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I. — Abonnez-vous a L‘'IMPARTIAL | nier, la femme meudie ; NOT’ COQ DE LA CReIx DE PARIs, Dans une de ces nombreu- ses maisonnettes basses, hu- mides, malsaines, vraies ca- hutes à vermine et à misère, dent ia Commissien pour la salubrité des logements ne soupçonne même pas l'exis- tence, six à huit êtres hu- main, bhaves, dépenaillés grouillaient, il y a quinze jours, autour d'uue table ban- caie. L'hemme est chiffcn les ainés portent déjà sur leurs traits flêtris les stigmantes du vice. En ce moment, toute la fa- mille était là, au complet, dé- vorant à belles dents une fri- cassée dont les relans de graisse rance auraient seule- vé le cœur des moins délicats. D'un angle obscur de la | pièce unique on entend le bruit d’un leng rale. Un vieux ; est là, couché à terre sut une paillasse ses jambes, affreusement amaigries, se sunt à demi déceuvertes dans des mouvements convulsifs ; la tête, bouche bée, est reje- tée en arrière du traversin ; le nez est eflilé, les yeux vit- reux ; une sueur froide trace des sillons dans l’épaisse cou- che de crasse qui dessimule mal la paleur du visige. La poitrine se soulève “pénible- ment avec un bruit d’eau qui bout sur le feu. C'est le pire : il se meurt, et la nichée n’en paraît pas autrement treubiée. Ce qu'il est long à filer, le vieux, fait Titi, l'aîné, sans même donner un regard au moribend. Sur le soir, une voisine, in- formée que le vieillard est à toute extrémité, court chez le vicaire et le supplie de venir assister le pauvre mourant. Notre ami, le bréviaire sous le bras, le coffret des Saintes Huiles à la main, se dirige en toute hate vers ia maïsonnet- te borgne et frappe à la perte. De la fenêtre ou quelques carreau subsistent cncore au milieu de nombreuses plaques de papier huileux, l‘œil d’un gamin l'a vu, et on entend sa voix aigue crier à l'intérieur: P'pa, un curé! Qu'est-ce qu’il nous veut ? Ah! e‘est vrai....,. le vieux ! Quelqu'un aura mou- chardé Ben ! il a raté son coup. Pourtant, on ouvre, et le père, la casquette à la main et même obséquieux, car il s'est souvent adressé à l'abbé pour des secours, se présente, et d'un ton de plaisanterie macabre. Ah! m’sieu le curé, vous nous faites bien de l'henneur. Probablement vous venez voir nœt'Co:;. Corament, votre coq ! mais vous avez ici un vieillard, vo- tre père, qui se meurt : lais- sez-moi le voir, lui parler, lui donner leg consolations su- prêmes de la religien.... Trop tard, vous comprenez, nous ne pensions Pas que Ça finirait si vite ; et puis, on n'aurait jamais esé vous dé- ranger pour si peu. L'pauv- vieux, c'est lui qui est net coq à présent. - A cette affreuse plaisanté- rie, que l’abbé ; ne compre- nait pas encore, femme et en- fants se mirent à rire bête- ment. Venez le voir, fit l‘hemme. La nuit était tombée, Une chandelle à la main, en péné- tra dans l'espèce de fossse 1894. infecte, boueuse, presque remplie d'‘erdures, qui servait de cour et au fond de laquelle quelques vieilles planches mal jointes fermaient une bi- coque, une sorte de poulailler ou deux méchantes poules, sous l'aile, commencçaient à dormir, perchées sur un baton mais la lumière les elles se mirent à battre des ailes, affolées, en poussant des cris aigus, ... Là, sur un monceau d’er- dures, enveloppé dans un drrp jadis blanc, le corps gi- sait sous le hangar....., Voilà not'coq, dit l'homme. Vous comprenez, neus n’a- vons qu'une paillasse et deux matelas, et neus sommes huit. On ne peut pourtant pas coucher avec un mert. Alors, j'ai eu l'idée de le mettre là en attendant ; ca ne peut pas lui faire de mal. C'etait tout de même un joy eux vivant, de vrai, dans, le temps ; co qu‘il était frileux! froid. ...., L‘abbé partit, écœuré, é- pouvanté, sans dire un mot, C'est done là, pensait-il en arpentant tristement le chc- min du presbytère, l'affreux avenir que nous réservent des générations sans mœurs et sans croyances. Voili, dans toute son horreur, la mort chez les sans-Dieu. On me {ue pas encore, cemme chez les sauvages, les vieil- jards inutiles ; mais commo l'on est heureux d'en être dé- barrassé ! Ils sont une charge.,.. Seigneur Jésus, ayez pitié de ce pauvre peuple ! Et cette histoire est vrai ! Le PARISIEN. LE PAIN DE “CHEZ NOUS” Il y a quelque jours, un vieil ami de 1 agriculture rencontra un jeune homme de son village, qui lui aunosça son pro cha n départ pour une ville quelconqu» Le vi-illard ne discuta pas, mais :|l donna au jeune homme un petit alma nach des vieux pays, dans lequel le fu- tur citadiu lut l’histoire suivante, que nous reproduisons à l'intention de nos lecteurs de la compagne : Dans les premiers jours de février de la terrible année 1871, un jeune mobile breton, débris de notre malheureuse ar mée de 1 Est, s'éteignait lentement dans un hôpital de Genève; le froid, là m'- sère, les privations de tout genre avaient commencé chez cette vigrureuse nature l'œuvre de distruction qu’allaient ache ver le chagrin, et cette terrible maladie qui se nomme le mal du pays Le pauvre enfant avait iaissé sur la lande bretonne son père agé de soixante dix ans, sa vieille mère et sa sœur. Trois frères avaient comme lui quitié la maison paternelle pour défendre le soi envahi; et depuis de longs mois i: iguo- rait le sort de tous ces êtres si chers à son cœur. Voila ce qui le tuait. * * Un jour il avait dit à un camarade: Je voudrais bien veir mon père." et le camarade avait ésrit. Cette lettre trouva la famille bien inquiête sur le sort de l’enfant absent, J1 vivait, donc on pouvait le sauver et, malgré ses‘soixante-dix ans le père était parti Il y a loin du fond de la Bretagne à Genève,ÿ es routes étaient bien encom brées par les mouvements des troupes à qui larmistiee imposait la nécessité de marches incessantes; aussi le voy- age fut long et pénible, mais il s’agis sait de voir son fils, de le sauver peut- être; rien ne couta au père infortuné, * + * Aussitôt arrivé à Genève, il était au chevet de son pouvre enfant : ‘Ab! mon père, vous voilà, je puis mourir. Non, tu ne mourras pas, je saurai bien t’arrarcher au trépas, ta mère t'attend, tes frères vont revenir; courage, mon enfant, tu n’est pas malade, j'ai apporté : de l’argent, je t’achèterai de bons aii- | ments, tu mangeras et tu S-ra8 £sauvé Non, mou père répondit lenfaut je n’ai plus jamais faim ! hier encore on ma apporté de bien bonne choses, je n’ai même pas pu y toucuer. Et il re- une patte relevée et la tête. éveilla et mais maiatenant, il n‘a plus: tomba épuisé par cette courte conversa. tion, et is pauvre père laissait courbe sur sa poitrine sa tête découragée : fal lait ii donc avoir supporté tant de fati- gues peur ne remporter qu'un cadavre? Tout a coup une pensée illumine son es- prit; d'une main fiévreuse il tourile dat son bissrc de voyage, il en tire ui: pain noir. un de ces gros pain de seigle qu mangent les paysans bretons : Tiens, dit il, c‘est ta mère qui l'a pe- tri. 1/enfant se rudresse à ces mots, 80: oeil terne se ranime, puie s'avançi main: Donnez, mon père, dit il. donnez, j'ai faim Et ;l porta à sa bouche ce mo eeau de pain noir; il le dévore, le san afflue à sa joue décolorée, puis tout : coup une larme jaillit silencieuse de ses yeux? Oh père. s'écria t 1 en tombant à ge noux, encore! c'est si bon: c est du pain de chez ous! L'enfant était sauvé; quiuze jonrs après, sou père le ramenait en Bretagne; et pendant la route il répétit à chag;e instant : Ah! quand serons nous arrivês. pour pouvoir manger tous les jours du pain de chez nons?”? Il y a. daus 'es centres industriels, beaucoup de braves gens qui ont le coeur gros en pensant au pain de Chez Nous. Aussi, i!s nous r-viennent! Vingt huit fa nilles ort passé mardi par deux gares ie cette ville, en route pour les environs de Q 6 ec, ou elles vont se remettre à li culture. Plus de rêves insensés paus d’imprudences, le travail béni, du soleil et de l'espace, la médiocrité peut être, mais aussi la paix et la vraie liberté: JOUR. Por L'ENFANT QUI RECONNAIT ET REPARE SA FAUTE Un chértien chinois fort jeune s'était oub'ié dans un emportement jusqu'à dire à sa mére qu? ques paro- les offen ant squiavai nt candalisé tout le voisinage. Dés que, revnnu à lui, il fit réflexion qui lui était écha pé,ila: emb'as:s voisins, t,se mettant àg-noux en leur pré- sence, il! demanda pardon a sa mêre. Ensuit , pour ex ier sa faute. il s’im- posa lui-méme une pénitence péni- ble et humilante. Puis adressant Îl& parole àtous ceuz qui étaient pré sents :” Un chrétien, leur dit-il, peut bien s'é sarter de son devoir dans un pre “iere mouvement de coëre ; ma s sa re ig on lui ap rend à réparer aussitôt sa faute, et c’est pour vous en conva nere que je vous a' prêrs d'être témo ns de ce qui vient de se pa ser. ‘ sur ce CURIEU :E EXPERIENCE. Le Moniteur Agricole de Brunxelles raconte une expéri- ence assez connue de eulture, consistant à introduire dans une pomme de terre un ou deux haricots, ou pois, ou fèyes, et planter 1e tout. Un propriétaire, dit-il, avait planté quatre pommes de terre dont deux avaient reçu chacun: une fève et les deux autres cha- cune, un pois. Dans un temps très court les pois et les fèves poussèrent des tiges très vigoureuses qui four- mirent à la table quatre plats très copieux. Mais ce qu’il y à de remarquable, c’est que les pommes de terre poussèrent si- multanément d'une façon admi- rable ne ‘furent pas attaquées par la maladie ;” les tiges gar- dèrent leur coloration propre et la récelte fut des plus abondan- tes comme on peut le voir par l'exposé suivant : Le premier tuberceule donna 38 pommes de terre. le deuxi- ème 30, le troisième 29, le qua- trième 25. Un de nos amis a fait la même expérience au Canada, dans les cantons de l'Est, et a obtenu un très bon résultat, On réussit mieux arec les poix qu'avec iles fèves ; on opè- r_ de préférence sur les pommes de terre à tiges courtes, Jour, Pop, F Le seul journal français dans FIle [IL lu Prince Edouard. ARONNEMENT Leeds $1.00 PORN LS TS LEE me” No. 49 DANS TT ET un ur. tir fée plaie us. RON ñ a Rte de TE es pie 4 qu