun aura son s'emparer de l'objet, pousser eu ‘coupte dans cette partie-la. même temps une courte vxela-| mation de svrprise et de joie, disparaisait au coin d'une allée. tout cela fut exccuté en mème Certain alors de n'être ui en- temps. Le morceau de’ papier tendu, niépié, Philip Fairbank. renfermait un Jouis. Le domes-|eùr notre pronieneur n'était au- tique laissa echapper le plus tré que lai, se mit en face de la trivial des jurons, et il ajou-| pauvre parakysée et:lui dit: tai.: vec toute la tendresse et l’émo- Cette guenée ‘d’allée meltion que pouvait rendre sa Voix porte bonheur. Voilà. je ne sais | rude : m'ar-! —Ma chère bien-aimée mat combieu de fois que ca rive...et presque toujours à tresse 1... la même place. Et moi qui était! Ce cri du ga était poussé mécontent de sortir... Ou ne/par. Philip fairoauk..….. Mais sait jamais ce qui vous ar- duns le itethide Am: vain rive. |que nous avons renconiré à Pi- 11 me:cha quelques pas encore, | uviers, le lecteur n'a-t il pas mais indécis, nerveux. Le dei depuis longtemps reconnu no: trouvé lui bralaït Ja poche... tré vieille connaissance Jean 11 avait hâte de le voir rouler! Bouscat sur la table des cabarets. 6 omiment le vieux matelot é- Arzivé à un banc ils’arrêta | tuit-1l encure vivaut ? Comimeirt tout à fait. javait.il ‘survésu à da ternble à l'épouvantable cutastropire, | | + —Fant pas tout de même se faire claquer pour ce paquet-là, dit-il en se retirant. C'est qu'elle! est londre en diable, la vieille. assassinat, préparé avec une à- dresse inf :nale par le docteur Jules Dréan. C'est ce que nous On ne eroirait jamais comme alons expliquer en peu de c'est tannant de tr.mraler |inots. Rs ë Le moyen employé par le Il s'assit, laissant lé visage jeune med vin pour faire pren- de la pauvre iufirme exposé aude le mo’s aux dents aux soleil... deux postiéres, qui, attelées Quelques instants plustard sur l’omuibus de Félix Mar- [tray devaient conduire la beite de eclui à Creil avait été te promeneur, revenant sur ses as, aiteisgnit le bane et pri sœu” u l place à l'autre bout. Le nou-!des pius simples. Il avait mèié veau veru soufil:, gesie du sel à Favoine des chevaux de s’éponger le fout, et adres-|te évité de leur douner à boire. sant ia parole au domestique: De telie sorte que les deux sk fait joliment chaud pour | bêtes s'étaient moutrées agité es la saison, pas vrai? ct nerveuses dès leur sortie de —Ne m'en parlez pas, fit-il| l'écurie. Et dès usiiee avaient en hochant la tête, voilà pins senti la rivière, elles'etaient &m deux heures que-je me brise b ilces fusicuser, le gosier en reins et bras à powsser éett. fei, voulant de l'eau à toute machine là... Je snis rompu. | Lo ‘ce. Et pour la reconnaissance que! Jean Bouseat tenait toujours vous en out les maitres! Räoul, au moment où lommi- oui, parlez-moi de ça; lbus, se renversant sur ka berge — Le fait est, Een de pro |t6mb: ait avec fracas daus l'eau meueur avec un inébranlable | bouiilonnante. ‘On s'en sou- sang-froid, que lorsqué lon He Mine Afive Martray étai® serviteur | da hs l'intérieur! En tombant, voiture s'était brisée, dis- mis ia main un dévoué comme vous. paraissez ‘la si bien l'être, on ne saurait trop | Ljpinté. La éhute avait été effro- sur les remercier et reconnaitre | yable, les rives de 1'Oise étant leurs genéreux services. ‘Jà cet endroit, comue dans L'autre accepta et but comme|beaucoup d’autres, singulière- miel le complimeut, si brutal! ment à pic. La chute l'epouvan- ei si ironique qu'il put être. |table secousse, Ce’ n'était rien — Mais, tuonsieur,réplqua-t- |enc oie! Mais la voiture se rou- il, voici p'usieurs fois que je lant ainsi était tombee dans ‘le vois.....toujours à cette| tourbillon, un courant d’une |effrayante rapidité, La trophe avait eu lieu tout au pied n'’une. écluse, et linvin- cible force de l'eau entrainait je M8 souviens:..…...i] y a! | l'attelage etl'omnibus vers la tantôt six ‘ mois..:...peut-être cataracte, Jean Bouscat n'avait bieu plus..…...Je vons aianême point perdu la têie. Il avait offert coinme vous aviez an moment du premier course à faire, à garder tenant le pauvre pretit qué....!dins ses bras. 11 le déposa sur sur le banc, ‘à 14 berge, ec se jeta à l’eau pour cette pluce .:%:Fe wa rien à essayer de sauver sa muitresse. faire, peu importe dy T1 réussiteaprès des efforts iufi- longtenrps. inis: à sa'sis la malñeureuse vous même place. | —J'aime beaucoud cette al- Iée, et ve bois de sapins, J'Y viens quelquefois... Mais oui *AtAs- une souté, cêtte” choc, | pauvre dame......parce reste toujours dé-| oh ne pouvait deux cents mètres te promenenr se | au Joli der-! ot dti A Leman —Eh bien ! fit le domestique ‘femme par ses habits et la re- jen sé frappant les mains, ça se tint-jusqu'an moment où des [trouve l’autrefois , hommes travaillant sur le ha- comme cette fois-er qui est pa lage, arrivaicnt avec des cordes, [reille.......…j'ai encore : deux tandis que ce qui restait de [mots à dire à ma bonne amie, l'omnibus et sou attelage tour- |si ça vous faisait rien delbillonnaient, ei roulant deux veiller un toht: petit: mement| fois sur eux-mêmes, étaient précipités dans le torrent et PE Bébé" 70 Je n’en 2llaient s'écraser sur les dalles Ft SE D UE ni vine- pros D: FRPACREE es s ë 7 Bouscat et Mme Martray sans deini- rudement, ne sur madame. | | Ai | ….s.s.Çù feralt::j0* h | 7 » € was fic de minutes à me connaissance, couverts de | perdus ! doresmiiitih lis à ji TS Le nenmn Jean ayait recu en : san®, “hi. tt . et ne éédnamniée-dil D 77 + } l ! | 1 À vet instaut,le domestique) | pleine face, de la tempe au bas de la joue, un cou de fer, que l’une des deux bêtes lui avait lancé en se débattant. Pour. Mme Martray, elle jambes brisées :........ Agenouillé auprés de | deux corps sans vie, le malheu- reux enfant pleurait à chaudes larmes, en poussani des cris dé- ces ‘chrants Les mariniers qui était accou : connaissaient ! ris all Secours, l'attelage de la Flache. On orga- nisuit faut bien que que ‘anal june large civière et le funébre cortège prit le eh ann de la ver- rerle. Raoul suivait, criant et pleurant toujours. Jean bouscat revint prompte- \meut à la vie. 1] avait la péau aussi dure que les os, le vieux jionp de mer, Quant à Mine artray, elle demeura, on peut le dise, hclas! à la fois morte et Etait-ce la frayeur? tot ijours vivante. ‘te la secousse? est-1i que tout était brisé en elle.....Les fracinres des deux jambes avaient pu étre réduites mais elle demeurait sans force, sans Vie, incapable! de faire uumovvement, de di- -iger même un regard. Comment le corps continuait il a éire habité par cette âine toriurée? Comment avait-il survécut, si ce une sourhe?.....…..On rait le dire. Mine Alne he sau- Marcray ayant de tous ses membres, était à jamais incapable de faire con- naitre la ve’ite. hihe suivait SON cours Trois mois j lus tard 1} ne res- deux jambes. Seule la parxiy- sie complèté persistait. Elle de- mearaäit entière, absolue, Par la fo: ‘ce même des choses, en ce vas, Felix Martray devenait le Co titré lui donnait la pivine et entière ilis- position de-la grosse fortune de la veuve. Idévrait le pa tager avec son cousin Jules Diéan, d'abord, avec Henriette Servin ensuite, car cette de S'en souvient, avait été mêlée à ia première affaire, celle qui a- tuteur de Raoul Ynière. Où Mine Martray. Après la convalescence de Mine-Aline, il y avait en une consultation de medecins chai- jsis et amenés par ie docteur Dréan iu'-même, L'arrêt rendu | avait-été que Mme Martrav é6- tait à jasals condamnée à l'un mobilité : ‘Vivante et morte.” Jean LoffScat écoutait tout, la tète bosse J’oreille tendue, tout parvil à un chien fouette. Alors que Jules Dréan le cro- yait à jamais dompté, li cher- et attendait l'occasion d’obeéir, quelqu'afireuse douleur qu'il “h put ressentir, aux oläres de sa bien-simée maitresse: Et le jour ou il avait acquis la eerti- tude que Mme Martray était à jamais perdue, il était parti, emmenant son cher petit, qu'il avait di sermoner et catéchiser en cette circonstance e pour le faire le suivre. Bref, ils étaient partis tous les deux, ie brave mate‘ot se déguisant, ne marchant que la nuit, se cachant comme un mal- faiteux. Car il se doutuit bien que l'on courrait après lui, que Félix Martray et son complice feraient fouiller tous les ceins et recoins des alentours pour rèprendre Raoul. L'enfant: ne représentait-il pas la forune de la mère ! Les poursuites a- voient été moins vives que Jean Bouscat n'avait pu le croire, Jean Bouscat avait donc des contre-marches de nuit, portant le cher petit qui mait sur son épauie, atteindre 4 point en point, remplir les in ae lee HN En. structions de sa maitresse s'était emparé de ja grosse som me placée’ dans le tireir secret :Tsnei Monthly. du meuble indiqué par Aline il js OS DÉTENTE DS ACRS CSC Lilustrates in splendidiy executed Arge Fashion Engray ings, the very latest and newest leslisns in Ladies’, Misses’ and Children’s Germents, + nd the latest information on Fabrics, What to Wear Decoration and D dis, ‘ci : ue on abri avait les | PUIS il était reparti, toujours se Furntage Cookinge and Domestic Receipts. 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