aie Pt er F ë hi | Pass SPRTEIE D nr BATTRE. L'IMPARTIAL {ES ANGLAIS SE FONT FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a EX HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : URLs co DO RS... 00 Trois mois........................30 Les abonnements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1re insertion, 2 cents la ligne les inrertions subséquentes. Toites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. — L'IMPARTIAI, TiexisH, Juin 6 1901 Le Prochain Congres DES INSTITUTEURS AOADIENS DE L'ILE DU P. EDOUARD. Nous engageons . nos leoteurs à lire l'annonce du Président, M. André C. Doiron : La Convention des Instituléurs Acadiens, qu'ils trouveront dans nos colonnes au- jourd’hui. Selon ce que dit M. Doiron, notre prochaine convention promet d’égaler sinon de surpasser toutes celles qui l’ont précédée, et nous n’en doutons pas, puisque toutes ces réunions, depuis la pre- mière jusqu’à présent, ont été une succession de progrès qui font hon- neur à toute la population aca- dienne. Quand, en 1893, uous énonoions par la voix de l’IMPARTIAL qu’il serait dans l’intérêt de l'éducation française dans cette province d’or- ganiser une association des institu- teurs français et d’avoir chaque an- née une réunion générale où nous| pourrions y discuter les questions d'éducation qui se rapportent plus directement à l'avancement de notre langue, nous avions assez de confianoe en notre inspecteur, au corps enseignant, en notre popula- tion acadienne et, pardessus tout, aux membres du clergé acadien, pour nous confirmer dans la pensée que le mouvement recevrait un ac- cueil digne de lui, grandirait et se propagerait. Nous n'avons pas été trompé dans notre attente. Les résultats que nous anticipiois a- lors ont même été surpassées par le succès toujeurs croissant de nos congrès pédagogiques. Nous cons- tatons ce succès soutenu en con- sultant les archives de l’association depuis sa naissance’ Si on oonsi- dère que lors de son début, en 1893, l’association ne comptait qu’envi- ron une douzaine d’instituteurs, et qu'aujourd'hui tous les membres du corps enseignant figurent sur le rôle, sans compter un grand nombre de personnes en dehors du cercle des instituteurs, on est con- vaincu que l'association a une va- leur réelle et produit un bien im- mense parmi la population aca- dienne. À nos vaillants instituteurs, dono ; aux parents, à tous les Aca- diens, en général, incombe le devoir d'encourager et de propager une œuvre qui nous est si utile et si profitable. « Sous la direction habile de M. André Doiron nous avons tout lieu de croire que le Congrès que nous aurons dans le cours de l’été dans la belle paroisse de St. Jacques d’Egmont Bay, nous fournira une autre oc’asion de pouvoir dire em- phatiquement que la population a- oadienne continue à faire de solides et rapides progrès dans la voie de l'éducation française. AVIS M. Aubin E. Arsenault, avocat, sera au magasin de MM. J. O0. Arsenault et cie. Wellington, tous les samedis après midi, durant les mois d'été. Toutes personnes de cette partie du pays ayant affaire alui pourrons le voir—mai 22 1901 tf. Les dernières nouvelles qui arri- vent du Tranva:l ne sont guère de nature à faire croire que les An- glais en ont fini avec les Bœrs. Cette guerre que l'on disait ne de- voir durer que quelques mois pa- Si encore être loin de sa fin. Les Bœrs dont on a déjà mille fois an- noncé la fuite et l’assujetissement sont vigoureux et aussi déterminés que jamais. Vu leur petit nombre qui a à faire face aux immenses ar- mées anglaises, ils font preuve de beaucoup plus de valeur que ceux qui veulent les assujétir. La der- nière semaine de mai, encore, dans un combat acharné, les Bœrs ont fait mordre la poussière à près de 200 anglais. En Avant Le Francais DANS LA NOUVELLE-ECOSSE — ——— Les Acadiens de la Nouvelle- Ecosse sont déterminés d’entrer sérieusement dans la voie du pro- grès sous le rapport de l'étude du français dans leurs écoles. A la dernière réunion des instituteurs et institutrices de Clare et d’Argyle, qui a eu lieu à Pubnico-Ouest, les 16 et 17 du mois de mai, nous re- marquons les noms de plusieurs ins- tituteurs et institutrices qui ont pris une part active et lu des pa- piers qui, sion doit en juger par les sujets énoncés, n'ont pas man- qué de eréer le plus vif intérêt chez nos frères de la péninsule. Ce qui nous fait plaisir d’une manière plus partioulière, c'est que l’idée émise par L'IMPARTIAL à propos des livres français, a obtenu l'approbation pleine et entière de de tous les membres de l’Institut Acadien qui étaient présents. Il y a quelque temps, parlant des livres qui devraient être adoptés dans les écoles françaises de la Nouveile-Ecosse, nous avions sug- géré la série de Montpetit comme étant la plus convenable et la plus propre à stimuler l'avancement ce notre belle langue dans nos écoles, étilnons fait plaisir de constater qu'une institutrice, Mile Léonie Belliveau, au cours d’une étude intitulée : ‘‘La lecture et les li- vres de lecture,’ dont elle à fait lecture devant le congrès, a con- damné le ‘‘Royal Reader.’ Tous les membres présents ont appuyé Mlle Belliveau et se sont déclarés en faveur de la série Montpetit. Continuez, braves compatriotes, | dans votre jugement décisif ; vous- êtes sur la voie du véritable rogrès. Correspondance Mont-Carmel, 24 Nov. 1900. Messieurs les Instituteurs et Mes- démoiselles les Institutrices Fran- çais de la Province. : Lors de votre dernière conven- tion tenue à Mont-Carmel, vous vous rappelez que des prix furent offerts aux plus méritants: premi- èrement, pour le meilleur discours français; deuxièment, pour le meilleur écrit sur un chapitre de l'histoire du Canada. Pour ce qui regarde le discours, vous pouvez prendre pour sujet, ou bien l’avenir du Canada, ou en- core, en vous supposant aux Chambres des Communes, à Otta- wa, au temps que la question de la Confédération était agitée, faire un disoours, en faveur ou contre la Confédération. Pour l'écrit sur ‘‘un chapitre de l'Histoire du Canada.” Vous de- vrez écrire sur le sujet snivant : Le Canada depuis la Confédération, jusqu'à nos jours, sous le rapport, matériel, intellectuel et religieux. Pour le discours, cinquante points seront donnés pour le fond et la forme et 50 points pour le dé- bit. | Le papier traitant la Confédéra- | tion jusqu’à nos jours sera jugé quant au fond et quant à la forme. Tous peuzent concourir pour les deux prix. Les papiers devront m'être envo- yés pas plus tard que le vingt juin. PUR RAR Le + PF AS CROP L’IMPARTIAL, JEUDI LE 6 JUIN 1901 Sans le repos du dimanche, le travail devient un fardean acoa- blant, que les forces de l’homme ne sauraient porter longtemps. L'homme est fait pour regarder le ciel, Passer sa vie entière, courbé vers la terre, absorbé, sans trève et sans relâche, dans les étroites pré- occupations de la vie matérielle, serait chose inconciliable avec son bien-être aussi bien qu'avec sa di- gnité. S'il est fidèle à la loi divi- ne, un jour par semaine il renonce- ra aux intérêts et aux agitations de la terre et il trouvera, dans ce re- noncement une plus complète pos- session de lui-même et un plus li- bre développement des facultés su- périeures de son être. L'institution du dimanche, que l'Eglise a toujours défendue contre des cupidités aveugles, résume tout l'effort du christianisme pour faire dominer la liberté de la vie spirituelle sur les servitudes de la vie matérielle. Le dimanche est le jour où tous les renoncements du travail por- tent leurs fruits, en joie, par la communication intime, libre et re- posée de l'âme à Dieu. C’est sur cette terre, au milieu des épreuves du travail, comme un avant-gout de cette vieoù l’activité de l’hom- peine, dans l’union avec l’amour infini. A la même source l’homme ira renouveler aussi ses forces physi- ques. Il ya entre les forces de l’homme et le travail de six jours de la semaine une harmonie secrète que la science peut aujourd’hui constater comme un fait, mais dont le créateur de la nature humaine pouvait seul, à l'origine, connaître la nécessité et dont il pouvait seul tracer la loi. Affermi, consolé, délassé par la sanctification du dimanche, l’hom- me reprendra avec un nouveau courage ces durs labeurs, dont il doit porter le joug jusqu’à la tom- be. Fortifié par les joies du di- manche écoulé, ikaccomplira plus facilement sa tâche, dans l'attente des joies du Cimanche qui s’appro- che. Ilira ainsi de labeur en la- beur et d'espérance en espérance, jusqu'à ce qu’il lui soit donné de se auquel tendent tous les labeurs et toutes les espérances de l'humanité. CHARLES PERIN. LES CATHOLIQUES ET EDOUARD VII Nous lisons dans un journal français : ‘‘Le roi d'Angleterre a reçu une dizaine de députations envoyées de différentes parties du royaume pour lui présenter des adresses à l’occasion de son avènement au trône. ‘“Paymi elles se trouvait une dé- putation de catholiques romains, a- yant à sa tête le cardinal Vaughan, archevêque de Westminster, et le duc de Norfolk. ‘‘ Répondant à l'adresse des ca- tholiques romains, le roi a exprimé sa satisfaction de la loyauté mon- trée parses sujets catholiques. Il a également déclaré que ses efforts tendront constamment au maintien des bienfaits de la tolérance, de la liberté, de la paix et de la bonne volonté parmi toutes les classes de son pays. Le roi a répondu en termes analogues aux députations juive et presbytérienne. Hyndman & Co INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. Representing in P E Island North British & Mervcauiiie Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society. Phoenix Fire Assurance Co. of London. (General Marine Insurance Co. Stendard Life Assurance Co. Les papiers seront envoyés au Fons, et examinés par un co-| | mité. P. P. ARSENAULY. Canada Accident, sickness and Plate glass Assurance Co. çisurance effected at low rates. | Ag: me se déploira exempte de -toute i à EN repeser pour toujours dans le jieu LE REPOS DU DIMANCHE ‘ L’IJVROGN ERIE. Parmi tous les vices ronge notre pauvre nature déchue, iln’en (existe pas de plus dégradant et de plus contraire à la prospérité géné- rale que le vice de l’ivrognerie. Qu'on jette les yeux, pour un moment, sur les malheurs de l’hu- manité ; qu'on pénêtre dans oet obscur réduit, on y verra une é- pouse étendue sur un misérable grabat, à peine revêtue de quelques haillons. Son visage pâle, ses yeux abattus, sa voix à peine in- telligible, révéleront une de ces maladies que la misère seule occa- sionne. À ses côtés, sales, à moi- tié vêtus, on y verra de pauvres pe- tits enfants criant après leur pain quotidien, Où est donc le père de cette malheureuse famille? Qu’on aille au cabaret, on le renoontrera avec ses compagnons de débauche, buvant joyeusement le pain de sa famille. Qu'on ouvre les portes de ces nombreuses bâÂtisses où sont déte- nus des milliers d'êtres humains, et qu’on leur demande ce qui les à conduits si bas. Tous, presque tous du moins, vous répondront que c’est l'alcool. Qu'on interroge cet homme, hier vivant honorablement et occupant une position de confiance et au- jourd'hui désœuvré ; qu’on lui demande ce qui l’a réduit à cette condition ? Il vous répondra que c’est l’ivrognerie. Et encore, non content de dé- grader et d’abrutir l’homme, que de crimes la boisson ne lui fait-el!e pas commettre. Dans un village où il y a presque autant de cabarets que d'habitants, on ne peut pas s'attendre que la prospérité y règne : on ne peut pas s'attendre que la jeunesse surtout, soit ce qu'elle devrait être. Ne semble-t-il pas que c’est une honte pour un village, pour une paroisse, de tolérer des cabarets, à la douzaine? Et à qui la faute? A nous tous qui chaque jour sommes témoins de ces scèues dégoutantes et déshotorantes, sans jamais faire le moindre effort pour enrayer le vice. LA TOMBE Un parent de Mille. Marie Arse- nault dont nous avons rapporté la |mort tragique la semaine dernière, nous donne les renseignements sui- vants sur ce funeste accident. Mile. Arsenault, au service de Mme. Whittle, rue Broadway, Pro- vidence, R. I., était à allumer le poêle, vers les six heures du matin, lorsque le feu prit à ses vêtements. En quelques instants elle se trouva enveloppée par les flammes. Ases cris, Mme. Whittle courut à son se- | Oours et ceux qui entendirent accou- rent aussi ; mais tous les efforts | pour la préserver de l'élément dévo- (rant furent en vain, Au milieu des cris à fendre le cœur du'elle faisait entendre, on la transporta à l'hôpital où elle est morte après 24 heures, en proie aux plus Atroces souffrances. Elle a eu le bonheur de voir le prêtre qui lui a adminis- tré tous les secours äe l'église. ! Plusieurs de ses amis de l’île l'ont |entourée de leurs soins jusqu’à sa mort. Son frère Benoit est venu accompagné jusqu'à St. Antoine de Bloomfield, sa paroisse natale, ses restes mortels qui ont été inhu- més le 23 mai dans le cimetière paroissial, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis. La défunte était âgée de 24 ans et demeurait à Providence depuis 4 ans. Elle appartenait à ja société du Sacré Cœur et à celle de la Sainte Famille. REQUIBSCAT IN PACE. School & College BOOKS Of all kinds ALWAYS ON HAND CHAS.J. MITCHELL 144 Queen St. Chariottetown Op. Prowse Bros. ERL Mail orders receive prompt at- [tention. vate {or the Perry Piciures en continent tm ). POURQUOI NE PAS DONNER DU FRANÇAIS EN FRANÇAIS ? Un véritable ami des Aca- diens a ew la bienveillance de uous envoyer un exemplaire de la Lettre Pastorale de Mgr. Mco- Donald, à propos du Jubilé. |Nons la livrons à nos lecteurs aujoard'hui. Nous avons essay6 de la reproduire telle qu’elle est dans l’'exemplaire, quoique les erreurs d'orthographe, de ponctration, et d'ao- cents y pullulent. C'est bien regrettable qu'un si pré- cieux document soit présenté sous une forme si inintelligible en français. Ne geraitil pas plus dans l’ordre des choses de s'adresser à nne imprimerie française lorsqu'on veut faire imprimer du français, que de douner cet ouvrage à des socié- tés anglaise quiue savent pas leur a,b,c, en fiangais, ou pent- être à des sooiêtés protestantes, pour tout ce qu'on en sait. Si ou est trop anglais pour daigner jeter un faible regar4l sur Le seul journal français de la province, en de telles circonstances, qu'ou ait au moins la grandeur d’Ame de le reconnaitre en considéra- tion des catholiques français da l'île. Assurément 12,009 Acadiens catholiques forment un vombre suffisant pour qu'on pense à eux, une fois, au moins. TO EE FO E EI OR. West Prince Ï am better prepared than over to supply the demand in FRUIT of all kinds which ar- rives fresh weekly. All kinds of Temperate Drinks ON ICE. À good supply PIG-NIC ot goods, such as Raspberries, Strawberries, Lemon and Pine Apple Cordials. (for drinks, ) ln canne meats: P1GS’ FEET, LUNOH TONGUE. DEVILED HAM. À large assortinsat of Confection- ery, always fresh. Gigars whoelesale etail. I also keep a good assortiment of spectacles and eye glasses -Eyes tested free. Watch & Jewelry promptly attended to W.J. 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